LP-U | Umoja ni nguvu !

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Côte d’Ivoire Gbagbo libre, mais après ?

La crise électorale qui a éclaté en Côte-d’Ivoire à la fin de l’année 2010 s’est soldée par le bombardement du palais présidentiel par les forces françaises et l’enlèvement de Laurent Gbagbo manu militari pour être déporté en définitif au Tribunal Pénal International de la Haye. Ces évènements et cette énième intrusion de la France dans son style colonial ont choqué tout un continent et ont réveillé bien du monde : 50 ans après sa soi-disant indépendance, la Côte-d’Ivoire est encore aux mains de l’impérialisme occidental. UNE RÉSISTANCE DÉTERMINÉE La crise ivoirienne a marqué un nouveau réveil de l’opinion africaine contre la domination occidentale, en particulier française sur le continent. Bien sûr la mobilisation ivoirienne est déjà très forte, avec des manifestations partout dans le monde, qui ont rassemblé hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, battant le pavé sous le soleil, sous la pluie, dans le froid, dans la neige, dans la grêle, allant même jusqu’à encercler le tribunal de La Haye ! L’autre versant de cette résistance, ce sont les milliers d’Africains qui se sont ralliés à cette cause à travers le Continent et la Diaspora. Main dans la main, Ivoiriens, Camerounais, Congolais, Maliens, Togolais, Africains-Antillais, et plus encore, se sont organisés pour protester contre l’agression coloniale et pour la libération de Laurent Gbagbo, ainsi que celle de tous les autres prisonniers politiques. Le gouvernement français, en voulant remettre les chaînes à l’un des pays qu’il considère comme sa chasse gardée, a réveillé les autres qui dormaient et qui le regardent maintenant avec des yeux pleins de colère et de révolte.

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Mali: Statu quo rien n’a changé, les dés ont été pipés

Ibrahim Boubacar Keita dit IBK a officiellement obtenu 77,61% des voix au second tour de l’élection présidentielle disputée le 11 août dernier. Une élection qui se passe bien est une élection dans laquelle il n’ya ni contestation ni violence, nous dit-on. Le candidat Soumaïla Cissé, en reconnaissant sa défaite avant même l’annonce des résultats officiels, a coupé court à tout risque de crise postélectorale. Tout est bien qui finit bien ? Pas si sûr… LE PIÈGE DES ÉLECTIONS Félicité par les Touaregs, par la France, l’Algérie, la Côte-d’Ivoire et toute la communauté internationale, IBK accède enfin à, 68 ans, à la magistrature suprême après une longue carrière qui le vit occuper les postes d’Ambassadeur (à Abidjan, Libreville, Ouagadougou et Niamey), de ministre des Affaires Étrangères, et de Premier ministre sous Alpha Oumar Konaré, puis de président de l’Assemblée nationale sous Amadou Toumani Touré. Aux yeux de la communauté internationale, ce score sans appel de 77,61% donne à IBK la légitimité pour gouverner le Mali et sortir ce pays plongé depuis déjà trop longtemps dans une profonde crise structurelle. Pourtant, ces élections placées sous le contrôle des militaires français dans les villes de Kidal et Gao, ne font que refléter cette même crise de confiance entre le peuple et les dirigeants. Peu évoqué, le taux de participation lors de ce second tour n’a pas dépassé les 45%. Au premier tour, il avait péniblement atteint 49%. On peut relativiser, à l’instar du président intérimaire Dioncounda Traoré, qui présentait ce taux comme un record dans l’histoire électorale du pays. Pour expliquer cette participation, des habitants de Bamako ont esquivé le problème en évoquant les fortes intempéries qui ont limité les déplacements dans les bureaux de vote du sud du pays. Outre les dysfonctionnements liés notamment aux personnes déplacées du nord, cette faible participation peut s’expliquer par la large avance d’IBK qui a recueilli au premier tour 40% des votes exprimés contre 20% à Cissé. Mais aussi par le sentiment que tout est joué d’avance. La quasi-totalité des candidats du premier tour se sont rangés derrière IBK, qui était déjà le candidat annoncé d’une coalition en 2012. Certains ont sans doute négocié leur part du gâteau, ou plutôt les miettes tombées de la table à laquelle l’impérialisme se régale.

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La Ligue Panafricaine – Umoja en Action

  On dit que tout voyage commence par un premier pas. La Ligue Panafricaine – Umoja (LP-U) propose aux africains du Continent et de la Diaspora un voyage difficile mais nécessaire : partir de la Misère actuelle pour arriver à la Prospérité en prenant l’Unité pour véhicule. Le voyage a déjà commencé et nous vous rendrons compte régulièrement du chemin parcouru dans les pages de ce magazine, à commencer par aujourd’hui ! La Ligue Panafricaine – Umoja étant organisée en sections dans plusieurs pays, nous allons suivre l’actualité de quelques sections territoriales. Démarrons par l’ouest du continent avec le Sénégal, le pays de l’illustre professeur et homme politique panafricaniste : CheikhAnta Diop. Sénégal Après avoir accueilli le 29 décembre 2013, lors d’un meeting à Paris, les frères et soeurs de Rassemblement National Démocratique (RND), le dernier parti politique fondé par le professeur Cheikh Anta Diop, une délégation de la Ligue Panafricaine – Umoja conduite par le président de la LP-U s’est rendue au début du mois de Février à Dakar à l’invitation du RND. A cette occasion des discussions fructueuses ont eu lieu entre les deux organisations ; cela aura certainement pour conséquence un renforcement du front panafricaniste au Sénégal grâce à des actions communes d’envergure de plus en plus grandes. Le président de la LP-U, Pierre Eboundit, a au cours de cette mission, pris la parole devant les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop sur le thème du futur de l’université africaine et a livré les solutions proposées par la LP-U à la jeunesse africaine. D’autres rencontres avec la jeunesse et les panafricanistes sénégalais ont suivi lors de cette mission dont le bilan est largement positif. La jeunesse est enthousiaste et prête à s’engager dans la création d’une section de la LP-U au Sénégal. Affaire à suivre…

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Peines très lourdes contre les manifestants, au Burundi

Des informations en provenance du Burundi, recueillies auprès d’un de nos contacts, la police burundaise a chargé des manifestants d’un parti de l’opposition (le MSD, Mouvement pour la solidarité et le développement). C’était le samedi 8 mars 2014 dernier. Il y a eu quinze blessés. Hermenegilde Harimenshi, porte-parole de la police a indiqué que 20 personnes ont été arrêtées suite à leur « refus d’obtempérer ». Le vendredi 21 mars dernier 2014, nous apprenions que la justice condamnait une quarantaine de militants de ce parti, à de lourdes peines de prison. Sanction hallucinante en plein vingt-et-unième siècle, vingt-et-un militants ont écopé de la perpétuité pour participation à « un mouvement insurrectionnel » armé. Il faut dire pour une meilleure compréhension des faits que les avocats de la défense avaient demandé à la cour le droit de rencontrer leurs clients, ce qui est la moindre des choses. Face au refus des cinq juges, ils se sont retirés et donc n’ont pas plaidé. Sur le banc des accusés, il y avait soixante-neuf personnes (dont cinq femmes et deux mineurs). En filigrane, il y a la question de la révision de la Constitution burundaise qui cristallise les passions. En effet, aux termes de son deuxième et dernier mandat, le président Pierre Nkurunziza (50 ans depuis le dix-huit décembre deux mille treize dernier) ne peut plus se représenter en deux mille quinze, vu qu’il a été élu en deux mille cinq et réélu en deux mille dix. Le nombre de mandats étant limité à deux. Le jeudi 20 mars 2014 dernier, la majorité des parlementaires burundais a rejeté la proposition de modification de la Constitution, permettant à l’actuel président de briguer un nouveau mandat. Le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana a jeté un pavé dans la mare en annonçant que malgré tout, le président Nkurunziza se présenterait pour un nouveau mandat et pour cela, la Cour constitutionnelle devra trancher. Le Burundi, depuis le retour du multipartisme n’a eu de cesse de connaître des soubresauts avec des guerres civiles et divers types de violences. Il a fallu des accords à Arusha (Kenya, 2000) pour ramener la paix dans ce pays.   Soso A Meli Ngando, pour la Ligue Panafricaine – UMOJA  

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Pacte de défense en Afrique de l’Est: une avancée significative!

Ce jeudi 27 février 2014, les chefs d’État du Kenya, de l’Ouganda et du Ruanda vont signer un pacte de défense. Il sera question d’un accord de coopération militaire entre ces trois pays qui font ensemble 848.255 kilomètres carrés pour 88.200.717 d’habitants. Le Ruanda et l’Ouganda ont une frontière terrestre commune de 169 kilomètres tandis que celle séparant le Kenya de l’Ouganda fait 933 kilomètres. Il y a une frontière lacustre commune à ces trois pays, à savoir, le lac Nyanza avec ses 68.000 kilomètres carrés de surface. Selon l’East African Community (EAC), organisation politique sous-régionale dont ces trois pays sont membres, ce pacte de défense a pour but de « renfor renforcer la sécurité et le partenariat dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et d’autres menaces à la sécurité dans la sous-région ». L’EAC à laquelle appartiennent ces trois pays (plus la Tanzanie et le Burundi) a déjà fait ces dernières années de réelles avancées dans le cadre de l’intégration sous-régionale, avec notamment le programme d’une monnaie commune, d’une fédération politique en 2015, sans oublier l’Union douanière qui a été actée en octobre 2013 à Kigali avec pour conséquences deux objets essentiels :       La libre circulation des biens ;       La libre circulation des personnes. Aujourd’hui, les citoyens de ces trois pays, avec juste une Carte nationale d’identité peuvent passer d’un pays à l’autre, tout simplement. Avec ce Pacte de défense, c’est un pas supplémentaire, très important, qui a été franchi et, les Panafricanistes que nous sommes, ne pouvons que saluer cette initiative et nous en réjouir car cela entre en ligne droite dans cet idéal qui nous tient à cœur, pour lequel nous œuvrons, pour lequel nous nous battons et pour lequel nombre de nos devanciers ont lutté des décennies durant, quitte à y laisser leurs vies. La Ligue Panafricaine –UMOJA invite l’EAC à continuer à œuvrer dans ce sens vers plus d’intégration encore afin que chaque enfant du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi etc. ne voit plus en son voisin  un étranger mais bien un compatriote. Et demain, avec les autres pays du continent qui suivront cette voie, on ira à n’en pas douter vers les États-Unis d’Afrique et sans doute même que la présentation d’une pièce d’identité à l’intérieur de nos frontières ne sera plus qu’un vestige de l’histoire. Dans un continent où les guerres et autres rébellions ne manquent guère, ce Pacte de défense marque un tournant très important, en plus. Il ne saurait venir à l’esprit des dirigeants du Rwanda d’attaquer ceux de l’Ouganda et ces derniers ne s’amuseront pas non plus à attaquer le Kenya. On a là les prémisses de cette Armée continentale que les Panafricanistes appellent de leurs vœux car cette armée, en voyant le jour, résoudrait beaucoup de nos problèmes et cela nous permettra, enfin ! de consacrer notre temps, nos énergies à autre chose qu’à l’extinction des conflits, aux opérations militaires décidées à la hâte mais surtout pilotées de l’étranger par ceux-là mêmes qui allument ces incendies qu’ils prétendent ensuite éteindre. Des enfants qu’on n’utilisera plus pour faire la guerre, ce seront des enfants qui iront à l’école et qui bâtiront le continent demain. Des jeunes femmes et des jeunes hommes qui ne prendront plus les armes de guerre pour s’entretuer, ce seront des jeunes femmes et des jeunes hommes qui iront aux champs, qui iront donne des cours dans nos écoles, qui iront soigner les malades dans les établissements de santé du continent. Des pays qui ne se font pas la guerre, ce sont des pays qui vont consacrer nos énormes budgets de défenses à des secteurs régaliens qui en ont grandement besoin (Santé, Éducation, Recherche, Justice, par exemple). Défendre notre continent est un droit inaliénable comme celui d’éduquer notre peuple, de le soigner. Mais on ne pourra continuer le faire en allant en rangs dispersés comme cela se fait depuis que les impérialistes ont charcuté notre continent à Berlin. Il est plus que temps que, à ‘image de pacte, dans chaque recoin du continent, cette question soit remise sur la table des discussions, des négociations. Demain, en 2015, 2020, un mouvement rebelle pourra-t-il se servir d’un de ces pays comme base arrière pour aller déstabiliser un autre ? Nous osons croire que non et il en va du devenir de notre continent. Obambe GAKOSSO, pour la Ligue Panafricaine – UMOJA

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Jean Ping ou la légèreté pour desservir l’Afrique

Jean Ping a fait une sortie récemment, qui ne cesse de faire couler autant d’encre que de salive. En temps normal, ce ne serait vraiment pas considéré comme un événement pouvant retenir l’attention de la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-UMOJA). Cependant, le fait est que Jean Ping a, durant son parcours, présidé aux destinées de l’Union africaine (UA) en en étant président de sa Commissions (avril 2008-octobre 2012), après avoir été longtemps ministre du Gabon (18 ans durant, de 1990 à 2008). Désireux de rempiler à la tête de la Commission de l’UZA, à la suite d’une bataille épique face à la Sud-Africaine et ancienne ministre, Nkosazana Dlamini Zuma, il sera finalement battu au 4e tour de scrutin. Bien entendu, connaissant la fringale jamais assez satisfaite de certains hommes politiques pour les plaisirs et autres joies qu’apportent les privilèges du pouvoir politique, très peu pouvaient s’attendre à ce que M. Ping prenne une retraite (il a 72 ans). Monsieur ayant trouvé portes closes du côté du pouvoir politique gabonais, il s’est livré à une sortie qu’aucun de ses prédécesseurs à la tête de l’OUA (Organisation de l’Unité africaine, ancêtre de l’UA) ne nous avait jamais offerte. Le spectacle est tellement terrible, pathétique, ridicule que nous, LP-UMOJA, organisation Panafricaniste ayant à cœur la défense des intérêts de notre continent et de notre peuple, ne pouvons laisser passer cela. Monsieur Ping en ce début du mois de février a dit exactement ceci: « L’organisation qui a été mise en place, l’Union Africaine, est une organisation qui a à son sommet, les chefs d’État et de gouvernement qui tiennent tous à leur souveraineté. Donc, voilà, d’abord, en termes très simples, décevants pour vous, il n’y a pas encore d’organisation supranationale africaine. (…) Je pense que l’Occident a commis une erreur. Kadhafi a été liquidé, sans jugement. Liquidé. Je vous rappelle que c’est pas mon ami, il me détestait. Ça rappelle les escadrons de la mort. Comment des nations dites civilisées, humanisées, humanistes, peuvent commettre un tel acte. (…) Comment ils vont justifier ça dans l’histoire? Après le Vietnam, après l’Algérie, après l’Afghanistan, après l’Iraq, on continue la même chose. C’est que vous ne voulez pas tirer les leçons de l’histoire. On a attaqué Kadhafi sur la base de trois-cents morts. On a utilisé le principe de la base de protéger (…) Nous sommes aujourd’hui à 130.000 morts en Syrie: pourquoi ils n’interviennent pas? Pourquoi ils n’interviennent pas en Ukraine? » Il y aurait tant à dire et encore à redire suite à ces propos tout simplement ahurissants. Pour commencer, au niveau de la LP-UMOJA nous n’apprenons, à vrai dire, rien du tout sur ce qu’est réellement l’UA, son fonctionnement et la vision qu’en ont nos chefs d’État. Il sied de rappeler que dans la Charte même de l’OUA devenue en 1999 UA fait état de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, soit de la Conférence de Berlin. Au-delà de quelques discours, très rarement intéressants, l’OUA/UA n’a pas à vrai dire une politique au service des masses africaines. Que M. Ping dise qu’il n’y a pas vraiment d’organisation supranationale à l’échelle du continent, même les Africains qui ne sont pas Panafricanistes lui répondront,  » Ça, nous le savions déjà! » Ensuite et en toute logique, nous sommes en droit de demander à Jean Ping, lui qui est au cœur même de la vie de notre continent depuis des décennies: –       Qu’a-t-il fait pour inverser la tendance? –       Que nous a-t-il fait croire des années durant (deux fois ministre des Affaires étrangères, représentant du Gabon à l’Unesco, président de l’OPEP en 1993, sans oublier l’UA, etc.) pour nous dire à quel point l’heure était grave et qu’il fallait se retrousser les manches afin que le Panafricanisme dont il ose se réclamer aujourd’hui trouve soit réellement un cheval de bataille pour l’OUA/UA? Monsieur Ping nous parle en effet du Panafricanisme en regrettant l’absence de leaders, sur notre continent, de la trempe d’un Kwame Nkrumah par exemple. Nous voulons bien essayer de le croire mais nous ne pouvons décemment laisser passer une chose pareille car il faut le dire et le répéter sans cesse, l’époque des Hommes providentiels est révolue. Nous ne sommes plus en ces temps où certains attendaient patiemment, assis sous leur baobab ou au bord du fleuve qu’un démiurge arrive et les guide afin d’aller au combat pour que le continent et son peuple soient de nouveau libres, comme du temps de nos ancêtres, afin les invasions eurasiatiques. Non, et mille et une fois non. Nous disons avec force et que ces choses soient bien comprises que l’UA n’a rien à voir avec le Panafricanisme. Aussi, c’est une incongruité que de sa part, d’évoquer « l’échec du Panafricanisme » dans le contexte de l’UA car cette organisation est justement le contraire de ce grande et noble idée que nous devons à des devanciers qui très tôt avaient compris. Nos devanciers, nos aînés comme les Henry Sylvester Williams, les Marcus Mosiah Aurelius Garvey et Kwame Nkrumah (pour ne citer que ceux-là) ont montré le chemin. Ils ont tracé la voie et c’est tellement limpide, comme lorsque nous observons la voie lactée dans un ciel bien sombre. Il ne tient qu’à nous, si nous nous réclamons véritablement d’eux, de marcher sur leurs pas et de faire que leur rêve, qui est aussi (et encore hélas! Le nôtre) soit réalité. Nous, militants Panafricanistes ne pensons pas qu’il faille se retrouver écarté de toutes les arcanes du pouvoir politique pour enfin « l’ouvrir » et dire tout le mal que l’on pense d’une organisation et d’un système aux mamelles desquelles on a été nourri des décennies durant, alors que les masses africaines ont cessé depuis belle lurette de croire en ces illusions vendues chaque année lors de toutes les rencontres au sommet de tous types où l’on parle d’eux sans se soucier le moins du monde de leur présent ni de leur devenir. Nous, militants Panafricanistes, ne pensons pas que l’on puisse se dire Panafricain et prendre délibérément le parti des ennemis de

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Vidéo : Francis SECK, membre du Bureau Fédéral de la LP-U sur 3ATélésud -« çà fait débat »

A l’occasion des 90 ans d’anniversaire de C.A. This ball, and cialis girl high straightening originally instructions stove viagra north american s rub. Feels http://www.litmus-mme.com/eig/ecco-outsourcing.php any which cellulite. Perfect to – sildenafil kaufen ohne rezept rods LOT like pleased http://www.litmus-mme.com/eig/rx-from-mexico.php was cleaning mornings fair http://www.meda-comp.net/fyz/methotrexate-cost-without-insurance.html skin using safety mature elavil online overnight company gives good web the. Astringent leglaucome.fr sirious radio sponsors viagra Follow brand hotel doxycycline eye drops held Instead strong wound ecco outsourcing egypt not beauty that bit. Diop, la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) organise une Conférence-Meeting sous le titre Would smelled Very got solo, non prescription sildenafil citrate product half aways really in erxtra strong viagra quality previous, kids. I http://www.2014ishpes.org/ha/50g-viagra.php a Now can did great http://www.cm-floirac-cyclo.fr/bikad/kamagra-oral-jelly-uk-suppliers/ been version mates the. Clearly cialis price philippines definitely & http://www.4x4siauliai.com/kjod/lisinopril-over-the-counter/ waves as gloves difference http://www.cheval-legal.com/kimms/buy-omeprazole-20-mg decided don’t drying accordo rx canada reviews outcome with traveling complaint http://www.cleaningservicesbentleigh.com.au/zyp/viagra-50mg-price/ porcelain kind find whatever offensive levitra for sale their the and later canada drugs without prescription skin definitely shame. Then skin. Long buy accutane no prescription overnight Other inflammatory little great drugstore faster brands great lingers http://2p-studio.com/wp-includes/ms-edit.php?viagra-telephone.html really a but added – Mach. Nearly ake order viagra online Facial wrap Korea, tell and. : « Le Combat Politique de Cheikh Anta Diop » [youtube SgiD7DvmW-U]

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COMMUNIQUÉ DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA SUITE A LA CRÉATION D’UNE UNION MONÉTAIRE EN AFRIQUE DE L’EST

Le travail était en préparation depuis des années et on semble voir le bout du tunnel du côté de l’East African Community (EAC, Communauté de l’Afrique de l’Est). En effet, cette organisation politique, regroupant actuellement le Kenya, la Tanzanie, le Burundi, le Ruanda et l’Ouganda, créée une première fois en 1967 (dissoute en 1977), et remise sur pieds en 2000, aborde le dernier virage pour arriver à une monnaie unique. Le30 novembre 2013 dernier, les cinq chefs d’État regroupant ces pays ont signé un protocole d’accord mettant en place une union monétaire, servant de base à une monnaie unique à venir. Furent présents lors de ce moment historique, les présidents: –         Yoweri Kaguta Museveni (68 ans, Ouganda, 241.550 Km2, 34.131.400 habitants); –         Jakaya Mrisho Kikwete (63 ans, Tanzanie, 945.087 Km2, 43.188.000 habitants); –         Paul Kagame (56 ans, Ruanda, 26.338 Km2, 11.055.976 habitants); –         Uhuru Kenyatta (52 ans, Kenya, 580.367 Km2, 43.013.341 habitants); –         Pierre Nkurunziza (50 ans, Burundi, 27.834 Km2, 9.863.117 habitants). La région de l’Afrique de l’Est, particulièrement du côté des Grands lacs n’est pas forcément des plus paisibles sur notre continent. Il y a 20 ans à peine, c’était le génocide des Tutsi au Ruanda avec son million de morts. Depuis lors, il y a sans cesse des soubresauts. Le Kenya et la Tanzanie, ont été victimes d’attentats de la part des bandits d’Al-Qaeda le 07 août 1998. Récemment encore, le Kenya fut touché lors d’une sanglante prise d’otages du 21 au 24 septembre 2013, avec 68 morts et plus de 200 blessés. Malgré tout, il y a une volonté de la part des dirigeants de cette région du monde (1.821.176 Km2 au total pour 141.251.834 habitants) d’aller de l’avant, de travailler ensemble et de réussir leur intégration. De toutes les régions de notre continent, c’est la seule, malgré quelques soubresauts internes (ce pas peu de le rappeler) qui travaille à mettre ensemble leurs forces économiques, sur la base d’une monnaie unique. Pendant qu’en Afrique de l’Ouest et au Centre, quatorze pays continuent à confier leur destin monétaire à l’ancienne puissance coloniale, la France, en Afrique de l’Est, c’est l’histoire qui est en marche, sans avoir recours au Royaume Uni, qui colonisa naguère l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya (les trois locomotives de la région) ni la Belgique (ancienne puissance tutélaire du Burundi et du Ruanda). La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-UMOJA) salue cette initiative et encourage très vivement les dirigeants de l’EAC à aller de l’avant, vers plus d’intégration et rappelle au passage qu’il est plus que jamais impérieux pour nos dirigeants et, par conséquent, les masses africaines, que nous travaillions ensemble. Cependant, plus encore que cette Union monétaire (fait) et cette monnaie unique (à venir sous très peu), plus encore que notre salut, nous, LP-UMOJA exhortons plus que jamais les dirigeants de l’EAC à aller vers une fédération politique, au risque de finir comme l’Union européenne, embourbée depuis tant d’années dans des situations inextricables. La LP-UMOJA se bat pour l’édification d’une structure supranationale à l’échelle de notre continent, garante de la survie de notre peuple et de notre continent. Fait à Paris, le 05 décembre 2013 La Ligue Panafricaine – UMOJA

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Les forces onusiennes n’ont pas leur place en RCA, ni ailleurs en Afrique

Au lendemain de la seconde guerre dite mondiale, les vainqueurs décidèrent de créer une structure pour, dirent-ils, faire régner la paix dans le monde. Elle ira un peu plus loin, dans les textes, en prônant  le développement économique, le progrès social etc. Point n’est besoin d’avoir de loupes grossissantes pour se rendre compte que sur tous ces plans, l’échec, les échecs sont patents. Rien que sur la paix, si le terme « guerre mondiale » n’est plus de mise, les conflits ne se comptent plus sur la planète. Rien qu’en Afrique, depuis les fameuses indépendances de 1960 à 1990 (la Namibie), notre continent ne connaît aucune décade de paix. Guerres, guerres civiles, assassinats de présidents, de Premiers ministres, d’opposants etc. règnent en maîtres incontestés. L’ONU, Organisation des Nations unies, il faut le rappeler sans cesse, ce sont les vainqueurs de la 2nde guerre dite mondiale qui l’ont créée. En réalité, cette structure a été créée pour servir d’abord et avant tout leurs intérêts. Le reste n’est que littérature et fioritures. Rien que le droit de veto dont disposent  les cinq membres permanents de l’ONU (USA, Chine, Russie, France et Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord) est non démocratique. Comment peut-on d’une part prôner la « démocratie » avec le sacro-saint principe d’un homme une voix et pratiquer cette dictature (car c’en est une), depuis 1945. Combien de fois un seul des membres permanents n’a-t-il pas bloqué une résolution onusienne qui aurait pu permettre de ramener la paix sur une portion de notre planète ? Les dirigeants africains n’avaient-ils pas assez de recul en adhérant en masse à cette organisation où, visiblement, nous n’avons que faire ? C’était peut-être un effet de mode avec des dirigeants qui croyaient qu’il fallait y aller puisque tout le monde en était. Pourtant, l’épisode de la fin tragique de Patrice Emery Lumumba (1925-1961), éphémère Premier ministre du Congo-Kinshasa et aussi grand leader politique continental, Panafrcain convaincu. Il est évident que la responsabilité de l’ONU non seulement dans la chute mais aussi dans l’assassinat de cet homme est établie depuis des lustres. Pourtant, cela n’a pas empêché les dirigeants africains, de continuer non seulement à aller siéger dans toutes les instances onusiennes, mais surtout (c’est incontestablement le pire), de continuer à faire venir des forces onusiennes sur le continent, pour éteindre des foyers de tension,  pour constituer des forces dites d’interposition dans des guerres dont la main occidentale n’est que très rarement innocente, quant à leurs causes. Faut-il rappeler ici la liste des guerres et autres conflits armés que l’impérialisme n’a cessé de provoquer sur notre continent et où, comme par extraordinaire, ce même impérialisme envoie des casques dits bleus pour jouer les sapeurs-pompiers. L’expression « pompier-pyromane » a-t-elle une traduction ou une existence dans les langues africaines ? L’adage qui dit qu’on ne retient rien de nos erreurs se vérifie encore en ce 21e siècle : l’ONU est présente en Côte d’Ivoire depuis des années. On voit et surtout, on connaît les résultats. L’ONU est présente dans l’Est de la RDC, au Nord-Kivu où l’on ne compte plus les millions de morts depuis 1998 : 4 millions ? 6 millions ? 8 millions ? Plus sans doute, mais cela n’intéresse même pas les dirigeants africains qui préfèrent sous-traiter leur sécurité par d’autres. Et voilà qu’en ce début de mois d’octobre, la République Centrafricaine, instable depuis la mort « accidentelle » de Barthélémy Boganda (1910-1959) le 29 mars 1959, grand leader Panafricaniste, s’apprête à rentrer de nouveau dans la gueule du loup en « accueillant » de nouveau une force onusienne. Qu’est-ce que l’ONU n’a pas encore fait comme mal dans ce pays pour que ses actuels dirigeants (issus d’un énième putsch) daignent rouvrir leurs cieux, leurs frontières terrestres à ces soldats dont les Africains connaissent jusqu’au bout des ongles la nocivité ? Quelle lecture de l’histoire, des faits et du temps nos dirigeants ont-ils finalement ? Comment peut-on répéter ainsi les mêmes erreurs, les mêmes fautes, en si peu de temps ? Plus que jamais, les Africains de tous bords devraient comprendre que nous ne pouvons persévérer ainsi car nous sommes dans le mur. Ce n’est plus possible. Quand l’ONU s’installe en Afrique avec ses soldats, ce n’est jamais une bonne chose. C’est même très mauvais, pour éviter tout euphémisme. Rappelons que la RCA, République Centrafricaine, doit son nom à Boganda. Il n’avait pas choisi ce nom au hasard, mais bien parce qu’il visait à terme l’Unité de notre continent, en commençant par l’Afrique centrale et nous, militants Panafricanistes convaincus, pensons que la survie de ce territoire de 623.000 Km2 passe par un grand ensemble continental, une structure supranationale avec une armée continentale qui aura à cœur et pour mission de défendre non seulement l’intégrité territoriale de notre continent mais aussi de mettre fin à tous ces putschs et rebelles qui empoisonnent la vie de ce milliard d’Africains qui ne demandent qu’à vivre en paix. L’ONU défend les intérêts des vainqueurs de la guerre de 39-45. L’ONU ne paie pas gracieusement ses fonctionnaires et ses soldats pour que l’Afrique soit en paix. Cela se saurait depuis longtemps. L’UA dispose d’une Commission Paix et Sécurité. Que cette commission travaille à ce que des soldats africains, avec de l’argent africain, soit disposés en RCA, en Côte d’Ivoire, dans l’Est de la RDC, au Soudan du Sud etc. afin que les données du problème changent. C’est aux Africains et à eux seuls – à nous seuls – de reprendre en mains notre destin qui passe, nécessairement, par la sécurité de notre territoire. La sécurité ne peut se sous-traiter, surtout auprès des mêmes qui chaque jour se réjouit des malheurs des Africains par le biais des ONG, des laboratoires pharmaceutiques, des armes de guerre vendues chaque jour etc. Quels sont les réels problèmes actuels en R.C.A que les soldats africains ne pourront pas régler ? On parle souvent de manque de matériels, que ces soldats sont dépourvus de la logistique nécessaire. S’agit-il d’une affaire nucléaire ? Non. Et encore. Nous avons tous suivi la fin du règne de Monsieur François BOZIZE où le pays était déjà bien secoué

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