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Communiqué de presse de la L.P.-U. relatif à l’arrestation illégale du militant Panafricaniste M. Jean-Jacques Adama TRAORE

  COMMUNIQUE DE PRESSE : Côte d’Ivoire, Arrestation illégale du militant Panafricaniste M. Jean-Jacques Adama TRAORE   La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) condamne énergiquement l’arrestation illégale et arbitraire du militant Panafricaniste, Monsieur Jean-Jacques Adama TRAORE, intervenue le vendredi 5 septembre 2014, par le régime FrançAfricain de Côte d’Ivoire. Cette arrestation aurait eu lieu le vendredi 5 septembre 2014 vers 18h à sa descente d’avion à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan et il a été conduit à la direction de la surveillance du territoire (DST). Son épouse, son avocat et ses proches n’ont jusque-là pu avoir accès à lui. La Ligue Panafricaine – UMOJA, lance un appel à l’ensemble de la famille panafricaine et tout esprit épris de justice, de se mobiliser pour la libération immédiate de Monsieur Jean-Jacques Adama TRAORE.   Fait à Paris, le 10 septembre 2014 Le Bureau Politique Provisoire de la LP-U   NB : ci-dessous, vous trouverez le parcours de la victime.

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Déclaration de la Ligue Panafricaine – Umoja suite à la signature de l’Accord de Partenariat Économique Afrique / Union Européenne.

  DÉCLARATION DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA SUITE À LA SIGNATURE DE L’ACCORD DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE AFRIQUE / UNION EUROPÉENNE Ce mois de juillet 2014 est une date funeste pour le continent africain. Une de plus, une de trop ! La Ligue Panafricaine – UMOJA est particulièrement révoltée et indignée après la signature, par les pays africains, à l’exception de l’Afrique de l’Est, de l’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union Européenne (UE). De quoi s’agit-il ? L’Accord de Partenariat Économique est un Accord de Libre-Échange couplé avec une pseudo-aide au développement, miroir aux alouettes. Il est dit que l’APE vise à établir des zones de libre-échange entre la première puissance commerciale mondiale dont le revenu moyen par habitant est plus de quarante fois supérieur à celui de toute l’Afrique et les régions constituées du groupe Afrique Caraïbe Pacifique (ACP). Au regard de ces considérables inégalités, il n’est pas difficile de voir de quel côté se situe le pouvoir.

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Billet d’analyse n°1 du B.P.P. de la Ligue Panafricaine – Umoja

Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire…Un nouvel arc françafricain sur l’Afrique de l’Ouest ? L’impérialisme ne dort jamais, et il prépare une année 2014-2015 chaotique pour les fils et les filles d’Afrique. Il est donc plus que jamais urgent de déployer, de manière coordonnée, toutes les énergies du mouvement panafricaniste dirigées dans un seul et même but, qui est la construction d’un État fédéral, seule condition pour la satisfaction des besoins de nos populations sur le continent et dans la diaspora. Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire aujourd’hui, Mali, Niger, Nigéria demain, quelques indices montrent que l’arc de domination impérialiste cherche à se renouveler en Afrique de l’Ouest. Le Bénin, prochaine crise régionale ? Au Bénin, où les élections municipales de 2013 ont été repoussées en arguant notamment le manque de financement, il est de plus en plus question d’organiser des élections générales couplées (présidentielles et législatives) voire triplées (avec les municipales) au printemps 2016. En l’état actuel, la liste électorale est incomplète et plusieurs foyers de population hostiles au président Yayi Boni n’ont pas été recensés. Élu en 2006, réélu en 2011, le président Yayi qui ne peut briguer un troisième mandat envisagerait de modifier la constitution pour un changement de République permettant de repartir à zéro. En réalité, nos régimes françafricains n’ont jamais décollé du niveau zéro. En cas d’échec, Yayi Boni devrait chercher à placer au pouvoir un homme acquis à sa cause, ou choisir une stratégie de chaos qui pourrait voir intervenir des groupes criminels au Bénin, sur le mode de ce qui se passe dans le nord du Nigéria. En tout état de cause, le débat national sera court-circuité par une classe politique uniquement préoccupée par ses privilèges matériels et financiers.

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Café UMOJA : « Les défis du Congo, leçons pour l’Afrique ».

  La Sous-Section IDF (Ile de France) de la Ligue Panafricaine – Umoja a le plaisir de vous convier au Café Umoja sur le thème : « Les défis du Congo : Leçons pour l’Afrique ». Cette rencontre est animée par le Dr Amzat BOUKARI-YABARA, historien du panafricanisme, membre du Bureau Politique Provisoire de la LP-U chargé de la Prospective et du Programme politique.     Dimanche 31 août 2014 de 15h00 à 19h00 Librairie Tamery 19 rue de Chalet 75010 PARIS   PAF : 5€00 dont 1 conso offerte.  

Brèves

Faits et Indices …

Nelson Rolihlahla MANDELA (1918-2013) Depuis le décès de Nelson R. Mandela, et même bien avant, les presses et dirigeants occidentaux se donnent à coeur joie dans les phraséologies les plus larmoyantes. Il ne s’agit pas d’être cruel et ne pas concéder à ces derniers la moindre sympathie, ni de sentiment. Mais regardons l’histoire dans les yeux et nous observerons le bal des  hypocrites. Ces pays sont entrain de réécrire l’histoire contemporaine que nous avons pourtant vécue dans sa plus grande largesse. Ils lèguent du faux à la génération montante en gommant à souhait leur dualité et leurs méfaits engendrés contre l’Afrique dans sa globalité. Le mensonge est roi dans les pays qui se définissent démocratiques. L’hypocrisie est à on comble lorsqu’il s’agit de féliciter un homme contraint d’être emprisonné durant 27 ans, du seul fait qu’il réclame la fin d’un système inique, et continuer malgré tout en sourdine à considérer l’Afrique comme le grenier à dévaster sans tenir compte des exigences de survie des populations natives. Comment F. Hollande par exemple peut-il se regarder dans le miroir quand à un jour près il envahit la Centrafrique tout en se donnant des airs de sauveur et entendre acclamer une foule disparate, «Vive la France» par des badeaux centrafricains loin des réalités géostratégiques qui lient leur pays aux autres ? Revenons à l’essentiel pour le moins. Ces pays désirent se soustraire de la dure réalité qui confirme leur participation secrète au soutien de l’apartheid, quand ils continuaient malgré les résolutions onusiennes (encore de la poudre aux yeux), à vendre des armes, à commercer et investir, puis à soutenir le docteur Folamort, à la tête du programme biologique et chimique sous l’apartheid, Wouter Basson de son vrai nom, exerce toujours comme cardiologue au Cap. Un cas qui illustre l’impunité des figures de l’ancien régime. Le choeur des «pleureuses» évoque la résistance de l’homme, certes, mais en passant vite sur cet épisode. Ce qui bouleverse les médias, c’est le rôle joué par le leader sud africain dans ce qu’ils appellent la « réconciliation » entre la bourgeoisie blanche tortionnaire de tout un peuple noir et ses victimes, hier considérées comme des esclaves. Les éloges hypocrites de Mandela par les politiciens occidentaux et des dirigeants US et de l’UE en particulier sont une honte. Le silence devait s’imposer. Mandela mérite bien des éloges : celles de ceux qui luttent pour La Cause des Peuples. Et pas celles de ceux qui les oppriment et les exploitent. Faits et indices… Dans la nuit du 5 décembre 2013, Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid est mort à l’âge de 95 ans. Dans son combat, Mandela a pu compter sur les soutiens de nombreux autres pays et leur peuple placés de l’autre côté de la Force. Revivons ces années d’histoire. Fidel CASTRO (CUBA & ANGOLA-1975, ZIMBABWE) « Nous sommes venus ici avec un grand sentiment de culpabilité à l’égard du peuple cubain. Quel autre pays que Cuba peut s’enorgueillir d’un palmarès d’altruisme aussi impressionnant dans ses relations avec l’Afrique ? Combien de pays dans le monde bénéficient du travail des professionnels cubains de la santé ? Quel pays s’est déjà vu refuser l’aide de Cuba ? Combien de pays menacés par l’impérialisme ou en lutte pour leur libération nationale ont pu compter sur le soutien de Cuba ? En prison, j’ai entendu parler pour la première fois de l’immense appui des volontaires cubains au peuple angolais, si extraordinaire que l’on pouvait douter de sa véracité ! … » Moammar KADHAFI (LIBYE) Soutien incontestable de la Libye à L’ANC et Nelson Mandela a toujours été fidèle à feu Moammar Kadhafi. Lors de son voyage en octobre 1997 le président sud-africain, a plaidé pour la levée de l’embargo aérien imposé en 1992 contre ce pays, en dépit des vives critiques américaines de son voyage (affaire Lockerbie). Il y déclara par ailleurs : «Aucun État ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun État ne peut dicter aux autres ce qu’ils doivent faire.» Michael MANLEY (JAMAÏQUE) La Jamaïque a été à l’avant-garde de la campagne internationale contre l’apartheid en Afrique du Sud. C’est aussi le premier pays à déclarer un embargo commercial contre l’Afrique du Sud en 1957, alors même que l’île était encore une colonie Anglaise. La Jamaïque s’est opposée catégoriquement à l’apartheid et a soutenu toutes les décisions des Nations Unies visant à son élimination. Nous disons à notre grand frère, Madiba que la terre lui soit légère et qu’il daigne transmettre à ses pairs les sceaux du courage, de la ténacité et de la clairvoyance afin de garantir la survie des peuples d’Afrique et de sa Diaspora. Par Ashanti. PANAFRIKAN Décembre – février 2014

Billet d'humeur

ZIMBABWE, Réforme agraire, prise de participation au capital des entreprises

Le jeudi 5 décembre s’en allait Nelson Rolihlahla MANDELA Madiba, avec tous les éloges du Monde entier. Homme qui marqua la période de l’apartheid en Afrique du Sud par sa résistance et qui accorda sans procès juridique le pardon aux bourreaux minoritaires. Que dira t-on de l’autre lion, plus féroce, Robert MUGABE, à l’heure de son trépas ? Nous entendrons certainement la sempiternelle propagande ayant comme titre, « le DICTATEUR ». L’Afrique du Sud sous les feux des projecteurs, par la voix de Thabo MBEKI, ex-président avant la prise du pouvoir par Jacob ZUMA, informe aux Africains que les Britanniques les harcela pour aider à l’assassinat de ce fils d’Afrique. Mandela aurait-il bon gré mal gré participé au pré-lynchage de Mugabe ? Ses quelques prises de position entre l’année 2000 et 2007, peuvent permettre un éclairage. En 2000, Nelson Mandela critique le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. Mugabe préside depuis vingt ans aux destinées de l’ancienne colonie britannique de Rhodésie du Sud. Il a été très critiqué internationalement pour sa politique répressive, son népotisme et son administration incompétente responsable de l’effondrement économique du pays. Nous reviendrons sur ce mensonge, quand on sait la partition qu’a joué Tony Blair dans la situation d’embargo et de blocage systématique des opportunités économiques garantissant une souveraineté pleine et entière au Zimbabwe. Mandela lui reproche de s’accrocher au pouvoir après vingt ans de mandat et de favoriser le recours à la violence contre les fermiers blancs, propriétaires de la plus grande partie des terres commerciales du pays. En 2007, Mandela essaie de persuader Mugabe de quitter le pouvoir «plus tôt que plus tard», «avec un minimum de dignité», avant d’être «poursuivi comme l’ancien dictateur Augusto Pinochet ». Il engage les Global Elders avec Kofi Annan (un des félons qui œuvre contre les intérêts de l’Afrique) comme médiateur, mais Mugabe ne fait aucune réponse à ces approches. En juin 2008, au plus fort de la crise de l’élection présidentielle zimbabwéenne, Nelson Mandela condamne «le tragique manque de leadership» au Zimbabwe. De toutes ces critiques pondues, qu’en est-il vraiment ? Robert Mugabe et ses compagnons de lutte ont dénoué les nœuds de l’apartheid au Zimbabwe anciennement appelé Rhodesia. Ils ont connu l’empoisonnement des terres par l’anthrax pour mieux les affamer, des assassinats en règle. Aujourd’hui Robert MUGABE porte la voix des insoumis en Afrique. Il est devenu persona non grata dès lors qu’il déclara qu’une nouvelle réforme agraire devrait être lancée pour une meilleure distribution des terres en direction du peuple majoritaire au Zimbabwe. Le dépeçage de l’Afrique atteint à ce jour un seuil plus que critique si bien que nous nous accrochons aux peu de leaders capables de déclamer à qui veut l’entendre que la Souveraineté de tout état est inaliénable et qu’aucunement il acceptera le diktat de pays qui sont loin d’être exemplaires. Par Ashanti. PANAFRIKAN Décembre-Février 2014

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Côte d’Ivoire Gbagbo libre, mais après ?

La crise électorale qui a éclaté en Côte-d’Ivoire à la fin de l’année 2010 s’est soldée par le bombardement du palais présidentiel par les forces françaises et l’enlèvement de Laurent Gbagbo manu militari pour être déporté en définitif au Tribunal Pénal International de la Haye. Ces évènements et cette énième intrusion de la France dans son style colonial ont choqué tout un continent et ont réveillé bien du monde : 50 ans après sa soi-disant indépendance, la Côte-d’Ivoire est encore aux mains de l’impérialisme occidental. UNE RÉSISTANCE DÉTERMINÉE La crise ivoirienne a marqué un nouveau réveil de l’opinion africaine contre la domination occidentale, en particulier française sur le continent. Bien sûr la mobilisation ivoirienne est déjà très forte, avec des manifestations partout dans le monde, qui ont rassemblé hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, battant le pavé sous le soleil, sous la pluie, dans le froid, dans la neige, dans la grêle, allant même jusqu’à encercler le tribunal de La Haye ! L’autre versant de cette résistance, ce sont les milliers d’Africains qui se sont ralliés à cette cause à travers le Continent et la Diaspora. Main dans la main, Ivoiriens, Camerounais, Congolais, Maliens, Togolais, Africains-Antillais, et plus encore, se sont organisés pour protester contre l’agression coloniale et pour la libération de Laurent Gbagbo, ainsi que celle de tous les autres prisonniers politiques. Le gouvernement français, en voulant remettre les chaînes à l’un des pays qu’il considère comme sa chasse gardée, a réveillé les autres qui dormaient et qui le regardent maintenant avec des yeux pleins de colère et de révolte.

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Mali: Statu quo rien n’a changé, les dés ont été pipés

Ibrahim Boubacar Keita dit IBK a officiellement obtenu 77,61% des voix au second tour de l’élection présidentielle disputée le 11 août dernier. Une élection qui se passe bien est une élection dans laquelle il n’ya ni contestation ni violence, nous dit-on. Le candidat Soumaïla Cissé, en reconnaissant sa défaite avant même l’annonce des résultats officiels, a coupé court à tout risque de crise postélectorale. Tout est bien qui finit bien ? Pas si sûr… LE PIÈGE DES ÉLECTIONS Félicité par les Touaregs, par la France, l’Algérie, la Côte-d’Ivoire et toute la communauté internationale, IBK accède enfin à, 68 ans, à la magistrature suprême après une longue carrière qui le vit occuper les postes d’Ambassadeur (à Abidjan, Libreville, Ouagadougou et Niamey), de ministre des Affaires Étrangères, et de Premier ministre sous Alpha Oumar Konaré, puis de président de l’Assemblée nationale sous Amadou Toumani Touré. Aux yeux de la communauté internationale, ce score sans appel de 77,61% donne à IBK la légitimité pour gouverner le Mali et sortir ce pays plongé depuis déjà trop longtemps dans une profonde crise structurelle. Pourtant, ces élections placées sous le contrôle des militaires français dans les villes de Kidal et Gao, ne font que refléter cette même crise de confiance entre le peuple et les dirigeants. Peu évoqué, le taux de participation lors de ce second tour n’a pas dépassé les 45%. Au premier tour, il avait péniblement atteint 49%. On peut relativiser, à l’instar du président intérimaire Dioncounda Traoré, qui présentait ce taux comme un record dans l’histoire électorale du pays. Pour expliquer cette participation, des habitants de Bamako ont esquivé le problème en évoquant les fortes intempéries qui ont limité les déplacements dans les bureaux de vote du sud du pays. Outre les dysfonctionnements liés notamment aux personnes déplacées du nord, cette faible participation peut s’expliquer par la large avance d’IBK qui a recueilli au premier tour 40% des votes exprimés contre 20% à Cissé. Mais aussi par le sentiment que tout est joué d’avance. La quasi-totalité des candidats du premier tour se sont rangés derrière IBK, qui était déjà le candidat annoncé d’une coalition en 2012. Certains ont sans doute négocié leur part du gâteau, ou plutôt les miettes tombées de la table à laquelle l’impérialisme se régale.

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Alimentation en Afrique et politiques des dons : à quoi ça rime?

La question de la souveraineté alimentaire sera, tant que les dirigeants africains ne se décideront pas à s’en préoccuper en Hommes responsables, un sujet sur lequel nous ne cesserons de revenir, quitte à en perdre définitivement notre salive et à voir nos doigts atrophiés au point de ne plus pouvoir taper sur un clavier. Et même si ces deux options survenaient un jour, nous n’hésiterons pas à utiliser nos orteils pour taper sur nos claviers d’ordinateur afin de rappeler ce qui est plus qu’une urgence : nous avons un peuple à nourrir et, à ce jour, les voies et moyens choisis par nos dirigeants sont plus, en général, plus que criminels. LE MATCH AFRIQUE-TERRES ARABLES-RESTE DU MONDE : PERDU SI ON CONTINUE AINSI Dans une excellente vidéo postée depuis quelques années sur le Web, l’universitaire africain Bwemba Bong se posait ouvertement la question de savoir ce que cherchent réellement les Chinois en Afrique. Si nous n’avons pas la possibilité de lire exactement dans leurs pensées, il nous est aise de voir, de constater que les Chinois en Afrique ne viennent pas faire du taoïsme ou de l’hindouisme, mais bien du business. Ils sont venus chercher de l’argent et tous les jours, il n’y a pas un pan de l’économie africaine dans laquelle ils ne sont pas de plus en plus présents. Et l’agriculture est une de leurs cibles préférées. Il y a des chiffres qui sont tellement parlants qu’ils devraient nous pousser à aller aux champs le plus rapidement possible et appliquer ce que nos ancêtres ont toujours su faire, en y apportant évidemment ce que nous avons acquis comme connaissances au fil du temps. La Chine c’est 20% de la population mondiale avec seulement 9% seulement des terres arables au monde. Ce pays immense (le 3e au monde par sa superficie) connait une insécurité alimentaire telle qu’il est obligé d’aller chercher des terres arables ailleurs, partout où la législation le permet. Et notre continent fait partie de ces zones où la Chine fait preuve d’une voracité extraordinaire, comme d’autres pays, comme d’autres multinationales et d’autres compagnies nationales, toutes et tous, non-Africains, évidemment. Depuis 2000, l’empire du Milieu a déjà acheté sur notre continent, 17 millions d’Ha de terres arables, via des sociétés semi-publiques ou privées. Sans parler des terres louées. DES HOUES ET DES MACHETTES OFFERTES : DE QUI SE MOQUE-T-ON ? Au moment où certains membres de la Société civile africaine tirent la sonnette d’alarme, au moment ou les Panafricanistes ne cessent de rappeler que vendre la terre africaine, celle que nos ancêtres nous ont prêté et que nous prêterons à notre tour à nos descendants, est une abomination. C’est un crime et un rejet complet de nos valeurs ancestrales car, rappelons-le encore une fois: en Afrique, la terre ne se vend pas. Incapables de mettre en place une politique afin que le continent recouvre sa souveraineté alimentaire, comme du temps des empires et des royaumes, certains gouvernants (ou qui se prétendent tels) ont recours à une méthode assez curieuse que nous ne pouvons hésiter à qualifier d’injurieuse tant elle s’est montré d’un mépris total pour nos populations. En effet, présidents de Républiques, Premiers ministres, ministres (de l’Agriculture comme d’autres), députés, sénateurs, familles biologiques et apparentées de ces gens font chaque jour que Dame Nature fait, des dons à nos populations. Sur nos chaines de télévision, nous voyons donc ces gens qui se font appeler « excellences », « vénérables « et autres « honorables », « offrir » des houes, des machettes, des pelles, des sacs de riz, des sacs d’engrais etc. afin que les paysans, les villages pratiquent l’agriculture. Avec de telles méthodes, ces « donateurs » visent vraiment quoi sur ce continent, si ce n’est infantiliser de plus belles nos populations et les rendre plus que jamais dépendants d’un système extrêmement pervers où le citoyen finit par intégrer que pour essayer de vivre décemment, il lui faut attendre le bon vouloir de ces Hommes politiques sans qui l’enfer qu’ils vivent (déjà) aujourd’hui, serait encore pire ? Les conséquences sont bien pires que ce que l’on peut percevoir à première vue. En effet, les pauvres commerçants qui ont acheté a la sueur de leurs fronts, ces mêmes produits, en ville et qui ouvrent boutiques et magasins à la campagne voient ainsi leurs stocks perdurer et aucun argent frais entrer dans leurs caisses. De quoi vont-ils vivre alors, si leur riz, leur sel, leurs machettes ne sont plus achetées des mois durant ? Il y a la une énorme incohérence, mais vraiment totale, entre ce qui est prôné tous les jours par les « dirigeants » africains et la pratique sur le terrain. CHALLENGE Non seulement on se moque du peuple en le cantonnant dans la case des enfants attardés, mais en plus, on empêche de fait le commerçant (honnête) de gagner sa vie. Et, bien entendu, très rares sont les politiques qui se disent opposants qui ont le cran de dire à ces populations que ces « dons » qui leur sont faits, sont faits avec leur propre argent car ce sont les Trésors publics africains qui paient, qui banquent, qui financent ces aucun de ces gens, du plus haut place au plus bas, ne peut se permettre de sortir les deniers de sa cassette personnelle pour « faire le bien » à la population. Si vraiment ce bien était désire, il y a belle lurette que nous serions tous sur le continent, en train de vivre une sorte de paradis terrestre. Or, il n’en est strictement rien. Et pour cause… UNE VRAIE ET GRANDE REMISE EN QUESTION S’IMPOSE Notre continent a des ministères chargés de cette question cruciale : Agriculture, Développement rural, Agriculture, Pêche et Aquaculture etc. Peu importe le nom utilise, dans tous nos pays, les slogans ne manquent pas pour donner l’impression que ces ministères sont réellement considères comme prépondérants. Denis Sassou Nguesso disait dans les années 80, »..Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre . » Trente après, les Congolais, comme nombre de leurs compatriotes africains en sont encore la, à dépenser

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