LP-U | Umoja ni nguvu !

LP-U

Communiqué

COMMUNIQUÉ SUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 15 MARS 2026 EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

La Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce une présidence à vie de Denis Sassou Nguesso contre les intérêts du peuple congolais. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a pris connaissance sans surprise de la candidature de Monsieur Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat présidentiel, après plus de 40 ans cumulés (1979-1992, 1997-2026) à la tête de la République du Congo, dans ce qui s’apparente à une présidence à vie, l’issue du scrutin du 15 mars 2026 ne faisant aucun doute. A la tête d’un pays doté d’importantes ressources humaines et naturelles mais affichant paradoxalement un taux de pauvreté de 46,8% en 2024, disposant en 2025 de 1323 milliards FCFA de recettes pétrolières, soit 40 % du PIB et plus de 80 % des recettes d’exportation, Denis Sassou Nguesso a échoué à libérer le Congo de sa dépendance à l’or noir et à opérer une redistribution des richesses au profit du peuple dans les domaines vitaux de l’agriculture, l’industrie, les technologies ou la vitale production d’énergies. Avec des indicateurs alarmants dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau et à l’électricité, c’est sur la base d’un bilan catastrophique, qu’il se présente pour un potentiel énième mandat, qu’il terminerait à l’âge de 87 ans, dans une Nation dont 60% de la population est âgée de moins de 25 ans. La déconnexion du régime congolais avec les réalités, les aspirations et les besoins d’une jeunesse aux prises avec un taux de chômage atteignant le seuil alarmant de 46,32% ces dernières années d’après l’Organisation Internationale du Travail, semble pour le moins logique. Denis Sassou Nguesso affirmait récemment : « Nous voulons faire comprendre aux jeunes que tout le travail que nous faisons, c’est aussi pour préparer les conditions de leur arrivée. Parce que nous ne resterons pas une éternité au pouvoir et leur tour viendra. ». Comment cette jeunesse congolaise aura-t-elle été préparée à gérer le pays ou à relever les défis d’une compétition mondiale féroce, quand les indicateurs de l’UNESCO illustrent l’effroyable bilan du Congo en matière d’éducation en 2024 : taux d’achèvement du premier cycle de l’enseignement secondaire de 14,1 % pour les filles et de 24,2 % pour les garçons. Au Congo sous Denis Sassou Nguesso, comme dans les cinq autres pays d’Afrique centrale, un cancer semble frapper tous les peuples, celui de modèles de gouvernance démocratiques en théorie dans les constitutions importées, mais transformés en longs règnes tyranniques et opaques par l’usage du même modus operandi : répression sanglante et destruction systématique de toute opposition crédible ; droits humains et libertés piétinés ; gestion clanique de l’Etat et des richesses nationales ; maintien au pouvoir par l’usage de la force et de la fraude électorale ; préservation de la Françafrique et autres mécanismes de prédations néocoloniales. La Ligue Panafricaine – UMOJA réitère son soutien au vaillant peuple congolais et l’appelle à regrouper ses forces pour prendre son destin en main afin de construire souverainement une véritable alternative. UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Le Bureau Politique Provisoire 

Communiqué

ARRESTATION DE BOOKER NGESA OMOLE AU KENYA

La Ligue Panafricaine – UMOJA apporte son soutien à Booker Ngesa Omole et appelle à sa libération. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a appris avec consternation l’arrestation par des agents de police kényans de Mr Booker Ngesa Omole, actuel Secrétaire général du Parti Communiste Marxiste du Kenya, dans des circonstances d’une rare violence. Cette interpellation brutale, qui intervient quelques mois après la répression sanglante, ayant causé une trentaine de morts parmi les manifestants de juillet 2025 contre la politique économique ultralibérale du régime en place, confirme la tendance alarmante du gouvernement kényan, à opter pour des méthodes autoritaires d’un autre âge, face à tout mouvement de protestation. Selon le Parti Communiste Marxiste du Kenya (PCM-K), Booker Ngesa Omole a été battu, torturé, a eu une dent cassée et un doigt sectionné. Après plusieurs heures sans savoir où il se trouvait, ses camarades ont appris qu’il était détenu au poste de police de Mlolongo, non loin de Nairobi, un lieu « redouté et depuis longtemps associé à des exécutions extrajudiciaires ». Les conditions de son interpellation à Isiolo, ville située à 250 kilomètres au nord Nairobi, ainsi que sa déportation vers Mlolongo, rappellent les heures les plus sombres de l’oppression coloniale en Afrique, dans un contexte mondial d’agressions impérialistes décomplexées. Dans un pays où des mouvements de résistance importants comme celui des Mau Mau, ainsi que des figures d’envergure à l’instar de Dedan Kimathi et Pio Gama Pinto, ont payé le prix du sang afin de chasser l’impérialisme, la Ligue Panafricaine – UMOJA déplore qu’en 2026, de courageux militants kényans soient victimes des méthodes de terreur coloniale de la main de dirigeant kényans. Nous appelons les autorités kényanes à la libération immédiate de Mr Booker Ngesa Omole, ainsi qu’à la libération de tous les prisonniers d’opinion. La Ligue Panafricaine – UMOJA assure Mr Booker Ngesa Omole et le Parti Communiste Marxiste du Kenya, de son soutien et de sa solidarité Panafricanistes. UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Le Bureau Politique Provisoire 

Communiqués

COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN PANAFRICAIN AU PEUPLE CUBAIN 

NON À L’AGRESSION IMPÉRIALISTE ETATS-UNIENNE ! Depuis l’agression militaire du Venezuela et l’arrestation illégale du président Nicolás Maduro et de sa compagne par les États-Unis le 3 janvier 2026, la République de Cuba fait face à une nouvelle phase d’attaque économique et énergétique. Lʼadministration états-unienne a en effet intensifié les pressions en menaçant de sanctions tout pays qui continuerait à fournir du carburant à Cuba, qualifiée par un décret du 29 janvier signé par Donald Trump de « menace inhabituelle et extraordinaire ». En conséquence, le gouvernement cubain a suspendu le ravitaillement en kéroséne des compagnies aériennes à compter du 9 février et restreint la vente de carburant au public afin de réserver les ressources à la production dʼélectricité, aux hôpitaux, à lʼapprovisionnement en eau, à la défense nationale et aux secteurs stratégiques. Cette situation résulte directement de la rupture des échanges énergétiques entre Cuba et le Venezuela, pays avec lequel lʼîle entretenait un partenariat fondé sur un échange de services médicaux et sociaux contre des livraisons de pétrole. En ciblant Caracas puis en menaçant tout partenaire potentiel de La Havane, Washington cherche à provoquer une asphyxie organisée, dans la continuité du blocus suicidaire imposé à Cuba depuis 1962. La Ligue Panafricaine – UMOJA est profondément préoccupée par cette nouvelle tentative dʼasphyxie contre la République de Cuba et se tient aux côtés de son brave peuple. En tant que panafricanistes, nous ne pouvons rester inertes car Cuba nʼest pas un Etat quelconque dans lʼhistoire des luttes panafricaines. Son peuple est en partie issu de la déportation d’africains sur l’île, et les Afro-Cubains ont joué un rôle central dans les guerres dʼindépendance comme dans la révolution de 1959, qui a mis fin à lʼordre racial hérité de la colonisation et de la tutelle américaine. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle aussi que Cuba a mené un internationalisme pratique en Afrique. En Angola, dès 1975, face aux offensives soutenues par le régime dʼapartheid sud-africain et ses alliés occidentaux, Cuba est intervenue militairement aux côtés du MPLA (Mouvement Populaire de Libération de lʼAngola. À Cuito Cuanavale en 1988, la défaite infligée à lʼarmée sud-africaine a modifié le rapport de force en Afrique australe et ouvert la voie aux négociations qui ont conduit à lʼindépendance de la Namibie et à la chute du régime dʼapartheid. Cette réalité a été reconnue par Nelson Mandela lui-même, qui choisit Cuba pour lʼune de ses premières grandes visites internationales après sa libération, où il déclarait en 1991 que “Le peuple cubain occupe une place particulière dans le cœur des peuples dʼAfrique. Les internationalistes cubains ont apporté une contribution à lʼindépendance, à la liberté et à la justice en Afrique, sans équivalent par son caractère de principe et désintéressé”. Enfin, nous n’oublierons jamais que Cuba, malgré les pressions, les demandes d’extradition et les primes annoncées par les autorités états-uniennes, a maintenu, jusquʼà son récent décès en 2025, lʼasile politique accordé à une grande révolutionnaire et militante afro-américaine Assata Shakur. Toutes ces actions concrètes sʼinscrivent dans une tradition cubaine de solidarité avec les luttes panafricanistes. Par conséquent, il revient aux Africains du monde entier de manifester une solidarité à la hauteur de cet engagement. La Ligue Panafricaine – Umoja condamne fermement cette nouvelle tentative de déstabilisation de la République de Cuba, qui sʼinscrit dans une logique plus large qui frappe tous les peuples et tous les gouvernements qui cherchent à résister à lʼimpérialisme américain et à affirmer leur souveraineté. Ce même impérialisme qui tente dʼasphyxier Cuba maintient Haïti dans une instabilité chronique, traque, exploite et discrimine les groupes autochtones, noirs, latinos et migrants aux États-Unis et déploie sur le continent africain une présence militaire structurée à travers AFRICOM, tout en appuyant des logiques de prédation des ressources et de déstabilisation politique. Face à cette offensive dévastatrice pour nos peuples, il nous appartient de renouer avec lʼexigence portée il y a soixante ans par la Tricontinentale de La Havane, en réaffirmant la nécessité dʼune convergence des luttes africaines, caribéennes et latino-américaines. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – Umoja appelle lʼensemble des forces africaines et afrodescendantes à soutenir Cuba face à lʼescalade impérialiste !  Solidarité pleine et entière avec le peuple cubain ! Umoja ni Nguvu ! Venceremos ! Le Bureau Politique Provisoire

AUTRES

Université panafricaine : Umoja Wa Kongo, Année 2025-2026

L’Université Panafricaine – UMOJA WA KONGO est une initiative de la Ligue Panafricaine – UMOJA, une organisation fédérale engagée pour l’indépendance politique, l’unité et la renaissance des peuples africains dans le cadre géopolitique d’un Etat fédéral africain. Nous pensons, comme Kwame Nkrumah l’écrit en introduction de son livre Challenge of the Congo, que « les problèmes du Congo sont nos problèmes, et que ses luttes sont celles de tous les États indépendants d’Afrique ». Nous pensons, comme Cheikh Anta Diop dans Lesfondementséconomiques etculturels d’un Etat fédérald’Afriquenoire, que le bassin du Congo qui « recèle aujourd’hui la quasi totalité de nos richesses continentales, alors qu’il est la région la moins [densément] peuplée du continent […] est appelé à devenir la première région industrielle de l’Afrique ». Nous pensons que le Congo est un réservoir de solutions pour lui-même, et pour toute l’Afrique. Aussi, dans un cadre d’un cycle de formation qui favorise l’échange et la réflexion pour la finalité de l’action, l’Université Panafricaine – UMOJA Congo réunit des intervenants issus du milieu scientifique, associatif ou politique et des militants, des sympathisants et des citoyens souhaitant se former aux différents enjeux et facettes du Congo. Comment sortir la République Démocratique du Congo des difficultés prioritaires ? Pourquoi les deux Congo avec les deux capitales les plus proches du monde (Brazzaville et Kinshasa) ne sont pas encore ce noyau moteur de l’unité africaine ? Pourquoi l’ancien Kongo regroupant des parties de l’Angola actuel et des deux Congo garde une force historique ? A l’est du Congo, pourquoi les guerres de prédation et de déstabilisation dans le Kivu sont-elles au cœur de questions géostratégiques ou écologiques mondiales ? Comment faire du bassin du Congo un espace sacré pour la vie ?

AUTRES

Les Universités du Panafricanisme, Édition 2025

La Ligue Panafricaine-Umoja vous invite aux Universités du Panafricanisme les 8 et 9 novembre 2025 à Paris (et en simultané depuis Dakar) afin de dresser le bilan annuel des luttes en Afrique et dans les diasporas. Profitons de ce moment pour avancer ensemble, prendre le temps de nous organiser davantage face à la militarisation du monde et à la poursuite des politiques d’agression impérialiste. Venez à la rencontre des invités et des intervenants exceptionnels qui parleront de leur engagement pour le Mali, Madagascar, le Soudan, le Sénégal, le Burkina Faso, le Cameroun, Haïti…pour la libération de nos peuples! Les Universités du Panafricanisme sont une activité annuelle organisée et autofinancée par la Ligue Panafricaine – UMOJA.

FÉDÉRAL

À mon peuple par Assata Shakur (écrit en prison), le 4 juillet 1973

Assata ( « celle qui lutte » ) Olugbala ( « pour le peuple » ) Shakur ( « la reconnaissante » ) (1947-2025) Panafrikan rend hommage à une grande militante panafricaniste révolutionnaire noire, membre des Black Panthers et du Black Liberation Army, exilée à Cuba depuis 1984, symbole de la lutte contre l’impérialisme américain et pour la libération noire. Assata SHAKUR vient de nous quitter à l’âge de 78 ans, à La Havane. Quelle meilleure manière de lui hommage que de publier ses écrits qui résonnent en tout point encore aujourd’hui, notamment un extrait de sa lettre “à mon peuple” écrit en prison, le 4 juillet 1973. Son héritage demeure vivant : celui d’une femme qui n’a jamais cessé de lutter pour la liberté des Noirs et des opprimés partout dans le monde. Comme elle aimait à dire : « Notre devoir est de : nous défendre, ne tolérer aucun manque de respect et obtenir la liberté par tous les moyens nécessaires. C’est notre devoir de lutter pour la liberté. C’est notre devoir de vaincre. Nous devons nous aimer et nous soutenir les uns les autres. Nous n’avons rien à perdre, sauf nos chaînes ! » — Assata Shakur « Mes frères noirs, mes sœurs noires, je veux que vous sachiez que je vous aime et j’espère que quelque part dans vos cœurs, vous m’aimez aussi. Je m’appelle Assata Shakur et je suis une révolutionnaire. Une révolutionnaire noire. J’entends par là que j’ai déclaré la guerre à toutes les forces qui ont violé nos femmes, castré nos hommes et laissé nos bébés le ventre vide. J’ai déclaré la guerre aux riches qui prospèrent grâce à notre pauvreté, aux politiciens qui nous mentent avec le sourire, et à tous les robots sans cervelle et sans cœur qui les protègent, eux et leurs biens. Je suis une révolutionnaire noire et, à ce titre, je suis victime de toute la colère, la haine et la calomnie dont l’Amérikkke est capable. Comme tous les autres révolutionnaires noirs, l’Amérique essaie de me lyncher. Je suis une femme révolutionnaire noire et, pour cette raison, j’ai été inculpée et accusée de tous les crimes présumés auxquels une femme aurait participé. J’ai été accusée d’avoir planifié des crimes présumés dans lesquels seuls des hommes auraient été impliqués. Ils ont placardé des photos supposées être de moi dans les bureaux de poste, les aéroports, les hôtels, les voitures de police, les métros, les banques, à la télévision et dans les journaux. Ils ont offert plus de cinquante mille dollars de récompense pour ma capture et ont donné l’ordre de tirer à vue et de tirer pour tuer. Je suis une révolutionnaire noire et, par définition, cela fait de moi un membre de l’Armée de libération noire. Les flics ont utilisé leurs journaux et leurs chaînes de télévision pour dépeindre l’Armée de libération noire comme une bande de criminels vicieux, brutaux et dangereux. Ils nous ont traités de gangsters et de petites amies de gangsters, et nous ont comparés à des personnages tels que John Dillinger et Ma Barker. Il devrait être clair, cela doit être clair pour quiconque est capable de réfléchir, de voir ou d’entendre, que nous sommes les victimes. Les victimes, et non les criminels. Il devrait également être clair pour nous à présent qui sont les véritables criminels. Nixon et ses complices ont assassiné des centaines de frères et sœurs du tiers-monde au Vietnam, au Cambodge, au Mozambique, en Angola et en Afrique du Sud. Comme l’a prouvé le Watergate, les hauts responsables de l’application de la loi dans ce pays sont une bande de criminels menteurs. Le président, deux ministres de la Justice, le directeur du FBI, le directeur de la CIA et la moitié du personnel de la Maison Blanche ont été impliqués dans les crimes du Watergate. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas assassiné plus de deux cent cinquante hommes, femmes et enfants noirs non armés, ni blessé des milliers d’autres lors des émeutes qu’ils ont provoquées dans les années 60. Les dirigeants de ce pays ont toujours considéré leurs biens comme plus importants que nos vies. Ils nous traitent d’assassins, mais nous ne sommes pas responsables du meurtre de vingt-huit codétenus et de neuf otages à Attica. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas tué ni blessé plus de trente étudiants noirs non armés à Jackson State, ni à Southern State. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas assassiné Martin Luther King, Jr., Emmett Till, Medgar Evers, Malcolm X, George Jackson, Nat Turner, James Chaney et d’innombrables autres. Nous n’avons pas assassiné, en tirant dans le dos, Rita Lloyd, seize ans, Rickie Bodden, onze ans, ou Clifford Glover, dix ans. Ils nous traitent d’assassins, mais nous ne contrôlons ni n’appliquons un système de racisme et d’oppression qui assassine systématiquement les Noirs et les populations du tiers-monde. Bien que les Noirs représentent environ 15 % de la population américaine totale, au moins 60 % des victimes de meurtres sont noires. Pour chaque flic tué dans l’exercice de ses fonctions, au moins cinquante Noirs sont assassinés par la police. Ils nous traitent de voleurs et de bandits. Ils disent que nous volons. Mais ce n’est pas nous qui avons volé des millions de Noirs sur le continent africain. On nous a volé notre langue, nos dieux, notre culture, notre dignité humaine, notre travail et nos vies. Ils nous traitent de voleurs, mais ce n’est pas nous qui détournons des milliards de dollars chaque année par le biais de l’évasion fiscale, de la fixation illégale des prix, du détournement de fonds, de la fraude à la consommation, des pots-de-vin, des commissions occultes et des escroqueries. Ils nous traitent de bandits, mais chaque fois que la plupart des Noirs touchent leur salaire, nous sommes volés. Chaque fois que nous entrons dans un magasin de notre quartier, nous sommes victimes d’un hold-up. Et chaque fois que nous payons notre loyer, le propriétaire nous met un pistolet sur la tempe. Ils nous

AUTRES, FÉDÉRAL, SST-IDF, ST-FRANCE

Solidarité-Umoja

La Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U) une organisation de conviction, de terrain, qui agit pour transformer la situation des peuples africains à travers l’unité, la souveraineté et la justice. L’un de nos projets concrets portés par des militants de la LP-U section France s’intitule « Solidarité-Umoja. » Ce projet est né en décembre 2023, quand nos militants ont vu sur Instagram la photo de l’un de nos jeunes adolescents recroquevillé dans la neige, comme s’il était mort. À Paris et en région parisienne, des centaines de nos frères, sœurs, enfants et parents en situation de grande précarité vivent sous des tentes, été comme hiver. Ils sont chassés d’un endroit à l’autre, traqués par la police, en attente interminable d’une réponse à leur demande d’asile. Avec Solidarité-Umoja, nous avons décidé d’agir, avec nos modestes moyens. Cela passe par : Pour nous, ce projet n’est pas isolé. Il s’inscrit pleinement dans notre vision panafricaniste. Car l’histoire de ces frères et soeurs est le reflet des problèmes structurels du continent : pauvreté, guerres, exil forcé des jeunes, absence de souveraineté politique et économique. En leur apportant chaleur et soutien, ici, nous affirmons deux choses : Autrement dit, Solidarité-Umoja est l’expression concrète de notre credo : Umoja ni Nguvu — l’union fait la force. Pour vous donner un exemple : récemment, grâce à un appel à dons, la générosité de notre communauté nous a permis de les inviter à un repas. Cela peut sembler simple, mais pour ces familles, c’est précieux car en echo avec nos valeurs ancestrales, originelles africaines de partage et d’entraide. C’est l’occasion d’adresser encore un grand merci à celles et ceux qui continueront à avoir un geste de solidarité pour nos enfants, jeunes, frères, sœurs et parents. C’est précisément cela, l’esprit de Solidarité-Umoja : montrer, par des actes concrets, que l’union et le soutien mutuel sont des forces capables de redonner dignité et espoir. Nombreux ont participé directement à ce travail de terrain, et chaque geste compte. Solidarité-Umoja n’est donc pas qu’un projet humanitaire.Il est le reflet direct de notre vision panafricaniste.Car pourquoi ces jeunes quittent-ils leur pays ? Parce qu’en Afrique, nos peuples continuent de subir la pauvreté, les guerres, le pillage des ressources et l’absence de souveraineté. Tant que ces causes structurelles ne seront pas réglées, d’autres prendront la route de l’exil. C’est pourquoi nous, à la LP-U section France, nous disons : agir ici et maintenant pour soulager nos frères et sœurs, tout en travaillant à long terme pour transformer l’Afrique.Ces deux combats sont inséparables. Voilà le sens profond de Solidarité-Umoja : soulager la souffrance aujourd’hui, mais surtout bâtir ensemble un avenir où nos enfants n’auront plus à fuir leur continent. Umoja ni Nguvu — l’union fait la force !

FÉDÉRAL, SST-GRENOBLE, SST-IDF, ST-FRANCE

La Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U) organise la 4ème édition de la JDEAA

Journée Des Enfants Afrodescendants & Africains, édition Spéciale Pré-Ados/Ados Objectif : Fidèle à sa philosophie et à ses valeurs, La Ligue Panafricaine invite la diaspora autour d’un enjeu majeur : l’avenir de sa jeunesse avec cette année un focus sur les Pré-Ados & Adolescents A Paris, le samedi 21 Juin 2025 et à Grenoble 28 Juin 2025 La Ligue Panafricaine-Umoja a organisé une journée gratuite, dédiée à la jeunesse et à l’éducation afrocentrée au mois de Juin. En mémoire de la date du 16 Juin 1976, Journée Mondiale de l’Enfant Africain* La JDEAA 2025 : Constante et alignée avec ses valeurs Panafricaines, La LP-U a pensé et conçu une programmation sélective, connectée avec les préoccupations des parents d’aujourd’hui et les centres d’intérêt des PréAdo et Adolescents. Les questions éducatives et parentales seront posées et des axes de réflexion seront proposés. Cette journée unique mettra en lumière des intervenants professionnels et des créateurs de contenus ludiques et pédagogiques pour accompagner les enfants vers la découverte des riches cultures Africaines. Le tout dans une ambiance familiale. Les valeurs portées par ces journées: Respect & Dignité, Estime de soi, Transmission & Partage. Quelles thématiques ? Création d’un pont entre enfants de la Diaspora Africaine et du Continent, une projection sur l’Avenir pour les Ados, des rencontres et découvertes de métiers inspirants, une présentation des métiers insoupçonnés dans le domaine des Jeux vidéo si chers à nos Ados, un atelier Gourmet Vegétal, une conversation interactive sur les micro-agressions en milieu scolaire (Ados), un échange entre adultes sur les traumas transgénérationnels. Quels formats ? Ateliers, Conversations interactives, Rencontres, Jeux/lecture, Exposition ‘Les dix contre-vérités sur l’Afrique’, et en exclusivité à Grenoble une CAN, Coupe d’Afrique des Nations réservée aux 9-13 ans. Des séquences marquantes, des moments mémorables, ludiques et éducatifs attendent les enfants et leurs parents qui seront acteurs de cette journée spéciale qui leur est dédiée. Notre ambition : Inscrire, dans la durée ce moment privilégié, dans une réflexion Panafricaine au service de notre communauté Afrodescendante et Africaine, grâce à notre implication constante et la contribution d’intervenants engagés et professionnels triés sur le volet. Un rendez-vous afrocentré authentique, loin de tout folklore et mercantilisme. Notre mission : Semer, à travers la jeunesse, des graines qui pousseront dans l’amour de l’Afrique, l’Amour de soi et la Fierté d’avoir été, d’être et de devenir. Un grand merci à nos partenaires clés la Maison de la Conversation dans le 18ème à Paris et l’Unité Sportive du Village Olympique à Grenoble ; et également à nos fidèles soutiens depuis la 1ère édition La Librairie Tamery Sematawy, les Ateliers Racines, les éditions Makedas Sabas et Muntu Warriors. Nous aurons le plaisir cette année de bénéficier de la contribution des associations BESE SAKA, Afrogameuses et de la psychologue clinicienne Yaotcha d’Almeida. Inscription sur HELLOASSO – Contact : journeedelenfantafro@outlook.com – Tel. 06 58 23 55 95 * Journée décrétée en 1991, en mémoire du massacre de centaines d’enfants, massacre perpétré par le pouvoir de l’apartheid le 16 juin 1976, lors d’une marche de ces enfants pour leurs droits à Soweto.

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Félicitations de la Ligue Panafricaine – UMOJA au Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au Peuple Sénégalais

Le 25 mars 2024 a marqué un tournant historique de l’ère postcoloniale au Sénégal et en Afrique de l’Ouest (et plus particulièrement pour les pays dit francophone). Ce tournant est incarné par la victoire du candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la plus haute magistrature du Sénégal ; et s’inscrit d’une certaine manière dans le renouveau panafricain qui prospère dans la sous-région ouest-africaine depuis quelques années. Au-delà de la victoire écrasante qui ne saurait faire l’objet d’aucun conteste, nous saluons la maturité du peuple sénégalais et la loyauté des institutions comme la cour constitutionnelle sans qui cette élection aurait pu connaitre une toute autre tournure. Cette victoire signifie sans nul doute la rupture avec le continuum néocolonial post-indépendance. Cette victoire, c’est toute la jeunesse qui reprend espoir. Cette victoire, c’est l’affirmation d’un peuple qui reprend son destin en main pour écrire son histoire sans complexe et en toute souveraineté. Cette victoire, c’est une nouvelle voie pour le Sénégal et l’Afrique. Aussi, c’est avec une grande satisfaction que la Ligue Panafricaine – UMOJA se joint à toutes les forces et tendances panafricanistes pour féliciter chaleureusement le nouveau Président élu du Sénégal son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le peuple du Sénégal. En outre, la Ligue Panafricaine – UMOJA souhaite que cette victoire électorale devienne une source d’inspiration, un phare du panafricanisme tendant à démontrer que l’exercice du pouvoir sous l’égide d’un leadership panafricain est la seule voie pour l’Afrique. Une fois de plus, la Ligue Panafricaine – UMOJA félicite le peuple Sénégalais d’avoir pris le flambeau du panafricanisme et d’avoir su le porter à la tête d’un état. Puissiez-vous bien le porter haut et loin et rapprocher les peuples du continent et de la Diaspora de notre ultime idéal d’un Etat Fédéral Africain représenté par une monnaie commune, une défense commune et une politique solidaire dans le concert des nations ! Si le chemin de la démocratisation et la vulgarisation du panafricanisme est encore lointaine dans nos communautés, cette victoire est une véritable source d’inspiration et nous rapproche un peu plus la concrétisation de l’idéal panafricain qui est le seul à même de soigner les maux des populations africaines sur le continent comme dans la diaspora. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Le 26 mars 2024 Pour le Bureau Politique Provisoire Dr Amzat Boukari-Yabara Président de la Ligue Panafricaine – UMOJA

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Guerre en République Démocratique du Congo : enfin une prise de conscience ?

Communiqué de la Ligue Panafricaine – UMOJA Bureau Politique Provisoire Le 29 avril 1997, l’ambassadeur étatsunien à l’ONU, Bill Richardson rencontre le président du Zaïre, le maréchal Mobutu. Il lui fait clairement comprendre que, s’il ne démissionne pas… Les plus avertis avaient compris que c’en était fini du pouvoir de l’homme à la toque de léopard, d’autant qu’à l’Est du pays, la rébellion avançait à grands pas sans réelle résistance de la part de l’armée zaïroise, en dépérissement depuis des années et toujours en attente d’une renaissance à la hauteur des enjeux sécuritaires de la sous-région et du continent. Laurent-Désiré Kabila, le tombeur et successeur de Mobutu dirige le Zaïre qu’il rebaptise République Démocratique du Congo dès sa prise de pouvoir. Ses alliés rwandais et ougandais qui hier, l’avaient aidé à chasser Mobutu lui font la guerre car ils estiment ne pas avoir été assez payés suite au pacte passé. Il sera assassiné au sein même du palais présidentiel, le 16 janvier 2001. Par un détour assez étrange, son fils, Joseph Kabila Kabange devient président de la RDC et reste au pouvoir jusqu’en janvier 2019, date à laquelle lui succède Félix Tshisekedi qui depuis janvier 2024 a débuté un nouveau bail à la tête du pays. Et depuis tout ce temps : Les balles continuent de siffler dans l’Est de la RDC : jusqu’à quand ? On continue à y dénombrer morts et cadavres : combien exactement ? Les filles et les femmes se font continuellement violer : jusqu’à quand ? Les populations qui le peuvent ne cessent de se déplacer : jusqu’où ? Le sous-sol est toujours pillé sans aucun bénéfice pour les populations : jusqu’à quand ? L’ONU crée en 1999 la MONUC (Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo) pour maintenir la paix dans ce pays. Pour cela, il aura fallu trois (03) résolutions de son Conseil de sécurité et qui donneront par la suite lieu à cinquante (50) résolutions jusqu’en 2008 pour que cette « force » soit « effective » au bout de dix ans ! Les résultats seront tellement extraordinaires que de la MONUC, ils passeront à la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo) le 01 juillet 2010. Le tableau ci-après nous en dit plus sur cette « force » : Pays contributeurs 60 Observateurs militaires 462 Troupe 19 461 Policiers 1 090 Civils locaux 2 725 Civiles internationaux 937 dont 462 volontaires onusiens Pertes 93 morts Budget 1 398 475 300 $ Du temps de cette MONUC, les viols des filles et des femmes par leurs soldats étaient tellement légion que les populations avaient fini par la surnommer MONIQUE. Un jeu de mots qui n’appelle aucune exégèse, tant l’allusion est limpide… Le 23 septembre 2017, à la tribune des Nations Unies, Joseph Kabila s’était exprimé sans ambages : Il est clair que près de vingt ans après son déploiement, la force onusienne ne peut nourrir l’ambition de rester indéfiniment dans mon pays, ni d’y exercer son mandat avec le même format et sans tirer les leçons des faiblesses constatées. Pour rester poli, on dira que cette demande demeura lettre morte… Et le 25 septembre de l’an suivant, il se montrera légèrement plus dur : Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale. A un moment donné, on se demande si la RDC est vraiment un pays « indépendant » ? Comment un chef d’Etat peut-il demander qu’une « force » internationale quitte son pays et que, près de six ans après, non seulement cette « force » est toujours en place, bien que son « retrait » soit programmé, mais pis, cette guerre persiste devant une incapacité notoire de cette ONU de faire quoi que ce soit qui aille dans le sens de la paix ? Comment comprendre que les gouvernements (national et provincial) semblent s’en accommoder alors que ce sont tout de même des vies humaines qui sont en jeu ? Le plus désolant est l’attitude de l’Union Africaine (UA) qui dans ses organes dispose d’un Conseil paix et sécurité (CPS) dont tous les Africains sont en droit de se demander l’utilité, si ce n’est à entretenir une illusion de puissance. Pourquoi cette organisation « continentale » a-t-elle délégué durant toutes ces années la guerre dans l’Est de la RDC à l’ONU alors qu’il est de notoriété publique que l’ONU n’a jamais été capable, de Haïti au Liban en passant par la République Centrafricaine, d’amener la paix ou de n’être autre chose que « l’instrument des grandes puissances », comme le soulignait déjà Frantz Fanon après l’assassinat de Lumumba en janvier 1961 ? Rappelons tout de même que l’ONU avait mis en 2000 la RDC sous embargo concernant l’achat des armes de guerre. Cet embargo n’a été retiré que le mardi 20 décembre 2022 ! Comment ce pays aurait pu, même avec la meilleure volonté du monde, lutter tout ce temps contre autant d’adversaires et d’ennemis convoitant ses ressources ? Finalement, que veulent les dirigeants de la RDC ? Qu’attendent-ils de la « communauté internationale » ? Il faut peut-être paraphraser le professeur Théophile Obenga qui dit Que faut-il encore faire aux Nègres pour qu’ils ouvrent enfin les yeux ? La guerre dans l’Est du Congo n’aurait pas lieu si le sous-sol de cette région n’était point gorgé de minerais les plus précieux (cobalt, coltan…) dont l’industrie occidentale et asiatique a crucialement besoin pour sa survie. Le prix du pillage est la réduction des populations en esclavage moderne, les crimes environnementaux et la source d’un conflit particulièrement meurtrier. Cette guerre a des acteurs qui sont connus de très longue date : milices et paramilitaires pour ensanglanter le sol, mercenaires et multinationales pour piller le sous-sol, et régimes africains soutenus par certaines puissances occidentales qui siègent tout là-haut, au fameux Conseil de sécurité des Nations Unies. Mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC passe par refonder l’architecture de sécurité du continent africain autour d’une armée panafricaine ! La récente actualité nous donne peut-être un mince filet d’espoir de voir la fin des massacres. En effet, l’organisation sous-régionale

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