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UMOJA AFRO KIDS DAY

Samedi 24 septembre « LA CONTINUITE HISTORIQUE AU SERVICE DE L’ENFANT AFRODESCENDANT » avec Jahlyssa Sekhmet, directrice des éditions AFRODYA « Avec la Ligue Panafricaine-Umoja, on a la même vision : le rapprochement de l’Afrique et de sa Diaspora ». C’est là-dedans que s’inscrit le travail de Jahlyssa Sekhmet, directrice de la Maison d’éditions AFRODYA, qui participera à la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet. Depuis plus de quinze ans, vous l’avez peut-être déjà vu, lu, et relu, sa maison d’édition publie des ouvrages « afin d’expliquer au plus grand nombre notre histoire, l’histoire africaine ». Au-delà du travail de vulgarisation, la mission de l’éditrice militante est très claire : « Ma colonne vertébrale idéologique, c’est la continuité historique ». Luttant contre les amnésies, comblant les failles… la stratégie de Jahlyssa est de prendre, à chaque fois, dans chacun des ouvrages publiés, l’histoire dans son ensemble, « dans sa continuité ». L’atelier qu’elle animera lors de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre, participe de cette logique : « l’Atelier Trop beaux nos cheveux afros » fait écho à sa nouvelle publication « Trop beaux mes cheveux afros » qui raconte « l’histoire du cheveu, de la préhistoire à nos jours ». Jahlyssa rappelle par exemple qu’une fois les Africaines déportées jusque l’autre côté de l’Atlantique, « le cheveu crêpu est devenu un problème : 400 ans sans peigne, sans ton huile… » et que finalement « les premières femmes Noires millionnaires ont fait leur business sur le cheveu ». Pour Jahlyssa, il s’agit de stimuler « la confiance et l’estime de soi ». Ce sont ces valeurs que l’enseignante qu’elle est, retrouve dans l’esprit de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet organisée par la Ligue panafricaine. Des valeurs essentielles pour la « jeune fille Noire, ou l’adolescente » et aussi pour l’enfant en général. « Ce qui est important, c’est la représentation » précise-t-elle, notamment avec l’association de Black Panther (le film) et Black Panther Party (l’organisation militante), mise en œuvre au cœur de l’AFRO KIDS DAY. « Dans le film, on voit des héroïnes Noires, des femmes Noires scientifiques, un travail exemplaire sur les costumes, les coiffures… Tout cela est positif, ça permet aux enfants de s’approprier et de se projeter ». Et pendant ce temps-là, « cela permet aux parents de se rencontrer de temps en temps, de faire le point, de savoir qui est qui ». Au fond, cette journée, cet AFRO KIDS DAY du samedi 24 septembre, c’est l’histoire d’une « Black Therapy », constructive.   Shaman dolpi, journaliste.

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UMOJA AFRO KIDS DAY – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

« FAIRE GRANDIR LA DIGNITE », avec Goundo Diawara, co-secrétaire nationale et porte-parole de FRONT de MERES « Construire ce qui favorise la fierté et la dignité ! ». Le leitmotive de Front de Mères est clair. « Si à l’issue de La Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet j’entends un enfant me dire : « Purée ! Notre histoire est magnifique… Voilà ce que j’ai appris, et je suis fier d’être ce que je suis ! » alors la mission sera accomplie ! ». Ces mots pleins d’enthousiasme sont de Goundo Diawara, pas seulement CPE dans un collège, mais aussiporte-parole de Front de Mères, et co-secrétaire nationale de ce syndicat de parents, principal partenaire auprès de la Ligue Panafricaine-UMOJA, de l’événement consacré à l’enfant afrodescendant ; et à en comprendre Goundo : un événement consacré « à la dignité ». C’est le mot qui revient sans cesse dans sa bouche, et c’est aussi le mot qui symbolise le plus l’esprit du « premier syndicat de parents ». La dignité. Dans les 5 axes de luttes de Front de Mères, la dignité est la raison, le moyen, et l’objectif. C’est en effet le mot « dignité » qu’il faut entendre dans leur « lutte contre les inégalités scolaires », ou dans « la justice climatique, écologique et sociale » que les parents du syndicat, majoritairement des mères, mènent au sein de quartiers populaires qui sont les espaces publiques « les plus bétonnés qui soient », tout comme dans « la lutte contre les violences interquartiers », et aussi dans « la lutte contre les violences policières », ou encore dans « la transmission des langues, des mémoires, et des héritages culturels », où là encore, c’est cette recherche de la dignité qui est le cœur du projet de cette structure d’actions populaires qui existe depuis 2017. Il y a beaucoup à dire sur Front de Mères. Que ce soit leur esprit fédéraliste ou leur méthode d’interventions. « A chaque fois, tout part du local : de nos collectifs locaux » précise Goundo, et le syndicat fait comprendre à chaque parent de nos quartiers populaires qu’il est « légitime » — à s’engager, à lutter, à gagner. « Il n’y a pas de question qui ne soit politique » souligne-t-elle. Les premières victoires du syndicat sont venues rapidement, sur tous les fronts, de « l’ascenseur en panne, où on a réussi à faire plier un bailleur, en l’obligeant dorénavant à associer les locataires au nouveau cahier des charges » à l’obtention d’un espace mis à disposition pour leurs activités « d’aides aux devoirs, d’ateliers pour les enfants et les familles, d’expositions, comme celle de Rocé sur les pochettes de disques qui retrace l’histoire panafricaine… c’est la reconnaissance de notre légitimité ». Ce lieu obtenu, c’est « Verdragon », le lieu où se déroulera La Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet. Pour Goundo, cette journée permettra « de renforcer la fierté issue de l’immigration afrodescendante : c’est une bonne raison de nous fêter ». Et elle a bien raison.Parce que la dignité, ça se partage, ça s’encourage, et, ça se fête. Shaman dolpi, journaliste.

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