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COMORES: LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE EN LUTTE POUR SA LIBÉRATION EST URGENTE

L’État de l’Union des Comores[1] ne connait que troubles et instabilité politique depuis son émancipation dévoyée de la tutelle coloniale française en 1975. Il n’a d’union que de nom. L’instabilité politique, qui va de pair avec l’instabilité économique, n’est pas exclusivement de la responsabilité de l’État comorien qui est lui-même un produit de la colonisation, ni à la population comorienne jugés, comme ne cessent de le claironner les médias français, seuls responsables du marasme dans lequel ils sont plongés. La France occupe un rôle de premier plan dans cette déstabilisation aussi tragique qu’inhumaine. L’Union des Comores n’est pas un État indépendant, n’en déplaise aux idéologues qui sont au service de la Françafrique. La France tient les quatre îles (N’gazidja, Maorè, Ndzuani, Mwali) composant l’Union des Comores au regard du droit international[2] d’une main de fer à travers un système de domination dont les mécanismes sont subtilement échafaudés, du moins officieusement déployés[3]. La crise politique qui frappe les Comores n’a pas commencé avec la proclamation éhontée de la « victoire » du régime d’Azali Assoumani à la dernière élection dite présidentielle, mais bien au moment de la proclamation de l’indépendance. En ce sens, l’élection dite présidentielle du 14 janvier 2024 entachée de fraudes, de tricheries et d’irrégularités massives n’est pas une surprise. Elle devait arriver et Azali Assoumani lui-même s’y était préparé malgré l’appel au boycott et le ras-le-bol de la population qui s’est emparée de la rue, principalement sur l’île de N’gazidja, pour s’opposer à un énième coup de force. A l’instar des régimes autocratiques des anciennes colonies françaises, Azali Assoumani a façonné un régime oppressif à son image depuis son retour à la tête de l’Etat. Il a préparé le terrain, muselant l’opinion et plaçant ses principaux lieutenants à la tête des structures stratégiques de son régime sous l’assistance technique de la France. Le règne d’un potentat machiavélique et sanguinaire La présence du colonel Azali Assoumani à la tête de l’Etat ne date pas d’aujourd’hui. Habitué des coups de force il prend le pouvoir en 1999 après avoir organisé et mené un coup d’état qui a renversé le régime en place à partir de l’île de Ndzuani.  Il quitte le pouvoir en 2006 le temps de se préparer à un retour en force en 2016. Persuadé que l’État est l’incarnation de sa personne et mû par le goût immodéré du pouvoir, Azali Assoumani tripatouille la constitution en 2018 pour rester à la tête de l’État ad vitam æternam. Faisant fi de la contestation de 2019 contre le non-respect de la constitution, Azali Assoumani, sous la bénédiction de ses maîtres étrangers restés silencieux, lance une répression brutale où plusieurs personnes ont trouvé la mort à N’gazidja et Ndzuani et où plusieurs autres ont pris le chemin de l’exil politique. En ancien militaire calculateur ne laissant rien au hasard, Azali Assoumani s’appuie sur l’armée, pierre angulaire de son régime et véritable garde prétorienne, pour protéger son pouvoir, réprimer les manifestants, intimider, emprisonner et dissuader. Depuis la contestation du 17 janvier 2024, on dénombre plusieurs victimes transportées à l’hôpital et un décès par balle d’après les chiffres officiels. L’armée est venue en renfort à la police. Dans le régime d’Azali Assoumani l’armée incarne en même temps la police. Les deux sont intrinsèquement liées. Lorsque la police est dépassée par la contestation, le régime déploie l’armée pour la réduire au silence manu militari en tirant dans le tas sans vergogne. En outre, Azali Assoumani a mis en place un système judiciaire à la tête duquel il est à la fois législateur et magistrat. Depuis 2016, il a jeté en prison plusieurs opposants dérangeants, comme l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, condamné pendant cinq ans sans procès puis jugé par des magistrats triés sur le volet par Azali Assoumani dans une parodie de procès similaire à la mascarade électorale du 14 janvier 2024. Le despotisme d’Azali Assoumani n’agit pas uniquement dans la répression politique illimitée, elle incarne en même temps le désespoir économique et la misère sociale. Une léthargie socio-économique dans un océan de dépendance Reprenant le pouvoir en 2016 sous un slogan qui se voulait rénovateur et malgré le titre de la présidence de l’Union Africaine dont les résultats à l’échelle continentale sont un zéro absolu, quelques huit années plus tard la population comorienne croule sous la misère sociale et économique du régime d’Azali Assoumani. L’autoritarisme politique s’est mué en conditions sociales misérables. L’accès à l’emploi, à la santé, aux produits alimentaires de base, à l’éducation est devenu une chimère aux yeux de l’écrasante majorité de la population. De même, l’Union des Comores d’Azali Assoumani impulsée sous la méconnaissance des enjeux internationaux et sans lecture politique claire est largement dépendante de l’aide internationale. En 2022, une grave crise de pénurie alimentaire frappe le pays. Le régime corrompu et anachronique d’Azali Assoumani s’est tourné vers les bailleurs de fonds internationaux pour s’approvisionner en riz. A l’inverse, la colonie de Mayotte, exclusivement entretenue et soutenue par des transferts publics français, se targue d’être « l’îlot de prospérité dans un océan de misère », selon la propagande officielle. Aussi, la majorité des manifestants du 17 janvier est composée de jeunes désoeuvrés qui veulent en finir avec un régime qui a confisqué et hypothéqué leur avenir. Le chômage touchant les jeunes est parmi les plus élevés de la région, cependant que la population comorienne rajeunit de plus en plus, ils veulent une amélioration de leurs conditions matérielles d’existence. Azali Assoumani n’a pas seulement confisqué le pouvoir et volé l’avenir des centaines de milliers de Comoriens, il a transformé les caisses publiques de l’État en patrimoine privé. Il multiplie les voyages inutiles et couteux à travers le monde d’Europe en Asie en passant par l’Amérique au grand désespoir du contribuable comorien. Il est à la fois chef d’État et ministre des Affaires étrangères. Il multiplie les tournées mondiales pour plaider pour le respect du droit international en faveur de l’Ukraine ou de la Chine sur Taïwan tout en passant sous silence l’occupation illégale aux conséquences désastreuses de l’île de Mayotte par

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Lu ëpp tuuru ! Trop c’est trop : solidarité panafricaine face aux dérives du régime autocratique de Macky Sall

Communiqué du Bureau Politique Provisoire La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore vigoureusement la dissolution du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF-LES PATRIOTES), principal parti d’opposition au Sénégal, et l’incarcération de son leader Ousmane Sonko (admis aux urgences après avoir entamé une grève de la faim). Ces faits de trop constituent la dernière manifestation par excellence des dérives autocratiques d’un régime cherchant à éliminer toute alternative souverainiste et panafricaniste en mesure de répondre aux aspirations du peuple sénégalais. En effet, si la mobilisation populaire a contraint Macky Sall à renoncer à se présenter pour un troisième mandat, le président du Sénégal est désormais déterminé à user de tous les leviers à sa disposition pour empêcher la candidature de celui qui, troisième à l’élection présidentielle de 2019, apparaît dans tous les sondages comme le favori de l’élection présidentielle de 2024. En parallèle, la disposition législative qui rend leur éligibilité à Karim Wade et Khalifa Sall, deux figures de l’opposition écartées de la précédente élection présidentielle du fait de leur condamnation pénale, illustre la politique politicienne de Macky Sall : diviser l’opposition et écarter toute candidature antisystème afin de maintenir le statu quo néocolonial. Candidat souverainiste dont la montée en puissance est connectée à celle des mobilisations panafricanistes et des protestations populaires contre l’impérialisme en Afrique dite « francophone », Ousmane Sonko n’a eu de cesse de dénoncer les instruments de domination néocoloniale : les accords monétaires qui, incarnés par le franc CFA, contribuent à la paupérisation massive des classes populaires du Sénégal et de plusieurs pays d’Afrique occidentale et centrale, et les accords militaires qui permettent à l’armée française de garder 350 soldats ainsi qu’une immense base militaire située en plein cœur de la capitale, Dakar. Face aux bouleversements politiques observés dans les pays de la sous-région (Mali, Burkina Faso, et plus récemment le Niger), la neutralisation d’Ousmane Sonko, de PASTEF, ainsi que de tous les mouvements politiques proposant une alternative panafricaniste et antiimpérialiste, est devenue une nécessité impérieuse pour la Françafrique. La solidarité panafricaine doit être incompressible face à l’impérialisme global. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exprime sa solidarité envers Ousmane Sonko et le parti PASTEF-LES PATRIOTES, dissout arbitrairement par une justice aux ordres ainsi que tous les Sénégalais engagés dans la voie de l’alternative panafricaniste et anti-impérialiste.  Par ailleurs, la LP-U exige : -La libération immédiate d’Ousmane Sonko et de TOUS les détenus politiques -La restauration des droits civiques et politiques d’Ousmane Sonko afin qu’il puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2024 -La fin de l’instrumentalisation de la justice sénégalaise à des fins d’élimination de rivaux politiques L’Union fait la force ! Umoja Ni Nguvu ! Le 10 août 2023

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LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA APPELLE A LA LIBÉRATION DE ABDOU RAZAK DJIBRIKI, LAWAL MATO ET ABDOU KADER DOUBOU

Au Niger, la Ligue Panafricaine – UMOJA a appris avec inquiétude l’enlèvement dans la nuit du dimanche 14 mai 2023 de Mamane Abdou Razak Djibriki, président de la LPU Niger, de Lawal Mato, président du CRDN-ZAMANI et de Abdoul Kader Doubou, président du CNP-TAOUSSAYIN-AL’OUMA, tous les trois fondateurs de la plateforme politique d’opposition « Madina Africa ». Nous adressons tout notre soutien à leurs proches et nous nous associons à leur famille politique pour demander que toutes les mesures effectives soient prises immédiatement afin d’assurer leur libération. Cette situation rappelle que les enlèvements forcés, les interpellations et les arrestations arbitraires continuent au Niger et dans de nombreux pays du continent, sans aucun respect des droits de la personne ou des procédures légales. Ces mauvaises pratiques qui entrent dans le cadre de la privation de la liberté d’association et d’opinion pourtant consacrée par toute constitution, visent les responsables et militants de l’opposition, les personnalités publiques ainsi que de simples citoyens anonymes dans le but de maintenir un climat d’intimidation. La Ligue Panafricaine – UMOJA appelle à la fin de ces pratiques antidémocratiques consistant à maintenir un climat d’insécurité à l’encontre des leaders porteurs de revendications sociales, économiques et politiques sur le plan du recouvrement de notre souveraineté. La Ligue Panafricaine – UMOJA invite l’ensemble de la famille panafricaniste à se mobiliser pour la libération de nos trois camarades et à poursuivre l’engagement pour une Afrique libre et souveraine. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Le 20 mai 2023 Le Bureau Politique Provisoire

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SUDAN: A FRATRICIDAL WAR WITH GEOPOLITICAL OVERTONES

[Statement of the Political Bureau of the Pan-African League UMOJA] April 15th 2023 sounds like yet another blow in Sudan’s turbulent political history. Since its independence in 1956, the history of Sudan has been nothing but a succession of internal conflicts. From civil wars (1955-1972 /1983-2005) to the Darfur crisis (2003-2010) which led to the country’s partition and the creation of South Sudan (2011), via the overthrow of Omar Al-Bashir (2019) to the current political turmoil, the country is sinking a little bit more each day into chronic instability which reinforces its status as a failed state. The Pan-African League – UMOJA (PL-U), expresses grave concern over the ongoing political and military unrest in Sudan and its capital Khartoum in particular, where civilians are being held hostage in a fratricidal crossfire. Moreover, the LP-U is deeply concerned about the geostrategic implications that such a conflict could have for the Horn of Africa and the continent as a whole; as it could constitute a new destabilising factor likely to spread beyond its borders on a continent already plagued by endless outbreaks of war. Although it is not yet possible to have an accurate account, the conflict would have already caused more than 400 deaths, 3,700 wounded and an undetermined number of refugees fleeing the violence to neighbouring countries (Egypt, Chad or South Sudan). At the root of this conflict are two men, two militaries. On the one hand, General Abdel Fattah al-Burhan, responsible for the 25 October 2021 coup and self-proclaimed president of the Sudanese Transitional Sovereignty Council. And on the other hand, General Mohamed Hamdan Dagalo, also known as « Hemetti », Commander of the Rapid Support Forces (RSF), and a major figure in the repression during the Darfur war. Since former president Omar Al-Bashir’s overthrow in 2019, the regular army and paramilitaries have seized power, despite numerous protests and calls to order (often repressed in blood) by civil society actors. The PL-U denounces the hostage-taking of civilian populations by military and paramilitary forces, stands in solidarity with the Sudanese people and calls for an end to the current crisis. Furthermore, the PL-U calls on the African Union (AU) which once again is not up to the challenge when it comes to serving the interests of the African people and Africa at large to take swift action to prevent the seizure of power by the military and hold them accountable for their actions. The PL-U demands power be returned to civilians, and warns against foreign interference in African affairs to prevent further damage. Furthermore, the PL-U insists and urges, once again, the global African family (on the continent as well as in the Diaspora), to invest and take its destiny into its own hands by rallying its ranks in order to initiate the Pan-African revolution that will liberate Africa and its children from neo-colonialism, imperialism and the ills that undermine African societies. Unity is Strength! Umoja ni Nguvu !

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Crise ukrainienne : situation des ressortissants africains

Le 24 février 2022 a marqué le début de l’offensive russe en Ukraine. Si cette intervention se déroule à des milliers de kilomètres de l’Afrique, il n’en reste pas moins que ce conflit a des répercussions pour notre peuple. En effet, des milliers de ressortissants africains, principalement des étudiants se retrouvent aujourd’hui coincés en Ukraine où l’accès dans les pays voisins (notamment la Pologne) leur est refusé sans aucune raison apparente si ce n’est la xénophobie et le racisme primaire qui sont enracinés dans la culture européenne (de l’Ouest ou de l’Est). La Ligue Panafricaine – UMOJA exprime sa profonde indignation face aux traitements inhumains et dégradants qui sont réservés aux étudiants et ressortissants africains qui cherchent à fuir l’Ukraine. Nous assurons nos sœurs et frères du soutien de la LP-U. À la suite de l’annonce postée par l’ambassade d’Ukraine au Sénégal pour recruter des mercenaires africains pour aller combattre les Russes, nous rappelons aussi qu’aucun sang africain ne doit être versé dans une guerre qui n’est pas fondamentalement la nôtre. La LP-U dénonce l’inaction et le mutisme de l’Union Africaine (UA) qui est aux abonnés absents au moment où, du Brésil à la Chine en passant par les Etats-Unis, l’Europe, les pays du monde arabe ou de l’ex-URSS, la négrophobie est devenue un sport universel qui nécessite que nous défendions l’intégrité physique des filles et fils d’Afrique à travers la planète. La négrophobie ne diminuera que lorsque nous aurons à la tête de l’Afrique, le continent le plus riche mais le plus pillé, des panafricanistes qui prendront la responsabilité de ne plus se faire le relais de la propagande impérialiste, de mobiliser les moyens pour secourir nos ressortissants et d’imposer des sanctions politiques et économiques ciblées aux pays qui ne protègent pas les ressortissants africains dans le monde. Si la voix de certains Etats du continent s’est fait entendre cette fois ; cela reste néanmoins trop inégal et trop disparate pour que cela pèse réellement au regard des enjeux qui sont considérables. Seule une Afrique forte et unie dans le cadre d’un projet fédéral apportera protection, respect et dignité aux enfants d’Afrique et ce quel que soit l’endroit du globe où ils se trouvent. La LP-U exhorte, une fois de plus tous les Africains (du continent comme de la diaspora), épris de justice et de souveraineté, de rallier ses rangs afin que notre voix pèse bien plus encore dans le cadre de la défense de notre continent et de notre peuple et pour réaliser, in fine, le projet d’Etat Fédéral d’Afrique Noire (EFAN) de Cheikh Anta Diop, essentiel pour notre renaissance. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Fait à Bruxelles, Kinshasa, Lomé, Paris, le 05 mars 2022 Le Bureau Politique Provisoire

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[Umoja Habari – Communiqué] Déclaration de la Ligue Panafricaine – UMOJA sur la «nouvelle monnaie» ECO

Déclaration de la Ligue Panafricaine – UMOJA sur la «nouvelle monnaie» ECO Le 21 décembre 2019 à Abidjan, Emmanuel Macron et Alassane Ouattara ont annoncé l’arrêt de la centralisation des réserves de change au Trésor Français, la fermeture du compte d’opérations et le transfert à la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) des ressources disponibles sur ce compte, ainsi que le retrait de tous les représentants français présents dans les organes de décision et la naissance de l’ECO en remplacement du Franc CFA (anciennement colonies françaises d’Afrique). Dans les faits, la monnaie ECO qui devait être celle de l’ensemble des quinze Etats de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) devient le nouveau nom du franc CFA en circulation dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sous tutelle française. Dans le fond, rien ne change. Conformément aux éléments de son programme politique, la Ligue Panafricaine – UMOJA : DÉNONCE L’APPELLATION « ECO » DE LA NOUVELLE MONNAIE. La décision d’abandonner l’appellation FCFA a pour motivation l’expression de la souveraineté, l’abandon des vestiges qui rappellent le colonisateur. Une appellation africaine de notre monnaie serait une bonne application de cette décision. Le nom ECO, qui n’a aucune signification dans les langues africaines, se présente comme une copie conforme de l’Euro. NOTE LA FERMETURE DU COMPTE D’OPÉRATIONS ET LE DÉPART DE TOUS LES FONCTIONNAIRES FRANÇAIS DES INSTANCES DE LA BCEAO Nous saluons cette décision. Mais elle mérite d’être complétée par les mesures suivantes, mentionnées dans le programme politique de la LP-U : a. L’audit contradictoire du compte d’opérations pour déterminer le montant exact que le Trésor Français doit à la BCEAO de 1945 à 2019. b. L’actualisation de cette dette avec les taux d’intérêts successifs fixés par la Banque de France de 1945 à 2019, afin d’en connaître la valeur en ce moment de séparation ; c. L’établissement d’un moratoire pour le remboursement à la BCEAO de cette dette actualisée ; d. Le paiement par l’État français aux pays membres de la zone CFA de dommages et intérêts pour avoir retardé leur développement par la séquestration de leurs ressources d’exportation, contre le gré des peuples de la zone CFA. RÉCLAME ICI ET MAINTENANT: a. La sortie immédiate du Franc CFA pour tous les pays qui y sont encore soumis; b. La sortie immédiate des institutions financières néocoloniales telles que le FMI et la Banque mondiale: c. La création d’une monnaie africaine flexible, parfaitement adaptée au niveau de développement économique des États ouest-africains, qui ne sera garantie que par leurs disponibilités en devises internationales. La Ligue Panafricaine – UMOJA appelle tous les panafricains d’Afrique de l’ouest et tous les panafricains du monde à se mobiliser au maximum, pour rétablir dans les faits, au plan monétaire, notre souveraineté confisquée. UMOJA NI NGUVU ! L’UNION FAIT LA FORCE ! Fait à Abidjan et Brazzaville, le 31 décembre 2019 Le Bureau Politique provisoire de la LP-Umoja.

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[Communiqué] Appel à la libération de Guy Marius Sagna et des sept militants emprisonnés au Sénégal

🔴 [COMMUNIQUÉ] – APPEL À LA LIBÉRATION DE GUY MARIUS SAGNA ET DES SEPT MILITANTS EMPRISONNÉS AU SÉNÉGAL La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) appelle à la libération sans délai de Guy Marius Sagna et des sept autres militants arrêtés par les autorités sénégalaises devant les grilles du palais présidentiel. Nos huit camarades sont détenus dans les établissements pénitentiaires de Dakar depuis l’organisation d’une manifestation pacifique contre la hausse du prix de l’électricité le 29 novembre 2019. Militant engagé dans la lutte contre le franc cfa et les accords de partenariat économique (APE), Guy Marius Sagna est de tous les combats pour l’égalité, la justice et le progrès social de l’Afrique. La Ligue Panafricaine – UMOJA a pu l’accompagner au Sénégal dans la coordination du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP-France Dégage) et lui exprime, ainsi qu’à ses camarades de détention, leurs amis et leurs proches, une solidarité sans faille. En juin 2019, la Ligue Panafricaine – UMOJA a eu la lourde tâche de désigner un prix de la personnalité politique africaine à remettre par un partenaire international. Le nom de Guy Marius Sagna s’est naturellement imposé pour recevoir ce prix. Nous avons suivi la détention arbitraire de Guy Marius Sagna pour l’accusation fallacieuse de « fausse alerte au terrorisme » en juillet, et soutenu la première campagne pour sa libération. Nous savions le caractère sensible de son invitation à Genève par une organisation panafricaine dans le cadre d’une rencontre internationale en marge du premier Forum Mondial sur les Réfugiés. En effet, Guy Marius Sagna est aussi le visage des nombreux militants africains qui ne bénéficient pas forcément d’une couverture médiatique internationale et dont la seule nationalité africaine ne leur offre hélas, ni la possibilité importante de rayonner à travers le monde, ni l’honneur de se faire expulser par des régimes néocoloniaux mais qui se retrouvent régulièrement réprimés et enfermés pour leur engagement. Nous savions depuis longtemps l’incertitude de sa présence. Le 10 décembre, Guy Marius Sagna devait récupérer son visa pour venir en Suisse. Son billet d’avion l’attend toujours dans son courrier pour venir à Genève le 18 décembre 2019 afin de recevoir ce prix dont la valeur est confirmée par sa privation de liberté. Nous exigeons la libération sans délai de Guy Marius Sagna, Mamadou Diao Diallo, Malick Biaye, Pape Abdoulaye Touré, Babacar Diop, Souleymane Diockou, Leuz Def Tekk et Ousmane Sarr ! L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu! Le Bureau Politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA.

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Communiqué: Appel à la solidarité internationale avec la Bolivie contre le coup d’état!

🔴 COMMUNIQUÉ – UMOJA HABARI 🔴 APPEL A LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LA BOLIVIE CONTRE LE COUP D’ÉTAT ! La Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce le coup d’état qui a contraint le président bolivien Evo Morales à démissionner le 10 novembre 2019 après plusieurs semaines de violences et de tensions au sein du pays. Ancien dirigeant syndical de la fédération des paysans producteurs de coca, Evo Morales avait été élu député en 1997 puis exclu en 2002 par l’oligarchie au pouvoir qui n’a jamais apprécié son engagement pour la défense des peuples indigènes qui représentent plus de 60% de la population. A la tête du MAS-ISP (Mouvement vers le socialisme – Instrument pour la souveraineté des peuples), Evo Morales a perdu de peu les élections présidentielles de 2002 face au candidat néolibéral. La Bolivie a ensuite connu la guerre du gaz et la renaissance des mouvements sociaux, indigènes et paysans qui ont balayé la vieille oligarchie. Vacciné contre le néolibéralisme, le peuple bolivien a historiquement porté à sa tête en 2006 le premier président d’origine indigène de l’histoire. C’est tout naturellement qu’Evo Morales a instauré une politique conforme aux idéaux de justice économique et sociale et de lutte pour la dignité. Sous sa présidence, la Bolivie a posé les bases d’une souveraineté culturelle, économique et politique, avec une nette amélioration des conditions de vie de la population. En engageant son pays dans la construction d’un ordre latino-américain et international alternatif, Evo Morales a mené un véritable travail de décolonisation politique. Plus ancien président en exercice en Amérique latine, Evo Morales a subi une guerre de désinformation lors du rejet du référendum de 2016 concernant la modification de la constitution qui ne permettait qu’une seule réélection, limite qui a ensuite été abolie par la justice bolivienne l’autorisant à se présenter légalement. Cette problématique bien connue en Afrique s’explique ici par l’obligation de maintenir la stabilité du modèle bolivien au moment où l’impérialisme cherche à déstabiliser la région. Ses adversaires qui n’ont aucun souci pour la « démocratie » ont utilisé ce point pour l’accuser de dérive au pouvoir. En dépit de la diabolisation médiatique, Evo Morales a réuni la majorité de la population bolivienne derrière lui lors des dernières élections qui ont été annulées par les putschistes. L’armée a fait basculer le rapport de force en contraignant par la menace le président à renoncer et en exerçant la répression contre le peuple et les partisans de la légalité constitutionnelle. Le gouvernement du Mexique lui a permis l’asile nécessaire à la garantie de son intégrité physique. La Ligue Panafricaine – UMOJA suit l’évolution de la situation avec attention et s’associe aux mouvements et manifestations de solidarité internationale avec le peuple bolivien. L’impérialisme ne passera pas ! L’Union fait la Force ! Le Bureau politique provisoire, Brazzaville, le 29 novembre 2019

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Non à la politique de repositionnement de l’impérialisme français dans la partie africaine de l’Océan Indien

🔴 UMOJA HABARI -COMMUNIQUE 🔴 NON A LA POLITIQUE DE REPOSITIONNEMENT DE L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS DANS LA PARTIE AFRICAINE DE L’OCÉAN INDIEN En ce début de XXIème siècle, où l’on assiste à une redistribution impérialiste des cartes dans la gouvernance mondiale, la France, pays en perte de vitesse aux plans politique et économique, ne voit son salut que dans la recolonisation de l’Afrique et le renforcement de ses positions dans l’espace africain. C’est dans cette logique de positionnement de l’impérialisme français que se situe la dernière tournée d’Emmanuel Macron dans les îles de l’Océan Indien (Réunion, Mayotte et les îles Glorieuses) du 25 au 28 octobre 2019. Cette tournée était tout sauf anodine. Elle illustre parfaitement la politique expansionniste de l’exécutif français. Premier président à « visiter » les Îles Glorieuses, ce passage hautement symbolique marque la ligne politique ouvertement impérialiste de l’Etat français, à plus de 11.000 km de ses frontières. Comme pour bien affirmer le caractère dominateur et méprisant de sa politique africaine, Emmanuel Macron n’a pas hésité à lancer un « Ici c’est la France ! » en faisant référence aux Îles Glorieuses. Depuis les années 1970, la présence de l’impérialisme français est contestée dans la région. De l’Union des Comores (Mayotte), à Madagascar (Îles Glorieuses, Juan Nova, Bassas da India, Europa), en passant par Maurice (Tromelin). L’impérialisme français est constamment confronté aux conflits de souveraineté pour lesquels elle a régulièrement été sanctionnée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour rappel, la départementalisation de Mayotte en 2011 est une violation directe des résolutions de l’ONU de 1976, l’ONU s’étant prononcé sans équivoque aucune sur l’indivisibilité de l’Union des Comores. L’obstination et la détermination de la puissance française à vouloir s’éterniser dans cet espace géographique n’est pas anodine. Elle s’explique par plusieurs facteurs géopolitiques et géostratégiques. En effet, en ce siècle de militarisation des océans, nul n’est sans savoir l’importance et les enjeux liés aux espaces maritimes. La maîtrise des mers et des océans est un élément essentiel de la puissance d’un Etat, et la présence de l’impérialisme français dans ce vaste espace lui confère une position géostratégique de premier ordre. Grâce à ces « possessions » maritimes, l’impérialisme français détient le deuxième espace maritime mondiale après les USA. Ces espaces, surtout pour ce qui est de l’Océan Indien, lui confère une place de choix à la table des nations représentant le bloc impérialiste. L’impérialisme français contrôle entièrement l’axe stratégique que représente le canal du Mozambique, ce qui lui assure le contrôle des ressources halieutiques et des éventuels gisements d’hydrocarbures que pourrait abriter la région. L’Océan Indien est aussi une voie de transit majeur dans l’économie mondiale lié aux supertankers et porte containers qui empruntent régulièrement ce passage. En outre, il faut noter que les grandes puissances militaires du monde sont toutes présentes dans l’Océan Indien et cherchent à imposer leur leadership dans cette zone. C’est ce qui explique le fait que (Djibouti concentre à elle seule pas moins de cinq bases militaires étrangères. Ces positionnements attestent de ce que les puissances impérialistes préparent des guerres de proximité pour le contrôle des ressources naturelles du continent africain, d’où l’importance de ces îlots qui pourront servir de base lors d’éventuelles interventions militaires dans toute la région. La Ligue Panafricaine – UMOJA: -Condamne avec énergie la politique coloniale de l’impérialisme français qui, méprisant les dispositions du droit international, consiste à s’accaparer des territoires et des espaces maritimes qui sont géographiquement et culturellement la propriété du continent africain. -Exige la fermeture de toutes les installations et missions militaires françaises, aussi bien celles basées sur le continent que celles basées dans les eaux territoriales africaines. -Apporte son soutien à l’Union des Comores, Maurice et Madagascar dans leurs justes combats pour faire valoir leur souveraineté et l’intégrité de leurs territoires respectifs. Umoja Ni Nguvu ! (L’Union fait la Force !) Fait le 06 novembre 2019 aux Comores Pour la délégation de la LP-U Comores Pour le Bureau Politique Provisoire de la LP-U Le président Diogène Henda Senny 🔴 UMOJA HABARI – COMMUNIQUE 🔴 LA TSIDJAU NGARIHARAYO OMSISO MIZI WAH’ESIASA YA UBEBERU YAH’EDAULA YA FARANTSA HARIMWA LEBAVU LAKIAFRIKA LAH’EBAHARIL HINDI Ndo Ulaani esiasa ya utawalifu harimwa lebara la Africa haswa ndoharimwa ezisiwa zah’eBaharil Hindi. Ngasi harimwa eKarini ya shirini n’mwedja ngarieshio omhanyiso wahe dunia, eFarantsa nge redjeiyo dingoni harimwa ankiba tsibahi n’omzalo wah’owana. Haizo emasulaha ndo mredjeyi yahe siyasa ya utawalifu tsibahi yasise mizi hamsinadi harimwa omahalani esayakantsi. H’efikira inu itrilwa ndziani n’omsafara wa Rais mFransa harimo ezisiwa zah’eBaharil Hindi (La Rinyon, Maore, iles Glorieuses) etarehi 25 hwenda etarehi 28 oKtobro. Eziara zinu zikahudja zidjadidishe esiasa yah’esirikali ya Farantsa. Macron nde Rais wamwando ya fanya ziara harimwa ezisiwa za Glorieuses fasiri yauwonesa esiasa ya utawailfu yahe daula ya Farantsa ikao nge djihundrao harimwa ndzia ya kilomètera 11000 harimwa eardhi ya aswili . Hauwonesa tsibahi esiasa ya ubeberu n’emadharau harimwa lebara la Afrika ; Rais Macron hasubuti hamba ukaya « hunu Farantsa ! » haumvumbuwa ezisiwa za Glorieuses. Rangu omwaha 1970, omkayo wah’edaula ya Farantsa harimwa ezisiwa zah’eBaharil hindi ketsuoneha hadzitso djema ngiona tanbu n’edaula ya Komori (Maore-Mayotte), na Madagascar (Iles Glorieuses, Juan De Nova, Bassas da India, Europa) hupvira Maurice (Tromelin), edaula ya Farantsa ngio harimwa migongano ya mipaka ikao edjumua ya madaula walaani kabisa omkayo wah’eFarantsa harimwa ezisiwa zah’eBaharil Hindi. Ha Beshelea omdrendeho wahe she isiwa sha Maore wilaya yah’edaula ya Farantsa mwaha 2011 ikahudja irwarie enuktwa ya sharia yah’edjumua ya madaula yah’omwaha 1976 ; Edjumua ya madaula wakubali ukaya eKomori iipangiha ha zisiwa zine: Maore, Mwali, Ndzuwani na Ngazidja. Omdjihodari wah’eFarantsa ya sise mizi harimwa lebavu linu kazitsu shangaza sha ngazi elezao enamna yahwelewa zefani nezefaliki zah’egéopolitique n’egéostratégie. Haizo baanda maha djana ya nkodo harimwa ze bahari, haina mdru ibidi elewe zefaida zilio harumwa ebahari inu. Outunduzi wah’eze bahari yo muhimu harimwa daula. Epvengee omkayo wah’eFarantsa harimwa ebahari umnika daradja nkuu harimwa edunia kamili. Hasibabu yah’ezisiwa ye Farantsa nge wapvili ndingoni mwe Marekani harimwa ze daula waliona zitswa zambwa zindji. Ezitswa zambwa zinu haswa ndizo zilio harimwa eBaharil Hindi zimnika nvuwu halisi harimwa ze daula za

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