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LP-U – Déclaration du 22 avril 2016 – Congo-Brazzaville : Tragédie en Néocolonie

Déclaration du 22 avril 2016 Congo-Brazzaville : Tragédie en Néocolonie La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exprime son inquiétude et sa vive préoccupation face à la situation qui prévaut au Congo. En effet, depuis la tenue du scrutin présidentiel du 20 mars 2016, suivie du hold-up électoral par le candidat-président, un climat délétère créé et entretenu par le pouvoir règne dans le pays. Les candidats des partis d’opposition et leurs militants ont été intimidés, mis en résidence surveillée ou arrêtés. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) dénonce cette situation arbitraire et exige la libération de tous les prisonniers politiques sans condition. Aujourd’hui, le dictateur congolais tire sur son propre peuple. Le point culminant de ce climat de terreur a été certainement atteint avec l’organisation de raids aériens dans le département du Pool, sur fond de tribalisme et sous le prétexte fallacieux de procéder à l’arrestation du Pasteur Ntumi, naguère partenaire du même pouvoir. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) rappelle que ce qui est tantôt présenté comme une opération de police, tantôt comme une opération militaire, voire même nié par la propagande du pouvoir, ne s’inscrit dans aucun cadre judiciaire et n’a eu pour conséquence que de massacrer et traumatiser les populations de ce département déjà très éprouvées par les guerres successives de ces vingt dernières années. Nous, Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exigeons du gouvernement congolais l’arrêt immédiat des bombardements, l’ouverture des corridors humanitaires afin de permettre l’évacuation et le soulagement des populations prises en otage, ainsi que la levée des menaces et des poursuites contre les militants et leaders de l’opposition. La perpétuation des régimes néocoloniaux au Congo depuis son accession formelle à la souveraineté internationale, le 15 aout 1960, fait des confrontations électorales notamment les élections présidentielles, des moments de vives tensions et des tragédies meurtrières. Il est incontestable que les événements insurrectionnels d’octobre 2015 relatifs au changement de la Constitution ont démontré que le vrai pouvoir se trouve à Paris et non à Brazzaville. Ainsi, entre le pouvoir et l’opposition, la France, en troisième acteur majeur et non l’arbitre du jeu politique, en fonction de ses intérêts, soutient le camp le plus sûr du moment. D’ailleurs, espérant l’appui de l’ancienne puissance coloniale, chaque camp opposé se garde bien de dénoncer clairement, le contrôle des ressources stratégiques du Congo, l’absence de souveraineté monétaire, les dettes odieuses et le contrôle des renseignements militaires qui font de ce pays une piteuse néocolonie en plein 21ème siècle. Au regard de ce qui précède, la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) rappelle cette évidence élémentaire que la Démocratie sans souveraineté est une dangereuse illusion vendue aux populations. Quand l’action politique n’est basée que sur la séduction du peuple, elle conduit à la démagogie et aux désillusions, alors que l’instruction élève les populations. Instruire au lieu de séduire, telle doit être la ligne noble des élites politiques. Les Congolais doivent conquérir leur Souveraineté dans un élan fédérateur afin d’exercer le contrôle démocratique sur leurs gouvernants. Le désordre, l’injustice, la discrimination, le chaos, tous ces éléments caractéristiques du sous-développement organisé, sont consubstantiels au Néocolonialisme ! Vive le Congo, Vive l’Afrique ! Paris, 22 avril 2016 Le Bureau Politique Provisoire PDF : Declaration_Congo_22 Avril 2016_LP-Umoja

Billet d'humeur

ZIMBABWE, Réforme agraire, prise de participation au capital des entreprises

Le jeudi 5 décembre s’en allait Nelson Rolihlahla MANDELA Madiba, avec tous les éloges du Monde entier. Homme qui marqua la période de l’apartheid en Afrique du Sud par sa résistance et qui accorda sans procès juridique le pardon aux bourreaux minoritaires. Que dira t-on de l’autre lion, plus féroce, Robert MUGABE, à l’heure de son trépas ? Nous entendrons certainement la sempiternelle propagande ayant comme titre, « le DICTATEUR ». L’Afrique du Sud sous les feux des projecteurs, par la voix de Thabo MBEKI, ex-président avant la prise du pouvoir par Jacob ZUMA, informe aux Africains que les Britanniques les harcela pour aider à l’assassinat de ce fils d’Afrique. Mandela aurait-il bon gré mal gré participé au pré-lynchage de Mugabe ? Ses quelques prises de position entre l’année 2000 et 2007, peuvent permettre un éclairage. En 2000, Nelson Mandela critique le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. Mugabe préside depuis vingt ans aux destinées de l’ancienne colonie britannique de Rhodésie du Sud. Il a été très critiqué internationalement pour sa politique répressive, son népotisme et son administration incompétente responsable de l’effondrement économique du pays. Nous reviendrons sur ce mensonge, quand on sait la partition qu’a joué Tony Blair dans la situation d’embargo et de blocage systématique des opportunités économiques garantissant une souveraineté pleine et entière au Zimbabwe. Mandela lui reproche de s’accrocher au pouvoir après vingt ans de mandat et de favoriser le recours à la violence contre les fermiers blancs, propriétaires de la plus grande partie des terres commerciales du pays. En 2007, Mandela essaie de persuader Mugabe de quitter le pouvoir «plus tôt que plus tard», «avec un minimum de dignité», avant d’être «poursuivi comme l’ancien dictateur Augusto Pinochet ». Il engage les Global Elders avec Kofi Annan (un des félons qui œuvre contre les intérêts de l’Afrique) comme médiateur, mais Mugabe ne fait aucune réponse à ces approches. En juin 2008, au plus fort de la crise de l’élection présidentielle zimbabwéenne, Nelson Mandela condamne «le tragique manque de leadership» au Zimbabwe. De toutes ces critiques pondues, qu’en est-il vraiment ? Robert Mugabe et ses compagnons de lutte ont dénoué les nœuds de l’apartheid au Zimbabwe anciennement appelé Rhodesia. Ils ont connu l’empoisonnement des terres par l’anthrax pour mieux les affamer, des assassinats en règle. Aujourd’hui Robert MUGABE porte la voix des insoumis en Afrique. Il est devenu persona non grata dès lors qu’il déclara qu’une nouvelle réforme agraire devrait être lancée pour une meilleure distribution des terres en direction du peuple majoritaire au Zimbabwe. Le dépeçage de l’Afrique atteint à ce jour un seuil plus que critique si bien que nous nous accrochons aux peu de leaders capables de déclamer à qui veut l’entendre que la Souveraineté de tout état est inaliénable et qu’aucunement il acceptera le diktat de pays qui sont loin d’être exemplaires. Par Ashanti. PANAFRIKAN Décembre-Février 2014

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