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Interview du Président de la L.P.C.-U, Pierre Eboundit à Radio Forum FM de Brazzaville dans l’Émission d’Ingrid Flora, l’Invité du mois, en mars 2012.

  Interview du Président de la L.P.C.-U, Pierre Eboundit à Radio Forum FM de Brazzaville dans l’Émission d’Ingrid Flora, l’Invité du mois, en mars 2012.   Partie 1. Invité du mois_Dr Pierre Eboundit_mars 2012_FRTDH_part1   Partie 2. Invité du mois_Dr Pierre Eboundit_mars 2012_FRTDH_part2    

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Texte intégral de l’intervention de M. Henda Diogène SENNY, Secrétaire Général de la LPC-UMOJA au Colloque sur l’impasse démocratique en Afrique Centrale.

CONTRIBUTION DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO – UMOJA (LPC-Umoja) AU COLLOQUE SUR L’AFRIQUE CENTRALE Samedi 9 JUIN 2012 A MONTREUIL   I. Remerciements Au nom de notre organisation, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U), je remercie le Comité d’initiative d’avoir pris, non seulement, cette initiative, mais aussi d’avoir pensé à nous associer au prestigieux panel des intervenants. Je profite encore de cette occasion pour dire toute notre gratitude et notre fierté à l’endroit de l’UPC, membre de ce Comité d’initiative, figure emblématique et avant-gardiste de la lutte anticoloniale, à travers ses grands leaders, morts pour la patrie africaine, dont les noms résonnent encore dans nos mémoires. Enfin, je voudrais informer l’assemblée que la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U), organisation au nom de laquelle, j’interviens, deviendra, à compter du 24 juin 2012 : « Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) ». Cette évolution, répond à une demande persistante de nos frères et sœurs de lutte, du Gabon, du Centrafrique… pour ne citer que ceux, qui souhaitent s’approprier « Ligue Panafricaine – UMOJA » dans leur territoire respectif. Par conséquent, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U), devient la première Section Territoriale de la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U). Cette dernière assurera la coordination de toutes les Sections Territoriales qui lui seront rattachées organiquement. L’avantage de cette structuration est de parvenir à couvrir l’ensemble du territoire africain, ainsi d’amplifier la lutte. II. Introduction En tant qu’organisation panafricaniste, le vocable « Afrique Centrale », ne peut que nous réjouir, car il tranche avec les vues politiques étroites, confinant à l’ethno-régionalisme, auxquelles, malheureusement, depuis au moins deux décennies, l’Afrique noire s’est habituée. Pour en venir au thème général de ce Colloque, rappelons-le : « L’impasse des transitions démocratiques en Afrique : le cas de l’Afrique Centrale » Il nous a semblé que l’on ne peut traiter de l’impasse des transitions démocratiques actuelles, sans comprendre pourquoi, les alternances démocratiques des années quatre-vingt-dix, dans les cas où elles ont pu avoir lieu, en Centrafrique ou au Congo-Brazzaville par exemple, n’ont pu durablement enraciner la démocratie. Ainsi, nous proposons le titre suivant à notre intervention : « Alternance démocratique ou De la Conquête de la Souveraineté à l’indispensable Unité politique » De nos jours, lorsqu’on évoque les transitions démocratiques en Afrique noire, le point de départ qui sert de moment de lancement, est bien le vent de démocratisation qui a touché l’Afrique noire au début des années quatre-vingt-dix, dans le contexte de la fin de la bipolarisation Est-Ouest.

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Communiqué de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA, suite à l’admission de la République d’Haïti au statut de membre à part entière de l’Union Africaine

Communiqué de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA, suite à l’admission de la République d’Haïti au statut de membre à part entière de l’Union Africaine. La Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U) exprime une vive émotion et une grande satisfaction suite à l’admission de la République d’Haïti à l’Union Africaine, passant du statut d’observateur à celui de membre associé à part entière, avec accréditation d’une mission diplomatique à Addis-Abeba, lors de la 18ème Conférence internationale des Chefs d’État et de Gouvernement tenue du 23 au 30 janvier 2012 en Éthiopie. Présentée par Jean Gardy, directeur de Cabinet du ministre haïtien des Affaires étrangères, le Chancelier Laurent Lamothe, cette demande d’adhésion a été accueillie avec enthousiasme par l’ensemble des membres de l’Union Africaine, devant 2500 délégués et 400 journalistes venus du monde entier. Ce n’est pas trop tôt En effet, premier État noir à s’être débarrassé par la lutte, du joug de l’esclavagisme dès 1802, Haïti a toujours été le pionnier, le porte-flambeau dans la quête de la modernité du peuple noir, en matière de dignité, d’indépendance et de liberté. Par conséquent, le projet panafricain va demeurer inachevé aussi longtemps que toutes les diasporas africaines, à l’instar d’Haïti, ne seront pas associées au même titre que n’importe quel pays du continent africain. Haïti : fondement de la modernité africaine Avant de n’être qu’une avancée technique, la modernité est d’abord, et avant tout, la quête sans relâches pour l’homme, des valeurs de dignité, d’indépendance et de liberté. À ce titre, il est bon de rappeler et d’enseigner à l’Afrique et à toute sa diaspora, en dépit de la situation difficile que connaît Haïti aujourd’hui, ce que ce pays représente dans leur quête de modernité. Car dès l’aube du XIXe (1802), Haïti a été ce premier État nègre à avoir acquis son indépendance au prix du sang et de sacrifice, mettant en déroute l’une des armées la plus puissante du monde, l’armée de Napoléon Bonaparte, et en même temps, ouvrant la possibilité pour tout nègre de ce monde de mettre fin par sa détermination seule, à l’odieuse tragédie que fut l’esclavage, commencé depuis le 14ème siècle. Ainsi, Saint-Domingue (actuelle Haïti), sous la férule du Général Toussaint-Louverture, a écrit l’une des plus belles pages de la liberté de l’Homme. Haïti : une grande révolution moderne, sciemment oubliée et méprisée Outre la répression liée à tout système de domination, l’organisation de l’amnésie des opprimés, la confiscation de la conscience et la falsification de l’histoire sont autant d’armes dont se sert le bourreau pour assurer la pérennité de sa domination. C’est ainsi que la révolution haïtienne, l’une des plus grandes révolutions modernes, fut sciemment oubliée, réduite à une rébellion ou une simple révolte, alors que se jouait là, à Saint-Domingue, le début de la fin de la plus longue et odieuse tragédie que le monde ait jamais connue. Face à la résistance des esclaves, blessé dans son orgueil et convaincu qu’il en allait du prestige de la France, Napoléon, lança en février 1801 la plus importante campagne navale de l’histoire, sous le commandement de son beau-frère, le Général Victor-Emmanuel Leclerc, afin de mater dans le sang la révolution haïtienne. Une flotte comprenant 80 vaisseaux et près de 50 000 soldats, y compris des Polonais, convergea à Saint-Domingue en provenance de Vlissingen, Le Havre, Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort, Cadix et Toulon. L’échec fut tellement patent qu’au moment où succomba le Général Victor-Emmanuel Leclerc en novembre 1803, il ne resta de cette armée que quelque 8 000 soldats. Répercutions immédiates de cette victoire haïtienne : l’ensemble de l’Amérique latine s’inspira de la Révolution haïtienne, notamment Simon Bolivar pour libérer le Venezuela et la Bolivie, mais aussi l’effacement de la France sur la scène américaine avec la perte de la Louisiane. Haïti : « Perle des Antilles », mère nourricière, abusivement exploitée Baptisée la « Perle des Antilles », à elle seule, Saint-Domingue a représenté tout le long du XVIIIe siècle, l’excédent de la balance commerciale extérieur de la France grâce notamment à l’indigo, au coton, au sucre et au café (60 % de la production mondiale pour ce dernier). Faut-il encore le rappeler, qu’en l’espace de deux siècles, Grâce à Haïti, en l’espace de quelque deux siècles, la France passa d’une économie essentiellement agraire à une puissance maritime, militaire et manufacturière. En témoigne, le développement des complexes industriels et portuaires à Nantes, Bordeaux, Marseille, Orléans et Dieppe de même que des industries subsidiaires dans d’autres villes de France grâce à la traite négrière et au commerce avec Saint-Domingue. Mais, Haïti paya son audace révolutionnaire au prix fort. En effet, suite aux manœuvres internationales dont les anciennes puissances négrières – actuel Occident – ont le secret, la France imposa à Haïti une rançon de plusieurs dizaines de millions de francs lourds (90 millions de francs lourds de l’époque pour prix de leur liberté visant à compenser les pertes occasionnées par la révolution.   Paris, le 08 avril 2012 Le Bureau Exécutif   Version PDF ==>Communiqué_LPC-U_HAITI     lipaco.33@gmail.com http://lpcumoja.unblog.fr/  

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Démocratie en Afrique : Le Paradoxe ethnique

       Le fait ethnique, réalité née de la colonisation en consacrant la société lignagère, a été exploité à des fins de contrôle tant administratif que politique, religieux et même culturel, reproduisant un système pyramidal dans lequel la souveraineté appartenait à une seule tribu. La manipulation de l’ethnicité a produit le tribalisme. On parle de tribalisme comme une maladie généalogique, une tare congénitale. Pourtant, dans sa période impériale,l’Afrique a produit des valeurs communautaires d’entraide, du sens du partage, de fraternalisme, de respect des anciens, etc. Ces valeurs ethniques ont structuré la société africaine précoloniale. L’ethnicité est donc en soi, une forme de régulation sociale parmi tant d’autres, fondée sur les rapports de parenté produisant un système politique stable et équilibré où les structures lignagères jouaient pleinement leur rôle.L’ethnicité a même nourri chez les pères des indépendances, un romantisme politique. La vision idyllique de l’ordre politique précolonial, de J. Nyerere, nous montre une société tribale comme un tout harmonieux. Le monde traditionnel de l’ethnicité lui apparaissait comme l’expression d’un univers où morale et politique s’accordaient. L’intérêt public coïncidait alors avec le bonheur de chacun, l’intérêt personnel se confondait avec le bien collectif.

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Le Panafricanisme : Les précurseurs

Confrontés au système ségrégationniste et à l’exploitation dans les Antilles et aux Etats-Unis, les Afro-descendants fondèrent un mouvement de résistance basé sur la solidarité fraternelle. C’est de cette manifestation qu’est née le Panafricanisme. Par conséquent, comme nous le verrons à chaque contexte historique, le Panafricanisme est d’abord et avant tout un mouvement d’émancipation. Les historiens du Panafricanisme indiquent que c’est Henry-Sylvester Williams (1869-1911), avocat inscrit au barreau anglais, afro-descendant de Trinidad, qui aura tracé la voie sur laquelle beaucoup d’autres militants devaient suivre. Conseillé juridique sur des questions agraires auprès des chefs coutumiers de l’Afrique australe avec lesquels il avait noué des liens très étroits, Henry-Sylvester Williams va profiter du contexte de l’Exposition Universelle de Paris pour convoquer en 1900 à Londres la première Conférence Panafricaine afin d’attirer l’attention de la Communauté internationale sur les doubles convoitises des émigrants Boers et de la Compagnie à Charte de Cecil Rhodes. Tout le monde se souvient que la non résolution de cette situation dénoncée très tôt par ce panafricain conduira aux deux régimes coloniaux et ségrégationnistes les plus longs et les plus féroces sur le continent africain à savoir : l’Apartheid en Afrique du Sud et au Zimbabwe, ancienne Rhodésie. Pour être tout à fait complet, parmi les précurseurs de la première Conférence Panafricaine, au côté de Henry-Sylvester Williams, il faut citer aussi Anténor Firmin (1850-1911) homme politique et intellectuel haïtien, auteur de l’ouvrage : « De l’Egalité des Races Humaines  –  Anthropologie positive » publié en 1885 en réponse aux thèses racistes de Gobineau et Benito Sylvain (1868-1916), haïtien aussi, journaliste, diplomate et avocat. Après cette première Conférence historique, d’autres personnages vont marquer le mouvement panafricain, entre autres : l’Afro-américain d’origine haïtienne W. E. Burghardt du Bois (1868-1963) et le jamaïcain Marcus Mosiah Garvey (1887-1940) pour ne citer que ces deux cas. Si le premier s’attelle à faire du Panafricanisme une vraie doctrine politique, un guide et une arme pour lutter contre l’oppression des Noirs partout dans le monde en solidarité avec ceux qui sont en Afrique, le deuxième, se bat pour une organisation autonome des Noirs et leur retour en Afrique afin de créer les Etats-Unis d’Afrique. Ses partisans l’éliront à l’unanimité « Président provisoire de l’Afrique ». Grand orateur, Marcus Garvey savait mobiliser les foules. En 1920, il lança sa campagne pour le retour des Noirs en Afrique en choisissant le Libéria comme terre d’accueil. Il proclamait la fierté d’être Noir et a amené des millions de d’Afro-américains à s’intéresser à leurs racines africaines. Aujourd’hui encore, son histoire intéresse beaucoup de jeunes, il est une figure importante du rastafarisme par exemple. Quant au Dr W. E. Burghardt du Bois, de 1919 à 1945, il va jouer un rôle considérable dans la réalisation des cinq Congrès Panafricains : 1)    Paris : 1919 ; 2)    Londres : 1921 ; 3)    Londres : 1923 ; 4)  New York : 1927 ; 5)  Manchester : 1945. De congrès en congrès, l’infatigable Dr W. E. B. du Bois, après plus de 25 ans de lutte, parviendra à mettre en relation les leaders africains nationalistes de langue anglaise basés en Angleterre, ceux de l’Afrique française basés à Paris et ceux de l’Afrique lusophone basés à Lisbonne au sein d’une organisation nommée : Liga Africana, laquelle organisation peut être considérée comme l’ancêtre politique du CONCP (Comité des Organisations Nationalistes des Colonies Portugaises). Enfin, c’est au sein du CONCP que se retrouvèrent les leaders du PAIGC de la Guinée-Bissau, le MPLA d’Angola et le FRELIIMO du Mozambique notamment. Si le Congrès de 1945 se diffère des quatre derniers par la qualité des participants, en majorité africains, dont un grand nombre joueront un rôle dans la lutte pour l’indépendance dans leur pays respectif, c’est aussi l’entrée en scène de deux personnages qui vont marquer le mouvement panafricain et qui assurèrent le secrétariat politique de l’évènement, il s’agit du Dr Kwame Nkrumah (1909-1972) et de George Padmore (1903-1959), considéré comme théoricien du Panafricanisme. L’attachement à l’idéal panafricain de  W.E.B. du Bois et de Padmore était tel qu’ils prendront la nationalité ghanéenne. Padmore sera décédé en 1959 et incinéré au Ghana après avoir été officiellement conseillé politique du Président Nkrumah. Quant à W.E.B. du Bois, après avoir exercé une influence politique certaine sur le Président Nkrumah en dépit de son grand âge, il sera décédé en 1963 à l’âge de 95 ans, et enterré au Ghana. Evidemment, en dehors du Dr Kwame Nkrumah, d’autres figures panafricaines du nationalisme africain émergent comme Jomo Kenyatta (1893-1978) du Kenya et Nnamdi Azikwé (1904-1996) du Nigeria.

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