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COMORES: LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE EN LUTTE POUR SA LIBÉRATION EST URGENTE

L’État de l’Union des Comores[1] ne connait que troubles et instabilité politique depuis son émancipation dévoyée de la tutelle coloniale française en 1975. Il n’a d’union que de nom. L’instabilité politique, qui va de pair avec l’instabilité économique, n’est pas exclusivement de la responsabilité de l’État comorien qui est lui-même un produit de la colonisation, ni à la population comorienne jugés, comme ne cessent de le claironner les médias français, seuls responsables du marasme dans lequel ils sont plongés. La France occupe un rôle de premier plan dans cette déstabilisation aussi tragique qu’inhumaine. L’Union des Comores n’est pas un État indépendant, n’en déplaise aux idéologues qui sont au service de la Françafrique. La France tient les quatre îles (N’gazidja, Maorè, Ndzuani, Mwali) composant l’Union des Comores au regard du droit international[2] d’une main de fer à travers un système de domination dont les mécanismes sont subtilement échafaudés, du moins officieusement déployés[3]. La crise politique qui frappe les Comores n’a pas commencé avec la proclamation éhontée de la « victoire » du régime d’Azali Assoumani à la dernière élection dite présidentielle, mais bien au moment de la proclamation de l’indépendance. En ce sens, l’élection dite présidentielle du 14 janvier 2024 entachée de fraudes, de tricheries et d’irrégularités massives n’est pas une surprise. Elle devait arriver et Azali Assoumani lui-même s’y était préparé malgré l’appel au boycott et le ras-le-bol de la population qui s’est emparée de la rue, principalement sur l’île de N’gazidja, pour s’opposer à un énième coup de force. A l’instar des régimes autocratiques des anciennes colonies françaises, Azali Assoumani a façonné un régime oppressif à son image depuis son retour à la tête de l’Etat. Il a préparé le terrain, muselant l’opinion et plaçant ses principaux lieutenants à la tête des structures stratégiques de son régime sous l’assistance technique de la France. Le règne d’un potentat machiavélique et sanguinaire La présence du colonel Azali Assoumani à la tête de l’Etat ne date pas d’aujourd’hui. Habitué des coups de force il prend le pouvoir en 1999 après avoir organisé et mené un coup d’état qui a renversé le régime en place à partir de l’île de Ndzuani.  Il quitte le pouvoir en 2006 le temps de se préparer à un retour en force en 2016. Persuadé que l’État est l’incarnation de sa personne et mû par le goût immodéré du pouvoir, Azali Assoumani tripatouille la constitution en 2018 pour rester à la tête de l’État ad vitam æternam. Faisant fi de la contestation de 2019 contre le non-respect de la constitution, Azali Assoumani, sous la bénédiction de ses maîtres étrangers restés silencieux, lance une répression brutale où plusieurs personnes ont trouvé la mort à N’gazidja et Ndzuani et où plusieurs autres ont pris le chemin de l’exil politique. En ancien militaire calculateur ne laissant rien au hasard, Azali Assoumani s’appuie sur l’armée, pierre angulaire de son régime et véritable garde prétorienne, pour protéger son pouvoir, réprimer les manifestants, intimider, emprisonner et dissuader. Depuis la contestation du 17 janvier 2024, on dénombre plusieurs victimes transportées à l’hôpital et un décès par balle d’après les chiffres officiels. L’armée est venue en renfort à la police. Dans le régime d’Azali Assoumani l’armée incarne en même temps la police. Les deux sont intrinsèquement liées. Lorsque la police est dépassée par la contestation, le régime déploie l’armée pour la réduire au silence manu militari en tirant dans le tas sans vergogne. En outre, Azali Assoumani a mis en place un système judiciaire à la tête duquel il est à la fois législateur et magistrat. Depuis 2016, il a jeté en prison plusieurs opposants dérangeants, comme l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, condamné pendant cinq ans sans procès puis jugé par des magistrats triés sur le volet par Azali Assoumani dans une parodie de procès similaire à la mascarade électorale du 14 janvier 2024. Le despotisme d’Azali Assoumani n’agit pas uniquement dans la répression politique illimitée, elle incarne en même temps le désespoir économique et la misère sociale. Une léthargie socio-économique dans un océan de dépendance Reprenant le pouvoir en 2016 sous un slogan qui se voulait rénovateur et malgré le titre de la présidence de l’Union Africaine dont les résultats à l’échelle continentale sont un zéro absolu, quelques huit années plus tard la population comorienne croule sous la misère sociale et économique du régime d’Azali Assoumani. L’autoritarisme politique s’est mué en conditions sociales misérables. L’accès à l’emploi, à la santé, aux produits alimentaires de base, à l’éducation est devenu une chimère aux yeux de l’écrasante majorité de la population. De même, l’Union des Comores d’Azali Assoumani impulsée sous la méconnaissance des enjeux internationaux et sans lecture politique claire est largement dépendante de l’aide internationale. En 2022, une grave crise de pénurie alimentaire frappe le pays. Le régime corrompu et anachronique d’Azali Assoumani s’est tourné vers les bailleurs de fonds internationaux pour s’approvisionner en riz. A l’inverse, la colonie de Mayotte, exclusivement entretenue et soutenue par des transferts publics français, se targue d’être « l’îlot de prospérité dans un océan de misère », selon la propagande officielle. Aussi, la majorité des manifestants du 17 janvier est composée de jeunes désoeuvrés qui veulent en finir avec un régime qui a confisqué et hypothéqué leur avenir. Le chômage touchant les jeunes est parmi les plus élevés de la région, cependant que la population comorienne rajeunit de plus en plus, ils veulent une amélioration de leurs conditions matérielles d’existence. Azali Assoumani n’a pas seulement confisqué le pouvoir et volé l’avenir des centaines de milliers de Comoriens, il a transformé les caisses publiques de l’État en patrimoine privé. Il multiplie les voyages inutiles et couteux à travers le monde d’Europe en Asie en passant par l’Amérique au grand désespoir du contribuable comorien. Il est à la fois chef d’État et ministre des Affaires étrangères. Il multiplie les tournées mondiales pour plaider pour le respect du droit international en faveur de l’Ukraine ou de la Chine sur Taïwan tout en passant sous silence l’occupation illégale aux conséquences désastreuses de l’île de Mayotte par

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Xénophobie d’Etat en France : les Africains dans l’étau du macro-lepénisme

« Celui qui pisse, alors qu’il est couché sur le dos, sera le premier à être mouillé » (proverbe wolof[1]) « Réinventer » la Françafrique… pour mieux mâter les Africains en France… Le 8 octobre 2021, l’Élysée organisait en grande pompe, dans la Ville de Montpellier, une cérémonie fastueuse sobrement baptisée « sommet Afrique-France ». Devant un parterre de 3000 personnes issues de « sa » société civile et soigneusement sélectionnées afin de lui servir la soupe, Emmanuel Macron, chef d’un Empire vacillant mais déterminé à ne pas se laisser mourir, a pu pérorer pendant de longues heures sur les mesures qu’il allait mettre en place afin de « réinventer ensemble la relation entre la France et l’Afrique. » Mais deux ans après cette gigantesque mascarade, le ton a radicalement changé. La priorité n’est plus d’amadouer une (petite) élite africaine avide de profiter des quelques miettes que la Françafrique est disposée à lui concéder (sous forme de per diem, voyages tous frais payés ou de subventions pour promouvoir la « démocratie », « la bonne gouvernance », ou encore « l’innovation », entre autres fadaises macroniennes…). Pour Emmanuel Macron, l’urgence est désormais double : il s’agit d’une part d’empêcher les hordes de populations non blanches, en particulier africaines, d’ «envahir » la France, et d’autre part, de mener la vie dure à ceux qui sont déjà établis au « pays des droits de l’Homme ». Remise en cause du droit du sol, instauration d’un délit de séjour irrégulier assorti d’une peine d’amende, restriction de l’aide médicale d’État, imposition de quotas migratoires, déchéance de nationalité, limitation du regroupement familial et de l’accès aux prestations sociales pour les étrangers ; la loi immigration concentre tous les ingrédients de la « préférence nationale », si chère à l’extrême droite. La famille Le Pen en a rêvé ; Macron l’a fait ! Pourquoi une telle loi ? Et pourquoi maintenant ? L’explication est à rechercher à la fois dans la crise de l’impérialisme français, notamment en Afrique subsaharienne, mais aussi, en interne, dans le cadre la compétition politicienne visant à séduire un électorat réputé hostile à l’immigration.  Punir les Africains, ces « ingrats » : la loi immigration ou la réactivation du « syndrome haïtien » Dans son Manuel sur l’immigration, le sociologue Saïd Bouamama nous rappelle que les discours sur le « péril migratoire », à l’image de la théorie fumeuse et criminelle du « Grand Remplacement » popularisée par Renaud Camus, constituent « une actualisation des théories du déclin qui accompagnent les rivalités entre puissances capitalistes depuis les débuts de ce mode de production. Le thème du déclin connait un regain de vigueur à chaque fois qu’est menacée la place d’une puissance impérialiste ou au contraire qu’est exigée une place plus importante par une puissance. »[2]  Dans ce contexte, la loi immigration doit être analysée à l’aune des revers essuyés par l’impérialisme français, en particulier en Afrique subsaharienne, au cours de ces dernières années. Ainsi, après avoir déclaré à Ouagadougou, lors de son premier déplacement en tant que chef de l’Etat français en Afrique en 2017, que « le Franc CFA » était « un non-sujet pour la France », Emmanuel Macron était contraint de rétropédaler deux ans plus tard, en annonçant, contre toute attente, et avec la complicité de ses fidèles valets françafricains, une réforme (cosmétique) devant mener à la disparition de cette monnaie coloniale tant honnie par les populations africaines. En 2020, Emmanuel Macron, démontrait à la face du monde l’étendue de son arrogance impériale en « convoquant », à Pau, les chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie, afin que ces derniers se désolidarisent du « sentiment anti-français » qui, selon l’Elysée prospère dangereusement dans leurs pays respectifs et qu’ils supplient l’armée française de maintenir, voire de renforcer sa présence dans la région.  Trois ans plus tard, des milliers de soldats français ont été chassés du Burkina Faso, du Mali et du Niger, dans un contexte d’intensification de la lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme. La loi immigration s’inscrit ainsi dans la continuité des dispositifs mis en place afin de « punir » les Africains pour leur « ingratitude » ; à l’image d’Haïti qui, au XIXe siècle, a payé au prix fort (dédommagement des esclavagistes, paiement d’une dette inique jusqu’au milieu du XXe siècle) son indépendance vis-à-vis de la France « généreuse et civilisatrice ». Après la suspension de la soi-disant « aide au développement » au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’impérialisme français accroit ainsi les mécanismes répressifs envers les Africains en limitant le nombre de migrants en provenance du continent et en menant la vie dure aux Africains et Afro-descendants installés en France. Paradoxe bien colonial, le vote d’une loi censée prévenir l’« invasion migratoire » de la France intervient dans un contexte où le gouvernement français multiplie les subterfuges juridiques (à l’image des débats sur le dégel du corps électoral) visant à entériner le « Grand Remplacement » de la Kanaky ; cette colonie de peuplement occupée par la France depuis 170 ans et où le peuple autochtone est devenu minoritaire, suite aux vagues migratoires successives en provenance notamment de la métropole…  De la « préférence nationale » pour les Français à la « préférence cantonale »… contre les Français ? Le macronisme, ou le lepénisme des nuls…   Le vote de la loi immigration par 349 députés à l’Assemblée Nationale est une victoire idéologique et politique incontestable pour l’extrême droite. Après avoir permis au Rassemblement National (RN) d’obtenir un nombre record de sièges à l’Assemblée Nationale (89) en refusant de lui faire barrage face aux candidats de la NUPES lors des législatives, Emmanuel Macron a décidé d’appliquer le programme de la famille Le Pen. Ce faisant, le parti au pouvoir espère ainsi flatter l’électorat du parti d’extrême droite réputée foncièrement hostile à l’immigration. Mais pour Emmanuel Macron, comme pour Marine Le Pen, la loi immigration risque de produire des résultats contraires à ceux escomptés. Pour Emmanuel Macron, le problème se pose en des termes assez simples : la course aux électeurs de l’extrême droite est une stratégie condamnée à l’échec, à moyen terme ; l’expérience démontrant en effet que les électeurs préfèrent toujours l’original (le Pen) à la copie (Macron). En ce qui concerne Marine Le Pen, l’extension de la préférence nationale à d’autres pays européens, en particulier dans les pays

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Crise ukrainienne : situation des ressortissants africains

Le 24 février 2022 a marqué le début de l’offensive russe en Ukraine. Si cette intervention se déroule à des milliers de kilomètres de l’Afrique, il n’en reste pas moins que ce conflit a des répercussions pour notre peuple. En effet, des milliers de ressortissants africains, principalement des étudiants se retrouvent aujourd’hui coincés en Ukraine où l’accès dans les pays voisins (notamment la Pologne) leur est refusé sans aucune raison apparente si ce n’est la xénophobie et le racisme primaire qui sont enracinés dans la culture européenne (de l’Ouest ou de l’Est). La Ligue Panafricaine – UMOJA exprime sa profonde indignation face aux traitements inhumains et dégradants qui sont réservés aux étudiants et ressortissants africains qui cherchent à fuir l’Ukraine. Nous assurons nos sœurs et frères du soutien de la LP-U. À la suite de l’annonce postée par l’ambassade d’Ukraine au Sénégal pour recruter des mercenaires africains pour aller combattre les Russes, nous rappelons aussi qu’aucun sang africain ne doit être versé dans une guerre qui n’est pas fondamentalement la nôtre. La LP-U dénonce l’inaction et le mutisme de l’Union Africaine (UA) qui est aux abonnés absents au moment où, du Brésil à la Chine en passant par les Etats-Unis, l’Europe, les pays du monde arabe ou de l’ex-URSS, la négrophobie est devenue un sport universel qui nécessite que nous défendions l’intégrité physique des filles et fils d’Afrique à travers la planète. La négrophobie ne diminuera que lorsque nous aurons à la tête de l’Afrique, le continent le plus riche mais le plus pillé, des panafricanistes qui prendront la responsabilité de ne plus se faire le relais de la propagande impérialiste, de mobiliser les moyens pour secourir nos ressortissants et d’imposer des sanctions politiques et économiques ciblées aux pays qui ne protègent pas les ressortissants africains dans le monde. Si la voix de certains Etats du continent s’est fait entendre cette fois ; cela reste néanmoins trop inégal et trop disparate pour que cela pèse réellement au regard des enjeux qui sont considérables. Seule une Afrique forte et unie dans le cadre d’un projet fédéral apportera protection, respect et dignité aux enfants d’Afrique et ce quel que soit l’endroit du globe où ils se trouvent. La LP-U exhorte, une fois de plus tous les Africains (du continent comme de la diaspora), épris de justice et de souveraineté, de rallier ses rangs afin que notre voix pèse bien plus encore dans le cadre de la défense de notre continent et de notre peuple et pour réaliser, in fine, le projet d’Etat Fédéral d’Afrique Noire (EFAN) de Cheikh Anta Diop, essentiel pour notre renaissance. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Fait à Bruxelles, Kinshasa, Lomé, Paris, le 05 mars 2022 Le Bureau Politique Provisoire

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[Vidéo] Le rôle du Panafricanisme dans un monde multipolaire (Diogène SENNY)

🔴 [Vidéo] ALLEMAGNE – LE RÔLE DU PANAFRICANISME DANS UN MODE MULTIPOLAIRE. Discours de Diogène SENNY, Président de la Ligue Panafricaine – Umoja (LP-Umoja) à Francfort sur l’invitation de l’Institut Schiller le 17 novembre 2019. Notre président a pu aborder différents points comme les 30 ans de la chute du mur de Berlin, la Fin de l’histoire, les Ruses de l’histoire, l’Etat fédéral africain, la Renaissance Africaine, le Mythe agraire osirien. A écouter, à partager. Pour adhérer à la Ligue Panafricaine – Umoja et rejoindre nos forces panafricanistes organisées et Sections Territoriales en diaspora et en Afrique, un seul formulaire en ligne: https://lp-umoja.com/formulaire-dadhesion-en-ligne/ Umoja Ni Nguvu! L’union fait la force!

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La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient les forces de résistance et de libération du Gabon et du Togo

L’histoire du pouvoir politique au Gabon et au Togo est marquée par de violentes crises systémiques dont nous voyons depuis plusieurs mois les dernières métastases. Depuis un demi-siècle, les deux pays sont gouvernés par deux dynasties, deux clans familiaux élargis à un groupe de profiteurs locaux et étrangers formant une oligarchie. Les régimes à Lomé et à Libreville se sont maintenus au pouvoir par la force, la ruse ou la fraude, mais également par le soutien affiché de l’Elysée. Plusieurs présidents français n’ont jamais caché la nature incestueuse et corrompue de leurs relations personnelles et financières avec leurs valets gabonais et togolais. Les présidents actuels, qui sont issus du même sérail biologique, incarnent une rupture générationnelle, mais une continuité idéologique et politique. Certes, la France a choisi de nuancer son soutien aux régimes de Faure Gnassingbé et d’Ali Bongo, mais elle le fait dans le but de préserver ses intérêts et ceux de ses multinationales face à de nouveaux impérialismes. De même que les rencontres UE-Afrique ou France-Afrique ne font que maintenir un vieux rapport de domination, la Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’organisation par le régime togolais d’un Sommet Afrique-Israël en octobre 2017. Une telle rencontre ne peut qu’entraîner un peu plus la division des pays africains sans assurer la moindre retombée positive en matière de souveraineté, de sécurité ou de développement. Un régime vivant sur la colonisation à l’égard du peuple palestinien et violant le droit international ne saurait apporter autre chose qu’une colonisation supplémentaire dans une Afrique déjà divisée par une absence de cohérence dans son rapport géopolitique aux pays du Moyen Orient. Tenues éloignées des enjeux géopolitiques qui règlent pourtant leur destin quotidien, les populations africaines constatent chaque jour la défaillance des services publics (administration, écoles, police, hôpitaux), pendant que les élites fréquentent les établissements scolaires ou hospitaliers des quartiers les plus huppés des capitales occidentales en dilapidant les ressources nationales. Le phosphate, le bois ou le pétrole, pour ne citer que quelques unes des richesses, alimentent des réseaux économiques et financiers drainant des sommes d’argent inimaginables pour le commun des mortels. Sur place, le chômage de masse favorise un climat de crise sociale perpétuelle, obligeant chaque Gabonais ou Togolais à se débrouiller par lui-même. Cette situation d’abandon a fait de la politique non plus le lieu de résolution des problèmes des populations, mais un moyen pour les dominants de rémunérer les allégeances en y inscrivant trop souvent un facteur ethnique et tribaliste à l’opposé du panafricanisme. La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore l’amalgame qui a pu être fait dans les réseaux sociaux entre le panafricanisme et l’un ou l’autre des candidats à la dernière élection présidentielle gabonaise. Ni le vainqueur, ni le vaincu de cette élection ne remplissent les critères élémentaires du panafricanisme, quelles qu’aient pu être leurs fonctions antérieures. Ni le vainqueur, ni le vaincu, ne s’est engagé à rompre avec l’ingérence néocoloniale incarnée par le franc CFA, les accords de défense ou les privilèges accordés aux multinationales étrangères, quand bien même des mesures auraient été prises pour le redressement fiscal de l’une de ces multinationales phares de la Françafrique. La LP – UMOJA rappelle que le jeu des pouvoirs et des oppositions en Afrique ne vise qu’à maintenir un même système de pillage de nos richesses en place, sans proposer d’alternatives. La Ligue Panafricaine – UMOJA adresse un soutien franc et sincère à la résistance gabonaise qui se bat pour sa dignité et sa liberté. La résistance gabonaise, à travers une veille citoyenne au niveau du processus électoral, a clairement identifié le vainqueur des élections. Ce sentiment de frustration face à un coup de force électoral, trop de peuples africains, à commencer par les Togolais, en ont fait l’amère expérience. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) salue l’initiative du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam qui, avec d’autres structures, appelle le peuple togolais à manifester notamment les mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2017. Depuis le départ de Yaya Jammeh de Gambie, le Togo est le seul pays de l’espace CEDEAO à n’avoir jamais connu d’alternance. Ainsi, la LP-U partage les revendications portées par le PNP (retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992, révision du cadre électoral et instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, fin des persécutions et de l’impunité) et souhaite continuer à travailler avec les forces togolaises du Continent et de la Diaspora pour construire, au-delà d’une simple mais déjà difficile alternance, une véritable alternative panafricaniste faisant du Togo la fierté de toute l’Afrique. Comme le peuple gabonais, le peuple togolais, toutes catégories sociales confondues, a démontré qu’il n’avait plus confiance en les autorités. Des informations font régulièrement état de milices recrutées par les régimes pour supplanter des armées défaillantes. Des images authentiques montrent que les forces armées se livrent à des pratiques inhumaines et dégradantes sur les manifestants. Les forces armées du Gabon et du Togo, comme celles de tous les autres pays africains, doivent respecter leur devoir patriotique qui consiste à refuser de tirer sur le peuple et à se mettre en retrait. Sous prétexte de combattre l’anarchie, les régimes africains qui engagent les forces armées dans la répression des populations ne font que semer la désolation dans les cœurs et creuser leur propre tombeau. Ces régimes sont indignes de notre Histoire, et ont de surcroit l’outrecuidance de vouloir récupérer le deuil qu’ils ont provoqué. Semer le chaos pour organiser une phase politique de réconciliation nationale est malheureusement une pratique trop courante qui doit cesser. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle les mots du Capitaine Thomas Sankara – « Un militaire sans formation politique est un criminel en puissance »  – pour inviter tous les hommes et femmes en treillis à faire leur examen de conscience et à mettre fin aux divisions entre forces armées et forces civiles, économiques et sociales africaines. Pour en finir avec près de soixante ans de renoncements, la Ligue Panafricaine – UMOJA en appelle aux peuples et organisations de tout le continent africain à s’organiser en forces politiques pour investir

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Le Swahili : Une langue panafricaine

Le Swahili : Une langue panafricaine Le continent Africain est une terre riche en cultures diverses et variées. Cela lui accorde une valeur importante et unique sur toute la planète. La linguistique historique développée par l’école africaine a mis en évidence la parenté d’ordre génétique c’est à dire intrinsèque de toutes les langues africaines, grâce à un ancêtre commun pré-dialectal appelé le negro-égyptien. Mais la non-compréhension linguistique entre cette multitude de peuples semble s’avérer être un frein à la coopération continentale sous diverses formes : économique, politique, sociale, scientifique, etc.… Le choix d’une langue administrative continentale est donc d’actualité, surtout dans la période agitée que le monde traverse et qui, plus que jamais, demande de former un bloc puissant et cohérent. Ce sont ces blocs qui s’affrontent. Ceux qui n’en forment pas sont obligés de faire allégeance à l’un ou l’autre. POURQUOI UNE LANGUE CONTINENTALE ? Avoir une langue administrative continentale est un signal symboliquement fort envoyé au reste du monde signifiant la fin des blocs linguistiques coloniaux francophones, lusophones et anglophones.A ce jour, chaque bloc continue d’entretenir des relations privilégiées avec son ex-colonisateur, mais des relations moins soutenues avec ses voisins directs aux langues officielles coloniales souvent différentes. En supprimant les langues étrangères au profit d’une langue continentale, on fait disparaître en même temps les blocs coloniaux géographiques. Les pays actuels ne se sont maintenus dans le temps qu’à cause des langues coloniales. Les frontières ayant été imposées en 1885 lors de la conférence de Berlin par les occidentaux, les frontières linguistiques correspondent à la façon dont « le gâteau Africain » a été découpé. Un changement de langue officielle au profit d’une langue continentale endogène permettrait d’affaiblir, voire de briser les différents liens économiques, commerciaux, culturels, sociaux, privilégiésentre les ex-colonisés et leurs ex-colonisateurs directs. Enfin naîtront des liens internes forts; ce qui fera tomber les frontières coloniales, transformant ainsi l’Afrique en un potentiel « titanesque-mastodonte » loin devant les USA, l’Europe ou l’ex-URSS en termes de coopération, d’idéologie, de défense des terres, de ressources pensantes fidèles au continent. Des organisations occidentales ont justement pour but d’empêcher cette transformation. Ce n’est pas pour rien que le gouvernement français s’évertue depuis 50 ans à pérenniser au mieux la langue française sur le continent par l’intermédiaire de l’organisation internationale de la francophonie. Que représente cette organisation ? La Francophonie est le dispositif institutionnel qui organise les relations politiques et de coopération entre les 77 États et gouvernements de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Sur ces 77, une trentaine se trouve en Afrique, et sur cette trentaine aucun n’a pour langue officielle première une langue Africaine. Bilan éloquent. Puisque toute organisation solide se base avant tout sur des liens de sang et par extension sur des liens culturels, le rôle stratégique de domination de ces organisations (la francophonie, tout comme le Commonwealth) est avant tout d’empêcher toute organisation ne relevant pas d’Etats occidentaux en imposant leur langue comme qualité culturelle incontournable.  POURQUOI LE SWAHILI ? Il existe cependant une langue Africaine parlée par un nombre important et conséquent : le swahili. Cette langue est parlée au Kenya, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, en RDC, au Sud de Centrafrique, au Nord-Mozambique, au sud-est de la Somalie et dans une version très éloignée dans les Iles Comores et Madagascar. En dépit des apports minimes de l’arabe, de l’anglais, du français et même de l’allemand, le Swahili est une langue fondamentalement bantoue car il partage un ancêtre commun pré-dialectal dit « proto-bantou » avec toutes les langues boutoues. Avec 10 pays concernés, et un minimum de 100 millions de locuteurs sur 900 millions d’habitants (hors-Maghreb), soit un habitant sur neuf au minimum, c’est incontestablement la langue Africaine la plus parlée. C’est une langue qui actuellement n’est que très peu standardisé et possède une bonne vingtaine de versions différentes avec un tronc commun. Cette malléabilité peut être un avantage. Elle va permettre de purger la langue des termes exogènes pour en faire une langue totalement Africaine et standardisée, du moins administrativement. COMMENT LA DIFFUSER ? Comme pour tout travail d’apprentissage révolutionnaire, il faudra travailler sur les enfants pour que ce qui sera un changement brutal pour une génération devienne la normalité pour les suivantes. Qui dit apprentissage destiné aux enfants, dit école publique. Et qui dit école publique dit acte posé par l’Etat, donc acte politique. C’est un travail de longue haleine. Comme souvent, nous en revenons au même point qui dit que pour pouvoir travailler à une échelle nationale, le terrain politique est inévitable ; cette facette trop souvent ignorée volontairement ou non, est pourtant indissociable de toute action révolutionnaire à très grande échelle. Il faut d’abord devenir un acteur politique majeur dans chaque état pour espérer avoir assez de poids et influer sur la politique scolaire et même la politique continentale stratégique. Conclusion La mise en place d’une langue administrative continentale est un des piliers majeurs de la construction, de la cohésion et de l’autonomie sociale, politique, économique, ou encore scientifique. C’est un acte pouvant potentiellement sonner le glas d’un découpage géographique et linguistique colonial datant de 1885 lors de la conférence de Berlin, fermant une fois pour toute la parenthèse du découpage colonial datant déjà de 128 ans. Les conséquences seraient une augmentation et un renforcement des échanges sociaux, culturels, économiques intra-Africains, une solidification d’une identité commune Africaine, un retour sur le devant de la scène et une valorisation sérieuse des identités Africaines qui pourraient enfin s’affirmer au détriment des nationalismes stériles néocoloniaux. Mais la mise en place ne se fera pas immédiatement. Puisque cette réforme doit se faire massivement au niveau étatique et continental, elle demande forcément d’entrer dans le jeu politique. Les partisans de l’Unité Africaine dans chaque Etat actuel doivent se montrer audacieux afin d’explorer des voies originales susceptibles de créer les conditions de la révolution linguistique dont l’Afrique a tant besoin. Kouokam

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Le village des Paysans comme Université du savoir traditionnel amélioré

Juin 2013 La maison du paysan ——————————- Dr. Michel BABADJIDÉ Ou le concept d’un décomplexe sur les modèles économiques dont le Continent africain devrait se départir. Penser en fonction de notre environnement immédiat et construire les réponses aux besoins vitales de nos populations. Etre riches et opulents fait partie de nos préceptes, à la seule exception où il répondait aux objectifs d’un Groupe et utile à tous. Ce qui se passe avec les plantes, se passe avec les animaux…et hélas se passe avec les humains. C’est trop simple, pas « moderne », alors on daigne y prêter attention. Moins il y a de diversité et plus les dysfonctionnements s’installent. Monoculture, mono élevage, concentration, uniformisation…tout ce que la nature ne fait pas…d’où prolifération de parasites, virus, bactéries qui deviennent pathogènes…puis ce sont les pesticides, les insecticides et autres médicaments chimiques de synthèse…qui souvent masquent momentanément les « symptômes », qui sont utilisés …et le cycle d’une course « technologique » infernal et sans fin répare …pour corrigé ce que l’on a précédemment déréglé… Après 6 ans d’étude à l’étranger, diplôme en poche….c’est au village qu’au Bénin Michel Babadjidé, avec beaucoup d’humilité a découvert un trésor de savoir, ce sont des personnes de cette trempe qui redonnent espoir. Fallait il alors passer tant de temps à l’étranger pour découvrir pas loin de chez soi la bonne démarche à suivre? « Le village des paysans comme université du savoir traditionnel amélioré (A voir absolument, à diffuser et à méditer) »

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Quand des jeunes mahorais réclament le retour de Mayotte aux Comores

Le Front Démocratique, parti politique de Mayotte, créé dans les années 70,  réclame le retour de Mayotte aux Comores. La départementalisation est un leurre. Les Mahorais s’en rendent compte désormais à cause de la pression fiscale, foncière, accaparement des terres. Ce projet a été mal vendu par les responsables politiques de l’île, plus soucieux d’ambitions personnelles peut-être ? Il n’y a pas que le RSA, du reste un instrument d’assistanat utilisé comme un levier de direction associé à tout scrutin dans la majorité des DOM. [youtube vqUTGXb4inw]

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