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Journée de la femme Noire à Toulouse : « Place et rôle de la Femme Noire dans le monde contemporain » par Sonate AHOUANSOU

Toulouse, ce 28 mai 2016, journée de la Femme Noire. La Ligue Panafricaine – Umoja en collaboration avec Association Afrique Perspectives, ont organisé une Conférence – Débat sous le thème :  » Place et rôle de la Femme Noire dans le monde contemporain ». Conférencière : Sonate AHOUANSOU, membre de la Direction de la LP-U. Vidéo Toulouse, ce 28 mai 2016, journée de la Femme Noire. La Ligue Panafricaine – Umoja en collaboration avec Association Afrique Perspectives, ont organisé une Conférence – Débat sous le thème :  » Place et rôle de la Femme Noire dans le monde contemporain ». Conférencière : Sonate AHOUANSOU, membre de la Direction de la LP-U. Vidéo 1 : conférence animée par Sonate AHOUANSO

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Journée de la femme Noire à Toulouse : « Place et rôle de la Femme Noire dans le monde contemporain » par Sonate AHOUANSOU

Toulouse, ce 28 mai 2016, journée de la Femme Noire. La Ligue Panafricaine – Umoja en collaboration avec Association Afrique Perspectives, ont organisé une Conférence – Débat sous le thème :  » Place et rôle de la Femme Noire dans le monde contemporain ». Conférencière : Sonate AHOUANSOU, membre de la Direction de la LP-U. Vidéo Toulouse, ce 28 mai 2016, journée de la Femme Noire. La Ligue Panafricaine – Umoja en collaboration avec Association Afrique Perspectives, ont organisé une Conférence – Débat sous le thème :  » Place et rôle de la Femme Noire dans le monde contemporain ». Conférencière : Sonate AHOUANSOU, membre de la Direction de la LP-U. Vidéo2 : séance questions-réponses

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Solution panafricaine à la crise migratoire, par Amzat Boukari-Yabara

Solution panafricaine à la crise migratoire, par Amzat Boukari-Yabara Politique d’asile, réfugiés et migrations dans l’histoire panafricaine. Le panafricanisme dispose d’un patrimoine de solidarité militantes et humanitaire. Après une relecture des causes des migrations et des conséquences, la réponse du panafricaine est évoquée et actualisée dans les enjeux des crises migratoire contemporaine.

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Il y a 7 ans, mourrait Abel Goumba, l’Hommage de la LP-Umoja

Il y a 7 ans, mourrait Abel Goumba Panafricaniste, militant anticolonialiste Elève et compagnon de Barthélemy Boganda Création de la Fondation Abel Goumba (FAG) Président Abel GOUMBA, « Le vent agite les feuilles des arbres comme la mort secoue les hommes ». Ce proverbe Ovimbundu (Angola), montre notre impuissance devant la mort. Voilà 7 ans maintenant que tu nous as quittés, toi le baobab, le gardien de la mémoire des luttes anticoloniales. En effet, le 11 mai 2009 au matin, alors que je venais de rentrer de Bangui, 10 jours plus tôt, soit le 30 avril, pour la présentation du 2ème tome de tes Mémoires et Réflexions Politiques sous le titre : « Mémoires et Réflexions Politiques, du Résistant anti-colonialiste, démocrate et militant Panafricaniste, Abel GOUMBA », après celui de janvier 2006 relative à la présentation du 1er tome, j’apprenais la terrible nouvelle de ta disparition. Ce 30 avril 2009, à 83 ans et malgré les douleurs persistances aux genoux, la journée fut pourtant chargée, et disons, réussie. Tu avais magistralement défendu tes Mémoires tant devant les officiels invités à l’occasion à l’hôtel SOMBA, que devant les étudiants l’après-midi, à l’Université de Bangui. Pour ta fidélité aux idéaux de la libération de l’Afrique, pour ta dignité, pour ton intégrité et pour ton Panafricanisme, nous, tes amis, nous ne t’avons pas oublié. Ainsi, les 28 et 29 décembre 2015, sur invitation du Collectif des Associations des Jeunes Centrafricains, tes amis panafricanistes s’étaient rendus à Bangui pour annoncer la création de la Fondation Abel Goumba (FAG) dont l’objectif est de perpétuer ta mémoire et ton héritage politique. GOUMBA, symbole de la fidélité : L’homme qui a été ton Maître à l’école Primaire Supérieure de BAMBARI vers les années 42-43, qui deviendra par la suite ton Mentor Politique en faisant naître en toi le sentiment nationaliste par ses enseignements et par la correspondance politique abondante que vous entreteniez alors que tu étais à l’école de médecine « William Ponty » à DAKAR ; il fera de toi en 1957 le personnage politique le plus important en te désignant Vice-Président du premier gouvernement Oubanguien sous la loi Cadre, en se réservant lui-même pour la Présidence du grand Conseil de l’AEF à Brazzaville ; enfin, après sa tragique disparition le 29 mars 1959, cet homme deviendra ton « Modèle Politique ». J’ai nommé Barthélemy BOGANDA : sa vie, son action politique, ses idéaux sont devenus ton VADEMECUM politique, ainsi que tu l’avais promis dans l’oraison funèbre consacrée au Président BOGANDA, le 3 avril 1959 à l’occasion de ses obsèques. Président GOUMBA, l’histoire a retenu que le dernier acte politique majeur de ton Maître, devenu ton « Mentor Politique » et enfin de ton « Modèle Politique », fût de planter le drapeau Centrafricain, j’aurais mieux dit le drapeau PANAFRICAIN, telle est la vocation de ce pays, socle de l’Unité Africaine. En ce qui te concerne Président GOUMBA, l’histoire retiendra que le 30 avril 2009, ton dernier acte politique majeur, a consisté à présenter tes Mémoires dans un ultime effort malgré un état de santé particulièrement fragile, et nous pouvons le dire aujourd’hui, a posteriori, pour avoir été témoins à tes côtés en te servant quelquefois d’appuis. Mémoires dans lesquelles à chaque mot, à chaque ligne, à chaque paragraphe, à chaque page, tu avais fait la démonstration de ton indéfectible attachement aux idées de BOGANDA au prix des privations, déportation, emprisonnement, exil et j’en passe. Voilà la meilleure preuve de ta fidélité politique. GOUMBA, symbole d’intégrité : Ceux qui ne connaissent pas l’histoire ont souvent vite fait de railler ton slogan : « Maboko Avourou », entendu mains propres, comme une démagogie politicienne, ne savent pas que dès ton entrée en politique sous La loi-cadre, tu avais inauguré ton action par un acte frondeur dans le sens de l’intégrité. En effet, on se souviendra que dès l’entrée en fonction du gouvernement de la Loi-cadre, le 14 mai 1957, tu t’es élevé contre l’acquisition des voitures de luxe, fort coûteuses destinées aux ministres, à cause des maigres ressources financières du gouvernement local. Ce qui paraissait normal à tes collègues africains du gouvernement, souvent aux regards hagards dus aux avantages matériels liés à leurs fonctions, toi, Abel GOUMBA, tu te démarquais, suscitant ainsi un malaise en mettant le doigt sur le décalage entre les discours moralisateurs des dirigeants politiques et l’exercice du pouvoir. Président Abel GOUMBA, nous autres, nombreux sympathisants panafricains, tu avais l’habitude de nous surprendre à chacune de tes visites en Afrique ou en France, en préférant séjourner dans les hôtels modestes, non pas parce que tu ne pouvais payer les palaces luxueux, mais pour être en conformité avec tes convictions de justice sociale et de modestie. GOUMBA, symbole de la dignité : Président GOUMBA, en 1964, après ton exil forcé, tu m’as confié que tu ne supportais pas que l’on te traite de médecin colonial comme si ta formation était au rabais. Tu as décidé alors de faire un doctorat de médecine comme s’il fallait aussi décoloniser tes diplômes. L’initiative, quoi que louable, mais ne fût pas aisée à entreprendre car comment redevenir étudiant en faculté, après avoir été, successivement Vice-président du gouvernement sous la Loi-cadre, Ministre des finances, Président de la République par intérim ? Mais, toi, Abel GOUMBA, homme digne, tu es reparti à l’école comme un étudiant, non plus seulement pour obtenir ton doctorat « décolonisé », mais en poussant plus loin jusqu’à l’Agrégation et multiples spécialités, et ce durant 9 ans d’études supplémentaires. Cet épisode, comme tant d’autres qu’il serait long d’évoquer ici, montre à suffisance ton attachement à la dignité ! GOUMBA, la voix infatigable : Président GOUMBA, ta voix forte qui s’entendait sur les ondes radios et les télévisions pour décrier les conflits militaro-politiques s’en est allée. Ces dernières années, la situation africaine en générale et celle de la RCA en particulier se sont détériorées : Attentats, fusillades, viols, conflits dit-on inter-religieux, etc. La RCA a frôlé la scission, hélas oui les poussières d’Etats n’ont pas l’air d’être déjà plusieurs sur le continent. Toi, Abel GOUMBA, jamais tu n’es resté silencieux face à de telles situations car tu estimes que le silence constitue une trahison vis-à-vis de

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Video – Conséquence de l’Esclavage : Henda Diogène Senny, 7 mai 2016 à Toulouse

Texte complet de l’intervention : Intervenant : Par Henda Diogène SENNY, Secrétaire Général de la Ligue Panafricaine  –  UMOJA (LP-U) Remerciements, Chères Sœurs, Chers Frères, Chers Participants, Je voudrais, avant tout, féliciter les organisateurs de cette conférence de nous avoir associé, nous la Ligue Panafricaine – UMOJA, à cette réflexion. Je vous félicite, en tant que militant, pour le courage, pour le sacrifice du temps et de l’énergie mise au service de nos communautés. I.        Introduction Après le film « Retour à Gorée », qui nous a plongé au cœur du drame, sans nom,  que fut l’esclavage, je vais tenter de parler de ses conséquences sous diverses formes, sur les descendants des victimes tant sur le continent africain que dans les zones concentrationnaires des Amériques. Je précise cependant que je vais m’appesantir sur le continent africain. Disons que la question sur les conséquences de la traite négrière et de l’esclavage, ne devait même pas se poser car comment imaginer qu’une tragédie de cette ampleur tant par la profondeur que par la durée, ne puisse ne pas impacter longtemps après son abolition, les descendants des victimes de cette tragédie, et disons-le, même les descendants des bourreaux. Déjà en 1954, dans l’ouvrage « Nations Nègres et Cultures », Cheikh Anta Diop établissait plusieurs tendances d’Africains, parmi lesquelles deux grandes catégories suivantes : les cosmopolites-scientistes-modernisants et les anti-nationalistes formalistes. Les unes, c’est-à-dire les cosmopolites-scientistes-modernisants, considèrent que le passé chaotique et barbare des Africains ne doit pas être fouillé, il faut rejoindre le monde civilisé et du progrès technique pour accélérer le développement. Quant au second groupe, les anti-nationalistes formalistes, il se montre hostile à toute idée de souveraineté, alors que paradoxalement l’Afrique ploie sous le régime colonial. Leur crédo est l’interdépendance des nations. En réalité, ces deux catégories posent à la fois la question de la Culture et du Développement, mais aussi du lien étroit entre ces deux concepts. L’évitement de se référer au passé africain et la peur de revendiquer sa souveraineté ne sont autre que la réussite de l’aliénation culturelle savamment inoculée chez ces peuples durant les siècles d’esclavage et plusieurs décennies de la colonisation. Or, dans le monde civilisé et moderne, c’est-à-dire l’Occident, qui leur sert de référent, l’on soigne bien son passé tout en développant le progrès. Par ailleurs, ce même Occident chante l’interdépendance tout en faisant la Colonisation et la domination réelle des autres peuples dans la plupart des institutions internationales. Je ne vais pas être long étant donné que le temps qui nous est imparti, ne permet pas d’épuiser le sujet. Je vais tenter de présenter les conséquences de l’esclavage encore présentes de nos jours, dans deux domaines essentiellement, à savoir : l’identité culturelle et le développement, tel que représenté chez les cosmopolites-scientistes-modernisants et les anti-nationalistes formalistes. Le choix de ces domaines se justifie dans le sens où le développement ne se ramène pas juste à des paramètres économiques, mais nécessite de mobiliser toute une dynamique des valeurs culturelles d’un peuple. II.        Conséquence de l’esclavage sur l’identité culturelle Définissons d’abord ce que l’on entend par identité culturelle ? Pour toute communauté humaine, l’identité culturelle est un sentiment de cohérence et de sécurité culturelle qui rendent les hommes et les femmes conscients de leurs valeurs culturelles : histoire, mémoire collective, langue, psychologie collective, valeurs morales, confiance dans l’avenir, etc ; loin de cet égoïsme collectif qui engendre la haine et le rejet de l’Autre au nom de l’identité nationale. Or, la mémoire historique collective, support essentiel de l’identité culturelle, des descendants des victimes de l’esclavage a été profondément atteinte par la traite négrière et la colonisation, sans qu’il n’y ait eu l’entreprise de restauration de la Conscience Historique nécessaire après un tel drame. Rappelons-le, de Montaigne (1533-1592) auteur des « Essais » en 1580, jusqu’aux racismes du XXème s., en passant par David Hume (1711-1776) autour du livre « Le Non-Civilisé et nous », Kant (1724-1804), Lessing (1729-1781), Fiche (1762-1814), Hegel (1770-1804) à Armand de Quatrefages de Bréau (1810-1892) jusqu’aux Ethnologues modernes de la colonisation, une véritable idéologie basée sur la sous-humanité des Noirs était en marche en vue de justifier au nom de la Civilisation européenne « supérieure », la mise en esclavage des Noirs. Mais de tous ces apologistes, deux noms néanmoins se dégagent et qui ont influencé profondément les dominants de la période esclavagiste. Il s’agit de Georg Wilhelm Hegel et du Comte Joseph Arthur de Gobineau. Hegel (1770-1831), l’un des premiers penseurs à avoir donné une interprétation rationnelle de l’histoire dans son ouvrage « La Raison dans l’Histoire », dans sa « Totalité Historique », il exclut l’Afrique par conséquent le Noir de l’Histoire universelle du fait du climat. Il écrit dans la  Raison dans l’Histoire, je cite : « Le gel qui rassemble les lapons ou la chaleur torride de l’Afrique sont des forces trop puissantes par rapport à l’homme pour que l’esprit puisse se mouvoir (…) » P. 220-221 Ce qui caractérise en effet les Nègres, c’est précisément que leur conscience n’est pas parvenue à la contemplation d’une quelconque objectivité solide, comme par exemple Dieu, la loi (…) P. 251 Enfin, Hegel ajoute, l’Afrique est : Un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel (…) » P. 269. Fin de citation. Gobineau (1816-1882), esprit foncièrement dogmatique, alors que Hegel exclut l’Afrique de l’Histoire universelle pour cause de climat chaud, pour Gobineau, c’est carrément la couleur de peau des Africains qui explique leur sous-humanité. Dans son ouvrage « Essai » sur l’inégalité des races humaines, il écrit, je cite : (…) l’inégalité des races suffit à expliquer tout l’enchaînement des destinées des peuples La variété mélanienne est la plus humble et gît au bas de l’échelle. Le caractère d’animalité emprunt dans la forme de son bassin lui impose sa destinée, dès l’instant de la conception. P. 368., Fin de citation. Ainsi, l’Esclavage avait un lubrifiant idéologique et pseudo-scientifique savamment inoculée au Peuple par l’éducation et de génération en génération car Hegel était un universitaire très influent de son époque et Gobineau était un diplomate très écouté dans le monde politique européen. Ce même lubrifiant idéologique a accompagné aussi l’œuvre coloniale qui n’est que la conséquence directe de l’esclavage.

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