LP-U | Umoja ni nguvu !

FÉDÉRAL

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À mon peuple par Assata Shakur (écrit en prison), le 4 juillet 1973

Assata ( « celle qui lutte » ) Olugbala ( « pour le peuple » ) Shakur ( « la reconnaissante » ) (1947-2025) Panafrikan rend hommage à une grande militante panafricaniste révolutionnaire noire, membre des Black Panthers et du Black Liberation Army, exilée à Cuba depuis 1984, symbole de la lutte contre l’impérialisme américain et pour la libération noire. Assata SHAKUR vient de nous quitter à l’âge de 78 ans, à La Havane. Quelle meilleure manière de lui hommage que de publier ses écrits qui résonnent en tout point encore aujourd’hui, notamment un extrait de sa lettre “à mon peuple” écrit en prison, le 4 juillet 1973. Son héritage demeure vivant : celui d’une femme qui n’a jamais cessé de lutter pour la liberté des Noirs et des opprimés partout dans le monde. Comme elle aimait à dire : « Notre devoir est de : nous défendre, ne tolérer aucun manque de respect et obtenir la liberté par tous les moyens nécessaires. C’est notre devoir de lutter pour la liberté. C’est notre devoir de vaincre. Nous devons nous aimer et nous soutenir les uns les autres. Nous n’avons rien à perdre, sauf nos chaînes ! » — Assata Shakur « Mes frères noirs, mes sœurs noires, je veux que vous sachiez que je vous aime et j’espère que quelque part dans vos cœurs, vous m’aimez aussi. Je m’appelle Assata Shakur et je suis une révolutionnaire. Une révolutionnaire noire. J’entends par là que j’ai déclaré la guerre à toutes les forces qui ont violé nos femmes, castré nos hommes et laissé nos bébés le ventre vide. J’ai déclaré la guerre aux riches qui prospèrent grâce à notre pauvreté, aux politiciens qui nous mentent avec le sourire, et à tous les robots sans cervelle et sans cœur qui les protègent, eux et leurs biens. Je suis une révolutionnaire noire et, à ce titre, je suis victime de toute la colère, la haine et la calomnie dont l’Amérikkke est capable. Comme tous les autres révolutionnaires noirs, l’Amérique essaie de me lyncher. Je suis une femme révolutionnaire noire et, pour cette raison, j’ai été inculpée et accusée de tous les crimes présumés auxquels une femme aurait participé. J’ai été accusée d’avoir planifié des crimes présumés dans lesquels seuls des hommes auraient été impliqués. Ils ont placardé des photos supposées être de moi dans les bureaux de poste, les aéroports, les hôtels, les voitures de police, les métros, les banques, à la télévision et dans les journaux. Ils ont offert plus de cinquante mille dollars de récompense pour ma capture et ont donné l’ordre de tirer à vue et de tirer pour tuer. Je suis une révolutionnaire noire et, par définition, cela fait de moi un membre de l’Armée de libération noire. Les flics ont utilisé leurs journaux et leurs chaînes de télévision pour dépeindre l’Armée de libération noire comme une bande de criminels vicieux, brutaux et dangereux. Ils nous ont traités de gangsters et de petites amies de gangsters, et nous ont comparés à des personnages tels que John Dillinger et Ma Barker. Il devrait être clair, cela doit être clair pour quiconque est capable de réfléchir, de voir ou d’entendre, que nous sommes les victimes. Les victimes, et non les criminels. Il devrait également être clair pour nous à présent qui sont les véritables criminels. Nixon et ses complices ont assassiné des centaines de frères et sœurs du tiers-monde au Vietnam, au Cambodge, au Mozambique, en Angola et en Afrique du Sud. Comme l’a prouvé le Watergate, les hauts responsables de l’application de la loi dans ce pays sont une bande de criminels menteurs. Le président, deux ministres de la Justice, le directeur du FBI, le directeur de la CIA et la moitié du personnel de la Maison Blanche ont été impliqués dans les crimes du Watergate. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas assassiné plus de deux cent cinquante hommes, femmes et enfants noirs non armés, ni blessé des milliers d’autres lors des émeutes qu’ils ont provoquées dans les années 60. Les dirigeants de ce pays ont toujours considéré leurs biens comme plus importants que nos vies. Ils nous traitent d’assassins, mais nous ne sommes pas responsables du meurtre de vingt-huit codétenus et de neuf otages à Attica. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas tué ni blessé plus de trente étudiants noirs non armés à Jackson State, ni à Southern State. Ils nous traitent d’assassins, mais nous n’avons pas assassiné Martin Luther King, Jr., Emmett Till, Medgar Evers, Malcolm X, George Jackson, Nat Turner, James Chaney et d’innombrables autres. Nous n’avons pas assassiné, en tirant dans le dos, Rita Lloyd, seize ans, Rickie Bodden, onze ans, ou Clifford Glover, dix ans. Ils nous traitent d’assassins, mais nous ne contrôlons ni n’appliquons un système de racisme et d’oppression qui assassine systématiquement les Noirs et les populations du tiers-monde. Bien que les Noirs représentent environ 15 % de la population américaine totale, au moins 60 % des victimes de meurtres sont noires. Pour chaque flic tué dans l’exercice de ses fonctions, au moins cinquante Noirs sont assassinés par la police. Ils nous traitent de voleurs et de bandits. Ils disent que nous volons. Mais ce n’est pas nous qui avons volé des millions de Noirs sur le continent africain. On nous a volé notre langue, nos dieux, notre culture, notre dignité humaine, notre travail et nos vies. Ils nous traitent de voleurs, mais ce n’est pas nous qui détournons des milliards de dollars chaque année par le biais de l’évasion fiscale, de la fixation illégale des prix, du détournement de fonds, de la fraude à la consommation, des pots-de-vin, des commissions occultes et des escroqueries. Ils nous traitent de bandits, mais chaque fois que la plupart des Noirs touchent leur salaire, nous sommes volés. Chaque fois que nous entrons dans un magasin de notre quartier, nous sommes victimes d’un hold-up. Et chaque fois que nous payons notre loyer, le propriétaire nous met un pistolet sur la tempe. Ils nous

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Solidarité-Umoja

La Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U) une organisation de conviction, de terrain, qui agit pour transformer la situation des peuples africains à travers l’unité, la souveraineté et la justice. L’un de nos projets concrets portés par des militants de la LP-U section France s’intitule « Solidarité-Umoja. » Ce projet est né en décembre 2023, quand nos militants ont vu sur Instagram la photo de l’un de nos jeunes adolescents recroquevillé dans la neige, comme s’il était mort. À Paris et en région parisienne, des centaines de nos frères, sœurs, enfants et parents en situation de grande précarité vivent sous des tentes, été comme hiver. Ils sont chassés d’un endroit à l’autre, traqués par la police, en attente interminable d’une réponse à leur demande d’asile. Avec Solidarité-Umoja, nous avons décidé d’agir, avec nos modestes moyens. Cela passe par : Pour nous, ce projet n’est pas isolé. Il s’inscrit pleinement dans notre vision panafricaniste. Car l’histoire de ces frères et soeurs est le reflet des problèmes structurels du continent : pauvreté, guerres, exil forcé des jeunes, absence de souveraineté politique et économique. En leur apportant chaleur et soutien, ici, nous affirmons deux choses : Autrement dit, Solidarité-Umoja est l’expression concrète de notre credo : Umoja ni Nguvu — l’union fait la force. Pour vous donner un exemple : récemment, grâce à un appel à dons, la générosité de notre communauté nous a permis de les inviter à un repas. Cela peut sembler simple, mais pour ces familles, c’est précieux car en echo avec nos valeurs ancestrales, originelles africaines de partage et d’entraide. C’est l’occasion d’adresser encore un grand merci à celles et ceux qui continueront à avoir un geste de solidarité pour nos enfants, jeunes, frères, sœurs et parents. C’est précisément cela, l’esprit de Solidarité-Umoja : montrer, par des actes concrets, que l’union et le soutien mutuel sont des forces capables de redonner dignité et espoir. Nombreux ont participé directement à ce travail de terrain, et chaque geste compte. Solidarité-Umoja n’est donc pas qu’un projet humanitaire.Il est le reflet direct de notre vision panafricaniste.Car pourquoi ces jeunes quittent-ils leur pays ? Parce qu’en Afrique, nos peuples continuent de subir la pauvreté, les guerres, le pillage des ressources et l’absence de souveraineté. Tant que ces causes structurelles ne seront pas réglées, d’autres prendront la route de l’exil. C’est pourquoi nous, à la LP-U section France, nous disons : agir ici et maintenant pour soulager nos frères et sœurs, tout en travaillant à long terme pour transformer l’Afrique.Ces deux combats sont inséparables. Voilà le sens profond de Solidarité-Umoja : soulager la souffrance aujourd’hui, mais surtout bâtir ensemble un avenir où nos enfants n’auront plus à fuir leur continent. Umoja ni Nguvu — l’union fait la force !

FÉDÉRAL, SST-GRENOBLE, SST-IDF, ST-FRANCE

La Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U) organise la 4ème édition de la JDEAA

Journée Des Enfants Afrodescendants & Africains, édition Spéciale Pré-Ados/Ados Objectif : Fidèle à sa philosophie et à ses valeurs, La Ligue Panafricaine invite la diaspora autour d’un enjeu majeur : l’avenir de sa jeunesse avec cette année un focus sur les Pré-Ados & Adolescents A Paris, le samedi 21 Juin 2025 et à Grenoble 28 Juin 2025 La Ligue Panafricaine-Umoja a organisé une journée gratuite, dédiée à la jeunesse et à l’éducation afrocentrée au mois de Juin. En mémoire de la date du 16 Juin 1976, Journée Mondiale de l’Enfant Africain* La JDEAA 2025 : Constante et alignée avec ses valeurs Panafricaines, La LP-U a pensé et conçu une programmation sélective, connectée avec les préoccupations des parents d’aujourd’hui et les centres d’intérêt des PréAdo et Adolescents. Les questions éducatives et parentales seront posées et des axes de réflexion seront proposés. Cette journée unique mettra en lumière des intervenants professionnels et des créateurs de contenus ludiques et pédagogiques pour accompagner les enfants vers la découverte des riches cultures Africaines. Le tout dans une ambiance familiale. Les valeurs portées par ces journées: Respect & Dignité, Estime de soi, Transmission & Partage. Quelles thématiques ? Création d’un pont entre enfants de la Diaspora Africaine et du Continent, une projection sur l’Avenir pour les Ados, des rencontres et découvertes de métiers inspirants, une présentation des métiers insoupçonnés dans le domaine des Jeux vidéo si chers à nos Ados, un atelier Gourmet Vegétal, une conversation interactive sur les micro-agressions en milieu scolaire (Ados), un échange entre adultes sur les traumas transgénérationnels. Quels formats ? Ateliers, Conversations interactives, Rencontres, Jeux/lecture, Exposition ‘Les dix contre-vérités sur l’Afrique’, et en exclusivité à Grenoble une CAN, Coupe d’Afrique des Nations réservée aux 9-13 ans. Des séquences marquantes, des moments mémorables, ludiques et éducatifs attendent les enfants et leurs parents qui seront acteurs de cette journée spéciale qui leur est dédiée. Notre ambition : Inscrire, dans la durée ce moment privilégié, dans une réflexion Panafricaine au service de notre communauté Afrodescendante et Africaine, grâce à notre implication constante et la contribution d’intervenants engagés et professionnels triés sur le volet. Un rendez-vous afrocentré authentique, loin de tout folklore et mercantilisme. Notre mission : Semer, à travers la jeunesse, des graines qui pousseront dans l’amour de l’Afrique, l’Amour de soi et la Fierté d’avoir été, d’être et de devenir. Un grand merci à nos partenaires clés la Maison de la Conversation dans le 18ème à Paris et l’Unité Sportive du Village Olympique à Grenoble ; et également à nos fidèles soutiens depuis la 1ère édition La Librairie Tamery Sematawy, les Ateliers Racines, les éditions Makedas Sabas et Muntu Warriors. Nous aurons le plaisir cette année de bénéficier de la contribution des associations BESE SAKA, Afrogameuses et de la psychologue clinicienne Yaotcha d’Almeida. Inscription sur HELLOASSO – Contact : journeedelenfantafro@outlook.com – Tel. 06 58 23 55 95 * Journée décrétée en 1991, en mémoire du massacre de centaines d’enfants, massacre perpétré par le pouvoir de l’apartheid le 16 juin 1976, lors d’une marche de ces enfants pour leurs droits à Soweto.

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