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Video – Conséquence de l’Esclavage : Henda Diogène Senny, 7 mai 2016 à Toulouse

Texte complet de l’intervention : Intervenant : Par Henda Diogène SENNY, Secrétaire Général de la Ligue Panafricaine  –  UMOJA (LP-U) Remerciements, Chères Sœurs, Chers Frères, Chers Participants, Je voudrais, avant tout, féliciter les organisateurs de cette conférence de nous avoir associé, nous la Ligue Panafricaine – UMOJA, à cette réflexion. Je vous félicite, en tant que militant, pour le courage, pour le sacrifice du temps et de l’énergie mise au service de nos communautés. I.        Introduction Après le film « Retour à Gorée », qui nous a plongé au cœur du drame, sans nom,  que fut l’esclavage, je vais tenter de parler de ses conséquences sous diverses formes, sur les descendants des victimes tant sur le continent africain que dans les zones concentrationnaires des Amériques. Je précise cependant que je vais m’appesantir sur le continent africain. Disons que la question sur les conséquences de la traite négrière et de l’esclavage, ne devait même pas se poser car comment imaginer qu’une tragédie de cette ampleur tant par la profondeur que par la durée, ne puisse ne pas impacter longtemps après son abolition, les descendants des victimes de cette tragédie, et disons-le, même les descendants des bourreaux. Déjà en 1954, dans l’ouvrage « Nations Nègres et Cultures », Cheikh Anta Diop établissait plusieurs tendances d’Africains, parmi lesquelles deux grandes catégories suivantes : les cosmopolites-scientistes-modernisants et les anti-nationalistes formalistes. Les unes, c’est-à-dire les cosmopolites-scientistes-modernisants, considèrent que le passé chaotique et barbare des Africains ne doit pas être fouillé, il faut rejoindre le monde civilisé et du progrès technique pour accélérer le développement. Quant au second groupe, les anti-nationalistes formalistes, il se montre hostile à toute idée de souveraineté, alors que paradoxalement l’Afrique ploie sous le régime colonial. Leur crédo est l’interdépendance des nations. En réalité, ces deux catégories posent à la fois la question de la Culture et du Développement, mais aussi du lien étroit entre ces deux concepts. L’évitement de se référer au passé africain et la peur de revendiquer sa souveraineté ne sont autre que la réussite de l’aliénation culturelle savamment inoculée chez ces peuples durant les siècles d’esclavage et plusieurs décennies de la colonisation. Or, dans le monde civilisé et moderne, c’est-à-dire l’Occident, qui leur sert de référent, l’on soigne bien son passé tout en développant le progrès. Par ailleurs, ce même Occident chante l’interdépendance tout en faisant la Colonisation et la domination réelle des autres peuples dans la plupart des institutions internationales. Je ne vais pas être long étant donné que le temps qui nous est imparti, ne permet pas d’épuiser le sujet. Je vais tenter de présenter les conséquences de l’esclavage encore présentes de nos jours, dans deux domaines essentiellement, à savoir : l’identité culturelle et le développement, tel que représenté chez les cosmopolites-scientistes-modernisants et les anti-nationalistes formalistes. Le choix de ces domaines se justifie dans le sens où le développement ne se ramène pas juste à des paramètres économiques, mais nécessite de mobiliser toute une dynamique des valeurs culturelles d’un peuple. II.        Conséquence de l’esclavage sur l’identité culturelle Définissons d’abord ce que l’on entend par identité culturelle ? Pour toute communauté humaine, l’identité culturelle est un sentiment de cohérence et de sécurité culturelle qui rendent les hommes et les femmes conscients de leurs valeurs culturelles : histoire, mémoire collective, langue, psychologie collective, valeurs morales, confiance dans l’avenir, etc ; loin de cet égoïsme collectif qui engendre la haine et le rejet de l’Autre au nom de l’identité nationale. Or, la mémoire historique collective, support essentiel de l’identité culturelle, des descendants des victimes de l’esclavage a été profondément atteinte par la traite négrière et la colonisation, sans qu’il n’y ait eu l’entreprise de restauration de la Conscience Historique nécessaire après un tel drame. Rappelons-le, de Montaigne (1533-1592) auteur des « Essais » en 1580, jusqu’aux racismes du XXème s., en passant par David Hume (1711-1776) autour du livre « Le Non-Civilisé et nous », Kant (1724-1804), Lessing (1729-1781), Fiche (1762-1814), Hegel (1770-1804) à Armand de Quatrefages de Bréau (1810-1892) jusqu’aux Ethnologues modernes de la colonisation, une véritable idéologie basée sur la sous-humanité des Noirs était en marche en vue de justifier au nom de la Civilisation européenne « supérieure », la mise en esclavage des Noirs. Mais de tous ces apologistes, deux noms néanmoins se dégagent et qui ont influencé profondément les dominants de la période esclavagiste. Il s’agit de Georg Wilhelm Hegel et du Comte Joseph Arthur de Gobineau. Hegel (1770-1831), l’un des premiers penseurs à avoir donné une interprétation rationnelle de l’histoire dans son ouvrage « La Raison dans l’Histoire », dans sa « Totalité Historique », il exclut l’Afrique par conséquent le Noir de l’Histoire universelle du fait du climat. Il écrit dans la  Raison dans l’Histoire, je cite : « Le gel qui rassemble les lapons ou la chaleur torride de l’Afrique sont des forces trop puissantes par rapport à l’homme pour que l’esprit puisse se mouvoir (…) » P. 220-221 Ce qui caractérise en effet les Nègres, c’est précisément que leur conscience n’est pas parvenue à la contemplation d’une quelconque objectivité solide, comme par exemple Dieu, la loi (…) P. 251 Enfin, Hegel ajoute, l’Afrique est : Un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel (…) » P. 269. Fin de citation. Gobineau (1816-1882), esprit foncièrement dogmatique, alors que Hegel exclut l’Afrique de l’Histoire universelle pour cause de climat chaud, pour Gobineau, c’est carrément la couleur de peau des Africains qui explique leur sous-humanité. Dans son ouvrage « Essai » sur l’inégalité des races humaines, il écrit, je cite : (…) l’inégalité des races suffit à expliquer tout l’enchaînement des destinées des peuples La variété mélanienne est la plus humble et gît au bas de l’échelle. Le caractère d’animalité emprunt dans la forme de son bassin lui impose sa destinée, dès l’instant de la conception. P. 368., Fin de citation. Ainsi, l’Esclavage avait un lubrifiant idéologique et pseudo-scientifique savamment inoculée au Peuple par l’éducation et de génération en génération car Hegel était un universitaire très influent de son époque et Gobineau était un diplomate très écouté dans le monde politique européen. Ce même lubrifiant idéologique a accompagné aussi l’œuvre coloniale qui n’est que la conséquence directe de l’esclavage.

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Amzat Boukari-Yabara – Une histoire du Panafricanisme, livre présenté chez ThinkingAfrica

Sommes-nous africains ? Qu’est-ce que l’Afrique ? De cette double interrogation, née au XVIIIe siècle dans la diaspora africaine déportée aux Amériques, a émergé un vaste mouvement intellectuel, politique et culturel qui a pris le nom de panafricanisme au tournant du XXe siècle. Ce mouvement a constitué, pour les Africains des deux rives de l’Atlantique, un espace privilégié de rencontres et de mobilisations. De la révolution haïtienne de 1791 à l’élection du premier président noir des États-Unis en 2008 en passant par les indépendances des États africains, Amzat Boukari-Yabara retrace, dans cette ambitieuse fresque historique, l’itinéraire singulier de ces personnalités qui, à l’image de W.E.B. Du Bois, Marcus Garvey, George Padmore, C.L.R. James, Kwame Nkrumah ou Cheikh Anta Diop, ont mis leur vie au service de la libération de l’Afrique et de l’émancipation des Noirs à travers le monde. Mêlant les voix de ces acteurs de premier plan, bientôt rejoints par quantité d’artistes, d’écrivains et de musiciens, comme Bob Marley ou Miriam Makeba, la polyphonie panafricaine s’est mise à résonner aux quatre coins du « monde noir », de New York à Monrovia, de Londres à Accra, de Kingston à Addis-Abeba. Les mots d’ordre popularisés par les militants panafricains n’ont pas tous porté les fruits espérés. Mais, à l’heure où l’Afrique est confrontée à de nouveaux défis, le panafricanisme reste un chantier d’avenir, insiste Amzat Boukari-Yabara. Tôt ou tard, les Africains briseront les frontières géographiques et mentales qui brident encore leur liberté.

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Sortie du livre « Franklin l’Insoumis », Paris le 05 mars 2016

Franklin l’Insoumis : édité par La DOXA Editions. Un livre sur l’oeuvre Franklin Boukaka, artiste panafricain et engagé. Quatorze auteurs originaires de divers pays d’Afrique (Congo, Gabon, Sénégal, Cameroun …) lui rendent hommage en s’inspirant de ses chansons. Entre autres contributeurs : la sœur Aset Malanda, les  frères Amzat Boukari-Yabara, Obambé Gakosso et Pierre Eboundit.

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Hommage de la LP-UMOJA à Bako DAGNON, Djeli Manden – Première partie

Hommage de la LP-UMOJA à Bako DAGNON, Djeli Manden – Première partie Le 03 octobre 2015, la Ligue Panafricaine – Umoja (LP-U) a rendu hommage à Bako DAGNAN, Djeli Manden, à Aubervilliers dans la région parisienne. Avec la disparition de notre sœur, mère et tante, .., c’est une voix africaine qui s’est tue pour l’éternité, mais dont les mots contenus dans ses chansons resteront toujours. Ont participé, à cet événement : Dogomani Dagnan, Kandja Kouyaté, Fanta Diara, Aliou Diabaté, Tchoukouna Diabaté, Diaga Diabaté, Faty Diabaté … et bien sûr les membres de la LP-U. Vidéo : 1 Vidéo : 2 Vidéo : 3

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Tour d’horizon sur le Burkina Faso, le Niger, le Cameroun et le Bénin avec Amzat Boukari Yabara

Au Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré élu Président à 53,49% du suffrage. Il n’y aura de second tour pour l’élection présidentielle : l’ancien Premier ministre Roch Marc Christian Kaboré a recueilli la majorité absolue des suffrages après le premier tour de vote. Prochaines échéances, le 31 janvier 2016 pour les élections municipales. Niger, Seïni Oumarou (chef de file de l’opposition) de nouveau candidat aux élections présidentielles, le 28 novembre 2015. Cameroun, Boko Haram encore à l’oeuvre à Fotokol, zone stratégique frontalière entre le Cameroun et le Nigeria. Bénin, M. Lionel Zinsou nommé Premier ministre le 18 juin 2015. Un pion bien positionné pour les prochaines élections éjectant Boni Yayi, l’actuel président ? Bonne lecture et continuez à nous suivre.

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