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COMORES: LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE EN LUTTE POUR SA LIBÉRATION EST URGENTE

L’État de l’Union des Comores[1] ne connait que troubles et instabilité politique depuis son émancipation dévoyée de la tutelle coloniale française en 1975. Il n’a d’union que de nom. L’instabilité politique, qui va de pair avec l’instabilité économique, n’est pas exclusivement de la responsabilité de l’État comorien qui est lui-même un produit de la colonisation, ni à la population comorienne jugés, comme ne cessent de le claironner les médias français, seuls responsables du marasme dans lequel ils sont plongés. La France occupe un rôle de premier plan dans cette déstabilisation aussi tragique qu’inhumaine. L’Union des Comores n’est pas un État indépendant, n’en déplaise aux idéologues qui sont au service de la Françafrique. La France tient les quatre îles (N’gazidja, Maorè, Ndzuani, Mwali) composant l’Union des Comores au regard du droit international[2] d’une main de fer à travers un système de domination dont les mécanismes sont subtilement échafaudés, du moins officieusement déployés[3]. La crise politique qui frappe les Comores n’a pas commencé avec la proclamation éhontée de la « victoire » du régime d’Azali Assoumani à la dernière élection dite présidentielle, mais bien au moment de la proclamation de l’indépendance. En ce sens, l’élection dite présidentielle du 14 janvier 2024 entachée de fraudes, de tricheries et d’irrégularités massives n’est pas une surprise. Elle devait arriver et Azali Assoumani lui-même s’y était préparé malgré l’appel au boycott et le ras-le-bol de la population qui s’est emparée de la rue, principalement sur l’île de N’gazidja, pour s’opposer à un énième coup de force. A l’instar des régimes autocratiques des anciennes colonies françaises, Azali Assoumani a façonné un régime oppressif à son image depuis son retour à la tête de l’Etat. Il a préparé le terrain, muselant l’opinion et plaçant ses principaux lieutenants à la tête des structures stratégiques de son régime sous l’assistance technique de la France. Le règne d’un potentat machiavélique et sanguinaire La présence du colonel Azali Assoumani à la tête de l’Etat ne date pas d’aujourd’hui. Habitué des coups de force il prend le pouvoir en 1999 après avoir organisé et mené un coup d’état qui a renversé le régime en place à partir de l’île de Ndzuani.  Il quitte le pouvoir en 2006 le temps de se préparer à un retour en force en 2016. Persuadé que l’État est l’incarnation de sa personne et mû par le goût immodéré du pouvoir, Azali Assoumani tripatouille la constitution en 2018 pour rester à la tête de l’État ad vitam æternam. Faisant fi de la contestation de 2019 contre le non-respect de la constitution, Azali Assoumani, sous la bénédiction de ses maîtres étrangers restés silencieux, lance une répression brutale où plusieurs personnes ont trouvé la mort à N’gazidja et Ndzuani et où plusieurs autres ont pris le chemin de l’exil politique. En ancien militaire calculateur ne laissant rien au hasard, Azali Assoumani s’appuie sur l’armée, pierre angulaire de son régime et véritable garde prétorienne, pour protéger son pouvoir, réprimer les manifestants, intimider, emprisonner et dissuader. Depuis la contestation du 17 janvier 2024, on dénombre plusieurs victimes transportées à l’hôpital et un décès par balle d’après les chiffres officiels. L’armée est venue en renfort à la police. Dans le régime d’Azali Assoumani l’armée incarne en même temps la police. Les deux sont intrinsèquement liées. Lorsque la police est dépassée par la contestation, le régime déploie l’armée pour la réduire au silence manu militari en tirant dans le tas sans vergogne. En outre, Azali Assoumani a mis en place un système judiciaire à la tête duquel il est à la fois législateur et magistrat. Depuis 2016, il a jeté en prison plusieurs opposants dérangeants, comme l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, condamné pendant cinq ans sans procès puis jugé par des magistrats triés sur le volet par Azali Assoumani dans une parodie de procès similaire à la mascarade électorale du 14 janvier 2024. Le despotisme d’Azali Assoumani n’agit pas uniquement dans la répression politique illimitée, elle incarne en même temps le désespoir économique et la misère sociale. Une léthargie socio-économique dans un océan de dépendance Reprenant le pouvoir en 2016 sous un slogan qui se voulait rénovateur et malgré le titre de la présidence de l’Union Africaine dont les résultats à l’échelle continentale sont un zéro absolu, quelques huit années plus tard la population comorienne croule sous la misère sociale et économique du régime d’Azali Assoumani. L’autoritarisme politique s’est mué en conditions sociales misérables. L’accès à l’emploi, à la santé, aux produits alimentaires de base, à l’éducation est devenu une chimère aux yeux de l’écrasante majorité de la population. De même, l’Union des Comores d’Azali Assoumani impulsée sous la méconnaissance des enjeux internationaux et sans lecture politique claire est largement dépendante de l’aide internationale. En 2022, une grave crise de pénurie alimentaire frappe le pays. Le régime corrompu et anachronique d’Azali Assoumani s’est tourné vers les bailleurs de fonds internationaux pour s’approvisionner en riz. A l’inverse, la colonie de Mayotte, exclusivement entretenue et soutenue par des transferts publics français, se targue d’être « l’îlot de prospérité dans un océan de misère », selon la propagande officielle. Aussi, la majorité des manifestants du 17 janvier est composée de jeunes désoeuvrés qui veulent en finir avec un régime qui a confisqué et hypothéqué leur avenir. Le chômage touchant les jeunes est parmi les plus élevés de la région, cependant que la population comorienne rajeunit de plus en plus, ils veulent une amélioration de leurs conditions matérielles d’existence. Azali Assoumani n’a pas seulement confisqué le pouvoir et volé l’avenir des centaines de milliers de Comoriens, il a transformé les caisses publiques de l’État en patrimoine privé. Il multiplie les voyages inutiles et couteux à travers le monde d’Europe en Asie en passant par l’Amérique au grand désespoir du contribuable comorien. Il est à la fois chef d’État et ministre des Affaires étrangères. Il multiplie les tournées mondiales pour plaider pour le respect du droit international en faveur de l’Ukraine ou de la Chine sur Taïwan tout en passant sous silence l’occupation illégale aux conséquences désastreuses de l’île de Mayotte par

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Non à la politique de repositionnement de l’impérialisme français dans la partie africaine de l’Océan Indien

🔴 UMOJA HABARI -COMMUNIQUE 🔴 NON A LA POLITIQUE DE REPOSITIONNEMENT DE L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS DANS LA PARTIE AFRICAINE DE L’OCÉAN INDIEN En ce début de XXIème siècle, où l’on assiste à une redistribution impérialiste des cartes dans la gouvernance mondiale, la France, pays en perte de vitesse aux plans politique et économique, ne voit son salut que dans la recolonisation de l’Afrique et le renforcement de ses positions dans l’espace africain. C’est dans cette logique de positionnement de l’impérialisme français que se situe la dernière tournée d’Emmanuel Macron dans les îles de l’Océan Indien (Réunion, Mayotte et les îles Glorieuses) du 25 au 28 octobre 2019. Cette tournée était tout sauf anodine. Elle illustre parfaitement la politique expansionniste de l’exécutif français. Premier président à « visiter » les Îles Glorieuses, ce passage hautement symbolique marque la ligne politique ouvertement impérialiste de l’Etat français, à plus de 11.000 km de ses frontières. Comme pour bien affirmer le caractère dominateur et méprisant de sa politique africaine, Emmanuel Macron n’a pas hésité à lancer un « Ici c’est la France ! » en faisant référence aux Îles Glorieuses. Depuis les années 1970, la présence de l’impérialisme français est contestée dans la région. De l’Union des Comores (Mayotte), à Madagascar (Îles Glorieuses, Juan Nova, Bassas da India, Europa), en passant par Maurice (Tromelin). L’impérialisme français est constamment confronté aux conflits de souveraineté pour lesquels elle a régulièrement été sanctionnée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour rappel, la départementalisation de Mayotte en 2011 est une violation directe des résolutions de l’ONU de 1976, l’ONU s’étant prononcé sans équivoque aucune sur l’indivisibilité de l’Union des Comores. L’obstination et la détermination de la puissance française à vouloir s’éterniser dans cet espace géographique n’est pas anodine. Elle s’explique par plusieurs facteurs géopolitiques et géostratégiques. En effet, en ce siècle de militarisation des océans, nul n’est sans savoir l’importance et les enjeux liés aux espaces maritimes. La maîtrise des mers et des océans est un élément essentiel de la puissance d’un Etat, et la présence de l’impérialisme français dans ce vaste espace lui confère une position géostratégique de premier ordre. Grâce à ces « possessions » maritimes, l’impérialisme français détient le deuxième espace maritime mondiale après les USA. Ces espaces, surtout pour ce qui est de l’Océan Indien, lui confère une place de choix à la table des nations représentant le bloc impérialiste. L’impérialisme français contrôle entièrement l’axe stratégique que représente le canal du Mozambique, ce qui lui assure le contrôle des ressources halieutiques et des éventuels gisements d’hydrocarbures que pourrait abriter la région. L’Océan Indien est aussi une voie de transit majeur dans l’économie mondiale lié aux supertankers et porte containers qui empruntent régulièrement ce passage. En outre, il faut noter que les grandes puissances militaires du monde sont toutes présentes dans l’Océan Indien et cherchent à imposer leur leadership dans cette zone. C’est ce qui explique le fait que (Djibouti concentre à elle seule pas moins de cinq bases militaires étrangères. Ces positionnements attestent de ce que les puissances impérialistes préparent des guerres de proximité pour le contrôle des ressources naturelles du continent africain, d’où l’importance de ces îlots qui pourront servir de base lors d’éventuelles interventions militaires dans toute la région. La Ligue Panafricaine – UMOJA: -Condamne avec énergie la politique coloniale de l’impérialisme français qui, méprisant les dispositions du droit international, consiste à s’accaparer des territoires et des espaces maritimes qui sont géographiquement et culturellement la propriété du continent africain. -Exige la fermeture de toutes les installations et missions militaires françaises, aussi bien celles basées sur le continent que celles basées dans les eaux territoriales africaines. -Apporte son soutien à l’Union des Comores, Maurice et Madagascar dans leurs justes combats pour faire valoir leur souveraineté et l’intégrité de leurs territoires respectifs. Umoja Ni Nguvu ! (L’Union fait la Force !) Fait le 06 novembre 2019 aux Comores Pour la délégation de la LP-U Comores Pour le Bureau Politique Provisoire de la LP-U Le président Diogène Henda Senny 🔴 UMOJA HABARI – COMMUNIQUE 🔴 LA TSIDJAU NGARIHARAYO OMSISO MIZI WAH’ESIASA YA UBEBERU YAH’EDAULA YA FARANTSA HARIMWA LEBAVU LAKIAFRIKA LAH’EBAHARIL HINDI Ndo Ulaani esiasa ya utawalifu harimwa lebara la Africa haswa ndoharimwa ezisiwa zah’eBaharil Hindi. Ngasi harimwa eKarini ya shirini n’mwedja ngarieshio omhanyiso wahe dunia, eFarantsa nge redjeiyo dingoni harimwa ankiba tsibahi n’omzalo wah’owana. Haizo emasulaha ndo mredjeyi yahe siyasa ya utawalifu tsibahi yasise mizi hamsinadi harimwa omahalani esayakantsi. H’efikira inu itrilwa ndziani n’omsafara wa Rais mFransa harimo ezisiwa zah’eBaharil Hindi (La Rinyon, Maore, iles Glorieuses) etarehi 25 hwenda etarehi 28 oKtobro. Eziara zinu zikahudja zidjadidishe esiasa yah’esirikali ya Farantsa. Macron nde Rais wamwando ya fanya ziara harimwa ezisiwa za Glorieuses fasiri yauwonesa esiasa ya utawailfu yahe daula ya Farantsa ikao nge djihundrao harimwa ndzia ya kilomètera 11000 harimwa eardhi ya aswili . Hauwonesa tsibahi esiasa ya ubeberu n’emadharau harimwa lebara la Afrika ; Rais Macron hasubuti hamba ukaya « hunu Farantsa ! » haumvumbuwa ezisiwa za Glorieuses. Rangu omwaha 1970, omkayo wah’edaula ya Farantsa harimwa ezisiwa zah’eBaharil hindi ketsuoneha hadzitso djema ngiona tanbu n’edaula ya Komori (Maore-Mayotte), na Madagascar (Iles Glorieuses, Juan De Nova, Bassas da India, Europa) hupvira Maurice (Tromelin), edaula ya Farantsa ngio harimwa migongano ya mipaka ikao edjumua ya madaula walaani kabisa omkayo wah’eFarantsa harimwa ezisiwa zah’eBaharil Hindi. Ha Beshelea omdrendeho wahe she isiwa sha Maore wilaya yah’edaula ya Farantsa mwaha 2011 ikahudja irwarie enuktwa ya sharia yah’edjumua ya madaula yah’omwaha 1976 ; Edjumua ya madaula wakubali ukaya eKomori iipangiha ha zisiwa zine: Maore, Mwali, Ndzuwani na Ngazidja. Omdjihodari wah’eFarantsa ya sise mizi harimwa lebavu linu kazitsu shangaza sha ngazi elezao enamna yahwelewa zefani nezefaliki zah’egéopolitique n’egéostratégie. Haizo baanda maha djana ya nkodo harimwa ze bahari, haina mdru ibidi elewe zefaida zilio harumwa ebahari inu. Outunduzi wah’eze bahari yo muhimu harimwa daula. Epvengee omkayo wah’eFarantsa harimwa ebahari umnika daradja nkuu harimwa edunia kamili. Hasibabu yah’ezisiwa ye Farantsa nge wapvili ndingoni mwe Marekani harimwa ze daula waliona zitswa zambwa zindji. Ezitswa zambwa zinu haswa ndizo zilio harimwa eBaharil Hindi zimnika nvuwu halisi harimwa ze daula za

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