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Communiqué de presse JDEAA26 – 5ème Édition « Imaginons l’Afrique de demain »

Déconstruire pour reconstruire La Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U) organise la 5ème édition de la Journée des Enfants Afrodescendants & Africains (JDEAA26), un événement familial, culturel et éducatif placé sous le thème central : « Imaginons l’Afrique de demain ». La LP-U est honorée que Mme Rokhaya Ndaw qui nous soutient depuis la 1ère heure ait accepté d’être la Marraine d’Honneur de cette édition. Après plusieurs éditions ayant rassemblé familles, associations, artistes, éducateurs et acteurs engagés, la JDEAA revient avec une programmation ambitieuse mettant à l’honneur la transmission, la créativité, l’éducation et les imaginaires positifs africains et afrodescendants. Cette nouvelle édition souhaite ouvrir des espaces de dialogue, de réflexion et de célébration autour d’une idée forte : ‘Déconstruire pour reconstruire l’Afrique de demain’. Dans cette dynamique, une exposition autour des “10 contre-vérités sur l’Afrique” permettra de déconstruire les stéréotypes persistants sur le continent africain afin de réhabiliter/restaurer ses héritages, ses savoirs, ses cultures, ses innovations et son potentiel. Deux grands rendez-vous marqueront cette édition 2026 📍 Grenoble – Dimanche 7 juin 2026 Une journée familiale, solidaire et interrassociative (USVO, Collectif “Unies pour la Palestine” et la LP-U) autour d’une CAN des enfants (9-13 ans) et des animations éducatives, de découverte et ludique autour des valeurs panafricaines. 📍 Paris – Samedi 27 juin 2026 Maison de la Conversation, Paris En partenariat avec la Maison de la Conversation, la JDEAA26 Paris proposera une journée immersive mêlant : ateliers enfants/parents parcours pédagogiques arts et cultures africaines pratiques ancestrales conversations Parmi les temps forts de cette 5ème édition : ✨ Initiation à la Capoeira Angola Une introduction à la tradition de résistance et de marronnage. ✨ Initiation au Yoga Égyptien Une pratique ancestrale africaine reliant spiritualité, souffle, mouvement et héritage africain. ✨ Échanges avec les enfants du Benin dans le cadre d’une collaboration avec une école beninoise, Foyer L’immaculée. Conversations entre enfants sur leur représentation de l’Afrique de demain renforçant estime de soi et liens fraternels entre diasporas et continent africain. ✨ Un conte ouvert à tous, qui viendra cloturera la journée dans une ambiance familiale et émouvante ✨ 3 Exposition à découvrir avec support pédagogique : “10 contre-vérités à déconstruire sur l’Afrique” « Black Panther : du film Marvel au Black Panther Party révolutionnaire (1966) » Un clin d’œil aux 60 ans du Black Panther Party, entre culture populaire, mémoire militante et afro-futurisme. “Panaf’HipHop : le Hip Hop, une culture révolutionnaire et Panafricaine” ✨ Une grande conversation autour de la question : « Éducation scolaire versus éducation afrocentrée : concilier, compléter, équilibrer, rectifier ? » La JDEAA26 souhaite promouvoir la famille, la transmission intergénérationnelle et des espaces positifs permettant aux enfants afrodescendants et africains d’être conscients de leur grand héritage et de se projeter dans un avenir reconstruit, valorisant et ré-inventé. Informations pratiques 🎟️ Billeterie sur HelloAsso JDEAA26 Grenoble 📍 Dimanche 7 juin 2026 🔗 Lien événement JDEAA26 Paris 📍 Samedi 27 juin 2026 📍 Maison de la Conversation, Paris 🔗 Lien événement Contacts Presse Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U) 📍 https://lp-umoja.com/

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Contre la françafrique : Réaffirmer notre projet panafricain

Discours de la Ligue Panafricaine – Umoja prononcé à Nairobi le 9 mai 2026 dans le cadre de la 10ème Conférence Internationale Anti-impérialiste de la Plateforme Mondiale Anti-impérialiste (World Anti-imperialist Platform). Délégués, d’ici et d’ailleurs,De la Diaspora historique, et du continentFrères et Sœurs, Camarades de lutte, distingués invités en vos rangs et grades, C’est un honneur pour moi de me retrouver sur la terre des Mau-Mau, cette terre qui est irradiée par l’énergie et la mémoire de ces combattants de la liberté. Nous sommes ici, au rassemblement de la vérité, face à l’imposture du sommet Africa Forward pour l’innovation et la croissance.En ce moment même où je me tiens devant vous, Ils disent que l’Afrique est construite, mais la question que Malcolm X nous poserait aujourd’hui est simple : qui possède les briques et qui porte le ciment ?Si vous construisez une maison qui ne vous appartient pas, vous n’êtes pas un bâtisseur, vous êtes un esclave moderne déguisé en partenaire. C’est pourquoi le sage de BANDIAGARA rappelait que les africains sont assis sur une mine d’or, qu’ils devraient mieux faire prospérer au lieu d’aller chercher fortune ailleurs. Et l’ailleurs nous l’avons identifié ce sont ces sommets. France-Afrique / Russie-Afrique / Chine-Afrique / Italie-Afrique. Autant de sommets où l’Afrique n’est pas en capacité de décider d’elle-même. Et ce n’est pas la récente prise d’otage de la présidente du conseil italien, qui en 2026 a imposé son sommet Italie-Afrique en marge du sommet de l’Union Africaine.Le plan dit MATEI a pour but de soutenir les économies africaines pour limiter l’émigration venant d’Afrique, tout en y étendant l’influence de l’Italie.Nous sommes d’accord, l’Afrique c’est bien 54 pays et bientôt la 1ere puissance démographique mondiale, comparé à elle, l’Italie est un nain. Hélas, l’Afrique faible, désunie est donc poreuse à tous les souffles du moment. C’est pourquoi nous préconisons comme arme de résistance de la France-Afrique, de l’impérialisme : LE PANAFRICANISME. I. LE « POKER FACE » DE L’OPPRESSEUR Camarades ! Ce sommet officiel est le visage « propre » de l’impérialisme. On y parle d’innovation avec un sourire de velours dans des salons feutrés tout ceci porté par une communication savamment orchestrée. Pour citer l’historien et militant Amzat Boukari-Yabara, l’impérialisme a un second visage caché derrière ce visage propre, ce visage policé. Il s’agit d’un visage sanglant.D’un côté, il pille avec des contrats verrouillés, opaques et des beaux discours, salons feutrés, donnant l’impression que l’Afrique avance. De l’autre, il tue avec les armes qu’il fournit aux régimes illégitimes et très souvent illégaux. Camarades ! Sachons qu’on peut aussi très bien avancer, à reculons et cela s’appelle mourir. Ainsi pour nous permettre une claire vue je me dois de faire un rappel historique.La France-Afrique a été théorisée pour la première fois dans un livre intitulé « Coopération économique franco-africaine », de René Hoffer. Dans ce livre, il décrit un mécanisme fort simple : les régions d’outre-mer comme jadis les colonies doivent être administrées pour l’intérêt exclusif bien de la métropole. La France Afrique existait donc bien avant les indépendances, il s’agit de la continuité du système de domination, colonialiste, capitaliste, hégémonique, enfin réactionnaire.Bref un système de mort programmé que Aimé Césaire décrit dans « Discours sur le colonialisme » paru chez Présence Africaine comme un “saccage de civilisation”. Hier, en décembre 2025, était organisée une conférence des barreaux à Lomé, où des prix étaient décernés au nom du Droit. Mais au même moment, Steve Rouyard un guadeloupéen était au cachot pour avoir manifesté, auprès des camarades, lors d’une révolte populaire interdite par les autorités contre le coût de la vie, le prix de l’électricité et contre une réforme constitutionnelle permettant aux dirigeants de se maintenir au pouvoir sans limite de mandat.Ils parlent donc de démocratie, de liberté et de progrès dans ces sommets mais arment des régimes oppressifs, à Abidjan, à Yaoundé, en Guinée-Bissau pour traquer des camarades militants qui réclament leur dignité. Qu’on ne perde pas de vue l’essentiel. Ce sommet s’inscrit suivant les sources du Ministère des affaires étrangères français « dans la continuité du Sommet sur le financement des économies africaines de Paris en 2021 ». Vous l’aurez compris, il s’agit de la continuité et du renforcement du sommet de Montpellier. C’est ça la FRANCE AFRIQUE. C’est l’hypocrisie déguisée en démocratie. Ce que j’appelle l’hypocrisie du masque de la démocratie le « Poker Face » : une main qui serre la vôtre, et l’autre qui arme le bras de la répression, contre les populations dont on dit vouloir faire le bonheur. Camarades, il est clair que depuis ses débuts l’impérialisme est resté dans sa structure le même. Il est au sens du sociologue Immanuel WALLERSTEIN celui-là qui a besoin de l’état, « l’Etat est essentiel à sa survie ». Le sommet Africa Forward pour l’innovation et la croissance, est co-présidé, et c’est une première, avec un pays anglophone le Kenya, démontre la pertinence de cette vérité. Les dirigeants du Kenya se rendent ainsi complices au 21e s de cet empire qui se refuse résolument à mourir. Il y a 10 ans, en 2016, le monde entier a observé stupéfait à la condescendance, le mépris, l’irrévérence organisée d’un chef d’État français contre son homologue burkinabè. Le sommet Africa Forward marque une étape majeure dans les relations entre la France et le continent africain, près de dix ans après cette scène d’humiliation face à des étudiants burkinabè stupéfaits, il serait puéril de croire aux recettes qui naguère n’ont guère fonctionné. Prenez garde au retour du bâton si vous vous faites des illusions sur la condescendance de l’ancien maître. II. Le Soudan, la RDC, le Togo, la Côte d’Ivoire : Le Miroir du Chaos Organisé Regardez le Soudan ! Regardez en RDC ! Pourquoi le silence est-il si lourd sur le massacre de nos frères & Sœurs ? Parce que là-bas, le « Poker Face » est tombé.L’impérialisme ne s’embarrasse plus de mots. Il laisse le pays se déchirer pour mieux en contrôler les restes. Le Soudan et la RDC sont la preuve que pour ces puissances, la vie d’un Africain ne

Manifestation contre le Sommet Françafrique à Nairobie
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Déclaration sur l’arrestation de camarades anti-impérialistes à Nairobi

Le Comité Central d’Organisation du Parti Communiste Marxiste du Kenya condamne fermement les arrestations, l’intimidation et le harcèlement perpétrés par l’État kenyan à l’encontre de camarades locaux et internationaux ayant participé à la manifestation contre l’impérialisme français et au contre-sommet organisé à Nairobi contre le prétendu « Africa Forward Summit ». Ces arrestations révèlent le véritable visage du régime de Ruto : une administration néocoloniale et compradore agissant pour la défense des intérêts impérialistes au détriment des droits démocratiques du peuple. Le régime a choisi de criminaliser la solidarité anti-impérialiste tout en déroulant le tapis rouge aux exploiteurs étrangers et aux agents du capital monopolistique. Parmi les personnes arrêtées figurent des militants, intellectuels et organisateurs révolutionnaires et anti-impérialistes de renommée mondiale, venus de différentes régions du globe pour exprimer leur solidarité avec les masses africaines en lutte contre l’impérialisme, la militarisation et la domination néocoloniale. Les camarades arrêtés incluent : Dimitiros PatelisLee et Danbi (Corée du Sud)Joti BrarGacheke GachihiGuy BremondSayialel MankuyioJuliaus KamauJohn KamauBrian MwanziDerivk OpiyoFredrik YaraColins Otieno Leur seul crime est de se tenir aux côtés des opprimés. Leur seul crime est de rejeter la domination impérialiste. Leur seul crime est de déclarer que l’Afrique n’est pas à vendre. L’arrestation de délégués internationaux démontre une fois de plus la panique croissante au sein des cercles impérialistes et compradores. Ils craignent l’unité des forces révolutionnaires et progressistes à travers les continents. Ils craignent la solidarité internationale contre l’impérialisme. Ils craignent un peuple politiquement conscient. Nous rappelons au régime de Ruto que la répression n’a jamais vaincu la lutte des peuples. Les camps de détention coloniaux n’ont pas vaincu le mouvement de libération. La répression anticommuniste de Moi n’a pas vaincu la lutte pour les droits démocratiques. Les lois fascistes et la terreur policière ne feront pas taire les masses aujourd’hui. Comme nous l’a enseigné Kwame Nkrumah, l’indépendance de l’Afrique n’a pas de sens si elle n’est pas liée à la libération totale du continent vis-à-vis de l’impérialisme et du néocolonialisme. En conséquence, nous exigeons : Le Parti Communiste Marxiste du Kenya réaffirme sa solidarité indéfectible avec tous les camarades arrêtés. Une blessure infligée à l’un est une blessure infligée à tous. La lutte contre l’impérialisme est internationale, et aucune répression ne vaincra les masses organisées du peuple. Toujours en avant dans la lutte contre l’impérialisme ! Toujours en avant dans la solidarité internationale ! La victoire appartient aux travailleurs et aux paysans ! Publié par : Le Comité Central d’Organisation Parti Communiste Marxiste du Kenya

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Communiqué sur le sommet françafrique à Nairobi : La Ligue Panafricaine-Umoja exige la libération immédiate des camarades arrêtés par le gouvernement kenyan

Alors que le sommet impérialiste France-Afrique se tient actuellement à Nairobi, le gouvernement kényan de William Ruto vient une nouvelle fois de répondre aux mobilisations populaires pacifiques par la répression brutale et les arrestations arbitraires. Aujourd’hui encore, cinq membres ont été arrêtés : Beres Omondi, Tracy Auma, Patience Nyambura, Jobunga Samuel et Kenneth Obiero. Ces arrestations montrent la véritable nature de ce sommet frauduleux que nous dénonçons depuis le début, à savoir que derrière les discours mensongers sur le “renouveau”, “l’innovation” ou la “transition écologique”, le gouvernement macroniste poursuit la même politique impérialiste prédatrice que ses prédécesseurs en Afrique, en s’alliant à des gouvernements violents et compradores au service des multinationales françaises et européennes. Nous ne sommes ni surpris ni dupes, ces arrestations ne viennent que confirmer qu’un État qui traque les migrants en France, criminalise les soutiens à la Palestine, dissout des organisations politiques et couvre les violences policières ne peut en aucun cas avoir un projet politique progressiste pour les masses africaines. Comme elle le fait depuis le premier sommet France-Afrique de 1973, la France recycle les mêmes instruments de domination impérialiste : accord militaire en cours de ratification avec le Kenya sans l’approbation du peuple kenyan, mobilisation de l’AFD pour financer une prétendue “aide au développement” au service des intérêts des groupes français, accords économiques inégaux, dont l’accord UE-Kenya, pour ouvrir les marchés kenyans aux capitaux européens et sécuriser les profits des multinationales. La répression des masses kényanes est le prix de cette stabilité impérialiste française. Mais nous ne laisserons pas William Ruto écraser une nouvelle fois les masses populaires comme il l’a fait lors des mobilisations contre le Finance Bil, qui ont engendré massacres, enlèvements, torture, disparitions forcées et criminalisation de la jeunesse légitimement révoltée. La Ligue Panafricaine – Umoja condamne avec la plus grande fermeté cette nouvelle offensive répressive et exige la libération immédiate des camarades arrêtés. Nous exigeons également que le gouvernement kényan cesse la répression et laisse les manifestants et organisations populaires s’exprimer librement dans les jours à venir. Nous réaffirmons notre solidarité totale avec les masses populaires kényanes et africaines en lutte contre les politiques néolibérales criminelles du FMI, contre les bourgeoisies néocoloniales et contre la recolonisation impérialiste du continent africain. Nous appelons les organisations africaines du continent et de la diaspora à se mobiliser immédiatement en soutien aux camarades kényans et à dénoncer cette nouvelle offensive impérialiste française en Afrique de l’Est. #FranceOutOfAfrica UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Le Bureau Politique Provisoire

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COMMUNIQUÉ SUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 15 MARS 2026 EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

La Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce une présidence à vie de Denis Sassou Nguesso contre les intérêts du peuple congolais. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a pris connaissance sans surprise de la candidature de Monsieur Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat présidentiel, après plus de 40 ans cumulés (1979-1992, 1997-2026) à la tête de la République du Congo, dans ce qui s’apparente à une présidence à vie, l’issue du scrutin du 15 mars 2026 ne faisant aucun doute. A la tête d’un pays doté d’importantes ressources humaines et naturelles mais affichant paradoxalement un taux de pauvreté de 46,8% en 2024, disposant en 2025 de 1323 milliards FCFA de recettes pétrolières, soit 40 % du PIB et plus de 80 % des recettes d’exportation, Denis Sassou Nguesso a échoué à libérer le Congo de sa dépendance à l’or noir et à opérer une redistribution des richesses au profit du peuple dans les domaines vitaux de l’agriculture, l’industrie, les technologies ou la vitale production d’énergies. Avec des indicateurs alarmants dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau et à l’électricité, c’est sur la base d’un bilan catastrophique, qu’il se présente pour un potentiel énième mandat, qu’il terminerait à l’âge de 87 ans, dans une Nation dont 60% de la population est âgée de moins de 25 ans. La déconnexion du régime congolais avec les réalités, les aspirations et les besoins d’une jeunesse aux prises avec un taux de chômage atteignant le seuil alarmant de 46,32% ces dernières années d’après l’Organisation Internationale du Travail, semble pour le moins logique. Denis Sassou Nguesso affirmait récemment : « Nous voulons faire comprendre aux jeunes que tout le travail que nous faisons, c’est aussi pour préparer les conditions de leur arrivée. Parce que nous ne resterons pas une éternité au pouvoir et leur tour viendra. ». Comment cette jeunesse congolaise aura-t-elle été préparée à gérer le pays ou à relever les défis d’une compétition mondiale féroce, quand les indicateurs de l’UNESCO illustrent l’effroyable bilan du Congo en matière d’éducation en 2024 : taux d’achèvement du premier cycle de l’enseignement secondaire de 14,1 % pour les filles et de 24,2 % pour les garçons. Au Congo sous Denis Sassou Nguesso, comme dans les cinq autres pays d’Afrique centrale, un cancer semble frapper tous les peuples, celui de modèles de gouvernance démocratiques en théorie dans les constitutions importées, mais transformés en longs règnes tyranniques et opaques par l’usage du même modus operandi : répression sanglante et destruction systématique de toute opposition crédible ; droits humains et libertés piétinés ; gestion clanique de l’Etat et des richesses nationales ; maintien au pouvoir par l’usage de la force et de la fraude électorale ; préservation de la Françafrique et autres mécanismes de prédations néocoloniales. La Ligue Panafricaine – UMOJA réitère son soutien au vaillant peuple congolais et l’appelle à regrouper ses forces pour prendre son destin en main afin de construire souverainement une véritable alternative. UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Le Bureau Politique Provisoire 

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ARRESTATION DE BOOKER NGESA OMOLE AU KENYA

La Ligue Panafricaine – UMOJA apporte son soutien à Booker Ngesa Omole et appelle à sa libération. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a appris avec consternation l’arrestation par des agents de police kényans de Mr Booker Ngesa Omole, actuel Secrétaire général du Parti Communiste Marxiste du Kenya, dans des circonstances d’une rare violence. Cette interpellation brutale, qui intervient quelques mois après la répression sanglante, ayant causé une trentaine de morts parmi les manifestants de juillet 2025 contre la politique économique ultralibérale du régime en place, confirme la tendance alarmante du gouvernement kényan, à opter pour des méthodes autoritaires d’un autre âge, face à tout mouvement de protestation. Selon le Parti Communiste Marxiste du Kenya (PCM-K), Booker Ngesa Omole a été battu, torturé, a eu une dent cassée et un doigt sectionné. Après plusieurs heures sans savoir où il se trouvait, ses camarades ont appris qu’il était détenu au poste de police de Mlolongo, non loin de Nairobi, un lieu « redouté et depuis longtemps associé à des exécutions extrajudiciaires ». Les conditions de son interpellation à Isiolo, ville située à 250 kilomètres au nord Nairobi, ainsi que sa déportation vers Mlolongo, rappellent les heures les plus sombres de l’oppression coloniale en Afrique, dans un contexte mondial d’agressions impérialistes décomplexées. Dans un pays où des mouvements de résistance importants comme celui des Mau Mau, ainsi que des figures d’envergure à l’instar de Dedan Kimathi et Pio Gama Pinto, ont payé le prix du sang afin de chasser l’impérialisme, la Ligue Panafricaine – UMOJA déplore qu’en 2026, de courageux militants kényans soient victimes des méthodes de terreur coloniale de la main de dirigeant kényans. Nous appelons les autorités kényanes à la libération immédiate de Mr Booker Ngesa Omole, ainsi qu’à la libération de tous les prisonniers d’opinion. La Ligue Panafricaine – UMOJA assure Mr Booker Ngesa Omole et le Parti Communiste Marxiste du Kenya, de son soutien et de sa solidarité Panafricanistes. UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Le Bureau Politique Provisoire 

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COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN PANAFRICAIN AU PEUPLE CUBAIN 

NON À L’AGRESSION IMPÉRIALISTE ETATS-UNIENNE ! Depuis l’agression militaire du Venezuela et l’arrestation illégale du président Nicolás Maduro et de sa compagne par les États-Unis le 3 janvier 2026, la République de Cuba fait face à une nouvelle phase d’attaque économique et énergétique. Lʼadministration états-unienne a en effet intensifié les pressions en menaçant de sanctions tout pays qui continuerait à fournir du carburant à Cuba, qualifiée par un décret du 29 janvier signé par Donald Trump de « menace inhabituelle et extraordinaire ». En conséquence, le gouvernement cubain a suspendu le ravitaillement en kéroséne des compagnies aériennes à compter du 9 février et restreint la vente de carburant au public afin de réserver les ressources à la production dʼélectricité, aux hôpitaux, à lʼapprovisionnement en eau, à la défense nationale et aux secteurs stratégiques. Cette situation résulte directement de la rupture des échanges énergétiques entre Cuba et le Venezuela, pays avec lequel lʼîle entretenait un partenariat fondé sur un échange de services médicaux et sociaux contre des livraisons de pétrole. En ciblant Caracas puis en menaçant tout partenaire potentiel de La Havane, Washington cherche à provoquer une asphyxie organisée, dans la continuité du blocus suicidaire imposé à Cuba depuis 1962. La Ligue Panafricaine – UMOJA est profondément préoccupée par cette nouvelle tentative dʼasphyxie contre la République de Cuba et se tient aux côtés de son brave peuple. En tant que panafricanistes, nous ne pouvons rester inertes car Cuba nʼest pas un Etat quelconque dans lʼhistoire des luttes panafricaines. Son peuple est en partie issu de la déportation d’africains sur l’île, et les Afro-Cubains ont joué un rôle central dans les guerres dʼindépendance comme dans la révolution de 1959, qui a mis fin à lʼordre racial hérité de la colonisation et de la tutelle américaine. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle aussi que Cuba a mené un internationalisme pratique en Afrique. En Angola, dès 1975, face aux offensives soutenues par le régime dʼapartheid sud-africain et ses alliés occidentaux, Cuba est intervenue militairement aux côtés du MPLA (Mouvement Populaire de Libération de lʼAngola. À Cuito Cuanavale en 1988, la défaite infligée à lʼarmée sud-africaine a modifié le rapport de force en Afrique australe et ouvert la voie aux négociations qui ont conduit à lʼindépendance de la Namibie et à la chute du régime dʼapartheid. Cette réalité a été reconnue par Nelson Mandela lui-même, qui choisit Cuba pour lʼune de ses premières grandes visites internationales après sa libération, où il déclarait en 1991 que “Le peuple cubain occupe une place particulière dans le cœur des peuples dʼAfrique. Les internationalistes cubains ont apporté une contribution à lʼindépendance, à la liberté et à la justice en Afrique, sans équivalent par son caractère de principe et désintéressé”. Enfin, nous n’oublierons jamais que Cuba, malgré les pressions, les demandes d’extradition et les primes annoncées par les autorités états-uniennes, a maintenu, jusquʼà son récent décès en 2025, lʼasile politique accordé à une grande révolutionnaire et militante afro-américaine Assata Shakur. Toutes ces actions concrètes sʼinscrivent dans une tradition cubaine de solidarité avec les luttes panafricanistes. Par conséquent, il revient aux Africains du monde entier de manifester une solidarité à la hauteur de cet engagement. La Ligue Panafricaine – Umoja condamne fermement cette nouvelle tentative de déstabilisation de la République de Cuba, qui sʼinscrit dans une logique plus large qui frappe tous les peuples et tous les gouvernements qui cherchent à résister à lʼimpérialisme américain et à affirmer leur souveraineté. Ce même impérialisme qui tente dʼasphyxier Cuba maintient Haïti dans une instabilité chronique, traque, exploite et discrimine les groupes autochtones, noirs, latinos et migrants aux États-Unis et déploie sur le continent africain une présence militaire structurée à travers AFRICOM, tout en appuyant des logiques de prédation des ressources et de déstabilisation politique. Face à cette offensive dévastatrice pour nos peuples, il nous appartient de renouer avec lʼexigence portée il y a soixante ans par la Tricontinentale de La Havane, en réaffirmant la nécessité dʼune convergence des luttes africaines, caribéennes et latino-américaines. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – Umoja appelle lʼensemble des forces africaines et afrodescendantes à soutenir Cuba face à lʼescalade impérialiste !  Solidarité pleine et entière avec le peuple cubain ! Umoja ni Nguvu ! Venceremos ! Le Bureau Politique Provisoire

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Université panafricaine : Umoja Wa Kongo, Année 2025-2026

L’Université Panafricaine – UMOJA WA KONGO est une initiative de la Ligue Panafricaine – UMOJA, une organisation fédérale engagée pour l’indépendance politique, l’unité et la renaissance des peuples africains dans le cadre géopolitique d’un Etat fédéral africain. Nous pensons, comme Kwame Nkrumah l’écrit en introduction de son livre Challenge of the Congo, que « les problèmes du Congo sont nos problèmes, et que ses luttes sont celles de tous les États indépendants d’Afrique ». Nous pensons, comme Cheikh Anta Diop dans Lesfondementséconomiques etculturels d’un Etat fédérald’Afriquenoire, que le bassin du Congo qui « recèle aujourd’hui la quasi totalité de nos richesses continentales, alors qu’il est la région la moins [densément] peuplée du continent […] est appelé à devenir la première région industrielle de l’Afrique ». Nous pensons que le Congo est un réservoir de solutions pour lui-même, et pour toute l’Afrique. Aussi, dans un cadre d’un cycle de formation qui favorise l’échange et la réflexion pour la finalité de l’action, l’Université Panafricaine – UMOJA Congo réunit des intervenants issus du milieu scientifique, associatif ou politique et des militants, des sympathisants et des citoyens souhaitant se former aux différents enjeux et facettes du Congo. Comment sortir la République Démocratique du Congo des difficultés prioritaires ? Pourquoi les deux Congo avec les deux capitales les plus proches du monde (Brazzaville et Kinshasa) ne sont pas encore ce noyau moteur de l’unité africaine ? Pourquoi l’ancien Kongo regroupant des parties de l’Angola actuel et des deux Congo garde une force historique ? A l’est du Congo, pourquoi les guerres de prédation et de déstabilisation dans le Kivu sont-elles au cœur de questions géostratégiques ou écologiques mondiales ? Comment faire du bassin du Congo un espace sacré pour la vie ?

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Les Universités du Panafricanisme, Édition 2025

La Ligue Panafricaine-Umoja vous invite aux Universités du Panafricanisme les 8 et 9 novembre 2025 à Paris (et en simultané depuis Dakar) afin de dresser le bilan annuel des luttes en Afrique et dans les diasporas. Profitons de ce moment pour avancer ensemble, prendre le temps de nous organiser davantage face à la militarisation du monde et à la poursuite des politiques d’agression impérialiste. Venez à la rencontre des invités et des intervenants exceptionnels qui parleront de leur engagement pour le Mali, Madagascar, le Soudan, le Sénégal, le Burkina Faso, le Cameroun, Haïti…pour la libération de nos peuples! Les Universités du Panafricanisme sont une activité annuelle organisée et autofinancée par la Ligue Panafricaine – UMOJA.

FÉDÉRAL

À mon peuple par Assata Shakur (écrit en prison), le 4 juillet 1973

Assata ( « celle qui lutte » ) Olugbala ( « pour le peuple » ) Shakur ( « la reconnaissante » ) (1947-2025) Panafrikan rend hommage à une grande militante panafricaniste révolutionnaire noire, membre des Black Panthers et du Black Liberation Army, exilée à Cuba depuis 1984, symbole de la lutte contre l’impérialisme américain et pour la libération noire. Assata SHAKUR vient de nous quitter à l’âge de 78 ans, à La Havane. Quelle meilleure manière de lui hommage que de publier ses écrits qui résonnent en tout point encore aujourd’hui, notamment un extrait de sa lettre “à mon peuple” écrit en prison, le 4 juillet 1973. Son héritage demeure vivant : celui d’une femme qui n’a jamais cessé de lutter pour la liberté des Noirs et des opprimés partout dans le monde. Comme elle aimait à dire : « Notre devoir est de : nous défendre, ne tolérer aucun manque de respect et obtenir la liberté par tous les moyens nécessaires. C’est notre devoir de lutter pour la liberté. C’est notre devoir de vaincre. Nous devons nous aimer et nous soutenir les uns les autres. Nous n’avons rien à perdre, sauf nos chaînes ! » — Assata Shakur « Mes frères noirs, mes sœurs noires, je veux que vous sachiez que je vous aime et j’espère que quelque part dans vos cœurs, vous m’aimez aussi. Je m’appelle Assata Shakur et je suis une révolutionnaire. Une révolutionnaire noire. J’entends par là que j’ai déclaré la guerre à toutes les forces qui ont violé nos femmes, castré nos hommes et laissé nos bébés le ventre vide. J’ai déclaré la guerre aux riches qui prospèrent grâce à notre pauvreté, aux politiciens qui nous mentent avec le sourire, et à tous les robots sans cervelle et sans cœur qui les protègent, eux et leurs biens. Je suis une révolutionnaire noire et, à ce titre, je suis victime de toute la colère, la haine et la calomnie dont l’Amérikkke est capable. Comme tous les autres révolutionnaires noirs, l’Amérique essaie de me lyncher. Je suis une femme révolutionnaire noire et, pour cette raison, j’ai été inculpée et accusée de tous les crimes présumés auxquels une femme aurait participé. J’ai été accusée d’avoir planifié des crimes présumés dans lesquels seuls des hommes auraient été impliqués. Ils ont placardé des photos supposées être de moi dans les bureaux de poste, les aéroports, les hôtels, les voitures de police, les métros, les banques, à la télévision et dans les journaux. Ils ont offert plus de cinquante mille dollars de récompense pour ma capture et ont donné l’ordre de tirer à vue et de tirer pour tuer. Je suis une révolutionnaire noire et, par définition, cela fait de moi un membre de l’Armée de libération noire. Les flics ont utilisé leurs journaux et leurs chaînes de télévision pour dépeindre l’Armée de libération noire comme une bande de criminels vicieux, brutaux et dangereux. Ils nous ont traités de gangsters et de petites amies de gangsters, et nous ont comparés à des personnages tels que John Dillinger et Ma Barker. Il devrait être clair, cela doit être clair pour quiconque est capable de réfléchir, de voir ou d’entendre, que nous sommes les victimes. Les victimes, et non les criminels. Il devrait également être clair pour nous à présent qui sont les véritables criminels. Nixon et ses complices ont assassiné des centaines de frères et sœurs du tiers-monde au Vietnam, au Cambodge, au Mozambique, en Angola et en Afrique du Sud. Comme l’a prouvé le Watergate, les hauts responsables de l’application de la loi dans ce pays sont une bande de criminels menteurs. Le président, deux ministres de la Justice, le directeur du FBI, le directeur de la CIA et la moitié du personnel de la Maison Blanche ont été impliqués dans les crimes du Watergate. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas assassiné plus de deux cent cinquante hommes, femmes et enfants noirs non armés, ni blessé des milliers d’autres lors des émeutes qu’ils ont provoquées dans les années 60. Les dirigeants de ce pays ont toujours considéré leurs biens comme plus importants que nos vies. Ils nous traitent d’assassins, mais nous ne sommes pas responsables du meurtre de vingt-huit codétenus et de neuf otages à Attica. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas tué ni blessé plus de trente étudiants noirs non armés à Jackson State, ni à Southern State. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas assassiné Martin Luther King, Jr., Emmett Till, Medgar Evers, Malcolm X, George Jackson, Nat Turner, James Chaney et d’innombrables autres. Nous n’avons pas assassiné, en tirant dans le dos, Rita Lloyd, seize ans, Rickie Bodden, onze ans, ou Clifford Glover, dix ans. Ils nous traitent d’assassins, mais nous ne contrôlons ni n’appliquons un système de racisme et d’oppression qui assassine systématiquement les Noirs et les populations du tiers-monde. Bien que les Noirs représentent environ 15 % de la population américaine totale, au moins 60 % des victimes de meurtres sont noires. Pour chaque flic tué dans l’exercice de ses fonctions, au moins cinquante Noirs sont assassinés par la police. Ils nous traitent de voleurs et de bandits. Ils disent que nous volons. Mais ce n’est pas nous qui avons volé des millions de Noirs sur le continent africain. On nous a volé notre langue, nos dieux, notre culture, notre dignité humaine, notre travail et nos vies. Ils nous traitent de voleurs, mais ce n’est pas nous qui détournons des milliards de dollars chaque année par le biais de l’évasion fiscale, de la fixation illégale des prix, du détournement de fonds, de la fraude à la consommation, des pots-de-vin, des commissions occultes et des escroqueries. Ils nous traitent de bandits, mais chaque fois que la plupart des Noirs touchent leur salaire, nous sommes volés. Chaque fois que nous entrons dans un magasin de notre quartier, nous sommes victimes d’un hold-up. Et chaque fois que nous payons notre loyer, le propriétaire nous met un pistolet sur la tempe. Ils nous

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