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Il y a 7 ans, mourrait Abel Goumba, l’Hommage de la LP-Umoja

Il y a 7 ans, mourrait Abel Goumba Panafricaniste, militant anticolonialiste Elève et compagnon de Barthélemy Boganda Création de la Fondation Abel Goumba (FAG) Président Abel GOUMBA, « Le vent agite les feuilles des arbres comme la mort secoue les hommes ». Ce proverbe Ovimbundu (Angola), montre notre impuissance devant la mort. Voilà 7 ans maintenant que tu nous as quittés, toi le baobab, le gardien de la mémoire des luttes anticoloniales. En effet, le 11 mai 2009 au matin, alors que je venais de rentrer de Bangui, 10 jours plus tôt, soit le 30 avril, pour la présentation du 2ème tome de tes Mémoires et Réflexions Politiques sous le titre : « Mémoires et Réflexions Politiques, du Résistant anti-colonialiste, démocrate et militant Panafricaniste, Abel GOUMBA », après celui de janvier 2006 relative à la présentation du 1er tome, j’apprenais la terrible nouvelle de ta disparition. Ce 30 avril 2009, à 83 ans et malgré les douleurs persistances aux genoux, la journée fut pourtant chargée, et disons, réussie. Tu avais magistralement défendu tes Mémoires tant devant les officiels invités à l’occasion à l’hôtel SOMBA, que devant les étudiants l’après-midi, à l’Université de Bangui. Pour ta fidélité aux idéaux de la libération de l’Afrique, pour ta dignité, pour ton intégrité et pour ton Panafricanisme, nous, tes amis, nous ne t’avons pas oublié. Ainsi, les 28 et 29 décembre 2015, sur invitation du Collectif des Associations des Jeunes Centrafricains, tes amis panafricanistes s’étaient rendus à Bangui pour annoncer la création de la Fondation Abel Goumba (FAG) dont l’objectif est de perpétuer ta mémoire et ton héritage politique. GOUMBA, symbole de la fidélité : L’homme qui a été ton Maître à l’école Primaire Supérieure de BAMBARI vers les années 42-43, qui deviendra par la suite ton Mentor Politique en faisant naître en toi le sentiment nationaliste par ses enseignements et par la correspondance politique abondante que vous entreteniez alors que tu étais à l’école de médecine « William Ponty » à DAKAR ; il fera de toi en 1957 le personnage politique le plus important en te désignant Vice-Président du premier gouvernement Oubanguien sous la loi Cadre, en se réservant lui-même pour la Présidence du grand Conseil de l’AEF à Brazzaville ; enfin, après sa tragique disparition le 29 mars 1959, cet homme deviendra ton « Modèle Politique ». J’ai nommé Barthélemy BOGANDA : sa vie, son action politique, ses idéaux sont devenus ton VADEMECUM politique, ainsi que tu l’avais promis dans l’oraison funèbre consacrée au Président BOGANDA, le 3 avril 1959 à l’occasion de ses obsèques. Président GOUMBA, l’histoire a retenu que le dernier acte politique majeur de ton Maître, devenu ton « Mentor Politique » et enfin de ton « Modèle Politique », fût de planter le drapeau Centrafricain, j’aurais mieux dit le drapeau PANAFRICAIN, telle est la vocation de ce pays, socle de l’Unité Africaine. En ce qui te concerne Président GOUMBA, l’histoire retiendra que le 30 avril 2009, ton dernier acte politique majeur, a consisté à présenter tes Mémoires dans un ultime effort malgré un état de santé particulièrement fragile, et nous pouvons le dire aujourd’hui, a posteriori, pour avoir été témoins à tes côtés en te servant quelquefois d’appuis. Mémoires dans lesquelles à chaque mot, à chaque ligne, à chaque paragraphe, à chaque page, tu avais fait la démonstration de ton indéfectible attachement aux idées de BOGANDA au prix des privations, déportation, emprisonnement, exil et j’en passe. Voilà la meilleure preuve de ta fidélité politique. GOUMBA, symbole d’intégrité : Ceux qui ne connaissent pas l’histoire ont souvent vite fait de railler ton slogan : « Maboko Avourou », entendu mains propres, comme une démagogie politicienne, ne savent pas que dès ton entrée en politique sous La loi-cadre, tu avais inauguré ton action par un acte frondeur dans le sens de l’intégrité. En effet, on se souviendra que dès l’entrée en fonction du gouvernement de la Loi-cadre, le 14 mai 1957, tu t’es élevé contre l’acquisition des voitures de luxe, fort coûteuses destinées aux ministres, à cause des maigres ressources financières du gouvernement local. Ce qui paraissait normal à tes collègues africains du gouvernement, souvent aux regards hagards dus aux avantages matériels liés à leurs fonctions, toi, Abel GOUMBA, tu te démarquais, suscitant ainsi un malaise en mettant le doigt sur le décalage entre les discours moralisateurs des dirigeants politiques et l’exercice du pouvoir. Président Abel GOUMBA, nous autres, nombreux sympathisants panafricains, tu avais l’habitude de nous surprendre à chacune de tes visites en Afrique ou en France, en préférant séjourner dans les hôtels modestes, non pas parce que tu ne pouvais payer les palaces luxueux, mais pour être en conformité avec tes convictions de justice sociale et de modestie. GOUMBA, symbole de la dignité : Président GOUMBA, en 1964, après ton exil forcé, tu m’as confié que tu ne supportais pas que l’on te traite de médecin colonial comme si ta formation était au rabais. Tu as décidé alors de faire un doctorat de médecine comme s’il fallait aussi décoloniser tes diplômes. L’initiative, quoi que louable, mais ne fût pas aisée à entreprendre car comment redevenir étudiant en faculté, après avoir été, successivement Vice-président du gouvernement sous la Loi-cadre, Ministre des finances, Président de la République par intérim ? Mais, toi, Abel GOUMBA, homme digne, tu es reparti à l’école comme un étudiant, non plus seulement pour obtenir ton doctorat « décolonisé », mais en poussant plus loin jusqu’à l’Agrégation et multiples spécialités, et ce durant 9 ans d’études supplémentaires. Cet épisode, comme tant d’autres qu’il serait long d’évoquer ici, montre à suffisance ton attachement à la dignité ! GOUMBA, la voix infatigable : Président GOUMBA, ta voix forte qui s’entendait sur les ondes radios et les télévisions pour décrier les conflits militaro-politiques s’en est allée. Ces dernières années, la situation africaine en générale et celle de la RCA en particulier se sont détériorées : Attentats, fusillades, viols, conflits dit-on inter-religieux, etc. La RCA a frôlé la scission, hélas oui les poussières d’Etats n’ont pas l’air d’être déjà plusieurs sur le continent. Toi, Abel GOUMBA, jamais tu n’es resté silencieux face à de telles situations car tu estimes que le silence constitue une trahison vis-à-vis de

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COMMUNIQUE : HOMMAGE DE LA LP-U A MME LOUISE MAES DIOP

  COMMUNIQUE – HOMMAGE DE LA LP-U A MME LOUISE MAES DIOP La Ligue Panafricaine -UMOJA (LP-U) a appris avec une immense tristesse, le décès de Madame Louise Maes-Diop, veuve de Cheikh Anta Diop, le vendredi 4 mars 2016. La Ligue Panafricaine – UMOJA présente ses sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à toute la communauté scientifique et panafricaniste. Géographe, militante, panafricaniste, Madame Maes-Diop a, aux côtés de son mari, œuvré sa vie durant à la Renaissance Africaine. Excusée de n’avoir pu répondre à la cérémonie de création de la Ligue Panafricaine – UMOJA en 2010, elle avait néanmoins tenu à porter sa contribution au débat idéologique lancé par notre Organisation. Ainsi, dans sa lettre de remerciement à la réception de notre premier ouvrage « Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA : Contribution au débat public », Madame Maes-Diop nous écrivait :« Ce livre qui réunit les contributions remarquablement documentées et approfondies des membres de votre Ligue, aidera certainement nombre d’africains à prendre conscience de la situation réelle de l’Afrique subsaharienne, de ses possibilités et de la direction dans laquelle les actions devraient être menées. Vous avez bien vu, en particulier, ce que les Africains d’aujourd’hui peuvent continuer à extraire des travaux de C.A. Diop, puisque les forces d’inertie et la néocolonisation ont empêché la résurrection et le développement de l’Afrique Noire jusqu’à maintenant. » Insistant sur la question linguistique, elle ajoutait : « la question linguistique (…) est la plus fondamentale, la plus importante, la plus essentielle, la priorité. Le fait de dispenser l’enseignement exclusivement en français engendre divers effets pervers grave : taux de redoublement et d’abandon très élevés, coupure entre instruits et non-instruits, ainsi qu’entre gouvernants et gouvernés, faible rentabilité de l’enseignement, faible pourcentage de scientifiques et de techniciens compétents, grande insuffisance constructives, accroissements du nombre des sans-emplois, des pauvres, des délinquants » Datée du 30 janvier 2012, nous avons décidé de rendre publique la totalité de cette lettre afin de rendre hommage à cette femme combattante et surtout qu’elle serve la base documentaire a la famille panafricaniste. En renouvelant, nos sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à toute la communauté scientifique et panafricaniste, nous saluons respectueusement la mémoire d’une femme de combat et humaniste.   Fait à Paris le 19 mars 2016  Lettre du 30 janvier 2012 de Mme Louise Maes Diop à la LPC-U

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Africultures a rencontré Amzat Boukari-Yabara, entretien de Anne Bocandé

  « L’histoire Contemporaine de l’Afrique, C’est le Panafricanisme » Entretien de Anne Bocandé avec Amzat Boukari-Yabara Dépoussiérer le Panafricanisme. C’est ce que propose le  Chercheur Amzat Boukari dans son ouvrage paru chez La Découverte ; « AFRICA UNITE ! Une Histoire du Panafricanisme ». AFRICULTURES l’a rencontré. Vous évoquez le panafricanisme comme un concept philosophique, un mouvement sociopolitique, ou une doctrine de l’unité politique. Quelle est la définition du panafricanisme ? Le panafricanisme est né à la fin du XVIIIe siècle, à peu près en même temps que le libéralisme et le socialisme. Donc, c’est une idéologie très ancienne qui se distingue des deux autres par sa conscience historique, par son identité  » géographique « . Le panafricanisme est lié à un continent, un espace. Le panafricanisme est l’équivalent pour l’Afrique, du concept de l’Occident pour l’Europe. L’Australie, l’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest, se regroupent dans un même imaginaire dit  » occidental  » qui montre que la division du monde est en réalité le reflet de la circulation des hommes et des idées. De la même manière, est panafricaine toute société gardant une identité africaine dans son évolution, dans son rapport à l’autre, et dans son rapport à l’idée d’émancipation. D’autre part, il y a un aspect historiographique : quand on dit que l’histoire de l’Afrique contemporaine commence en 1885 avec la conférence de Berlin, ou en 1960 aux indépendances, cela n’a aucun sens. Mon intérêt était de montrer que le panafricanisme est né en même temps que le libéralisme et le socialisme qui sont liés à la Révolution française, à la Révolution américaine, à l’industrialisation, etc. L’histoire contemporaine de l’Afrique, c’est le panafricanisme. C’est exactement la même profondeur historique. Donc, par conséquent, si on veut écrire l’histoire de l’Afrique, il faut partir du panafricanisme. Find latest news about gambling industry here – casinoscapital.com. Vous précisez que c’est une histoire liée à un continent, à un espace, mais pas nécessairement à une couleur de peau. C’est à dire ?

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Message de Mme Mariam Sankara lors du 65ème anniversaire de la naissance du Capitaine Thomas Sankara, organisé à Paris par la LP-U le 21 décembre 2014

  Message adressé à la Conférence de la Ligue Panafricaine – UMOJA à l’occasion du 65éme anniversaire du feu Président Thomas SANKARA. Chers Camarades, Je regrette de ne pouvoir participer à la rencontre que vous organisez pour marquer le 65ème anniversaire de la naissance de feu le Président Thomas SANKARA. C’est avec beaucoup de joie et d’émotion que j’ai accueillie cette initiative de la Ligue Panafricaine – UMOJA ainsi que de l’Université Populaire Panafricaine. Et ce, dans un contexte de mutation politique dans le pays où est né Thomas Sankara : le Burkina Faso. La célébration de l’anniversaire de Thomas Sankara par des organisations comme les vôtres ainsi que les événements du 30 et 31 octobre 2014 au Burkina, montre l’importance de l’homme et de la révolution du 4 août 1983 pour l’Afrique et les Africains. Les idées du Président Sankara restent un outil de combat pour les progressistes africains et en particulier, la jeunesse qui apprend à le connaître à travers son œuvre telle qu’elle est rapportée aujourd’hui par les ouvrages, les médias, les films documentaires et les militants de l’époque de la révolution. Toute cette histoire consignée participe non seulement de la mémoire, mais d’une certaine manière aussi, de la renaissance des idées de Thomas Sankara. Ceci se traduit aujourd’hui par l’intérêt grandissant de ses idées, ainsi que par la campagne internationale visant la quête de justice et de vérité sur sa mort. En effet, les champs d’action mis en œuvre par Thomas Sankara sont frappants par leur actualité. Dans le schéma global de l’action politique sankariste, les valeurs éthiques sont décisives pour harmoniser le vivre ensemble à différents niveaux : un réel développement économique, social et culturel, la quête de justice, la répartition plus équitable des richesses, le respect des biens publics. Remettre ces idées à l’ordre du jour des mutations politiques en Afrique est un défi que les sankaristes et les progressistes africains en général doivent relever. Je ne doute pas un seul instant que les militants de la Ligue Panafricaine – UMOJA inscrivent leur engagement politique dans cette philosophie de l’action politique initiée par Sankara. Comme vous le savez, le dossier concernant la campagne-vérité pour Thomas Sankara connaît des avancées dans la mesure où l’autorité de la transition au Burkina a manifesté sa volonté de réouverture de nombreux dossiers, et plus particulièrement ceux de Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo. Je profite également de cette occasion pour remercier la mobilisation internationale ainsi que le brillant travail des avocats africains et étrangers qui non seulement ont permis d’obtenir ces résultats, mais continuent à œuvrer sans relâche et bénévolement afin que justice soit définitivement faite pour Sankara. Pour terminer, j’exhorte les Africains à rester unis et solidaires. C’est à ces conditions que nous pourrons parachever l’édification de notre Continent. Je vous remercie. Madame Mariam Sankara, Fait à Montpellier, le 20 décembre 2014

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Ayiti, 1791-1803 : la Garde meurt mais ne se rend pas.

  Le 14 août 1791 est une des dates de naissance du Panafricanisme contemporain. Deux ans et un mois jour pour jour après la prise de la Bastille symbolisant la Révolution française, la cérémonie du Bois-Caïman dirigée par le prêtre houngan Dutty Boukman lance la Révolution haïtienne qui va entraîner la chute de Saint-Domingue, la colonie la plus riche des Amériques grâce à l’exploitation maximale de 500 000 Africains. La Révolution ayant donné naissance en 1804 à un État indépendant, la Première République Noire d’Ayiti, cette brève lecture se place sous l’angle des Relations Internationales et de la Défense. UN CONTEXTE RÉVOLUTIONNAIRE Lorsque les Africains se soulèvent à Bois-Caïman, Saint-Domingue est déjà confrontée à une sédition des colons français qui refusent d’appliquer les lois décrétées par l’administration royaliste, elle-même hostile aux révolutionnaires parisiens qui cherchent à abolir la monarchie. Les mulâtres et les libres de couleur – qui sont catégories de classe bien plus que de « couleur » – tentent également d’obtenir une extension de leurs droits politiques et économiques, et se montrent peu solidaires de la condition servile des Africains. A Paris, Louis XVI étant toujours chef des Armées et de la Marine, décide d’envoyer 15 navires avec 6000 hommes pour en finir avec l’impertinence des planteurs, et surtout pour mater la révolte africaine. A leur bord, les commissaires Sonthonax et Polverel sont plutôt favorables à la Révolution. Les troupes de la Garde Nationale, composées en majorité d’hommes de la Révolution, sont néanmoins commandés par des officiers royalistes dirigés par Desparbès.

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Panafricanisme et Bolivarisme

   « La révolution bolivarienne doit énormément à la république haitienne, de même que le panafricanisme grâce à des pionniers comme Anténor Firmin qui publia en 1885 De l’égalité des races humaines. » (Hugo Chavez) « Avec la mort du Président Hugo Chavez, un terme fait l’actualité : le Bolivarisme. Très peu d’observateurs ont souligné les liens entre le Panafricanisme et le Bolivarisme par Ignorance ou volonté de dissimuler ». Au-delà des apparences : une origine commune A première vue, le rapprochement que l’on pourrait faire entre le Panafricanisme et le Bolivarisme tiendrait juste de la similitude idéologique : lutte anti-impérialiste, pour la  souveraineté économique, pour un Etat continental. Nous rappelons que le Panafricanisme et le Bolivarisme ont une origine commune. En effet, l’un des berceaux historiques ayant enfanté le Panafricanisme est la révolution haïtienne. Le Panafricanisme est né des luttes anti-esclavagiste et anti-colonialiste dans les Caraïbes et sur le Continent africain. On ne saurait comprendre le Bolivarisme, sans connaître la vie d’un homme, Simon Bolivar (1787-1830). Il a participé de façon décisive aux luttes pour l’indépendance des actuels Bolivie, Colombie, Équateur, Panama, Pérou et Venezuela. Or, le parcours héroïque de Simon Bolivar indique qu’après avoir bénéficié de la protection de la Jamaïque, que sans l’apport majeur des révolutionnaires haïtiens, ces campagnes militaires de reconquête de la souveraineté de la Grande Colombie, n’auraient sans doute jamais connu de succès. En effet, c’est bien parce qu’Alexandre Pétion (1770-1818), président d’Haïti d’alors était convaincu à l’idée de la Grande Colombie, qu’il accepta en 1815 d’accorder protection à Simon Bolivar. Ainsi, le sang nègre a coulé au fondement du Bolivarisme, par conséquent, on peut considérer que les ancêtres du Bolivarisme et du Panafricanisme furent les mêmes. C’est pourquoi, se sachant sans doute condamné, à quelques jours de sa mort, le Président Hugo Chavez dans sa lettre à l’Afrique le 22 février 2013, fait un rappel extraordinaire de la vérité historique longtemps escamotée, nous citons : « Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits, nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations. » Les défis d’aujourd’hui, du Panafricanisme et du Bolivarisme En Amérique latine, durant longtemps, le Bolivarisme, idéologie anti-impérialiste et de l’Unité politique, fut  galvaudée par des leaders démagogues latino-américains. C’est avec l’arrivée au pouvoir du Président Hugo Chavez, que le blason du Bolivarisme a été redoré : lutte contre la pauvreté, reconquête de la souveraineté économique et mise en place des conditions de l’Unité des pays d’Amérique latine). On peut citer pêle-mêle : Cinq millions d’enfants reçoivent désormais au Venezuela une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils  étaient 250 000 en 1999. La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique. La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes. La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes,d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique. La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle desEtats-Unis et du Canada. Au vu de ses résultats, l’on comprend pourquoi, comme jamais par le passé, à la mort d’Hugo Chavez, toute l’Amérique du Sud l’a pleurée au nom du Bolivarisme. Comme le Bolivarisme avant l’arrivée de Chavez au pouvoir, le Panafricanisme est aussi l’objet d’une terrible imposture politique actuellement en Afrique. Le Panafricanisme, est devenu un label passe-partout comme s’il n’avait aucune exigence idéologique. Ainsi, de Marcus Garvey à Cheikh Anta Diop, en passant par Kwamé Nkrumah, foisonnent des écoles de pensée. Mais toutes ces écoles, ont une constance quant aux objectifs, à savoir : l’unité politique afin d’assurer la sécurité économique, militaire des populations. En somme, un Panafricaniste conséquent est à la fois anti-impérialiste et anti-tribaliste. En conclusion, chaque fois qu’un dirigeant africain se déclare Panafricaniste, il conviendrait de comparer sa gouvernance avec les réalisations citées ci-dessus du Bolivarisme ». Par Diogène Senny Retrouvez cet article dans le journal officiel de la Ligue Panafricaine Umoja Panafrikan juin-août2013  

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Kidal, cette écharde dans la blessure nationale qui fait si mal à notre honneur, par l’écrivain Dumbi – Fakoly.

Libres Opinions – Libres Opinions Kidal, cette écharde dans la blessure nationale qui fait si mal à notre honneur. La bataille de Kidal, durant ces journées des 17 et 21 mai 2014, entre l’armée malienne et les agresseurs du Mnla et de leurs alliés, rappelle singulièrement celle de 2012 qui a opposé les mêmes belligérants sur plusieurs champs de bataille. Équipée d’armement obsolète, l’armée nationale a vite abandonné ses positions face à la puissance de feux des armes toujours plus opérationnelles de ses ennemis. C’est ici que s’identifie l’unique raison de ce que certains appellent la déroute de nos soldats. Les déclarations de Monsieur Mahamane Baby, Porte parole du gouvernement, ne reflètent donc pas la réalité. Nos soldats n’ont pas été victimes de l’absence de coordination ni de renseignements ; précautions élémentaires dont s’entoure même une simple patrouille en mission. Sans être l’objectif visé, ces déclarations légères discréditent plutôt l’armée nationale et mettent de l’eau dans le mortier de celles et de ceux qui prétendent qu’elle n’est pas formée et qu’elle est composée d’individus peu soucieux de leur devoir. Dans sa sorite médiatique du 23 courant, le Président de la République, Ibrahim Bubacar Keta a été ferme sur les sanctions à l’endroit des éventuels « stigmatiseurs » et autres « amalgameurs ». Pareille menace devrait plutôt être adressée au Mnla et à ses alliés, car irrecevable pour les Maliens qui savent que ses agresseurs de notre pays ne représentent qu’une infime minorité dans une population entièrement acquise à la cause républicaine. L’esprit de discernement et de tolérance du peuple malien, comme celui du peuple africain, qui plonge ses racines dans le cœur, siège de la conscience et de l’intelligence, producteur des pensées, des paroles et des actes, est un enseignement de nos Vénérables Ancêtres depuis Kamita (Egypte) jusqu’aux Grands Royaumes, en passant par les Grands Empires ; c’est-à-dire bien avant qu’Allah et Dieu le Père de Jésus n’aient investi l’espace mental d’une partie du peuple africain. C’est ce même esprit de discernement qui permet au peuple malien de distinguer ses vrais amis de ses faux amis. La place des intellectuels dans la société leur imposant de dire les vérités cachées volontairement ou involontairement au peuple, nous assumerons notre rôle. Quoi qu’il puisse nous en coûter.

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M. Aménophis I TRAORE à la tête de la Délégation de la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U) au MALI.

COMMUNIQUE DE PRESSE : Mise en place de la Délégation de la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U) au MALI Dans le cadre de son évolution, dictée par la volonté de s’implanter, en Sections Territoriales, dans tous les pays africains et dans l’ensemble de la Diaspora africaine, la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U.) informe le grand public de la mise en place de sa Délégation au Mali. Cette délégation sera assumée par Monsieur Aménophis I TRAORE. La mission principale du délégué est d’œuvrer à la mise en place de la Section Territoriale de la L.P.-U au Mali. Dans le cadre de sa mission, le délégué a le pouvoir de recruter de nouveaux adhérents et de consulter tout adhérent de la L.P.-U résidant au Mali. A l’issue de sa mission, Monsieur Aménophis I TRAORE, doit présenter au Bureau Exécutif de la L.P.-U, un projet global pour la Section Mali tant dans ses aspects juridiques qu’organisationnels. La validation du projet final, est du ressort exclusif du Bureau Exécutif de la L.P.-U. La mission de Monsieur Aménophis I TRAORE est d’une durée de six (6) mois, et prend effet, à compter de la date de la signature du présent communiqué. Fait à Paris le 24 février 2013 Le Bureau Exécutif de la L.P.-U Panafricainement. Umoja ni nguvu L’Union fait la force

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