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Histoire

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Message de Mme Mariam Sankara lors du 65ème anniversaire de la naissance du Capitaine Thomas Sankara, organisé à Paris par la LP-U le 21 décembre 2014

  Message adressé à la Conférence de la Ligue Panafricaine – UMOJA à l’occasion du 65éme anniversaire du feu Président Thomas SANKARA. Chers Camarades, Je regrette de ne pouvoir participer à la rencontre que vous organisez pour marquer le 65ème anniversaire de la naissance de feu le Président Thomas SANKARA. C’est avec beaucoup de joie et d’émotion que j’ai accueillie cette initiative de la Ligue Panafricaine – UMOJA ainsi que de l’Université Populaire Panafricaine. Et ce, dans un contexte de mutation politique dans le pays où est né Thomas Sankara : le Burkina Faso. La célébration de l’anniversaire de Thomas Sankara par des organisations comme les vôtres ainsi que les événements du 30 et 31 octobre 2014 au Burkina, montre l’importance de l’homme et de la révolution du 4 août 1983 pour l’Afrique et les Africains. Les idées du Président Sankara restent un outil de combat pour les progressistes africains et en particulier, la jeunesse qui apprend à le connaître à travers son œuvre telle qu’elle est rapportée aujourd’hui par les ouvrages, les médias, les films documentaires et les militants de l’époque de la révolution. Toute cette histoire consignée participe non seulement de la mémoire, mais d’une certaine manière aussi, de la renaissance des idées de Thomas Sankara. Ceci se traduit aujourd’hui par l’intérêt grandissant de ses idées, ainsi que par la campagne internationale visant la quête de justice et de vérité sur sa mort. En effet, les champs d’action mis en œuvre par Thomas Sankara sont frappants par leur actualité. Dans le schéma global de l’action politique sankariste, les valeurs éthiques sont décisives pour harmoniser le vivre ensemble à différents niveaux : un réel développement économique, social et culturel, la quête de justice, la répartition plus équitable des richesses, le respect des biens publics. Remettre ces idées à l’ordre du jour des mutations politiques en Afrique est un défi que les sankaristes et les progressistes africains en général doivent relever. Je ne doute pas un seul instant que les militants de la Ligue Panafricaine – UMOJA inscrivent leur engagement politique dans cette philosophie de l’action politique initiée par Sankara. Comme vous le savez, le dossier concernant la campagne-vérité pour Thomas Sankara connaît des avancées dans la mesure où l’autorité de la transition au Burkina a manifesté sa volonté de réouverture de nombreux dossiers, et plus particulièrement ceux de Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo. Je profite également de cette occasion pour remercier la mobilisation internationale ainsi que le brillant travail des avocats africains et étrangers qui non seulement ont permis d’obtenir ces résultats, mais continuent à œuvrer sans relâche et bénévolement afin que justice soit définitivement faite pour Sankara. Pour terminer, j’exhorte les Africains à rester unis et solidaires. C’est à ces conditions que nous pourrons parachever l’édification de notre Continent. Je vous remercie. Madame Mariam Sankara, Fait à Montpellier, le 20 décembre 2014

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La Ligue Panafricaine -Umoja & L’Université Populaire Kwame Nkrumah organisent le 65ème anniversaire de la naissance du Président Thomas SANKARA, le 21 décembre 2014

      La Ligue Panafricaine -Umoja & L’Université Populaire Kwame Nkrumah organisent le 65ème anniversaire de la naissance du Président Thomas SANKARA. Dimanche 21 décembre 2014 de 15h00 à 21h00 Espace Matières Grises 4 rue Olivier Métra 75020 PARIS Métro : L11 – Jourdain ou Place des Fêtes Bus : 26 ou 96 – Arrêt Pyrénées/Menilmontant   . Conférence – Débat avec comme intervenants :  Maître Jean ABESSOLO, Avocat à la Cour, Nîmes M. Pierre EBOUNDIT, Président de la LP-U, auteur du livre « Le M22, une Expérience au Congo, Devoir de mémoire » M. Mawete MAKISOSILA, Éditeur et Chercheur M. Obambé GAKOSSO, Coordonnateur de la Section France de la LP-U, Auteur M. Kufu DAN KAMBARY, Membre du Bureau Exécutif de la Section France de la LP-U     . Projection de film sur la vie de Thomas SANKARA   . Concert de musique animé par l’artiste panafricain  <<Neega Mass>>   . PAF : 10€00 .Contacts : 06 95 87 63 28                        m_mingni@yahoo.fr                        dimioleh1985@gmail.com  

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Ayiti, 1791-1803 : la Garde meurt mais ne se rend pas.

  Le 14 août 1791 est une des dates de naissance du Panafricanisme contemporain. Deux ans et un mois jour pour jour après la prise de la Bastille symbolisant la Révolution française, la cérémonie du Bois-Caïman dirigée par le prêtre houngan Dutty Boukman lance la Révolution haïtienne qui va entraîner la chute de Saint-Domingue, la colonie la plus riche des Amériques grâce à l’exploitation maximale de 500 000 Africains. La Révolution ayant donné naissance en 1804 à un État indépendant, la Première République Noire d’Ayiti, cette brève lecture se place sous l’angle des Relations Internationales et de la Défense. UN CONTEXTE RÉVOLUTIONNAIRE Lorsque les Africains se soulèvent à Bois-Caïman, Saint-Domingue est déjà confrontée à une sédition des colons français qui refusent d’appliquer les lois décrétées par l’administration royaliste, elle-même hostile aux révolutionnaires parisiens qui cherchent à abolir la monarchie. Les mulâtres et les libres de couleur – qui sont catégories de classe bien plus que de « couleur » – tentent également d’obtenir une extension de leurs droits politiques et économiques, et se montrent peu solidaires de la condition servile des Africains. A Paris, Louis XVI étant toujours chef des Armées et de la Marine, décide d’envoyer 15 navires avec 6000 hommes pour en finir avec l’impertinence des planteurs, et surtout pour mater la révolte africaine. A leur bord, les commissaires Sonthonax et Polverel sont plutôt favorables à la Révolution. Les troupes de la Garde Nationale, composées en majorité d’hommes de la Révolution, sont néanmoins commandés par des officiers royalistes dirigés par Desparbès.

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A l’adresse de tous les camarades africains

  Camarade de Paris, de Province, et d’Afrique, le fascisme court à grand pas. Lorsqu’il s’abattra tu regretteras amèrement de n’avoir pas employé ce répit à travailler pour ton pays. Que tu aies baissé la tête jusque là ne sera plus suffisant pour les fascistes. Les fascistes seront volontairement sceptiques en ce qui concerne ta loyauté envers eux et ta profonde volonté de demeurer à jamais passif. Ils exigeront de toi des preuves irréfutables de ton indignité et de ta veulerie et la pente de ton rabaissement sera sans limite. Camarade de Paris, de Province et d’Afrique abandonne tes raisonnements fallacieux qui ne sont qu’une capitulation inconsciente devant les difficultés. Viens renforcer de ta critique lucide, de ta lutte concrète, le seul mouvement dont l’efficacité sur le plan africain a provoqué la répression féroce que tu connais. Critique-le du dedans et non du dehors, car tu serais un complice volontaire ou involontaire du Gouvernement. Pourquoi veux-tu attendre que le mouvement soit fort, que la répression cesse, et que tout redevienne normal, pourquoi subordonnes-tu ton adhésion à toutes ces conditions ? Ne vois-tu pas, que c’est une capitulation indigne de ta part, car c’est précisément au moment où tout va mal que l’on a plus besoin de toi ■ Cheikh Anta Diop, Vers une idéologie politique africaine Source Panafrikan juin-août2013

Histoire, Société

Le swahili: Une langue panafricaine

  Le continent Africain est une terre riche en cultures diverses et variées. Cela lui accorde une valeur importante et unique sur toute la planète. La linguistique historique développée par l’école africaine a mis en évidence la parenté d’ordre génétique c’est à dire intrinsèque de toutes les langues africaines, grâce à un ancêtre commun pré-dialectal appelé le negro-égyptien. Mais la non-compréhension linguistique entre cette multitude de peuples semble s’avérer être un frein à la coopération continentale sous diverses formes : économique, politique, sociale, scientifique, etc.… Le choix d’une langue administrative continentale est donc d’actualité, surtout dans la période agitée que le monde traverse et qui, plus que jamais, demande de former un bloc puissant et cohérent. Ce sont ces blocs qui s’affrontent.

Histoire

1896 : La bataille d’Adoua ou la victoire de l’Ethiopie sur l’Italie

Connu aussi sous le nom d’Abyssinie, l’Ethiopie, ancien grand empire situé au coeur de la corne de l’Afrique de l’est, a été très secouée dans la seconde moitiédu 19ème siècle. Son empereur Ménélik II a dirigé une farouche résistance à l’impérialisme européen. L’Ethiopie apparaissait comme un emblème vivant pour les fondateurs de l’ensemble panafricain. Ethiopie, lieu d’attirance des fondateurs du mouvement panafricain Pour plusieurs originaires des Caraïbes, c’était le lieu de travail. Le Docteur Joseph Vitalien, Guadeloupéen, né au Moule le 4 avril 1868, fut le médecin de confiance de l’Empereur Ménélik après que ce dernier soit convaincu de ses capacités de guérisons. L’Haïtien Benito Sylvain et le Cubain Guillermo Enrique Ellesio y étaient aussi. Benito fut le délégué de l’Ethiopie et d’Haïti à la Conférence Panafricaine de 1900. Il attribua à Ménélik le titre honorifique de “Grand Protecteur de l’Association Panafricaine”. L’Unification et l’Indépendance de l’empire abyssinien Cette évolution doit son nom à Kasa Haylu, devenu empereurTewodros II qui a soumis sous son autorité les Ras (Princes gouverneurs) des différentes provinces d’Ethiopie: Tigrai, Begemdir, Gojam, Simien, Wollo et Shoa. Il a ainsi inauguré sous son règne (1855-1868) l’Ethiopie moderne. Les provinces d’Amhara et du Tigrai servirent de point de départ à l’expansion du gouvernement impérial dans la seconde moitié du 19ème siècle. De 1872 à 1889, Kasa Mercha (Yohannes IV), successeur de Kasa Haylu, continua le combat en repoussant les percées égyptiennes et les Mahdistes du Soudan. Les côtes africaines de la Mer rouge et du Golfe d’Aden étaient sous le contrôle des égyptiens avant l’occupation anglaise en 1882. Dès 1883, suite au soulèvement du mahdi Muhaimad Ahmad au Soudan,les troupes britanniques et égyptiennes abandonnèrent leur position. Le 3 juillet 1884, la réappropriation des terres de la frontière soudanaise occupées par l’Egypte, l’Ethiopie et le libre accès du port de Massawa (sous protection britannique) furent décidés entre Yohannes et le Contre-amiral anglais William Hewett. La naissance de l’Erythrée Produit pur et simple des décisions prises lors de la Conférence de Berlin, la naissance de l’Erythrée a eu lieu suite à la cession de Massawa aux italiens car les britanniques visaient beaucoup plus dans leur rivalité avec les français. A l’arrivée des italiens, ils ignorèrent le traité du 3 juillet 1884 et interdirent la pénétration à l’intérieur du pays en élevant des fortifications. Le Ras Alula arrêta en 1887 une avancée italienne qui obligea les italiens à rester sur la côte éthiopienne. Deux (2) ans plus tard, en 1889, lors d’une bataille contre les mahdistes du Soudan, l’empereur Yohannes trouva la mort. Les italiens profitèrent de la décomposition de l’armée après leur victoire face aux mahdistes, pour progresser à l’intérieur du pays. Ils implantèrent alors la colonie de l’Erythrée dans le nord et proclamèrent Asmara comme étant la capitale. Dans la même époque, Ménélik gouvernait la province du Shoa (1865-1889). Plus rusé et constant, il traita avec l’Italie par l’intermédiaire du Comte Pietro Antonelli, représentant de ce pays à sa cour. Il réussit alors à se doter d’armes, de médecins; ce qui lui donna la possibilité de soumettre sous son autorité plusieurs territoires: Arusi, Harar, Kulo et Konta au sud et au sud-est, en plus de Gurage et Wallaga au sud-ouest. Le traité de Wuchale fut signé le 12 mai 1889 entre Ménélik et les italiens. Il s’agit  d’un accord de paix et d’amitié. Ménélik était alors reconnu empereur et l’Italie pouvait alors poursuivre sa conquête de l’Erythrée. Mais attention! Le traité fut rédigé en deux langues: l’amharique et l’italien. Le désastre fut qu’un des articles n’avait pas le même sens dans les deux (2) versions. Selon la version amharique, il est mentionné que l’Ethiopie pouvait consulter les autorités italiennes pour les affaires étrangères. Cependant, en version italienne, sur ce point, la décision émane obligatoirement de l’Italie. Malgré que Ménélik ait chargé son cousin, le Ras Makonnen, Walda-Mickael, gouverneur du Harar de discuter dudit traité, rien de concret n’avait été décidé. Pire encore, en Octobre, l’Italie déclara ouvertement que l’Ethiopie devenait un protectorat italien; ce que tous les pays européens respectèrent. La bataille d’Adoua En 1890, dès le mois de janvier, les italiens investirent Adowa, une ville de la province du Tigrai administrée par le Ras Mangasha, fils de l’Empereur Yohannes. Leur condition de retrait fut l’acceptation de la version italienne du traité de Wuchale. En septembre 1890, Ménélik fait savoir clairement au roi d’Italie Umberto 1er son refus de statut de protectorat qu’on voulait lui imposer. Ménélik équipa alors son armée en armes à feu et annexa plusieurs territoires. Le 12 février 1893, après avoir informé les puissances européennes, il déclara : « L’Ethiopie n’a besoin de personne ; elle tend les mains vers Dieu » Les affrontements entre l’Éthiopie et l’Italie qui suivent la dénonciation du traité, débutent à la fin de l’année 1894 avec la révolte de Batha Hagos, chef érythréen contre la domination italienne. En janvier 1895, les italiens engagèrent alors les hostilités en envahissant la province du Tigrai, tenue par le Ras Mangasha. Ménélik ordonna une mobilisation générale le 17 décembre 1895 contre les forces coloniales. En un rien de temps, de nombreux soldats furent rassemblés et marchèrentavec Ménélik vers le nord où ils remportèrent plusieurs victoires. Les italiens furent alors repoussés jusqu’à Adowa. Ménélik avait le soutien des Erythréens qui gonflèrent le nombre de soldats contre une armée italienne réduite tant bien même soutenue par les askari (quelques soldats érythréens). La bataille d’Adoua est livrée près du village d’Adoua, au coeur de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie. Ménélik et les Ethiopiens furent récompensés par une écrasante victoire sur l’armée italienne où plus de 40% des hommes furent tués ou blessés. Le 26 octobre 1896, le traité de paix d’Addis-Abeba fut signé. Il annulait le traité de Wuchale et reconnaissait l’indépendance nationale de l’Ethiopie. Une convention prévoyait en outre le rapatriement des prisonniers italiens et par un accord demeurant secret, Ménélik permit aux italiens de rester en Erythrée. Après la libération de l’Erythrée en 1941 et sa fédération avec l’Ethiopie en 1952, les frontières naturelles furent retrouvées. Après Hannibal, Ménélik devint alors le premier Africain à vaincre des troupes européennes. C’est l’une des raisons de l’attirance vers l’Ethiopie de nombreux Noirs des Amériques Ménélik II, conscient de la portée de la victoire d’Adoua, sait que la seule force militaire ne peut protéger son Empire. Ainsi, sans l’élaboration d’un véritable plan global, l’Éthiopie entre dans une phase de modernisation, un bouleversement s’expliquant entre autres par l’intérêt du souverain pour les nouvelles technologies. Son règne fut celui du progrès et des transformations en Ethiopie. Dès les premiers signes

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Télésud : « La réoccupation militaire de l’Afrique » Invité : Amzat BOUKARI-YABARA, membre de la Ligue Panafricaine – UMOJA

       Dans son émission « L’Invité de l’Histoire » du 16 juin 2014, Telesud a invité M. Amzat BOUKARI-YABARA, historien, auteur du livre « Nigeria », ed. De Boeck, membre du Bureau Exécutif Fédéral de la Ligue Panafricaine-UMOJA (LP-U), sur le thème : « La réoccupation militaire de l’Afrique »  « L’Invité de l’histoire » du 16 juin 2014,  sous le titre : « La réoccupation militaire de l’Afrique », par telesud

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Panafricanisme et Bolivarisme

   « La révolution bolivarienne doit énormément à la république haitienne, de même que le panafricanisme grâce à des pionniers comme Anténor Firmin qui publia en 1885 De l’égalité des races humaines. » (Hugo Chavez) « Avec la mort du Président Hugo Chavez, un terme fait l’actualité : le Bolivarisme. Très peu d’observateurs ont souligné les liens entre le Panafricanisme et le Bolivarisme par Ignorance ou volonté de dissimuler ». Au-delà des apparences : une origine commune A première vue, le rapprochement que l’on pourrait faire entre le Panafricanisme et le Bolivarisme tiendrait juste de la similitude idéologique : lutte anti-impérialiste, pour la  souveraineté économique, pour un Etat continental. Nous rappelons que le Panafricanisme et le Bolivarisme ont une origine commune. En effet, l’un des berceaux historiques ayant enfanté le Panafricanisme est la révolution haïtienne. Le Panafricanisme est né des luttes anti-esclavagiste et anti-colonialiste dans les Caraïbes et sur le Continent africain. On ne saurait comprendre le Bolivarisme, sans connaître la vie d’un homme, Simon Bolivar (1787-1830). Il a participé de façon décisive aux luttes pour l’indépendance des actuels Bolivie, Colombie, Équateur, Panama, Pérou et Venezuela. Or, le parcours héroïque de Simon Bolivar indique qu’après avoir bénéficié de la protection de la Jamaïque, que sans l’apport majeur des révolutionnaires haïtiens, ces campagnes militaires de reconquête de la souveraineté de la Grande Colombie, n’auraient sans doute jamais connu de succès. En effet, c’est bien parce qu’Alexandre Pétion (1770-1818), président d’Haïti d’alors était convaincu à l’idée de la Grande Colombie, qu’il accepta en 1815 d’accorder protection à Simon Bolivar. Ainsi, le sang nègre a coulé au fondement du Bolivarisme, par conséquent, on peut considérer que les ancêtres du Bolivarisme et du Panafricanisme furent les mêmes. C’est pourquoi, se sachant sans doute condamné, à quelques jours de sa mort, le Président Hugo Chavez dans sa lettre à l’Afrique le 22 février 2013, fait un rappel extraordinaire de la vérité historique longtemps escamotée, nous citons : « Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits, nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations. » Les défis d’aujourd’hui, du Panafricanisme et du Bolivarisme En Amérique latine, durant longtemps, le Bolivarisme, idéologie anti-impérialiste et de l’Unité politique, fut  galvaudée par des leaders démagogues latino-américains. C’est avec l’arrivée au pouvoir du Président Hugo Chavez, que le blason du Bolivarisme a été redoré : lutte contre la pauvreté, reconquête de la souveraineté économique et mise en place des conditions de l’Unité des pays d’Amérique latine). On peut citer pêle-mêle : Cinq millions d’enfants reçoivent désormais au Venezuela une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils  étaient 250 000 en 1999. La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique. La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes. La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes,d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique. La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle desEtats-Unis et du Canada. Au vu de ses résultats, l’on comprend pourquoi, comme jamais par le passé, à la mort d’Hugo Chavez, toute l’Amérique du Sud l’a pleurée au nom du Bolivarisme. Comme le Bolivarisme avant l’arrivée de Chavez au pouvoir, le Panafricanisme est aussi l’objet d’une terrible imposture politique actuellement en Afrique. Le Panafricanisme, est devenu un label passe-partout comme s’il n’avait aucune exigence idéologique. Ainsi, de Marcus Garvey à Cheikh Anta Diop, en passant par Kwamé Nkrumah, foisonnent des écoles de pensée. Mais toutes ces écoles, ont une constance quant aux objectifs, à savoir : l’unité politique afin d’assurer la sécurité économique, militaire des populations. En somme, un Panafricaniste conséquent est à la fois anti-impérialiste et anti-tribaliste. En conclusion, chaque fois qu’un dirigeant africain se déclare Panafricaniste, il conviendrait de comparer sa gouvernance avec les réalisations citées ci-dessus du Bolivarisme ». Par Diogène Senny Retrouvez cet article dans le journal officiel de la Ligue Panafricaine Umoja Panafrikan juin-août2013  

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