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Le village des Paysans comme Université du savoir traditionnel amélioré

Juin 2013 La maison du paysan ——————————- Dr. Michel BABADJIDÉ Ou le concept d’un décomplexe sur les modèles économiques dont le Continent africain devrait se départir. Penser en fonction de notre environnement immédiat et construire les réponses aux besoins vitales de nos populations. Etre riches et opulents fait partie de nos préceptes, à la seule exception où il répondait aux objectifs d’un Groupe et utile à tous. Ce qui se passe avec les plantes, se passe avec les animaux…et hélas se passe avec les humains. C’est trop simple, pas « moderne », alors on daigne y prêter attention. Moins il y a de diversité et plus les dysfonctionnements s’installent. Monoculture, mono élevage, concentration, uniformisation…tout ce que la nature ne fait pas…d’où prolifération de parasites, virus, bactéries qui deviennent pathogènes…puis ce sont les pesticides, les insecticides et autres médicaments chimiques de synthèse…qui souvent masquent momentanément les « symptômes », qui sont utilisés …et le cycle d’une course « technologique » infernal et sans fin répare …pour corrigé ce que l’on a précédemment déréglé… Après 6 ans d’étude à l’étranger, diplôme en poche….c’est au village qu’au Bénin Michel Babadjidé, avec beaucoup d’humilité a découvert un trésor de savoir, ce sont des personnes de cette trempe qui redonnent espoir. Fallait il alors passer tant de temps à l’étranger pour découvrir pas loin de chez soi la bonne démarche à suivre? « Le village des paysans comme université du savoir traditionnel amélioré (A voir absolument, à diffuser et à méditer) »

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Alimentation en Afrique et politiques des dons : à quoi ça rime?

La question de la souveraineté alimentaire sera, tant que les dirigeants africains ne se décideront pas à s’en préoccuper en Hommes responsables, un sujet sur lequel nous ne cesserons de revenir, quitte à en perdre définitivement notre salive et à voir nos doigts atrophiés au point de ne plus pouvoir taper sur un clavier. Et même si ces deux options survenaient un jour, nous n’hésiterons pas à utiliser nos orteils pour taper sur nos claviers d’ordinateur afin de rappeler ce qui est plus qu’une urgence : nous avons un peuple à nourrir et, à ce jour, les voies et moyens choisis par nos dirigeants sont plus, en général, plus que criminels. LE MATCH AFRIQUE-TERRES ARABLES-RESTE DU MONDE : PERDU SI ON CONTINUE AINSI Dans une excellente vidéo postée depuis quelques années sur le Web, l’universitaire africain Bwemba Bong se posait ouvertement la question de savoir ce que cherchent réellement les Chinois en Afrique. Si nous n’avons pas la possibilité de lire exactement dans leurs pensées, il nous est aise de voir, de constater que les Chinois en Afrique ne viennent pas faire du taoïsme ou de l’hindouisme, mais bien du business. Ils sont venus chercher de l’argent et tous les jours, il n’y a pas un pan de l’économie africaine dans laquelle ils ne sont pas de plus en plus présents. Et l’agriculture est une de leurs cibles préférées. Il y a des chiffres qui sont tellement parlants qu’ils devraient nous pousser à aller aux champs le plus rapidement possible et appliquer ce que nos ancêtres ont toujours su faire, en y apportant évidemment ce que nous avons acquis comme connaissances au fil du temps. La Chine c’est 20% de la population mondiale avec seulement 9% seulement des terres arables au monde. Ce pays immense (le 3e au monde par sa superficie) connait une insécurité alimentaire telle qu’il est obligé d’aller chercher des terres arables ailleurs, partout où la législation le permet. Et notre continent fait partie de ces zones où la Chine fait preuve d’une voracité extraordinaire, comme d’autres pays, comme d’autres multinationales et d’autres compagnies nationales, toutes et tous, non-Africains, évidemment. Depuis 2000, l’empire du Milieu a déjà acheté sur notre continent, 17 millions d’Ha de terres arables, via des sociétés semi-publiques ou privées. Sans parler des terres louées. DES HOUES ET DES MACHETTES OFFERTES : DE QUI SE MOQUE-T-ON ? Au moment où certains membres de la Société civile africaine tirent la sonnette d’alarme, au moment ou les Panafricanistes ne cessent de rappeler que vendre la terre africaine, celle que nos ancêtres nous ont prêté et que nous prêterons à notre tour à nos descendants, est une abomination. C’est un crime et un rejet complet de nos valeurs ancestrales car, rappelons-le encore une fois: en Afrique, la terre ne se vend pas. Incapables de mettre en place une politique afin que le continent recouvre sa souveraineté alimentaire, comme du temps des empires et des royaumes, certains gouvernants (ou qui se prétendent tels) ont recours à une méthode assez curieuse que nous ne pouvons hésiter à qualifier d’injurieuse tant elle s’est montré d’un mépris total pour nos populations. En effet, présidents de Républiques, Premiers ministres, ministres (de l’Agriculture comme d’autres), députés, sénateurs, familles biologiques et apparentées de ces gens font chaque jour que Dame Nature fait, des dons à nos populations. Sur nos chaines de télévision, nous voyons donc ces gens qui se font appeler « excellences », « vénérables « et autres « honorables », « offrir » des houes, des machettes, des pelles, des sacs de riz, des sacs d’engrais etc. afin que les paysans, les villages pratiquent l’agriculture. Avec de telles méthodes, ces « donateurs » visent vraiment quoi sur ce continent, si ce n’est infantiliser de plus belles nos populations et les rendre plus que jamais dépendants d’un système extrêmement pervers où le citoyen finit par intégrer que pour essayer de vivre décemment, il lui faut attendre le bon vouloir de ces Hommes politiques sans qui l’enfer qu’ils vivent (déjà) aujourd’hui, serait encore pire ? Les conséquences sont bien pires que ce que l’on peut percevoir à première vue. En effet, les pauvres commerçants qui ont acheté a la sueur de leurs fronts, ces mêmes produits, en ville et qui ouvrent boutiques et magasins à la campagne voient ainsi leurs stocks perdurer et aucun argent frais entrer dans leurs caisses. De quoi vont-ils vivre alors, si leur riz, leur sel, leurs machettes ne sont plus achetées des mois durant ? Il y a la une énorme incohérence, mais vraiment totale, entre ce qui est prôné tous les jours par les « dirigeants » africains et la pratique sur le terrain. CHALLENGE Non seulement on se moque du peuple en le cantonnant dans la case des enfants attardés, mais en plus, on empêche de fait le commerçant (honnête) de gagner sa vie. Et, bien entendu, très rares sont les politiques qui se disent opposants qui ont le cran de dire à ces populations que ces « dons » qui leur sont faits, sont faits avec leur propre argent car ce sont les Trésors publics africains qui paient, qui banquent, qui financent ces aucun de ces gens, du plus haut place au plus bas, ne peut se permettre de sortir les deniers de sa cassette personnelle pour « faire le bien » à la population. Si vraiment ce bien était désire, il y a belle lurette que nous serions tous sur le continent, en train de vivre une sorte de paradis terrestre. Or, il n’en est strictement rien. Et pour cause… UNE VRAIE ET GRANDE REMISE EN QUESTION S’IMPOSE Notre continent a des ministères chargés de cette question cruciale : Agriculture, Développement rural, Agriculture, Pêche et Aquaculture etc. Peu importe le nom utilise, dans tous nos pays, les slogans ne manquent pas pour donner l’impression que ces ministères sont réellement considères comme prépondérants. Denis Sassou Nguesso disait dans les années 80, »..Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre . » Trente après, les Congolais, comme nombre de leurs compatriotes africains en sont encore la, à dépenser

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Souveraineté alimentaire: Quand le manioc sauve le Nigeria

ET PEUT-ÊTRE LES AUTRES DEMAIN… Un des aspects qui n’est pas souvent pris en compte par les Panafricains et autres Panafricanistes est celui de la souveraineté alimentaire. Le 18 décembre 2010, à Reims, à l’occasion de sa deuxième conférence organisée, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-UMOJA, devenue LP-UMOJA) avait abordé trois thématiques, dont celle de la souveraineté alimentaire. Il est consternant de voir combien les marchés, les boutiques et les magasins africains sont envahis de produits importés (manufacturés ou pas) d’Asie, d’Europe etc. Nous en sommes à un point où il est difficile d’imaginer qu’une famille citadine en Afrique puisse faire vingt-quatre heures sans consommer un produit importé, directement ou pas. LE BLÉ, CET ENVAHISSEUR Parmi ces produits, il y a le pain dont le composant essentiel est la farine de blé. S’il est techniquement avéré que le long du continent africain, l’on peut produire assez de blé pour nourrir le milliard d’habitants que nous sommes, et même en exporter si nous le souhaitons. Depuis des decennies, notre continent importe plus de blé que de raisons, delaissant les terres arables soit pour des cultures d’exportation (café, cacao par exemple) au mieux héritage colonial oblige). Le pire, ce sont ces terres arables qui sont cédées (prêtées, louées, vendues) à des puissances non-africaines (pays asiatiques, multinationales et compagnies nationales d’Asie, d’Europe et d’Amerique)1. Les conséquences des décisions irresponsables de nos responsables politiques (presidents, Premiers ministres, ministres de l’Agriculture) sont parfois quantifiables pour nos finances publiques. Les chiffres parlent d’eux-memes : 44 % du blé consommé au Sud du Sahara sont issus de la production locale et le pays le plus peuplé du continent, le Nigeria a importé en 2007 pour 123 milliards de nairas (1,06 milliards de $ US) de blé, soit 99% pour la farine pour faire du pain. LE MANIOC, NOTRE SAUVEUR ? Les Africains, de l’Est à l’Ouest du continent, du Centre au Sud et même dans les Amériques, disposent d’une plante qui, si aujourd’hui, selon le PAM (Programme alimentaire mondiale), est l’aliment de base de plus de cinq cent millions de personnes à travers le monde: le manioc. Avec cette plante, on a les feuilles qui peuvent pilées et cuites avec mille et une recettes possibles. Avec le manioc, on a ses batons dont nous raffolons à chaque repas pour accompagner légumes, poissons et autres viandes. Avec cette plante, on a une farine qui fait notre joie pour accompagne viandes, poissons et legumes ! Avec cette plante, qui nous empêche de la substituer aux tonnes et autres quintaux de blé que nous importons en quantité industrielle ? SOUTENIR L’INITIATIVE LOCALE Ce ne sont pourtant pas les techniciens et ingénieurs agronomes qui manquent sur le continent. Nous avons formé depuis des décennies des docteurs en agronomie à foison. Comment les utilisons-nous réellement ? A quoi servent-ils ? Ils sont nombreux à remplir les bureaux de nos administrations publiques, où leur savoir ne sert pas à grand-chose, si ce n’est (rarement) à conseiller des ministres et des présidents qui, bien souvent, n’ont que faire de leurs conseils. Pourtant, il est du devoir des pouvoirs publics de réfléchir, de proposer voire d’imposer des solutions quand la situation l’impose. C’est ce qui vient de se passer au Nigeria où une décision historique a été prise et a eu des effets très positifs sur l’économie locale ainsi que l’alimentation des Nigérians. En effet, dans ce pays (170 millions d’habitants) qui est le premier producteur au monde de manioc, désormais, au regard de la loi, le pain doit être composé d’au moins 20% de farine à base de manioc. L’impact économique se fait immediatement sentir avec 60%de réduction du prix de ce pain. UN MINISTRE VOLONTARISTE ET DES CONSÉQUENCES HEUREUSES On peut penser qu’à priori, le ministre nigérian de l’Agriculture et du Developpement rural est un homme qui sait ce qu’il fait sur ce plan. En effet, il faut rappeler que M. Akinwunmi Adesina a plus de 20 ans d’experience dans le domaine agricole. Cet homme volontariste vise prochainement les 40% de farine à base de manioc pour tous les produits patissiers. C’est une vraie audace qui mériterait d’être saluée sur un continent où la société postcoloniale a fait admettre l’inadmissible aux Africains : importer sans commune mesure des produits faisant des milliers de kilomètres et dont la tracabilite est bien souvent douteuse. Monsieur le ministre declare que la facture céréalière (2012) pour le Nigeria, est de 5 milliards de $ US. En Afrique, les dollars sortent tellement des batiments officiels que nous ne nous rendons meme plus compte, depuis belle lurette de la valeur des choses. 5 milliards de $… A-t-on idée de ce que l’on pourrait realiser comme investissements durables pour nos populations : écoles ? Hopitaux ? Routes ?Autre conséquence très heureuse de cette initiative, la création de nouveaux emplois. Nous savons que le manioc nous donne l’amidon. Or, le Nigeria importe 95% de ses besoins en amidon. Or, ce vaste chantier lance par le ministre Adesina vise à produire localement sous deux à trois ans toute la quantité d’amidon dont le pays a besoin. ET LES AUTRES ? Quand on a regardé et vu ce qui se fait au Nigeria, après avoir applaudi des deux mains et des deux pieds ce que le Nigeria a initié (et qui, répétons-le, doit être vraiment salue tant cela ressemble à une revolution !), quid des autres ministères africains equivalents ? Le temps où nous devrions nous gargariser d’un succès, d’une réussite ou d’une initiative heureuse, qui va dans le sens, non seulement du bien-être de notre peuple et de la reconquête de notre liberté et ensuite de recommencer à nous lamenter parce que ladite initiative se trouve être. Au contraire, les Panafricanistes, partout où ils se trouvent doivent non seulement mettre en avant l’initiative nigériane mais aussi en parler le plus autour d’eux afin que non seulement cela se sache, mais aussi que cela suscite le débat. La question du manioc ne peut laisser aucun digne de ce nom indifferent.

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Le panafricanisme comme arme contre l’accaparement des terres arables

Depuis quelques années, des millions d’hectares de terres arables dans le monde sont accaparées par des firmes occidentales, asiatiques et moyen-orientales. Comme souvent, hélas ! L’Afrique en est la première victime et, à ce jour, 54,81% de ces terres accaparées qui se trouvent sur notre continent. Il ne se passe pas un mois sans qu’un gouvernement africain annonce, quand il le veut bien, la cession d’hectares (ha) de terres arables. Des chiffres qui parlent L’Afrique, c’est 1 milliard d’habitants aujourd’hui (dont 200 millions qui sont sous-alimentés) et 2 milliards en 2050 (soit dans 33 ans), et 4,2 milliards en 21001, selon diverses projections de démographes. Le défi est immense et nos élites gouvernementales ne semblent pas s’en rendre compte. Pourtant, nous avons 30 millions de Km2, cela fait environ 33,33 h/Km2. La majorité des terres arables sur le continent ne sont pas exploitées (90% environ). C’est dire s’il y a de la marge et de quoi faire pour nourrir tout ce beau monde (légumes, fruits, élevage, racines, etc.), en transformer si nous nous décidons à le faire (café, cacao, coton etc.) et exporter le surplus si nous en avons. Pourtant, cette même Afrique a des factures d’importations qui inquiètent et qui font se poser des questions. En 2008 par exemple, cette facture a connu une augmentation de 74% pour les pays à faible revenu et à fort déficit céréalier. Les céréales : une des plaies du continent, et pourtant… Parmi les produits les plus achetés hors du continent par nos gouvernants et les importateurs privés, il y a les céréales (riz, blé et maïs). Depuis des millénaires, le riz est cultivé sur notre continent. Beaucoup de pays ont un sol de qualité pour produire du riz et en grande quantité. C’est la même chose pour le blé qui est entré dans nos aliments chaque matin avec le pain. Pourtant, malgré le potentiel immense que nous avons, la plupart de nos pays dépensent sans compter des milliards annuellement pour en importer. Le comble est même poussé avec un pays comme le Sénégal où, comme la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, sinon tous, le riz est l’aliment de base. En effet, le Sénégal produit un riz de très bonne qualité, mais ce riz est destiné à l’exportation tandis que le pays en importe de moindre qualité. Quand on pousse le cynisme à ce point, le mal doit être extrêmement profond ! Autre cas de figure très intéressant, le Congo où, comme dans tous les pays d’Afrique centrale, le matin, en ville, les boulangeries tournent à plein régime pour fabriquer du pain à base de farine de blé. En 1993, sous la présidence de Pascal Lissouba, le pays est secoué par des troubles et le chemin de fer est inutilisable pendant un moment. Or, le blé et la farine de blé importés passent par les rails, en provenance de Pointe-Noire pour Brazzaville, notamment. Le pain se fait naturellement rare et les boulangeries sont prises d’assaut aux aurores. On se bat pour des pains qui n’ont plus de « pains » que le nom. La nature ayant horreur du vide, ceux qui en ont les moyens se jettent sur les pâtes alimentaires. Or, ces dernières sont faites à base de… blé ! et sont… importées, elles aussi. Le serpent se mord la queue. Mais certaines de ces importations pouvant se faire par avion, il n’y a pas pénuries. Ceux qui ont moins de moyens se rabattent sur le maïs qui du coup devient un produit plus consommé encore que d’ordinaire. Les Congolais n’ont jamais tiré les leçons de cette période très trouble en travaillant par exemple plus sur le maïs dont la farine aurait pu être testée pour faire du pain. Ou pourquoi pas une farine à base d’igname ? De manioc ? De patate douce ? Et les terres qui sont cédées chaque jour… Le tableau est bien plus sombre que ce que nous présentons. Nous n’avons là, mis en avant que le début d’une infime partie de la partie émergée de l’iceberg. L’heure est extrêmement grave car nos pays, du Sénégal à Madagascar, en passant par la Côte d’Ivoire, le Cameroun, les deux Congo, l’Éthiopie, le Mozambique etc., sont en train de louer, de prêter et de vendre des hectares entiers à des firmes asiatiques, européennes et aussi à des pays du Moyen-Orient qui disent vouloir « sécuriser » leurs aliments. L’Arabie Saoudite, le Qatar, etc… sont officiellement en train de mener des opérations d’acquisition de terres sur le continent depuis un moment. Dans le premier cas de figure, le blé et le riz sont les motivations principales car il faut dire que dans ces pays, il n’y a pas assez de ressources hydriques pour continuer à cultiver des céréales. Comment des pays qui ont du mal à nourrir leur milliard d’habitants peuvent-ils se lancer dans une entreprise aussi périlleuse et dangereuse ? Oui, ce n’est pas seulement parce qu’en Afrique, la terre est sacrée, que cela est dangereux. Mais c’est aussi parce que traditionnellement, la terre africaine ne se vend pas. Surtout pas dans des conditions aussi léonines que le font nos dirigeants. On peut mettre en avant dix raisons essentielles qui à nos yeux font que c’est une bombe à retardement que nos dirigeants ont fabriqué et dont on se demande quand elle explosera : 1) Dangereuses car rappelons que 200 millions d’Africains sont sous-alimentés et depuis que ces puissances non-africaines exploitent et surexploitent notre sol, les produits sont destinés à l’export (la plupart du temps). Il n’y a quasiment rien pour le consommateur africain. Sauf quand ces produits reviennent en Afrique après avoir subi des transformations. Donc forcément trop chers. 2) Dangereuses car ces produits ne sont aucunement transformés localement, confirmant encore une fois le caractère extraverti de l’économie africaine qui date de l’époque coloniale et que très peu de gouvernants ont tenté de renverser. 3) Dangereuses car ces terres laissent de côté bon nombre de paysans qui se retrouvent privés d’un de leurs outils principaux de

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Au Paraguay, les paysans vont en guerre pour défendre leur terre

Ce jeudi 22 août 2013 a été diffusé sur la chaîne de télévision franco-allemande, Arte, un documentaire est poignant. Il est question de paysans désemparés car leur terre est empoisonnée par des cultivateurs de soja transgénique qui détruisent – le mot est faible! – leur environnement. Non seulement leur environnement est détruit, mais en plus, il y a des conséquences terribles sur leur santé. Le cas de ce garçon, préadolescent, qui a perdu la vue, s’il ne vous touche pas, alors là, je ne sais plus.

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