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Ligue Panafricaine-Umoja

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Félicitations de la Ligue Panafricaine – UMOJA au Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au Peuple Sénégalais

Le 25 mars 2024 a marqué un tournant historique de l’ère postcoloniale au Sénégal et en Afrique de l’Ouest (et plus particulièrement pour les pays dit francophone). Ce tournant est incarné par la victoire du candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la plus haute magistrature du Sénégal ; et s’inscrit d’une certaine manière dans le renouveau panafricain qui prospère dans la sous-région ouest-africaine depuis quelques années. Au-delà de la victoire écrasante qui ne saurait faire l’objet d’aucun conteste, nous saluons la maturité du peuple sénégalais et la loyauté des institutions comme la cour constitutionnelle sans qui cette élection aurait pu connaitre une toute autre tournure. Cette victoire signifie sans nul doute la rupture avec le continuum néocolonial post-indépendance. Cette victoire, c’est toute la jeunesse qui reprend espoir. Cette victoire, c’est l’affirmation d’un peuple qui reprend son destin en main pour écrire son histoire sans complexe et en toute souveraineté. Cette victoire, c’est une nouvelle voie pour le Sénégal et l’Afrique. Aussi, c’est avec une grande satisfaction que la Ligue Panafricaine – UMOJA se joint à toutes les forces et tendances panafricanistes pour féliciter chaleureusement le nouveau Président élu du Sénégal son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le peuple du Sénégal. En outre, la Ligue Panafricaine – UMOJA souhaite que cette victoire électorale devienne une source d’inspiration, un phare du panafricanisme tendant à démontrer que l’exercice du pouvoir sous l’égide d’un leadership panafricain est la seule voie pour l’Afrique. Une fois de plus, la Ligue Panafricaine – UMOJA félicite le peuple Sénégalais d’avoir pris le flambeau du panafricanisme et d’avoir su le porter à la tête d’un état. Puissiez-vous bien le porter haut et loin et rapprocher les peuples du continent et de la Diaspora de notre ultime idéal d’un Etat Fédéral Africain représenté par une monnaie commune, une défense commune et une politique solidaire dans le concert des nations ! Si le chemin de la démocratisation et la vulgarisation du panafricanisme est encore lointaine dans nos communautés, cette victoire est une véritable source d’inspiration et nous rapproche un peu plus la concrétisation de l’idéal panafricain qui est le seul à même de soigner les maux des populations africaines sur le continent comme dans la diaspora. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Le 26 mars 2024 Pour le Bureau Politique Provisoire Dr Amzat Boukari-Yabara Président de la Ligue Panafricaine – UMOJA

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Guerre en République Démocratique du Congo : enfin une prise de conscience ?

Communiqué de la Ligue Panafricaine – UMOJA Bureau Politique Provisoire Le 29 avril 1997, l’ambassadeur étatsunien à l’ONU, Bill Richardson rencontre le président du Zaïre, le maréchal Mobutu. Il lui fait clairement comprendre que, s’il ne démissionne pas… Les plus avertis avaient compris que c’en était fini du pouvoir de l’homme à la toque de léopard, d’autant qu’à l’Est du pays, la rébellion avançait à grands pas sans réelle résistance de la part de l’armée zaïroise, en dépérissement depuis des années et toujours en attente d’une renaissance à la hauteur des enjeux sécuritaires de la sous-région et du continent. Laurent-Désiré Kabila, le tombeur et successeur de Mobutu dirige le Zaïre qu’il rebaptise République Démocratique du Congo dès sa prise de pouvoir. Ses alliés rwandais et ougandais qui hier, l’avaient aidé à chasser Mobutu lui font la guerre car ils estiment ne pas avoir été assez payés suite au pacte passé. Il sera assassiné au sein même du palais présidentiel, le 16 janvier 2001. Par un détour assez étrange, son fils, Joseph Kabila Kabange devient président de la RDC et reste au pouvoir jusqu’en janvier 2019, date à laquelle lui succède Félix Tshisekedi qui depuis janvier 2024 a débuté un nouveau bail à la tête du pays. Et depuis tout ce temps : Les balles continuent de siffler dans l’Est de la RDC : jusqu’à quand ? On continue à y dénombrer morts et cadavres : combien exactement ? Les filles et les femmes se font continuellement violer : jusqu’à quand ? Les populations qui le peuvent ne cessent de se déplacer : jusqu’où ? Le sous-sol est toujours pillé sans aucun bénéfice pour les populations : jusqu’à quand ? L’ONU crée en 1999 la MONUC (Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo) pour maintenir la paix dans ce pays. Pour cela, il aura fallu trois (03) résolutions de son Conseil de sécurité et qui donneront par la suite lieu à cinquante (50) résolutions jusqu’en 2008 pour que cette « force » soit « effective » au bout de dix ans ! Les résultats seront tellement extraordinaires que de la MONUC, ils passeront à la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo) le 01 juillet 2010. Le tableau ci-après nous en dit plus sur cette « force » : Pays contributeurs 60 Observateurs militaires 462 Troupe 19 461 Policiers 1 090 Civils locaux 2 725 Civiles internationaux 937 dont 462 volontaires onusiens Pertes 93 morts Budget 1 398 475 300 $ Du temps de cette MONUC, les viols des filles et des femmes par leurs soldats étaient tellement légion que les populations avaient fini par la surnommer MONIQUE. Un jeu de mots qui n’appelle aucune exégèse, tant l’allusion est limpide… Le 23 septembre 2017, à la tribune des Nations Unies, Joseph Kabila s’était exprimé sans ambages : Il est clair que près de vingt ans après son déploiement, la force onusienne ne peut nourrir l’ambition de rester indéfiniment dans mon pays, ni d’y exercer son mandat avec le même format et sans tirer les leçons des faiblesses constatées. Pour rester poli, on dira que cette demande demeura lettre morte… Et le 25 septembre de l’an suivant, il se montrera légèrement plus dur : Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale. A un moment donné, on se demande si la RDC est vraiment un pays « indépendant » ? Comment un chef d’Etat peut-il demander qu’une « force » internationale quitte son pays et que, près de six ans après, non seulement cette « force » est toujours en place, bien que son « retrait » soit programmé, mais pis, cette guerre persiste devant une incapacité notoire de cette ONU de faire quoi que ce soit qui aille dans le sens de la paix ? Comment comprendre que les gouvernements (national et provincial) semblent s’en accommoder alors que ce sont tout de même des vies humaines qui sont en jeu ? Le plus désolant est l’attitude de l’Union Africaine (UA) qui dans ses organes dispose d’un Conseil paix et sécurité (CPS) dont tous les Africains sont en droit de se demander l’utilité, si ce n’est à entretenir une illusion de puissance. Pourquoi cette organisation « continentale » a-t-elle délégué durant toutes ces années la guerre dans l’Est de la RDC à l’ONU alors qu’il est de notoriété publique que l’ONU n’a jamais été capable, de Haïti au Liban en passant par la République Centrafricaine, d’amener la paix ou de n’être autre chose que « l’instrument des grandes puissances », comme le soulignait déjà Frantz Fanon après l’assassinat de Lumumba en janvier 1961 ? Rappelons tout de même que l’ONU avait mis en 2000 la RDC sous embargo concernant l’achat des armes de guerre. Cet embargo n’a été retiré que le mardi 20 décembre 2022 ! Comment ce pays aurait pu, même avec la meilleure volonté du monde, lutter tout ce temps contre autant d’adversaires et d’ennemis convoitant ses ressources ? Finalement, que veulent les dirigeants de la RDC ? Qu’attendent-ils de la « communauté internationale » ? Il faut peut-être paraphraser le professeur Théophile Obenga qui dit Que faut-il encore faire aux Nègres pour qu’ils ouvrent enfin les yeux ? La guerre dans l’Est du Congo n’aurait pas lieu si le sous-sol de cette région n’était point gorgé de minerais les plus précieux (cobalt, coltan…) dont l’industrie occidentale et asiatique a crucialement besoin pour sa survie. Le prix du pillage est la réduction des populations en esclavage moderne, les crimes environnementaux et la source d’un conflit particulièrement meurtrier. Cette guerre a des acteurs qui sont connus de très longue date : milices et paramilitaires pour ensanglanter le sol, mercenaires et multinationales pour piller le sous-sol, et régimes africains soutenus par certaines puissances occidentales qui siègent tout là-haut, au fameux Conseil de sécurité des Nations Unies. Mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC passe par refonder l’architecture de sécurité du continent africain autour d’une armée panafricaine ! La récente actualité nous donne peut-être un mince filet d’espoir de voir la fin des massacres. En effet, l’organisation sous-régionale

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COMORES: LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE EN LUTTE POUR SA LIBÉRATION EST URGENTE

L’État de l’Union des Comores[1] ne connait que troubles et instabilité politique depuis son émancipation dévoyée de la tutelle coloniale française en 1975. Il n’a d’union que de nom. L’instabilité politique, qui va de pair avec l’instabilité économique, n’est pas exclusivement de la responsabilité de l’État comorien qui est lui-même un produit de la colonisation, ni à la population comorienne jugés, comme ne cessent de le claironner les médias français, seuls responsables du marasme dans lequel ils sont plongés. La France occupe un rôle de premier plan dans cette déstabilisation aussi tragique qu’inhumaine. L’Union des Comores n’est pas un État indépendant, n’en déplaise aux idéologues qui sont au service de la Françafrique. La France tient les quatre îles (N’gazidja, Maorè, Ndzuani, Mwali) composant l’Union des Comores au regard du droit international[2] d’une main de fer à travers un système de domination dont les mécanismes sont subtilement échafaudés, du moins officieusement déployés[3]. La crise politique qui frappe les Comores n’a pas commencé avec la proclamation éhontée de la « victoire » du régime d’Azali Assoumani à la dernière élection dite présidentielle, mais bien au moment de la proclamation de l’indépendance. En ce sens, l’élection dite présidentielle du 14 janvier 2024 entachée de fraudes, de tricheries et d’irrégularités massives n’est pas une surprise. Elle devait arriver et Azali Assoumani lui-même s’y était préparé malgré l’appel au boycott et le ras-le-bol de la population qui s’est emparée de la rue, principalement sur l’île de N’gazidja, pour s’opposer à un énième coup de force. A l’instar des régimes autocratiques des anciennes colonies françaises, Azali Assoumani a façonné un régime oppressif à son image depuis son retour à la tête de l’Etat. Il a préparé le terrain, muselant l’opinion et plaçant ses principaux lieutenants à la tête des structures stratégiques de son régime sous l’assistance technique de la France. Le règne d’un potentat machiavélique et sanguinaire La présence du colonel Azali Assoumani à la tête de l’Etat ne date pas d’aujourd’hui. Habitué des coups de force il prend le pouvoir en 1999 après avoir organisé et mené un coup d’état qui a renversé le régime en place à partir de l’île de Ndzuani.  Il quitte le pouvoir en 2006 le temps de se préparer à un retour en force en 2016. Persuadé que l’État est l’incarnation de sa personne et mû par le goût immodéré du pouvoir, Azali Assoumani tripatouille la constitution en 2018 pour rester à la tête de l’État ad vitam æternam. Faisant fi de la contestation de 2019 contre le non-respect de la constitution, Azali Assoumani, sous la bénédiction de ses maîtres étrangers restés silencieux, lance une répression brutale où plusieurs personnes ont trouvé la mort à N’gazidja et Ndzuani et où plusieurs autres ont pris le chemin de l’exil politique. En ancien militaire calculateur ne laissant rien au hasard, Azali Assoumani s’appuie sur l’armée, pierre angulaire de son régime et véritable garde prétorienne, pour protéger son pouvoir, réprimer les manifestants, intimider, emprisonner et dissuader. Depuis la contestation du 17 janvier 2024, on dénombre plusieurs victimes transportées à l’hôpital et un décès par balle d’après les chiffres officiels. L’armée est venue en renfort à la police. Dans le régime d’Azali Assoumani l’armée incarne en même temps la police. Les deux sont intrinsèquement liées. Lorsque la police est dépassée par la contestation, le régime déploie l’armée pour la réduire au silence manu militari en tirant dans le tas sans vergogne. En outre, Azali Assoumani a mis en place un système judiciaire à la tête duquel il est à la fois législateur et magistrat. Depuis 2016, il a jeté en prison plusieurs opposants dérangeants, comme l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, condamné pendant cinq ans sans procès puis jugé par des magistrats triés sur le volet par Azali Assoumani dans une parodie de procès similaire à la mascarade électorale du 14 janvier 2024. Le despotisme d’Azali Assoumani n’agit pas uniquement dans la répression politique illimitée, elle incarne en même temps le désespoir économique et la misère sociale. Une léthargie socio-économique dans un océan de dépendance Reprenant le pouvoir en 2016 sous un slogan qui se voulait rénovateur et malgré le titre de la présidence de l’Union Africaine dont les résultats à l’échelle continentale sont un zéro absolu, quelques huit années plus tard la population comorienne croule sous la misère sociale et économique du régime d’Azali Assoumani. L’autoritarisme politique s’est mué en conditions sociales misérables. L’accès à l’emploi, à la santé, aux produits alimentaires de base, à l’éducation est devenu une chimère aux yeux de l’écrasante majorité de la population. De même, l’Union des Comores d’Azali Assoumani impulsée sous la méconnaissance des enjeux internationaux et sans lecture politique claire est largement dépendante de l’aide internationale. En 2022, une grave crise de pénurie alimentaire frappe le pays. Le régime corrompu et anachronique d’Azali Assoumani s’est tourné vers les bailleurs de fonds internationaux pour s’approvisionner en riz. A l’inverse, la colonie de Mayotte, exclusivement entretenue et soutenue par des transferts publics français, se targue d’être « l’îlot de prospérité dans un océan de misère », selon la propagande officielle. Aussi, la majorité des manifestants du 17 janvier est composée de jeunes désoeuvrés qui veulent en finir avec un régime qui a confisqué et hypothéqué leur avenir. Le chômage touchant les jeunes est parmi les plus élevés de la région, cependant que la population comorienne rajeunit de plus en plus, ils veulent une amélioration de leurs conditions matérielles d’existence. Azali Assoumani n’a pas seulement confisqué le pouvoir et volé l’avenir des centaines de milliers de Comoriens, il a transformé les caisses publiques de l’État en patrimoine privé. Il multiplie les voyages inutiles et couteux à travers le monde d’Europe en Asie en passant par l’Amérique au grand désespoir du contribuable comorien. Il est à la fois chef d’État et ministre des Affaires étrangères. Il multiplie les tournées mondiales pour plaider pour le respect du droit international en faveur de l’Ukraine ou de la Chine sur Taïwan tout en passant sous silence l’occupation illégale aux conséquences désastreuses de l’île de Mayotte par

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Lu ëpp tuuru ! Trop c’est trop : solidarité panafricaine face aux dérives du régime autocratique de Macky Sall

Communiqué du Bureau Politique Provisoire La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore vigoureusement la dissolution du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF-LES PATRIOTES), principal parti d’opposition au Sénégal, et l’incarcération de son leader Ousmane Sonko (admis aux urgences après avoir entamé une grève de la faim). Ces faits de trop constituent la dernière manifestation par excellence des dérives autocratiques d’un régime cherchant à éliminer toute alternative souverainiste et panafricaniste en mesure de répondre aux aspirations du peuple sénégalais. En effet, si la mobilisation populaire a contraint Macky Sall à renoncer à se présenter pour un troisième mandat, le président du Sénégal est désormais déterminé à user de tous les leviers à sa disposition pour empêcher la candidature de celui qui, troisième à l’élection présidentielle de 2019, apparaît dans tous les sondages comme le favori de l’élection présidentielle de 2024. En parallèle, la disposition législative qui rend leur éligibilité à Karim Wade et Khalifa Sall, deux figures de l’opposition écartées de la précédente élection présidentielle du fait de leur condamnation pénale, illustre la politique politicienne de Macky Sall : diviser l’opposition et écarter toute candidature antisystème afin de maintenir le statu quo néocolonial. Candidat souverainiste dont la montée en puissance est connectée à celle des mobilisations panafricanistes et des protestations populaires contre l’impérialisme en Afrique dite « francophone », Ousmane Sonko n’a eu de cesse de dénoncer les instruments de domination néocoloniale : les accords monétaires qui, incarnés par le franc CFA, contribuent à la paupérisation massive des classes populaires du Sénégal et de plusieurs pays d’Afrique occidentale et centrale, et les accords militaires qui permettent à l’armée française de garder 350 soldats ainsi qu’une immense base militaire située en plein cœur de la capitale, Dakar. Face aux bouleversements politiques observés dans les pays de la sous-région (Mali, Burkina Faso, et plus récemment le Niger), la neutralisation d’Ousmane Sonko, de PASTEF, ainsi que de tous les mouvements politiques proposant une alternative panafricaniste et antiimpérialiste, est devenue une nécessité impérieuse pour la Françafrique. La solidarité panafricaine doit être incompressible face à l’impérialisme global. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exprime sa solidarité envers Ousmane Sonko et le parti PASTEF-LES PATRIOTES, dissout arbitrairement par une justice aux ordres ainsi que tous les Sénégalais engagés dans la voie de l’alternative panafricaniste et anti-impérialiste.  Par ailleurs, la LP-U exige : -La libération immédiate d’Ousmane Sonko et de TOUS les détenus politiques -La restauration des droits civiques et politiques d’Ousmane Sonko afin qu’il puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2024 -La fin de l’instrumentalisation de la justice sénégalaise à des fins d’élimination de rivaux politiques L’Union fait la force ! Umoja Ni Nguvu ! Le 10 août 2023

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Communiqué du Bureau Politique Provisoire sur la situation au Niger

La Ligue Panafricaine – UMOJA suit avec attention la situation au Niger où un changement de régime a eu lieu le 26 juillet 2023. En préliminaire, nous adressons notre solidarité panafricaine au peuple nigérien en l’invitant à maintenir sa cohésion et son unité face à toute tentative de déstabilisation et en lui partageant, ainsi qu’à l’opinion internationale, les points suivants. En premier lieu, si des observateurs nationaux ou internationaux ont formellement condamné le coup d’état militaire du 26 juillet 2023 au motif qu’il remet en cause le modèle démocratique nigérien illustré par l’élection du président Mohamed Bazoum à la suite du départ du président Mamadou Issoufou au terme de ses deux mandats constitutionnels, cette condamnation est relativisée sur le fond par le fait que, outre les nombreuses entorses dont elle a fait l’objet sous le régime déchu (pressions sur la société civile, arrestation d’opposants, interdiction de manifestations, caution électorale dissuasive), la démocratie est insuffisante si elle ne s’accompagne pas d’une souveraineté nationale. Ainsi, la jeunesse dynamique et déterminée du Niger doit savoir que ses aînés ont mené une lutte pour la véritable indépendance, sous la direction de l’Union Démocratique Nigérienne (UDN). Ce parti créé en 1954 par Djibo Bakary pour combattre la domination coloniale française, à une époque où les guerres d’Algérie et du Cameroun éclataient, est devenu un mouvement sous le nom de « Sawaba », terme haoussa appelant au calme et à la sérénité. En 1958, le Sawaba a milité en faveur de l’indépendance en appelant le peuple du Niger à rejeter le référendum voulu par le général de Gaulle. Comme la Guinée de Sékou Touré, le Niger de Djibo Bakary devait voter non au référendum et prendre son indépendance, mais c’était sans compter la fraude électorale et la répression organisées par le gouverneur colonial français. Comme l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le mouvement Sawaba a été traqué et éliminé par les agents néocoloniaux déterminés à maintenir le Niger sous la tutelle française. La démocratie nigérienne a, comme dans la quasi-totalité des anciennes colonies françaises, été amputée par le fait que l’indépendance a été conditionnée à la signature d’accords monétaires et militaires sur lesquels les peuples n’ont jamais été consultés. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – UMOJA appelle le peuple du Niger à arracher sa souveraineté pleine et entière, notamment sur le plan militaire par le départ des bases étrangères et monétaire par la sortie du franc CFA, éléments de souveraineté sans lesquels la démocratie ne peut s’enraciner durablement. En second lieu, dans le cadre du découpage colonial du Sahara entre la France (Algérie, Mauritanie, Mali, Tchad, Niger), l’Angleterre (Soudan), l’Espagne (Sahara occidental) et l’Italie (Libye), Paris espérait conserver à travers le Niger une vaste étendue désertique présentant un sous-sol riche en pétrole, gaz naturel et minerais notamment d’uranium, servant à développer ses expérimentations nucléaires et donc son indépendance énergétique, militaire et stratégique. Ainsi, le 15 avril 1974, trois jours avant une dernière réunion autour de sa décision de revaloriser le prix de vente de l’uranium, le président nigérien Diori Hamani qui avait reçu le colonel Kadhafi quelques semaines plus tôt afin d’établir les clauses d’un accord de défense entre Niamey et Tripoli, est renversé par un coup d’état. Les intérêts français sont sauvegardés. Près de cinquante ans plus tard, le Niger, quatrième plus grand producteur d’uranium au monde, n’a toujours pas pu bénéficier des retombées des exportations vers la France pour élever le niveau de vie de ses citoyens. Les négociations pour sortir du monopole de l’exploitant français Areva devenu Orano et la diversification des partenaires, avec l’entrée en jeu de la Chine, font que le contrôle de la rente de l’uranium est aussi devenu un instrument de conservation du pouvoir par les élites locales. Outre la pollution environnementale liée à l’extraction, la concentration apparue autour des sites miniers d’Arlit, Imouraren et Akokan a également impacté les équilibres géopolitiques internes liés à la redistribution économique des recettes minières, à la marginalisation des cultures vivrières ou encore à la représentativité politique des populations touarègues. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – UMOJA appelle le peuple du Niger à reprendre possession de ses ressources naturelles dans le cadre d’un projet de développement national innovant qui lui permettra d’atteindre la souveraineté énergétique, alimentaire et économique. Nous invitons plus particulièrement les ingénieurs panafricains à faire preuve de solidarité en se mettant à disposition du pays du physicien Adbou Moumouni Dioffo, pionnier de l’énergie solaire en Afrique. En troisième lieu, la destruction de la Libye de Kadhafi par les forces occidentales a accéléré la militarisation du Sahel et la présence de groupes terroristes, deux éléments de déstabilisation qui se superposent, d’une part à l’externalisation des frontières de l’Europe au niveau du Niger dans le cadre des politiques migratoires, et d’autre part à l’impact des politiques économiques néolibérales qui renforcent la pauvreté. Le Niger coche ainsi toutes les cases d’un pays en proie à l’impérialisme. Le coup d’état du 26 juillet 2023, qui a ses propres logiques internes, s’inscrit dans une remise en cause de l’ordre franco-sahélien après les coups survenus au Mali et au Burkina Faso. Ces trois pays qui sont confrontés au même défi sécuritaire s’inscrivent dans une communauté de destin qui participe de la renaissance du panafricanisme. La Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont quatre pays sur quinze sont aujourd’hui exclus, a tenté d’imposer des sanctions qui n’ont pas reçu l’assentiment populaire. La menace d’une intervention militaire, si elle continue de planer en raison de l’alignement de quelques chefs d’Etats africains avec les intérêts français, ne saurait être une solution africaine aux problèmes africains. Bien au contraire, la solidarité exprimée par le Mali et le Burkina Faso à l’égard du Niger en cas d’attaque militaire, s’inscrit dans la continuité de la solidarité portée par les jeunesses ouest-africaines envers les peuples malien et burkinabè frappés par des sanctions. Les marches qui ont relié Bamako, depuis Dakar ou Conakry, les marches reliant Bamako à Ouagadougou, sont des routes pour l’unité africaine. Ces marches menées au nom du panafricanisme

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LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA APPELLE A LA LIBÉRATION DE ABDOU RAZAK DJIBRIKI, LAWAL MATO ET ABDOU KADER DOUBOU

Au Niger, la Ligue Panafricaine – UMOJA a appris avec inquiétude l’enlèvement dans la nuit du dimanche 14 mai 2023 de Mamane Abdou Razak Djibriki, président de la LPU Niger, de Lawal Mato, président du CRDN-ZAMANI et de Abdoul Kader Doubou, président du CNP-TAOUSSAYIN-AL’OUMA, tous les trois fondateurs de la plateforme politique d’opposition « Madina Africa ». Nous adressons tout notre soutien à leurs proches et nous nous associons à leur famille politique pour demander que toutes les mesures effectives soient prises immédiatement afin d’assurer leur libération. Cette situation rappelle que les enlèvements forcés, les interpellations et les arrestations arbitraires continuent au Niger et dans de nombreux pays du continent, sans aucun respect des droits de la personne ou des procédures légales. Ces mauvaises pratiques qui entrent dans le cadre de la privation de la liberté d’association et d’opinion pourtant consacrée par toute constitution, visent les responsables et militants de l’opposition, les personnalités publiques ainsi que de simples citoyens anonymes dans le but de maintenir un climat d’intimidation. La Ligue Panafricaine – UMOJA appelle à la fin de ces pratiques antidémocratiques consistant à maintenir un climat d’insécurité à l’encontre des leaders porteurs de revendications sociales, économiques et politiques sur le plan du recouvrement de notre souveraineté. La Ligue Panafricaine – UMOJA invite l’ensemble de la famille panafricaniste à se mobiliser pour la libération de nos trois camarades et à poursuivre l’engagement pour une Afrique libre et souveraine. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Le 20 mai 2023 Le Bureau Politique Provisoire

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SOUDAN : UNE GUERRE FRATRICIDE AUX ENJEUX GEOPOLITIQUES

[Communiqué du Bureau Politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA] Le 15 avril 2023 sonne comme un nouveau coup dur dans l’histoire politique mouvementée du Soudan. Depuis son indépendance en 1956, l’histoire du Soudan n’a été qu’une succession de conflits internes. Des guerres civiles (1955-1972 et 1983-2005) à la crise du Darfour (2003-2010) qui a conduit à la partition du pays et à la création du Soudan du Sud (2011), en passant par le renversement d’Omar El-Béchir (2019) et les troubles politiques actuels, le pays s’enlise un peu plus chaque jour dans une instabilité chronique qui renforce son statut d’état failli. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U), exprime sa profonde inquiétude face aux affrontements politiques et militaires en cours au Soudan et dans sa capitale Khartoum notamment, où les populations civiles sont prises en otage dans un chassé-croisé fratricide d’une part. D’autre part, la LP-U est profondément préoccupée par les implications géostratégiques qu’un tel conflit pourrait avoir pour la Corne de l’Afrique et le continent dans son ensemble, car il pourrait constituer un nouveau facteur de déstabilisation susceptible de s’étendre au-delà de ses frontières sur un continent déjà en proie à des foyers de guerres qui n’en finissent plus. Bien qu’il ne soit pas encore possible d’avoir une estimation exacte, le conflit aurait déjà fait plus de 400 morts, 3700 blessés et un nombre encore non déterminé de réfugiés qui fuient les violences vers les pays voisins (Egypte, Tchad ou le Soudan du Sud). A l’origine de ce conflit, se trouvent deux hommes, deux militaires. D’un côté, le général Abdel Fattah al-Burhan, responsable du coup d’état du 25 octobre 2021, président autoproclamé du Conseil de souveraineté de transition du Soudan. Et de l’autre côté, le General Mohamed Hamdan Dagalo, également connu sous le nom de « Hemetti » Commandant des Forces de soutien rapide (FSR), et figure majeure de la répression lors de la guerre du Darfour. Depuis la chute de l’ancien président Oumar El-Béchir en 2019, l’armée régulière et les paramilitaires ont confisqué le pouvoir, et ce malgré les nombreuses protestions et rappels à l’ordre (souvent réprimées dans le sang) des acteurs de la société civile. La LP-U dénonce la prise en otage des populations civiles par les forces militaires et paramilitaires, et appelle à la fin de la crise. La LP-U assure tout son soutien au peuple soudanais. Par ailleurs, la LP-U interpelle l’Union africaine (UA) qui, une fois de plus, n’est pas à la hauteur du défi lorsqu’il s’agit de servir les intérêts des populations africaines et de l’Afrique dans son ensemble, à prendre des mesures rapides pour empêcher la dégradation de la situation, le maintien du pouvoir par les militaires qui devront être tenus responsables de leurs actes, et assurer la restitution du pouvoir aux civils et enfin empêcher toute ingérence étrangère dans les affaires africaines. En outre, la LP-U insiste et exhorte, une fois de plus la famille africaine globale (sur le continent comme dans la diaspora), à s’investir et à prendre son destin en main en ralliant ses rangs afin d’amorcer la révolution Panafricaine qui libèrera l’Afrique et ses enfants du néocolonialisme, de l’impérialisme et des maux qui minent les sociétés africaines. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu !

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SUDAN: A FRATRICIDAL WAR WITH GEOPOLITICAL OVERTONES

[Statement of the Political Bureau of the Pan-African League UMOJA] April 15th 2023 sounds like yet another blow in Sudan’s turbulent political history. Since its independence in 1956, the history of Sudan has been nothing but a succession of internal conflicts. From civil wars (1955-1972 /1983-2005) to the Darfur crisis (2003-2010) which led to the country’s partition and the creation of South Sudan (2011), via the overthrow of Omar Al-Bashir (2019) to the current political turmoil, the country is sinking a little bit more each day into chronic instability which reinforces its status as a failed state. The Pan-African League – UMOJA (PL-U), expresses grave concern over the ongoing political and military unrest in Sudan and its capital Khartoum in particular, where civilians are being held hostage in a fratricidal crossfire. Moreover, the LP-U is deeply concerned about the geostrategic implications that such a conflict could have for the Horn of Africa and the continent as a whole; as it could constitute a new destabilising factor likely to spread beyond its borders on a continent already plagued by endless outbreaks of war. Although it is not yet possible to have an accurate account, the conflict would have already caused more than 400 deaths, 3,700 wounded and an undetermined number of refugees fleeing the violence to neighbouring countries (Egypt, Chad or South Sudan). At the root of this conflict are two men, two militaries. On the one hand, General Abdel Fattah al-Burhan, responsible for the 25 October 2021 coup and self-proclaimed president of the Sudanese Transitional Sovereignty Council. And on the other hand, General Mohamed Hamdan Dagalo, also known as « Hemetti », Commander of the Rapid Support Forces (RSF), and a major figure in the repression during the Darfur war. Since former president Omar Al-Bashir’s overthrow in 2019, the regular army and paramilitaries have seized power, despite numerous protests and calls to order (often repressed in blood) by civil society actors. The PL-U denounces the hostage-taking of civilian populations by military and paramilitary forces, stands in solidarity with the Sudanese people and calls for an end to the current crisis. Furthermore, the PL-U calls on the African Union (AU) which once again is not up to the challenge when it comes to serving the interests of the African people and Africa at large to take swift action to prevent the seizure of power by the military and hold them accountable for their actions. The PL-U demands power be returned to civilians, and warns against foreign interference in African affairs to prevent further damage. Furthermore, the PL-U insists and urges, once again, the global African family (on the continent as well as in the Diaspora), to invest and take its destiny into its own hands by rallying its ranks in order to initiate the Pan-African revolution that will liberate Africa and its children from neo-colonialism, imperialism and the ills that undermine African societies. Unity is Strength! Umoja ni Nguvu !

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Panafrikan n°24

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Tchad : La Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’intensification de la répression contre l’opposition et la société civile

Au lendemain des conclusions du dialogue inclusif national qui s’est prononcé pour la prolongation de deux ans de la junte au pouvoir, la dissolution du Conseil Militaire de Transition (CMT) par un ersatz d’Assemblée nationale ainsi que le droit des membres de la junte à se présenter aux futures élections, le Tchad a connu le 20 octobre dernier une des journées les plus sanglantes de son histoire. En effet, à l’appel de l’opposition menée par le parti Les Transformateurs de Succès Masra, la plateforme citoyenne Wakit Tama et la société civile, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale N’Djamena et à travers tout le pays pour dénoncer le maintien au pouvoir de la junte militaire, réclamer la démission du général Mahamat Deby et la restitution du pouvoir aux civils. A ce jour, le bilan officiel fait état de 50 morts et 300 blessés, mais ce bilan est largement sous-estimé selon l’opposition. En outre, il est fait état d’arrestations arbitraires, d’enlèvements, d’assassinats et de détentions dans la prison de Koro Toro en plein désert. Si le pouvoir n’avait pas autorisé la manifestation, rien ne justifie un tel déchaînement de violence sur une population désarmée qui ne demande rien d’autre que le retour à l’ordre constitutionnel. Pour rappel, depuis la mort du Maréchal Idriss Deby Itno le 20 avril 2021, le pays en est déjà à son deuxième coup d’état constitutionnel. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes des massacres survenus au Tchad depuis le 20 octobre 2022, et assure le peuple tchadien de toute sa solidarité sans faille dans le drame qu’elle traverse. La LP-U condamne fermement les violences, les arrestations arbitraires et les enlèvements qui ont actuellement cours et exige la remise du pouvoir aux civils comme le prévoit la constitution, la fin du couvre-feu ainsi que la levée de l’interdiction de l’activité politique des partis et autres organisations de la société civile. En outre, La LP-U rappelle que la situation qui a cours au Tchad n’est que la résultante de la faiblesse des états africains post-coloniaux. Aussi, la LP-U appelle à la mobilisation des peuples africains et des forces panafricaines sur le continent comme dans la diaspora Pour rappel seule une Afrique forte et unie dans le cadre d’un projet fédéral pourra mettre fin à l’instabilité chronique qui mine nos états. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! 29 octobre 2022. Le Bureau Politique Provisoire

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