LP-U | Umoja ni nguvu !

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COMMUNIQUÉ SUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 15 MARS 2026 EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

La Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce une présidence à vie de Denis Sassou Nguesso contre les intérêts du peuple congolais. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a pris connaissance sans surprise de la candidature de Monsieur Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat présidentiel, après plus de 40 ans cumulés (1979-1992, 1997-2026) à la tête de la République du Congo, dans ce qui s’apparente à une présidence à vie, l’issue du scrutin du 15 mars 2026 ne faisant aucun doute. A la tête d’un pays doté d’importantes ressources humaines et naturelles mais affichant paradoxalement un taux de pauvreté de 46,8% en 2024, disposant en 2025 de 1323 milliards FCFA de recettes pétrolières, soit 40 % du PIB et plus de 80 % des recettes d’exportation, Denis Sassou Nguesso a échoué à libérer le Congo de sa dépendance à l’or noir et à opérer une redistribution des richesses au profit du peuple dans les domaines vitaux de l’agriculture, l’industrie, les technologies ou la vitale production d’énergies. Avec des indicateurs alarmants dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau et à l’électricité, c’est sur la base d’un bilan catastrophique, qu’il se présente pour un potentiel énième mandat, qu’il terminerait à l’âge de 87 ans, dans une Nation dont 60% de la population est âgée de moins de 25 ans. La déconnexion du régime congolais avec les réalités, les aspirations et les besoins d’une jeunesse aux prises avec un taux de chômage atteignant le seuil alarmant de 46,32% ces dernières années d’après l’Organisation Internationale du Travail, semble pour le moins logique. Denis Sassou Nguesso affirmait récemment : « Nous voulons faire comprendre aux jeunes que tout le travail que nous faisons, c’est aussi pour préparer les conditions de leur arrivée. Parce que nous ne resterons pas une éternité au pouvoir et leur tour viendra. ». Comment cette jeunesse congolaise aura-t-elle été préparée à gérer le pays ou à relever les défis d’une compétition mondiale féroce, quand les indicateurs de l’UNESCO illustrent l’effroyable bilan du Congo en matière d’éducation en 2024 : taux d’achèvement du premier cycle de l’enseignement secondaire de 14,1 % pour les filles et de 24,2 % pour les garçons. Au Congo sous Denis Sassou Nguesso, comme dans les cinq autres pays d’Afrique centrale, un cancer semble frapper tous les peuples, celui de modèles de gouvernance démocratiques en théorie dans les constitutions importées, mais transformés en longs règnes tyranniques et opaques par l’usage du même modus operandi : répression sanglante et destruction systématique de toute opposition crédible ; droits humains et libertés piétinés ; gestion clanique de l’Etat et des richesses nationales ; maintien au pouvoir par l’usage de la force et de la fraude électorale ; préservation de la Françafrique et autres mécanismes de prédations néocoloniales. La Ligue Panafricaine – UMOJA réitère son soutien au vaillant peuple congolais et l’appelle à regrouper ses forces pour prendre son destin en main afin de construire souverainement une véritable alternative. UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Le Bureau Politique Provisoire 

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ARRESTATION DE BOOKER NGESA OMOLE AU KENYA

La Ligue Panafricaine – UMOJA apporte son soutien à Booker Ngesa Omole et appelle à sa libération. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a appris avec consternation l’arrestation par des agents de police kényans de Mr Booker Ngesa Omole, actuel Secrétaire général du Parti Communiste Marxiste du Kenya, dans des circonstances d’une rare violence. Cette interpellation brutale, qui intervient quelques mois après la répression sanglante, ayant causé une trentaine de morts parmi les manifestants de juillet 2025 contre la politique économique ultralibérale du régime en place, confirme la tendance alarmante du gouvernement kényan, à opter pour des méthodes autoritaires d’un autre âge, face à tout mouvement de protestation. Selon le Parti Communiste Marxiste du Kenya (PCM-K), Booker Ngesa Omole a été battu, torturé, a eu une dent cassée et un doigt sectionné. Après plusieurs heures sans savoir où il se trouvait, ses camarades ont appris qu’il était détenu au poste de police de Mlolongo, non loin de Nairobi, un lieu « redouté et depuis longtemps associé à des exécutions extrajudiciaires ». Les conditions de son interpellation à Isiolo, ville située à 250 kilomètres au nord Nairobi, ainsi que sa déportation vers Mlolongo, rappellent les heures les plus sombres de l’oppression coloniale en Afrique, dans un contexte mondial d’agressions impérialistes décomplexées. Dans un pays où des mouvements de résistance importants comme celui des Mau Mau, ainsi que des figures d’envergure à l’instar de Dedan Kimathi et Pio Gama Pinto, ont payé le prix du sang afin de chasser l’impérialisme, la Ligue Panafricaine – UMOJA déplore qu’en 2026, de courageux militants kényans soient victimes des méthodes de terreur coloniale de la main de dirigeant kényans. Nous appelons les autorités kényanes à la libération immédiate de Mr Booker Ngesa Omole, ainsi qu’à la libération de tous les prisonniers d’opinion. La Ligue Panafricaine – UMOJA assure Mr Booker Ngesa Omole et le Parti Communiste Marxiste du Kenya, de son soutien et de sa solidarité Panafricanistes. UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Le Bureau Politique Provisoire 

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COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN PANAFRICAIN AU PEUPLE CUBAIN 

NON À L’AGRESSION IMPÉRIALISTE ETATS-UNIENNE ! Depuis l’agression militaire du Venezuela et l’arrestation illégale du président Nicolás Maduro et de sa compagne par les États-Unis le 3 janvier 2026, la République de Cuba fait face à une nouvelle phase d’attaque économique et énergétique. Lʼadministration états-unienne a en effet intensifié les pressions en menaçant de sanctions tout pays qui continuerait à fournir du carburant à Cuba, qualifiée par un décret du 29 janvier signé par Donald Trump de « menace inhabituelle et extraordinaire ». En conséquence, le gouvernement cubain a suspendu le ravitaillement en kéroséne des compagnies aériennes à compter du 9 février et restreint la vente de carburant au public afin de réserver les ressources à la production dʼélectricité, aux hôpitaux, à lʼapprovisionnement en eau, à la défense nationale et aux secteurs stratégiques. Cette situation résulte directement de la rupture des échanges énergétiques entre Cuba et le Venezuela, pays avec lequel lʼîle entretenait un partenariat fondé sur un échange de services médicaux et sociaux contre des livraisons de pétrole. En ciblant Caracas puis en menaçant tout partenaire potentiel de La Havane, Washington cherche à provoquer une asphyxie organisée, dans la continuité du blocus suicidaire imposé à Cuba depuis 1962. La Ligue Panafricaine – UMOJA est profondément préoccupée par cette nouvelle tentative dʼasphyxie contre la République de Cuba et se tient aux côtés de son brave peuple. En tant que panafricanistes, nous ne pouvons rester inertes car Cuba nʼest pas un Etat quelconque dans lʼhistoire des luttes panafricaines. Son peuple est en partie issu de la déportation d’africains sur l’île, et les Afro-Cubains ont joué un rôle central dans les guerres dʼindépendance comme dans la révolution de 1959, qui a mis fin à lʼordre racial hérité de la colonisation et de la tutelle américaine. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle aussi que Cuba a mené un internationalisme pratique en Afrique. En Angola, dès 1975, face aux offensives soutenues par le régime dʼapartheid sud-africain et ses alliés occidentaux, Cuba est intervenue militairement aux côtés du MPLA (Mouvement Populaire de Libération de lʼAngola. À Cuito Cuanavale en 1988, la défaite infligée à lʼarmée sud-africaine a modifié le rapport de force en Afrique australe et ouvert la voie aux négociations qui ont conduit à lʼindépendance de la Namibie et à la chute du régime dʼapartheid. Cette réalité a été reconnue par Nelson Mandela lui-même, qui choisit Cuba pour lʼune de ses premières grandes visites internationales après sa libération, où il déclarait en 1991 que “Le peuple cubain occupe une place particulière dans le cœur des peuples dʼAfrique. Les internationalistes cubains ont apporté une contribution à lʼindépendance, à la liberté et à la justice en Afrique, sans équivalent par son caractère de principe et désintéressé”. Enfin, nous n’oublierons jamais que Cuba, malgré les pressions, les demandes d’extradition et les primes annoncées par les autorités états-uniennes, a maintenu, jusquʼà son récent décès en 2025, lʼasile politique accordé à une grande révolutionnaire et militante afro-américaine Assata Shakur. Toutes ces actions concrètes sʼinscrivent dans une tradition cubaine de solidarité avec les luttes panafricanistes. Par conséquent, il revient aux Africains du monde entier de manifester une solidarité à la hauteur de cet engagement. La Ligue Panafricaine – Umoja condamne fermement cette nouvelle tentative de déstabilisation de la République de Cuba, qui sʼinscrit dans une logique plus large qui frappe tous les peuples et tous les gouvernements qui cherchent à résister à lʼimpérialisme américain et à affirmer leur souveraineté. Ce même impérialisme qui tente dʼasphyxier Cuba maintient Haïti dans une instabilité chronique, traque, exploite et discrimine les groupes autochtones, noirs, latinos et migrants aux États-Unis et déploie sur le continent africain une présence militaire structurée à travers AFRICOM, tout en appuyant des logiques de prédation des ressources et de déstabilisation politique. Face à cette offensive dévastatrice pour nos peuples, il nous appartient de renouer avec lʼexigence portée il y a soixante ans par la Tricontinentale de La Havane, en réaffirmant la nécessité dʼune convergence des luttes africaines, caribéennes et latino-américaines. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – Umoja appelle lʼensemble des forces africaines et afrodescendantes à soutenir Cuba face à lʼescalade impérialiste !  Solidarité pleine et entière avec le peuple cubain ! Umoja ni Nguvu ! Venceremos ! Le Bureau Politique Provisoire

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