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UMOJA AFRO KIDS DAY – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

« FAIRE GRANDIR LA DIGNITE », avec Goundo Diawara, co-secrétaire nationale et porte-parole de FRONT de MERES « Construire ce qui favorise la fierté et la dignité ! ». Le leitmotive de Front de Mères est clair. « Si à l’issue de La Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet j’entends un enfant me dire : « Purée ! Notre histoire est magnifique… Voilà ce que j’ai appris, et je suis fier d’être ce que je suis ! » alors la mission sera accomplie ! ». Ces mots pleins d’enthousiasme sont de Goundo Diawara, pas seulement CPE dans un collège, mais aussiporte-parole de Front de Mères, et co-secrétaire nationale de ce syndicat de parents, principal partenaire auprès de la Ligue Panafricaine-UMOJA, de l’événement consacré à l’enfant afrodescendant ; et à en comprendre Goundo : un événement consacré « à la dignité ». C’est le mot qui revient sans cesse dans sa bouche, et c’est aussi le mot qui symbolise le plus l’esprit du « premier syndicat de parents ». La dignité. Dans les 5 axes de luttes de Front de Mères, la dignité est la raison, le moyen, et l’objectif. C’est en effet le mot « dignité » qu’il faut entendre dans leur « lutte contre les inégalités scolaires », ou dans « la justice climatique, écologique et sociale » que les parents du syndicat, majoritairement des mères, mènent au sein de quartiers populaires qui sont les espaces publiques « les plus bétonnés qui soient », tout comme dans « la lutte contre les violences interquartiers », et aussi dans « la lutte contre les violences policières », ou encore dans « la transmission des langues, des mémoires, et des héritages culturels », où là encore, c’est cette recherche de la dignité qui est le cœur du projet de cette structure d’actions populaires qui existe depuis 2017. Il y a beaucoup à dire sur Front de Mères. Que ce soit leur esprit fédéraliste ou leur méthode d’interventions. « A chaque fois, tout part du local : de nos collectifs locaux » précise Goundo, et le syndicat fait comprendre à chaque parent de nos quartiers populaires qu’il est « légitime » — à s’engager, à lutter, à gagner. « Il n’y a pas de question qui ne soit politique » souligne-t-elle. Les premières victoires du syndicat sont venues rapidement, sur tous les fronts, de « l’ascenseur en panne, où on a réussi à faire plier un bailleur, en l’obligeant dorénavant à associer les locataires au nouveau cahier des charges » à l’obtention d’un espace mis à disposition pour leurs activités « d’aides aux devoirs, d’ateliers pour les enfants et les familles, d’expositions, comme celle de Rocé sur les pochettes de disques qui retrace l’histoire panafricaine… c’est la reconnaissance de notre légitimité ». Ce lieu obtenu, c’est « Verdragon », le lieu où se déroulera La Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet. Pour Goundo, cette journée permettra « de renforcer la fierté issue de l’immigration afrodescendante : c’est une bonne raison de nous fêter ». Et elle a bien raison.Parce que la dignité, ça se partage, ça s’encourage, et, ça se fête. Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«UN TERRARIUM POUR L’AFRO KID, POUR SE RECONNECTER A LA BEAUTE DE SA NATURE» avec Thaly, fondatrice des Planteuses Marronnes « Pour une justice sociale, environnementale, et réparationniste ! » Thaly est de formation urbaniste. Côté engagement, Thaly est une militante afroféministe profondément écologiste, marquée par le racisme : « Le racisme, ce n’est pas bête. Ça tue socialement, économiquement, culturellement. Le racisme, ça répond à une logique très structurée ». Et ce qu’elle a vécu en tant qu’enfant, elle ne souhaite pas le reproduire : « je suis de la seconde génération du BUMIDOM, selon moi une sorte de déportation de la population caribéenne vers la Métropole sans qu’ils s’en aperçoivent. Quelle violence. Ma famille est venue dans l’esprit du BUMIDOM où le discours dominant est de laisser croire que nous serons mieux ailleurs. J’étais alors dans une logique d’intégration culturelle, éducative, pour le parler, le manger, le vêtir, une intégration parisienne : ma mère m’envoyait chez le coiffeur pour me lisser les cheveux : « je n’étais coiffée que si j’étais lissée ». Quelle violence. Aujourd’hui, la prise de conscience est claire : à moi, envers ma propre descendance, d’exprimer notre beauté. De nous reconnecter à ce que nous sommes. » Thaly a alors créé Planteuses Marrones, une structure écologiste qui rappelle le lien indéfectible entre les afrodescendants et la nature. Avec deux ateliers vivants de reconnexion à la Terre : des promenades-visites dans les bois où il s’agit de reconnaitre les différents écosystèmes « et faire la cueillette dans le respect du vivant », et d’autre part l’agriculture urbaine : « Mon objectif avec Planteuses Marronnes, c’est d’offrir aux Noirs la possibilité d’être dans les Jardins partagés. Pour être plus précis, dans les Jardins Caribéens : petit espace de terre pour se nourrir et se soigner où on cultive plantes comestibles et médicinales… ». Lors de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, Planteuses Marrones proposera aux enfants l’atelier Terrarium : « Une reconstitution de l’écosystème, du cycle de l’eau. La planète est une grande bulle en cycle fermé. Sous les yeux de l’enfant : un petit jardin intérieur où les enfants vont reproduire un écosystème qu’ils verront grandir, sans rien faire, c’est magique. Grâce à une structure partenaire, Africamaat, on va donner aussi du sens : l’enfant va savoir que ses ancêtres sont toujours présents, et qu’il marche dans les pas de ses ancêtres ». Pour la fondatrice de Planteuses Marrones, l’action de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi du 24 septembre, c’est l’opportunité d’une « autoréparation » et de justice pour la dignité de l’enfant : « Ce n’est que justice de donner à nos enfants à percevoir la Terre dans une logique afrodescendante. On ne peut pas laisser croire à nos enfants d’Afrique, des Caraïbes, que « tout va s’inonder, qu’on est trop nombreux… » ; discours de ceux qui dominent actuellement le monde, ce n’est pas un discours afrodescendant, juste. Nos enfantsméritent qu’on leur donne un autre discours pour leur montrer que les grandes personnes s’occupent d’eux, avec leurs valeurs et leurs racines ». Pour finir de planter sa parole, Thaly ajoute : « à la fin de la journée, nos enfants pourront repartir en sachant qu’être afrodescendant, c’est être beau ». Shaman dolpi, journaliste

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