Nous avons besoin d’infrastructures pour notre développement
Le nord de la Côte d’Ivoire avait avant 1939 une activité économique et une infrastructure vivantes et performantes. La transformation de son économie par l’administration coloniale en fait un réservoir de main-d’oeuvre pour les plantations forestières dont la mise en valeur monopolise (avec Abidjan) la quasi-totalité des investissements publics. Il en résulta, à la suite de l’essoufflement de l’économie de plantation, de la diversification des productions, des inégalités économiques, une situation qui désigna en 1974 le nord ivoirien comme région « à développer » devant bénéficier à son tour des investissements de l’Etat.
Le village des Paysans comme Université du savoir traditionnel amélioré
Juin 2013 La maison du paysan ——————————- Dr. Michel BABADJIDÉ Ou le concept d’un décomplexe sur les modèles économiques dont le Continent africain devrait se départir. Penser en fonction de notre environnement immédiat et construire les réponses aux besoins vitales de nos populations. Etre riches et opulents fait partie de nos préceptes, à la seule exception où il répondait aux objectifs d’un Groupe et utile à tous. Ce qui se passe avec les plantes, se passe avec les animaux…et hélas se passe avec les humains. C’est trop simple, pas « moderne », alors on daigne y prêter attention. Moins il y a de diversité et plus les dysfonctionnements s’installent. Monoculture, mono élevage, concentration, uniformisation…tout ce que la nature ne fait pas…d’où prolifération de parasites, virus, bactéries qui deviennent pathogènes…puis ce sont les pesticides, les insecticides et autres médicaments chimiques de synthèse…qui souvent masquent momentanément les « symptômes », qui sont utilisés …et le cycle d’une course « technologique » infernal et sans fin répare …pour corrigé ce que l’on a précédemment déréglé… Après 6 ans d’étude à l’étranger, diplôme en poche….c’est au village qu’au Bénin Michel Babadjidé, avec beaucoup d’humilité a découvert un trésor de savoir, ce sont des personnes de cette trempe qui redonnent espoir. Fallait il alors passer tant de temps à l’étranger pour découvrir pas loin de chez soi la bonne démarche à suivre? « Le village des paysans comme université du savoir traditionnel amélioré (A voir absolument, à diffuser et à méditer) »
LP-Umoja, Afro EVENTS sur l’Afro Optimisme, Henda Diogene Senny
Conférence organisée le 6 mai 2017 à Toulouse, par Afro-Event sur le thème Afro-Optimisme et animée par Henda Diogène Senny, président de la LP-Umoja. Thème : Culture et Entrepreneuriat : changer ou périr Le Concept de l’Afro-Optimisme – Les Africains et la Culture – Les Modèles de Management dominants – Regard critique sur la Culture Africaine – Exemple des Mutuelles Communautaires de Croissance (MC2) de Paul K. Fokam
Interview de Amzat BOUKARI-YABARA sur le franc CFA au Bulletin d’Information du groupe de travail « Afriques en Lutte »
Interview de Amzat BOUKARI-YABARA sur le franc CFA Amzat Boukari-Yabara a donné une interview au Bulletin d’Information du groupe de travail « Afriques en Lutte », n° 31 Hiver 2016. Amzat BOUKARI-YABARA est historien et écrivain. Il est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages d’histoire et de géopolitique africaine. Son dernier livre est Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme , publié aux éditions La Découverte en 2014. Il est également l’un des animateurs de la Ligue panafricaine – Umoja (LP-U) . AFRIQUES EN LUTTE : Bonjour Amzat BOUKARI-YABARA, pouvez-vous nous expliquer la genèse du franc CFA ? Amzat BOUKARI-YABARA : La monnaie connue sous son acronyme CFA est le franc des colonies françaises d’Afrique. Le CFA a été créée par un décret signé le 25 décembre 1945 par le général Charles de Gaulle. La seconde guerre mondiale vient de se terminer, et la France se retrouve dans le camp des vainqueurs. Elle le doit en grande partie à la contribution militaire et économique de son empire colonial. Jusqu’en 1943, la capitale officielle de la France libre est bien Brazzaville, et c’est de là qu’en janvier 1944 le général de Gaulle organise une conférence pour annoncer que la France exclut absolument toute indépendance de ses colonies après la fin de la guerre. En juillet suivant, lors de la signature des accords de Bretton Woods, la France obtient l’inclusion parmi les monnaies reconnues du nouveau système monétaire international ce qui deviendra officiellement le CFA en décembre 1945. Le système du CFA se met en place dans les deux blocs que sont l’AOF et l’AEF, ainsi qu’aux Comores. Le système qui permet de rapatrier les avoirs africains en France reprend le mécanisme mis en place par le régime nazi durant l’Occupation. La France imprime et injecte une somme de billets équivalent au montant des avoirs qu’elle récupère dans le cadre de l’économie coloniale. Une première faille intervient en septembre 1958, lorsque la Guinée de Sékou Touré prend son indépendance et, avec l’aide du Ghana de Kwame Nkrumah, lance sa propre monnaie. Sékou Touré lance la fameuse formule : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’esclavage dans la richesse. » Revenu au pouvoir et inquiet de voir l’exemple guinéen faire tâche d’huile, de Gaulle réagit en faisant de la question monétaire un enjeu stratégique. Outre le sabotage des économies des pays qui sortiront du pacte monétaire (Guinée, Mali sous Modibo Keita), la signature de ces accords monétaires devient l’une des conditions de l’octroi des indépendances. Les autres conditions étaient de maintenir des accords militaires, commerciaux, diplomatiques et culturels privilégiés avec la France. Depuis, ces accords se sont renforcés en dépit du retard cumulé pour les pays africains. AFRIQUES EN LUTTE : Beaucoup d’économistes dénoncent le caractère inique de cette monnaie. Pouvez vous nous dire en quoi le franc CFA n’est pas du tout dans l’intérêt des pays africains qui l’utilisent comme monnaie depuis les Indépendances ? ABY : La souveraineté d’un Etat se constate au niveau de sa diplomatie, sa défense et son commerce, plus précisément le commerce extérieur qui amène à échanger avec d’autres Etats également indépendants, et à défendre dans ce cadre-là ses intérêts. La monnaie est donc un élément d’identité nationale et un outil de souveraineté et de reconnaissance international. Il est difficile de se développer sans avoir le contrôle de tout le circuit monétaire qui ne se résume pas à la planche à billets. Le franc CFA a été créé en 1945, ce qui veut dire que les Etats africains sont devenus indépendants dans un système monétaire dépendant. Par conséquent, le maintien dans le franc CFA constitue une amputation réelle de leur souveraineté. La France a toujours défendu le CFA en disant que cette monnaie faciliterait l’intégration de ses anciennes colonies dans le commerce international, leur donnerait de la stabilité et de la confiance pour attirer les investisseurs étrangers. Inutile. Le bilan aujourd’hui est sans appel. Outre la faiblesse du commerce à l’intérieur de la zone CFA, il convient d’ajouter l’inconvertibilité du CFA entre les deux zones, celles d’Afrique de l’Ouest et celle d’Afrique centrale, qui dépendent de deux banques centrales distinctes. Le CFA d’Abidjan n’est pas accepté à Libreville et inversement. En dehors des zones, il est impossible, voire interdit de convertir du CFA dans une autre monnaie. La parité fixe avec le franc français puis l’euro empêche toute cotation du CFA. Les pays concerné ne peuvent donc avoir aucune politique monétaire en dehors des limites définies par le CFA. AFRIQUES EN LUTTE : Comment peut-on expliquer le maintien du franc CFA après le passage à l’euro? Pourquoi les États qui utilisent le Franc CFA ne peuvent pas créer leur propre monnaie? Est-ce si compliqué que ça surtout quand on sait que c’est la base même d’une Indépendance ? ABY : Le mécanisme du maintien du franc CFA dans le cadre du passage à l’euro a été mis en place par Dominique Strauss Khan, qui était à l’époque le locataire de Bercy. Entre parenthèse, ce n’est peut être pas une coïncidence de voir que DSK a été évincé de son poste au FMI la même année que Kadhafi et Gbagbo dont les projets monétaires nécessitaient des interlocuteurs au fait des accords initiaux. Le FMI de Christine Lagarde a d’ailleurs reconnu les rebelles libyens comme « gouvernement » légitime avant même la mort de Kadhafi. Bref, logiquement, on pourrait penser que le passage du franc français à l’euro aurait entraîné la fin du CFA. Néanmoins, l’euro est juste devenu la nouvelle monnaie de rattachement du CFA et du franc comorien. Pour la France, il s’agissait de garder son contrôle exclusif et privilégié sur l’économie et le budget d’une quinzaine de pays africains. Les négociations menées entre la France et la Commission Européenne incluaient en échange du maintien de la tutelle française sur le CFA une ouverture des pays de la zone CFA aux investissements européens, notamment les futurs APE. Maintenant, les Etats qui utilisent le CFA ont les moyens techniques de créer leur propre monnaie, mais la
Déclaration de la Ligue Panafricaine – Umoja suite à la signature de l’Accord de Partenariat Économique Afrique / Union Européenne.
DÉCLARATION DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA SUITE À LA SIGNATURE DE L’ACCORD DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE AFRIQUE / UNION EUROPÉENNE Ce mois de juillet 2014 est une date funeste pour le continent africain. Une de plus, une de trop ! La Ligue Panafricaine – UMOJA est particulièrement révoltée et indignée après la signature, par les pays africains, à l’exception de l’Afrique de l’Est, de l’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union Européenne (UE). De quoi s’agit-il ? L’Accord de Partenariat Économique est un Accord de Libre-Échange couplé avec une pseudo-aide au développement, miroir aux alouettes. Il est dit que l’APE vise à établir des zones de libre-échange entre la première puissance commerciale mondiale dont le revenu moyen par habitant est plus de quarante fois supérieur à celui de toute l’Afrique et les régions constituées du groupe Afrique Caraïbe Pacifique (ACP). Au regard de ces considérables inégalités, il n’est pas difficile de voir de quel côté se situe le pouvoir.
Alimentation en Afrique et politiques des dons : à quoi ça rime?
La question de la souveraineté alimentaire sera, tant que les dirigeants africains ne se décideront pas à s’en préoccuper en Hommes responsables, un sujet sur lequel nous ne cesserons de revenir, quitte à en perdre définitivement notre salive et à voir nos doigts atrophiés au point de ne plus pouvoir taper sur un clavier. Et même si ces deux options survenaient un jour, nous n’hésiterons pas à utiliser nos orteils pour taper sur nos claviers d’ordinateur afin de rappeler ce qui est plus qu’une urgence : nous avons un peuple à nourrir et, à ce jour, les voies et moyens choisis par nos dirigeants sont plus, en général, plus que criminels. LE MATCH AFRIQUE-TERRES ARABLES-RESTE DU MONDE : PERDU SI ON CONTINUE AINSI Dans une excellente vidéo postée depuis quelques années sur le Web, l’universitaire africain Bwemba Bong se posait ouvertement la question de savoir ce que cherchent réellement les Chinois en Afrique. Si nous n’avons pas la possibilité de lire exactement dans leurs pensées, il nous est aise de voir, de constater que les Chinois en Afrique ne viennent pas faire du taoïsme ou de l’hindouisme, mais bien du business. Ils sont venus chercher de l’argent et tous les jours, il n’y a pas un pan de l’économie africaine dans laquelle ils ne sont pas de plus en plus présents. Et l’agriculture est une de leurs cibles préférées. Il y a des chiffres qui sont tellement parlants qu’ils devraient nous pousser à aller aux champs le plus rapidement possible et appliquer ce que nos ancêtres ont toujours su faire, en y apportant évidemment ce que nous avons acquis comme connaissances au fil du temps. La Chine c’est 20% de la population mondiale avec seulement 9% seulement des terres arables au monde. Ce pays immense (le 3e au monde par sa superficie) connait une insécurité alimentaire telle qu’il est obligé d’aller chercher des terres arables ailleurs, partout où la législation le permet. Et notre continent fait partie de ces zones où la Chine fait preuve d’une voracité extraordinaire, comme d’autres pays, comme d’autres multinationales et d’autres compagnies nationales, toutes et tous, non-Africains, évidemment. Depuis 2000, l’empire du Milieu a déjà acheté sur notre continent, 17 millions d’Ha de terres arables, via des sociétés semi-publiques ou privées. Sans parler des terres louées. DES HOUES ET DES MACHETTES OFFERTES : DE QUI SE MOQUE-T-ON ? Au moment où certains membres de la Société civile africaine tirent la sonnette d’alarme, au moment ou les Panafricanistes ne cessent de rappeler que vendre la terre africaine, celle que nos ancêtres nous ont prêté et que nous prêterons à notre tour à nos descendants, est une abomination. C’est un crime et un rejet complet de nos valeurs ancestrales car, rappelons-le encore une fois: en Afrique, la terre ne se vend pas. Incapables de mettre en place une politique afin que le continent recouvre sa souveraineté alimentaire, comme du temps des empires et des royaumes, certains gouvernants (ou qui se prétendent tels) ont recours à une méthode assez curieuse que nous ne pouvons hésiter à qualifier d’injurieuse tant elle s’est montré d’un mépris total pour nos populations. En effet, présidents de Républiques, Premiers ministres, ministres (de l’Agriculture comme d’autres), députés, sénateurs, familles biologiques et apparentées de ces gens font chaque jour que Dame Nature fait, des dons à nos populations. Sur nos chaines de télévision, nous voyons donc ces gens qui se font appeler « excellences », « vénérables « et autres « honorables », « offrir » des houes, des machettes, des pelles, des sacs de riz, des sacs d’engrais etc. afin que les paysans, les villages pratiquent l’agriculture. Avec de telles méthodes, ces « donateurs » visent vraiment quoi sur ce continent, si ce n’est infantiliser de plus belles nos populations et les rendre plus que jamais dépendants d’un système extrêmement pervers où le citoyen finit par intégrer que pour essayer de vivre décemment, il lui faut attendre le bon vouloir de ces Hommes politiques sans qui l’enfer qu’ils vivent (déjà) aujourd’hui, serait encore pire ? Les conséquences sont bien pires que ce que l’on peut percevoir à première vue. En effet, les pauvres commerçants qui ont acheté a la sueur de leurs fronts, ces mêmes produits, en ville et qui ouvrent boutiques et magasins à la campagne voient ainsi leurs stocks perdurer et aucun argent frais entrer dans leurs caisses. De quoi vont-ils vivre alors, si leur riz, leur sel, leurs machettes ne sont plus achetées des mois durant ? Il y a la une énorme incohérence, mais vraiment totale, entre ce qui est prôné tous les jours par les « dirigeants » africains et la pratique sur le terrain. CHALLENGE Non seulement on se moque du peuple en le cantonnant dans la case des enfants attardés, mais en plus, on empêche de fait le commerçant (honnête) de gagner sa vie. Et, bien entendu, très rares sont les politiques qui se disent opposants qui ont le cran de dire à ces populations que ces « dons » qui leur sont faits, sont faits avec leur propre argent car ce sont les Trésors publics africains qui paient, qui banquent, qui financent ces aucun de ces gens, du plus haut place au plus bas, ne peut se permettre de sortir les deniers de sa cassette personnelle pour « faire le bien » à la population. Si vraiment ce bien était désire, il y a belle lurette que nous serions tous sur le continent, en train de vivre une sorte de paradis terrestre. Or, il n’en est strictement rien. Et pour cause… UNE VRAIE ET GRANDE REMISE EN QUESTION S’IMPOSE Notre continent a des ministères chargés de cette question cruciale : Agriculture, Développement rural, Agriculture, Pêche et Aquaculture etc. Peu importe le nom utilise, dans tous nos pays, les slogans ne manquent pas pour donner l’impression que ces ministères sont réellement considères comme prépondérants. Denis Sassou Nguesso disait dans les années 80, »..Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre . » Trente après, les Congolais, comme nombre de leurs compatriotes africains en sont encore la, à dépenser