LP-U | Umoja ni nguvu !

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Appel à dons : soutenir la LP-U, c’est soutenir la renaissance africaine sur le continent et dans la diaspora !

Soutenir la Ligue Panafricaine – UMOJA, c’est soutenir le travail mené en Afrique et dans les diasporas pour la renaissance africaine ! Depuis sa refondation en 2012, la Ligue Panafricaine – UMOJA mène un travail de conscientisation autour d’un double objectif : la Renaissance Africaine par le biais d’actions culturelles autour de la réappropriation de notre conscience historique (identité, patrimoine, équilibre socioculturel) et l’Unité Africaine par le biais d’actions visant à créer un Etat Fédéral Africain, solution politique idéale pour libérer le potentiel de notre Continent après des siècles d’esclavage, de colonialisme et de néocolonialisme. Ce travail est mené par nos militants actifs dans le cadre de sections territoriales qui forment aujourd’hui un réseau à l’intérieur du continent ainsi que dans les diasporas d’Europe, des Amériques et Caraïbes. C’est la force fédératrice de ce réseau présent dans une vingtaine de pays qui nous a permis de surmonter les dernières crises dont celle du Covid-19 et de repartir sur une nouvelle dynamique. Celle-ci s’est traduite en 2022 par quelques points comme : • Notre ligne diplomatique pour que des solutions africaines aux problèmes africains émergent dans le cadre du respect de la souveraineté, de l’intégrité et de l’unité africaine. Dans un cas concret, celui de la République démocratique fédérale d’Ethiopie confrontée à des déstabilisations internes et externes, nous avons été invités à plusieurs événements officiels (commémoration de la bataille d’Adwa, Nouvel An Ethiopien) pour rappeler la nécessité de préserver la paix, de soutenir les populations endeuillées par le conflit et de travailler pour que l’Ethiopie, siège de l’Union Africaine, demeure une référence pour le panafricanisme. • Notre soutien total au Mali confronté à des agressions multiples et à l’obligation de réussir sa transition : notre section au Sénégal a fait partie de la délégation qui a rencontré à Bamako le Premier Ministre de l’époque, M. Choguel Maïga. Notre Section en Belgique a rencontré le ministre des Affaires étrangères du Mali M. Abdoulaye Diop. Nos militants et sympathisants ont marché sur Bamako depuis Dakar et Conakry, tandis que plusieurs sections LP – UMOJA du Continent et de la Diaspora ont manifesté en solidarité avec le peuple malien. • Notre dénonciation d’un nouveau « pacte colonial » découlant, d’une part du « Nouveau Sommet Afrique-France » organisé en octobre 2021 à Montpellier par le président français Emmanuel Macron, d’autre part des modalités du Sommet UE-Afrique tenu à Bruxelles en février 2022 • Notre solidarité avec les étudiants africains fuyant l’Ukraine par le biais d’un communiqué et d’une mise à disposition sur nos plateformes de contacts pouvant aider à l’évacuation et à la prise en charge des réfugiés • Notre soutien à de nombreuses initiatives populaires et citoyennes, à l’instar du Festival Panafricain de Nguekokh tenu du 1er au 20 octobre 2022 au Sénégal, des activités régulières au niveau de la section Togo (Feuille et Papier, CinéRéflex), ainsi que notre participation à des rencontres panafricaines tenues en Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Est. • Notre organisation de la Journée des Enfants Afrodescendants à Grenoble, Toulouse et Bagnolet. Cet événement gratuit a réuni plusieurs dizaines d’intervenants et d’exposants, ainsi que des centaines d’enfants et adolescents accompagnés de leurs parents autour d’animations valorisant plusieurs aspects des cultures africaines (sciences, littérature, patrimoine, art culinaire, musiques, danses, contes, hip hop…). Une exposition autour des Black Panthers (le parti et le film) a été construite pour cette occasion. En 2023, nous avons pour objectif : • De poursuivre le travail d’implantation de la LP-U sur tout le continent africain et dans toute la diaspora en améliorant nos actions et notre communication • De renforcer par des partenariats stratégiques toutes les actions au service de la défense des intérêts des Africains du Continent et de la Diaspora ; • De réaliser dans chaque section un calendrier d’activités incluant notamment les Universités de la LP-U, la Journée de l’Enfant Africain, la Journée de la Libération de l’Afrique ou encore la Journée Internationale de la Femme Africaine, autant de moments de convivialité, d’informations et de débats sur les enjeux et les luttes en cours. • De recentrer notre activité scientifique et éditoriale d’une part autour de PANAFRIKAN qui réunit à la fois notre magazine dont nous voulons faire une référence dans la presse internationale, et notre maison d’éditions qui s’engage à publier de nouveaux ouvrages, et d’autre part, autour de la constitution d’un fonds documentaire dans le cadre d’une bibliothèque panafricaine qui a vocation à être installée dans l’une de nos sections en Afrique ; • De développer le volet de la formation au-delà du partenariat réalisé avec l’Ecole Politique Africaine, en déployant un apprentissage de la langue swahili ; • De contribuer au combat politique et juridique des Réparations liées au crime contre l’humanité de la traite et de l’esclavage colonial, en portant aussi une attention spéciale à Ayiti dont la dette illégale et illégitime imposée à l’indépendance par la France est à la base du système néocolonial Toutes ces activités nécessitent des ressources ! Vous pouvez nous rejoindre en adhérant et/ou en effectuant un don de soutien à notre organisation ! Soutenez-nous en faisant un don, déductible à 66% La Ligue Panafricaine – UMOJA est indépendante financièrement et politiquement. Chaque don est important, quelque soit son montant ! Si vous êtes imposable, en faisant un don avant la fin décembre, vous bénéficiez dès l’année prochaine d’une réduction d’impôts à hauteur de 66%. Moyens de paiement possibles :           • Chèque à l’ordre de la Ligue Panafricaine – UMOJA, à envoyer avec nom, prénom et coordonnées à : 22 rue Louis Le Nain, 51100 Reims           • Virement bancaire Ligue Panafricaine – UMOJA , FR 53 2004 1010 0207 000 15 L 023 86, Banque Postale (BIC PSSTFRPPCHA)           • Virement Paypal ou formulaire de prélèvement automatique sur le site de la LP–U. Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter directement (sg@lp-umoja.com – +33.7.83.60.31.86.)

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RAPPORTS COLONIAUX FRANCE-AFRIQUE ET COLLABORATION ACHILLE MBEMBE-EMMANUEL MACRON : LES DOUTES ET LES RÉSERVES DE L’HISTOIRE

Par Nôb Georges Boniface Nlénd V, Ph.D Le destin des Chaînes est d’être cassées. Ceux qui enchaînent posent un acte définitif, dans la mesure où leur conscience de l’Alternative à la rupture des Chaînes se présente essentiellement sous la forme d’un boomerang dramatique. C’est pourquoi l’enchaînement est un acte définitif. De même, c’est pourquoi la Rupture des Chaînes est révolution authentique. L’un des effets les plus corrosifs de la violence coloniale sur l’Afrique et l’une des conséquences les plus dramatiques du Projet colonial sur les Africains, c’est de leur avoir oblitéré le sens de la nécessité, le sens de la réalité, le sens des mots. Il en découle un réel malaise et un réel doute quant à la réception du discours dans un contexte de Surdité où les mots n’ont plus leur sens… Depuis le début de cette affaire, je m’emploie à un effort extrême de réflexion pour identifier les garanties probantes d’une réception sereine de la Collaboration pipée, en vain. Rien! En dépit des meilleures dispositions et de tous les efforts de réflexion, je suis invariablement ramené à l’irréductible réalité des structures opératoires de l’histoire. L’histoire est sceptique. C’est l’histoire elle-même, c’est-à-dire la réalité du temps, qui semble irréductiblement rétive à cette Collaboration bizarre non entre Achille Mbèmbè et Emmanuel Macron, mais bien entre l’Afrique dont le premier entend mobiliser « les forces vives » et la France que le second ne saurait ni embarquer ni décider dans cette démarche improbable et contre-nature. Depuis le début de cette affaire, la majorité des Africains relativement attentifs ne s’est pas relevée de la stupéfaction devant ce qui apparait aux yeux de ceux qui –comme moi –lui reconnaissent encore toute son intégrité et sa bonne foi, une grossière et lamentable naïveté. La naïveté, c’est le plus respectueux et le plus décent attribut qui rend compte de la démarche de collaboration d’Achille Mbèmbè et Cie à la énième infantilisation des Africains. Grossière et lamentable naïveté, que le philosophe universaliste appelle naïvement dans son explication, la « curiosité intellectuelle ». J’ai parlé des Africains “relativement attentifs”, parce que ceux qui ont suivi sa collaboration au GEMDEV, un de ces innombrables outils que l’Empire mobilise pour développer la connaissance destinée à entretenir la cristallisation du projet colonial à travers les sciences sociales et humaines1, étaient déjà au courant de son identité intellectuelle, Senghor, Mudimbe, Memel-Fotê, Mabanckou, Mamadou Diouf et tous les autres du Clan de « la complicité locale », de « l’appropriation indigène », de « la faute partagée », de « la logique interactive » et de « la continuité historique »; tous, de la caste des prêtres africains d’un Dynamisme génétiquement amorphe dont la vocation, coloniale, est de distraire les Africains de la voie du Relèvement révolutionnaire. En effet, ceux des Africains qui, contraints de leur métier à suivre assidument les marqueurs littéraires de son intellectualité, plus loin au-delà de La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun2, ont clairement perçu qu’Achille Mbèmbè ne fera pas partie des révolutionnaires. La participation de Mbèmbè à l’analyse coloniale française de l’Afrique ne date donc pas d’aujourd’hui! Comme l’écrasante majorité des Africains, il n’a pas eu la chance de recevoir le vaccin diopien, et la nature de son contact à la France est fondatrice d’une intellectualité certes chatoyante, mais naïve, errante et stérile. Achille Mbèmbè fait partie de la composition, de l’altérité, de la relation, de l’universel. Il semble définitivement clair qu’autant les Africains lui sont éternellement reconnaissants du geste de 1996, autant Um lui renierait vertement sa paternité aujourd’hui. Autrement dit, autant le compte rendu historien que Mbèmbè développe de l’anticolonialisme indépendantiste kamerunais est éternellement édifiante, autant sa philosophie de l’histoire de l’Afrique est profondément erronée et fondamentalement biaisée par le cancer senghorien de l’universalisme, de la composition, de l’altérité, de la relation. Depuis le début de cette affaire, je suis répétitivement le discours d’explication, de justification, de légitimation et de mobilisation qu’Achille Mbèmbè délivre dans les cercles savants comme dans les Réseaux sociaux, à la télévision et à la radio, avec la préoccupation de comprendre, de saisir le moindre bout qui tienne la route, en vain. Aucun des concepts centraux qui soutiennent sa démarche ne résiste à la science. La science étant, en guise de rappel pour ceux qui auraient été distraits, l’effort structuré ou méthodique de connaissance du réel ou de la réalité. Depuis le début de cette affaire, bien que très rapidement revenu de la stupéfaction devant son engagement à collaborer à la réflexion macronienne sur les rapports Afrique-France3, j’ai beau chercher comment lui trouver du crédit, j’ai beau chercher comment lui donner du crédit, j’ai beau chercher par quel bout me rassurer de sa démarche, j’éprouve un mal fou à entrevoir même une once de promesse. A contrario, j’ai le sentiment malaisé d’un bis repetita, alors que je me rappelle un débat morgueusement porté par l’élite française d’État il y a quelques années, sur « les aspects positifs de la colonisation ». “Les aspects positifs de la colonisation”…, funeste héritage du narcissisme obtus des renégats, de l’égotisme naïf et vicieux des ministres de l’Union coloniale, de la filiation directe de Houphouët Boigny, Senghor et tous les autres Garçons de course d’hier et d’aujourd’hui, pitoyables fusibles de la Trahison continuée et du Drame enraciné. En guise d’argument à ses contradicteurs, Mbèmbè avance la nécessité du mouvement ou plutôt du démènement, peut-être du progrès ou en tout cas de la marche, par opposition à ce qu’il appelle dédaigneusement « l’immobilisme ». Achille Mbèmbè identifie ainsi l’immobilisme à « Cheikh Anta Diop, Thomas Sankara, Kwamè Nkrumah ». L’affirmation de l’argument pragmatiste –auquel le Génie colonial a fermement réduit et bloqué l’intelligence des Africains –porté dans ce raisonnement est un aveu d’incapacité, limite de l’intelligence et du potentiel de détermination et de déploiement de son existence. Je formule cet énoncé à dessein à l’adresse de justifications resignées et paresseuses. Le pragmatisme, c’est quand on confesse que l’on ne peut faire autrement, quand on avoue que l’on ignore comment faire autrement; et surtout, quand profondément

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Le Prix Cojep du Défenseur des droits de l’homme décerné au militant Guy Marius Sagna par la LP-Umoja

🔴 #FREEGUY Le 18 décembre 2019 à Genève, le président de Cojep International a remis au président de la Ligue Panafricaine – Umoja (LP-Umoja ) Henda Diogène Senny le Prix Cojep du Défenseur des droits de l’homme décerné à Guy Marius Sagna. Sans l’arbitraire, le militant panafricaniste Guy aurait dû recevoir ce prix en main propre aujourd’hui en Suisse où il était attendu. La Ligue Panafricaine-Umoja se chargera avec honneur de remettre ce prix à Guy Marius Sagna au Sénégal. Nous appelons à la libération sans délai des 8 du Palais! Umoja Ni Nguvu!

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VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE

DÉCLARATION COMMUNE : VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE   Nous sommes un jour de l’année 2018, en fin de matinée. Derrière des draps blancs tendus pour écarter les curieux, des personnes travaillent autour de la première fosse commune qui vient d’être ouverte. Un crâne, puis des dizaines et des centaines de crânes sont sortis un à un des profondeurs. Ces crânes semblent encore porter la dignité des hommes qu’ils incarnaient. Des hommes massacrés le 1er décembre 1944 par le commandement français au camp de Thiaroye pour avoir réclamé à la France le paiement de leur solde d’ex prisonniers de guerre. La description de cette scène d’exhumation pourrait bien devenir réalité un jour et contredire la déclaration du Premier ministre français Edouard Philippe s’inspirant d’une citation du président Macky Sall pour affirmer que « le problème entre la France et le Sénégal, c’est qu’il n’y a aucun problème ».   Pourtant, de Blaise Diagne, député français du Sénégal accusé de recevoir une commission pour chaque soldat africain recruté durant la Guerre de 1914-1918, jusqu’à l’engagement mortel de soldats africains sur des champs d’opérations militaires de protection des intérêts occidentaux, en passant par l’utilisation de « mains noires » pour assassiner nos figures historiques, nos pays sont liés à la France par une insupportable tradition de mercenariat et de sales coups. Provenant de toutes les anciennes colonies, allant du Sénégal au Congo en passant par le Mali, les soldats de Thiaroye, eux, n’étaient pas des mercenaires mais des résistants qui ont eu le courage de refuser de laisser l’autorité militaire française piétiner leur dignité et leurs droits.   Un des mobiles du massacre de Thiaroye est le refus de payer leur dû aux soldats indigènes (soldes de captivité, primes de démobilisation etc.) et la volonté des autorités françaises de s’emparer des économies qu’ils détenaient. Aux Etats-Unis où les autorités refusèrent de dédommager les Noirs libérés de l’esclavage en 1865, la décision de verser malgré tout les primes de guerre aux soldats noirs qui avaient combattu dans les troupes du Nord,  avait permis à la communauté africaine de constituer un capital de départ pour financer de manière autonome ses propres écoles, universités et services de base. Il ne fait aucun doute que si la France, qui s’empressa de créer le franc CFA (colonies françaises d’Afrique) en décembre 1945, avait remis l’argent qui revenait de droit à nos parents, grands-parents ou arrière grands-parents mobilisés par l’effort de guerre impérialiste, les luttes de libération africaine menées par ces derniers dans les années 1950 auraient été autrement mieux financées et armées pour renverser l’ordre colonial de manière définitive.   Les nombreuses incohérences, la falsification historique et le mensonge d’État visant à diminuer le nombre de victimes du massacre suscitent l’indignation. La vérité ne dépend pas seulement de l’ouverture des archives « secrètes » et des fosses communes afin de statuer définitivement sur la réalité et l’ampleur du crime commis, mais aussi de la tenue d’un procès en révision pour laver l’honneur, à titre posthume, de ces martyrs présentés comme de prétendus mutins.   Nous, organisations signataires, exprimons notre soutien à toutes les personnes qui consacrent leurs recherches à des enjeux historiques sensibles pour redonner de la mémoire aux peuples. Nous invitons toutes les organisations et les personnes éprises de vérité et de justice à relayer l’appel suivant :   Nous, organisations signataires, demandons solennellement aux autorités sénégalaises de procéder à l’ouverture des fosses communes identifiées, et aux autorités françaises de restituer au service historique de la défense les archives militaires du 23ème BIMA conservées au camp de Bel Air jusqu’à sa dissolution en 2011, afin que la vérité historique soit rétablie et que justice soit faite, à la mémoire des victimes du massacre du camp de Thiaroye, et au nom de leurs proches, de leurs descendants et du continent africain tout entier.   Fait à Dakar et à Brazzaville, le 1er décembre 2017   ORGANISATIONS SIGNATAIRES :     -Pour SLB/Alternative Solidaire (PASTEF, RND, Taxaw Temm, YAW) : Madièye Mbodj, Coordonnateur ; Dakar -Pour la Ligue Panafricaine- UMOJA : Diogène Henda Senny ; Brazzaville -Pour Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) : Biram Dah Ould Abeid ; Nouakchott -Pour le Parti Démocratique de Guinée (PDG-RDA) : Mohamed Touré ; Conakry -Pour le Front Progressiste et Panafricaniste (Manidem, MOCI, UPA) : D.Yebga, H. Kamgang, Th. Y. Moyo ; Cameroun -Pour le Parti Sankariste : Beneweinde Sankara ; Ouagadougou -Pour Liberté et Démocratie Pour la République (LIDER en Côte d’Ivoire) : Mamadou Koulibaly ; Abidjan -Pour le Groupe Union Calédonienne-front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) : Roch Wamytan ; Nouméa -Pour le Groupe de Recherche et d’Initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) : Aziz S. Fall ; Montréal -Pour le Collectif 60 – Cameroun : Théophile Nono -Fondation Abel Goumba-Centrafrique : Bangui       Date de levée d’embargo à Dakar, le 30 novembre 2017.  

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Conférence : Afrique : luttes d’indépendances, hier et aujourd’hui ?

La Ligue Panafricaine – UMOJA vous invite à une conférence-débat le samedi 14 octobre 2017 à la Librairie Gibert Joseph, 15 boulevard Barbès, 75018 Paris (métro Barbès-Rochechouart) sur le thème suivant :   « Afrique : lutes d’indépendances, hier et aujourd’hui ? Démocratie aux ordres ou la reconquête de la souveraineté ? »  Elle sera animée en présence de : Paule Fioux, auteure du roman « Foudres d’Afrique : les impostures d’une révolution » aux éditions l’Harmattan Henda Diogène Senny, président de la Ligue Panafricaine – UMOJA  

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La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient les forces de résistance et de libération du Gabon et du Togo

L’histoire du pouvoir politique au Gabon et au Togo est marquée par de violentes crises systémiques dont nous voyons depuis plusieurs mois les dernières métastases. Depuis un demi-siècle, les deux pays sont gouvernés par deux dynasties, deux clans familiaux élargis à un groupe de profiteurs locaux et étrangers formant une oligarchie. Les régimes à Lomé et à Libreville se sont maintenus au pouvoir par la force, la ruse ou la fraude, mais également par le soutien affiché de l’Elysée. Plusieurs présidents français n’ont jamais caché la nature incestueuse et corrompue de leurs relations personnelles et financières avec leurs valets gabonais et togolais. Les présidents actuels, qui sont issus du même sérail biologique, incarnent une rupture générationnelle, mais une continuité idéologique et politique. Certes, la France a choisi de nuancer son soutien aux régimes de Faure Gnassingbé et d’Ali Bongo, mais elle le fait dans le but de préserver ses intérêts et ceux de ses multinationales face à de nouveaux impérialismes. De même que les rencontres UE-Afrique ou France-Afrique ne font que maintenir un vieux rapport de domination, la Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’organisation par le régime togolais d’un Sommet Afrique-Israël en octobre 2017. Une telle rencontre ne peut qu’entraîner un peu plus la division des pays africains sans assurer la moindre retombée positive en matière de souveraineté, de sécurité ou de développement. Un régime vivant sur la colonisation à l’égard du peuple palestinien et violant le droit international ne saurait apporter autre chose qu’une colonisation supplémentaire dans une Afrique déjà divisée par une absence de cohérence dans son rapport géopolitique aux pays du Moyen Orient. Tenues éloignées des enjeux géopolitiques qui règlent pourtant leur destin quotidien, les populations africaines constatent chaque jour la défaillance des services publics (administration, écoles, police, hôpitaux), pendant que les élites fréquentent les établissements scolaires ou hospitaliers des quartiers les plus huppés des capitales occidentales en dilapidant les ressources nationales. Le phosphate, le bois ou le pétrole, pour ne citer que quelques unes des richesses, alimentent des réseaux économiques et financiers drainant des sommes d’argent inimaginables pour le commun des mortels. Sur place, le chômage de masse favorise un climat de crise sociale perpétuelle, obligeant chaque Gabonais ou Togolais à se débrouiller par lui-même. Cette situation d’abandon a fait de la politique non plus le lieu de résolution des problèmes des populations, mais un moyen pour les dominants de rémunérer les allégeances en y inscrivant trop souvent un facteur ethnique et tribaliste à l’opposé du panafricanisme. La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore l’amalgame qui a pu être fait dans les réseaux sociaux entre le panafricanisme et l’un ou l’autre des candidats à la dernière élection présidentielle gabonaise. Ni le vainqueur, ni le vaincu de cette élection ne remplissent les critères élémentaires du panafricanisme, quelles qu’aient pu être leurs fonctions antérieures. Ni le vainqueur, ni le vaincu, ne s’est engagé à rompre avec l’ingérence néocoloniale incarnée par le franc CFA, les accords de défense ou les privilèges accordés aux multinationales étrangères, quand bien même des mesures auraient été prises pour le redressement fiscal de l’une de ces multinationales phares de la Françafrique. La LP – UMOJA rappelle que le jeu des pouvoirs et des oppositions en Afrique ne vise qu’à maintenir un même système de pillage de nos richesses en place, sans proposer d’alternatives. La Ligue Panafricaine – UMOJA adresse un soutien franc et sincère à la résistance gabonaise qui se bat pour sa dignité et sa liberté. La résistance gabonaise, à travers une veille citoyenne au niveau du processus électoral, a clairement identifié le vainqueur des élections. Ce sentiment de frustration face à un coup de force électoral, trop de peuples africains, à commencer par les Togolais, en ont fait l’amère expérience. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) salue l’initiative du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam qui, avec d’autres structures, appelle le peuple togolais à manifester notamment les mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2017. Depuis le départ de Yaya Jammeh de Gambie, le Togo est le seul pays de l’espace CEDEAO à n’avoir jamais connu d’alternance. Ainsi, la LP-U partage les revendications portées par le PNP (retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992, révision du cadre électoral et instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, fin des persécutions et de l’impunité) et souhaite continuer à travailler avec les forces togolaises du Continent et de la Diaspora pour construire, au-delà d’une simple mais déjà difficile alternance, une véritable alternative panafricaniste faisant du Togo la fierté de toute l’Afrique. Comme le peuple gabonais, le peuple togolais, toutes catégories sociales confondues, a démontré qu’il n’avait plus confiance en les autorités. Des informations font régulièrement état de milices recrutées par les régimes pour supplanter des armées défaillantes. Des images authentiques montrent que les forces armées se livrent à des pratiques inhumaines et dégradantes sur les manifestants. Les forces armées du Gabon et du Togo, comme celles de tous les autres pays africains, doivent respecter leur devoir patriotique qui consiste à refuser de tirer sur le peuple et à se mettre en retrait. Sous prétexte de combattre l’anarchie, les régimes africains qui engagent les forces armées dans la répression des populations ne font que semer la désolation dans les cœurs et creuser leur propre tombeau. Ces régimes sont indignes de notre Histoire, et ont de surcroit l’outrecuidance de vouloir récupérer le deuil qu’ils ont provoqué. Semer le chaos pour organiser une phase politique de réconciliation nationale est malheureusement une pratique trop courante qui doit cesser. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle les mots du Capitaine Thomas Sankara – « Un militaire sans formation politique est un criminel en puissance » – pour inviter tous les hommes et femmes en treillis à faire leur examen de conscience et à mettre fin aux divisions entre forces armées et forces civiles, économiques et sociales africaines. Pour en finir avec près de soixante ans de renoncements, la Ligue Panafricaine – UMOJA en appelle aux peuples et organisations de tout le continent africain à s’organiser en forces

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La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient les forces de résistance et de libération du Gabon et du Togo

L’histoire du pouvoir politique au Gabon et au Togo est marquée par de violentes crises systémiques dont nous voyons depuis plusieurs mois les dernières métastases. Depuis un demi-siècle, les deux pays sont gouvernés par deux dynasties, deux clans familiaux élargis à un groupe de profiteurs locaux et étrangers formant une oligarchie. Les régimes à Lomé et à Libreville se sont maintenus au pouvoir par la force, la ruse ou la fraude, mais également par le soutien affiché de l’Elysée. Plusieurs présidents français n’ont jamais caché la nature incestueuse et corrompue de leurs relations personnelles et financières avec leurs valets gabonais et togolais. Les présidents actuels, qui sont issus du même sérail biologique, incarnent une rupture générationnelle, mais une continuité idéologique et politique. Certes, la France a choisi de nuancer son soutien aux régimes de Faure Gnassingbé et d’Ali Bongo, mais elle le fait dans le but de préserver ses intérêts et ceux de ses multinationales face à de nouveaux impérialismes. De même que les rencontres UE-Afrique ou France-Afrique ne font que maintenir un vieux rapport de domination, la Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’organisation par le régime togolais d’un Sommet Afrique-Israël en octobre 2017. Une telle rencontre ne peut qu’entraîner un peu plus la division des pays africains sans assurer la moindre retombée positive en matière de souveraineté, de sécurité ou de développement. Un régime vivant sur la colonisation à l’égard du peuple palestinien et violant le droit international ne saurait apporter autre chose qu’une colonisation supplémentaire dans une Afrique déjà divisée par une absence de cohérence dans son rapport géopolitique aux pays du Moyen Orient. Tenues éloignées des enjeux géopolitiques qui règlent pourtant leur destin quotidien, les populations africaines constatent chaque jour la défaillance des services publics (administration, écoles, police, hôpitaux), pendant que les élites fréquentent les établissements scolaires ou hospitaliers des quartiers les plus huppés des capitales occidentales en dilapidant les ressources nationales. Le phosphate, le bois ou le pétrole, pour ne citer que quelques unes des richesses, alimentent des réseaux économiques et financiers drainant des sommes d’argent inimaginables pour le commun des mortels. Sur place, le chômage de masse favorise un climat de crise sociale perpétuelle, obligeant chaque Gabonais ou Togolais à se débrouiller par lui-même. Cette situation d’abandon a fait de la politique non plus le lieu de résolution des problèmes des populations, mais un moyen pour les dominants de rémunérer les allégeances en y inscrivant trop souvent un facteur ethnique et tribaliste à l’opposé du panafricanisme. La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore l’amalgame qui a pu être fait dans les réseaux sociaux entre le panafricanisme et l’un ou l’autre des candidats à la dernière élection présidentielle gabonaise. Ni le vainqueur, ni le vaincu de cette élection ne remplissent les critères élémentaires du panafricanisme, quelles qu’aient pu être leurs fonctions antérieures. Ni le vainqueur, ni le vaincu, ne s’est engagé à rompre avec l’ingérence néocoloniale incarnée par le franc CFA, les accords de défense ou les privilèges accordés aux multinationales étrangères, quand bien même des mesures auraient été prises pour le redressement fiscal de l’une de ces multinationales phares de la Françafrique. La LP – UMOJA rappelle que le jeu des pouvoirs et des oppositions en Afrique ne vise qu’à maintenir un même système de pillage de nos richesses en place, sans proposer d’alternatives. La Ligue Panafricaine – UMOJA adresse un soutien franc et sincère à la résistance gabonaise qui se bat pour sa dignité et sa liberté. La résistance gabonaise, à travers une veille citoyenne au niveau du processus électoral, a clairement identifié le vainqueur des élections. Ce sentiment de frustration face à un coup de force électoral, trop de peuples africains, à commencer par les Togolais, en ont fait l’amère expérience. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) salue l’initiative du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam qui, avec d’autres structures, appelle le peuple togolais à manifester notamment les mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2017. Depuis le départ de Yaya Jammeh de Gambie, le Togo est le seul pays de l’espace CEDEAO à n’avoir jamais connu d’alternance. Ainsi, la LP-U partage les revendications portées par le PNP (retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992, révision du cadre électoral et instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, fin des persécutions et de l’impunité) et souhaite continuer à travailler avec les forces togolaises du Continent et de la Diaspora pour construire, au-delà d’une simple mais déjà difficile alternance, une véritable alternative panafricaniste faisant du Togo la fierté de toute l’Afrique. Comme le peuple gabonais, le peuple togolais, toutes catégories sociales confondues, a démontré qu’il n’avait plus confiance en les autorités. Des informations font régulièrement état de milices recrutées par les régimes pour supplanter des armées défaillantes. Des images authentiques montrent que les forces armées se livrent à des pratiques inhumaines et dégradantes sur les manifestants. Les forces armées du Gabon et du Togo, comme celles de tous les autres pays africains, doivent respecter leur devoir patriotique qui consiste à refuser de tirer sur le peuple et à se mettre en retrait. Sous prétexte de combattre l’anarchie, les régimes africains qui engagent les forces armées dans la répression des populations ne font que semer la désolation dans les cœurs et creuser leur propre tombeau. Ces régimes sont indignes de notre Histoire, et ont de surcroit l’outrecuidance de vouloir récupérer le deuil qu’ils ont provoqué. Semer le chaos pour organiser une phase politique de réconciliation nationale est malheureusement une pratique trop courante qui doit cesser. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle les mots du Capitaine Thomas Sankara – « Un militaire sans formation politique est un criminel en puissance »  – pour inviter tous les hommes et femmes en treillis à faire leur examen de conscience et à mettre fin aux divisions entre forces armées et forces civiles, économiques et sociales africaines. Pour en finir avec près de soixante ans de renoncements, la Ligue Panafricaine – UMOJA en appelle aux peuples et organisations de tout le continent africain à s’organiser en forces politiques pour investir

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La Ligue Panafricaine – UMOJA : le travail au quotidien!

Hier, dimanche 26 octobre 2014, la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-UMOJA) par le biais de sa sous-section Île de France tenait son Café mensuel au 19 rue du Chalet, Paris 10. Nombre de nos invités en arrivant sont très souvent surpris de constater qu’il n’y a pas foule de notre côté. Ce sont des gens qui ont la gentillesse de recevoir notre newsletter, de lire nos publications sur les réseaux sociaux etc. Nous leur répondons souvent que le travail au sein de notre organisation se fait au quotidien, mais quand nous disons au quotidien, c’est vraiment au quotidien. Et, le surcroit d’activité ayant atteint un certain niveau, il arrive de plus en plus que le même jour, au même moment, dans différents territoires à Kama, dans diverses régions et/ou villes de France, des meetings, des réunions et autres manifestations ont lieu concomitamment. Hier donc, nous n’avons pas dérogé à ce qui est devenu une habitude et sera sous peu une tradition et une coutume. En effet, l’auteur de ces lignes et une partie des sœurs et frères étaient à Paris dans le dixième arrondissement. Au même moment, dans un autre coin de Paris, des membres de notre association rencontraient des frères du Burkina-Faso pour une séance de travail. Elle devait prendre fin à 19 heures 30’ alors que de notre côté, nous étions censés terminés à 19 heures 00’. Dans le Sud-Est de la France, une autre équipe était en train de s’atteler à la préparation prochaine d’un événement qui aura lieu en novembre. Un autre frère, chez lui, a passé le week-end à préparer les affiches pour cet événement à venir. Sur le continent, des réunions et autres séances de travail avaient lieu. Stop ! je n’en rajouterai pas. Je suis très fier de faire partie de cette équipe qui grandit et s’épanouit au quotidien, avec des frères et des sœurs déterminés à changer de paradigme et à faire changer ceux des nôtres. Combien sont-ils à penser que les partis politiques ne sont que des endroits réservés à la parlotte et, au sortir de là rien, zéro suite. Par no convictions, par notre travail, petit à petit, nous escaladons cette pente que l’écrasante majorité d’entre nous trouvent insurmontable. Bon, on aura d’autres occasions de causer. Merci à tous et à toutes, membres de la LP-UMOJA et les autres. Obambe GAKOSSO Coordonnateur de la Section Territoriale France de la Ligue Panafricaine – UMOJA

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LPC-Umoja : Déclaration finale, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012.

Déclaration finale de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012. Le samedi 7 et le dimanche 8 avril 2012, se sont tenus à Paris (France) les premières Universités de la LPC-UMOJA. Dans ce cadre, les thématiques suivantes ont été abordées : Analyse générale ; Les questions d’éducation ; Les dettes odieuses et illégitimes ; La sortie du franc CFA ; Les questions d’actualité africaine. Sur les questions d’analyse générale La LPC-UMOJA interpelle les Africains sur le fait que les élections et la prise de pouvoir ne sont pas une fin en soi. Le plus important n’est pas d’arriver aux affaires et de se répartir les postes, mais d’avoir à cœur le bien-être des populations africaines et, pour la LPC-UMOJA, ce bien-être passe par la mise en pratique d’un programme panafricaniste. Il s’agit d’être le plus possible fidèle aux idéaux des précurseurs du panafricanisme et de la construction d’un État supranational africain. La LPC-UMOJA affirme qu’elle se doit d’être en permanence aux côtés des populations africaines et réaffirme son soutien à toutes les forces panafricaines dans leurs luttes quotidiennes. La LPC-UMOJA se tient au-dessus des querelles de chapelle qui divisent et font tant de mal à la grande famille panafricaine. Peu importe le leader historique dont un mouvement de lutte, panafricain, peut se réclamer, il s’agit de lutter ensemble pour un mieux-être des populations africaines, où qu’elles soient. La LPC-UMOJA a à cœur de réunir les panafricains autour de projets fédérateurs et ne laissera jamais la place à la moindre faille de courants ou autres écoles de pensées.

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Explosions à Brazzaville : écoutez les témoignages.

Explosions dans une caserne de l’Armée à Brazzaville : écoutez les témoignages(1) L’ensemble des témoignages indique clairement l’écart de plus en plus grand entre le Peuple congolais, endeuillé et en colère, et le mensonge éhonté, doublé d’une propagande indécente des autorités congolaises dans les ondes nationales et internationales. La faute à personne, aucune responsabilité située, aucune démission… telle est la ligne de défense d’un gouvernement irresponsable, impopulaire et illégitime. Le témoignage du Colonel Mabandza Jean-Marie, montre clairement que la compétence et le mérite dans l’Armée congolaise ne sont plus les critères de gestion d’une armée, devenue clanique.

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