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Nelson Mandela

Brèves

Faits et Indices …

Nelson Rolihlahla MANDELA (1918-2013) Depuis le décès de Nelson R. Mandela, et même bien avant, les presses et dirigeants occidentaux se donnent à coeur joie dans les phraséologies les plus larmoyantes. Il ne s’agit pas d’être cruel et ne pas concéder à ces derniers la moindre sympathie, ni de sentiment. Mais regardons l’histoire dans les yeux et nous observerons le bal des  hypocrites. Ces pays sont entrain de réécrire l’histoire contemporaine que nous avons pourtant vécue dans sa plus grande largesse. Ils lèguent du faux à la génération montante en gommant à souhait leur dualité et leurs méfaits engendrés contre l’Afrique dans sa globalité. Le mensonge est roi dans les pays qui se définissent démocratiques. L’hypocrisie est à on comble lorsqu’il s’agit de féliciter un homme contraint d’être emprisonné durant 27 ans, du seul fait qu’il réclame la fin d’un système inique, et continuer malgré tout en sourdine à considérer l’Afrique comme le grenier à dévaster sans tenir compte des exigences de survie des populations natives. Comment F. Hollande par exemple peut-il se regarder dans le miroir quand à un jour près il envahit la Centrafrique tout en se donnant des airs de sauveur et entendre acclamer une foule disparate, «Vive la France» par des badeaux centrafricains loin des réalités géostratégiques qui lient leur pays aux autres ? Revenons à l’essentiel pour le moins. Ces pays désirent se soustraire de la dure réalité qui confirme leur participation secrète au soutien de l’apartheid, quand ils continuaient malgré les résolutions onusiennes (encore de la poudre aux yeux), à vendre des armes, à commercer et investir, puis à soutenir le docteur Folamort, à la tête du programme biologique et chimique sous l’apartheid, Wouter Basson de son vrai nom, exerce toujours comme cardiologue au Cap. Un cas qui illustre l’impunité des figures de l’ancien régime. Le choeur des «pleureuses» évoque la résistance de l’homme, certes, mais en passant vite sur cet épisode. Ce qui bouleverse les médias, c’est le rôle joué par le leader sud africain dans ce qu’ils appellent la « réconciliation » entre la bourgeoisie blanche tortionnaire de tout un peuple noir et ses victimes, hier considérées comme des esclaves. Les éloges hypocrites de Mandela par les politiciens occidentaux et des dirigeants US et de l’UE en particulier sont une honte. Le silence devait s’imposer. Mandela mérite bien des éloges : celles de ceux qui luttent pour La Cause des Peuples. Et pas celles de ceux qui les oppriment et les exploitent. Faits et indices… Dans la nuit du 5 décembre 2013, Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid est mort à l’âge de 95 ans. Dans son combat, Mandela a pu compter sur les soutiens de nombreux autres pays et leur peuple placés de l’autre côté de la Force. Revivons ces années d’histoire. Fidel CASTRO (CUBA & ANGOLA-1975, ZIMBABWE) « Nous sommes venus ici avec un grand sentiment de culpabilité à l’égard du peuple cubain. Quel autre pays que Cuba peut s’enorgueillir d’un palmarès d’altruisme aussi impressionnant dans ses relations avec l’Afrique ? Combien de pays dans le monde bénéficient du travail des professionnels cubains de la santé ? Quel pays s’est déjà vu refuser l’aide de Cuba ? Combien de pays menacés par l’impérialisme ou en lutte pour leur libération nationale ont pu compter sur le soutien de Cuba ? En prison, j’ai entendu parler pour la première fois de l’immense appui des volontaires cubains au peuple angolais, si extraordinaire que l’on pouvait douter de sa véracité ! … » Moammar KADHAFI (LIBYE) Soutien incontestable de la Libye à L’ANC et Nelson Mandela a toujours été fidèle à feu Moammar Kadhafi. Lors de son voyage en octobre 1997 le président sud-africain, a plaidé pour la levée de l’embargo aérien imposé en 1992 contre ce pays, en dépit des vives critiques américaines de son voyage (affaire Lockerbie). Il y déclara par ailleurs : «Aucun État ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun État ne peut dicter aux autres ce qu’ils doivent faire.» Michael MANLEY (JAMAÏQUE) La Jamaïque a été à l’avant-garde de la campagne internationale contre l’apartheid en Afrique du Sud. C’est aussi le premier pays à déclarer un embargo commercial contre l’Afrique du Sud en 1957, alors même que l’île était encore une colonie Anglaise. La Jamaïque s’est opposée catégoriquement à l’apartheid et a soutenu toutes les décisions des Nations Unies visant à son élimination. Nous disons à notre grand frère, Madiba que la terre lui soit légère et qu’il daigne transmettre à ses pairs les sceaux du courage, de la ténacité et de la clairvoyance afin de garantir la survie des peuples d’Afrique et de sa Diaspora. Par Ashanti. PANAFRIKAN Décembre – février 2014

Billet d'humeur

ZIMBABWE, Réforme agraire, prise de participation au capital des entreprises

Le jeudi 5 décembre s’en allait Nelson Rolihlahla MANDELA Madiba, avec tous les éloges du Monde entier. Homme qui marqua la période de l’apartheid en Afrique du Sud par sa résistance et qui accorda sans procès juridique le pardon aux bourreaux minoritaires. Que dira t-on de l’autre lion, plus féroce, Robert MUGABE, à l’heure de son trépas ? Nous entendrons certainement la sempiternelle propagande ayant comme titre, « le DICTATEUR ». L’Afrique du Sud sous les feux des projecteurs, par la voix de Thabo MBEKI, ex-président avant la prise du pouvoir par Jacob ZUMA, informe aux Africains que les Britanniques les harcela pour aider à l’assassinat de ce fils d’Afrique. Mandela aurait-il bon gré mal gré participé au pré-lynchage de Mugabe ? Ses quelques prises de position entre l’année 2000 et 2007, peuvent permettre un éclairage. En 2000, Nelson Mandela critique le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. Mugabe préside depuis vingt ans aux destinées de l’ancienne colonie britannique de Rhodésie du Sud. Il a été très critiqué internationalement pour sa politique répressive, son népotisme et son administration incompétente responsable de l’effondrement économique du pays. Nous reviendrons sur ce mensonge, quand on sait la partition qu’a joué Tony Blair dans la situation d’embargo et de blocage systématique des opportunités économiques garantissant une souveraineté pleine et entière au Zimbabwe. Mandela lui reproche de s’accrocher au pouvoir après vingt ans de mandat et de favoriser le recours à la violence contre les fermiers blancs, propriétaires de la plus grande partie des terres commerciales du pays. En 2007, Mandela essaie de persuader Mugabe de quitter le pouvoir «plus tôt que plus tard», «avec un minimum de dignité», avant d’être «poursuivi comme l’ancien dictateur Augusto Pinochet ». Il engage les Global Elders avec Kofi Annan (un des félons qui œuvre contre les intérêts de l’Afrique) comme médiateur, mais Mugabe ne fait aucune réponse à ces approches. En juin 2008, au plus fort de la crise de l’élection présidentielle zimbabwéenne, Nelson Mandela condamne «le tragique manque de leadership» au Zimbabwe. De toutes ces critiques pondues, qu’en est-il vraiment ? Robert Mugabe et ses compagnons de lutte ont dénoué les nœuds de l’apartheid au Zimbabwe anciennement appelé Rhodesia. Ils ont connu l’empoisonnement des terres par l’anthrax pour mieux les affamer, des assassinats en règle. Aujourd’hui Robert MUGABE porte la voix des insoumis en Afrique. Il est devenu persona non grata dès lors qu’il déclara qu’une nouvelle réforme agraire devrait être lancée pour une meilleure distribution des terres en direction du peuple majoritaire au Zimbabwe. Le dépeçage de l’Afrique atteint à ce jour un seuil plus que critique si bien que nous nous accrochons aux peu de leaders capables de déclamer à qui veut l’entendre que la Souveraineté de tout état est inaliénable et qu’aucunement il acceptera le diktat de pays qui sont loin d’être exemplaires. Par Ashanti. PANAFRIKAN Décembre-Février 2014

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