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Xénophobie d’Etat en France : les Africains dans l’étau du macro-lepénisme

« Celui qui pisse, alors qu’il est couché sur le dos, sera le premier à être mouillé » (proverbe wolof[1]) « Réinventer » la Françafrique… pour mieux mâter les Africains en France… Le 8 octobre 2021, l’Élysée organisait en grande pompe, dans la Ville de Montpellier, une cérémonie fastueuse sobrement baptisée « sommet Afrique-France ». Devant un parterre de 3000 personnes issues de « sa » société civile et soigneusement sélectionnées afin de lui servir la soupe, Emmanuel Macron, chef d’un Empire vacillant mais déterminé à ne pas se laisser mourir, a pu pérorer pendant de longues heures sur les mesures qu’il allait mettre en place afin de « réinventer ensemble la relation entre la France et l’Afrique. » Mais deux ans après cette gigantesque mascarade, le ton a radicalement changé. La priorité n’est plus d’amadouer une (petite) élite africaine avide de profiter des quelques miettes que la Françafrique est disposée à lui concéder (sous forme de per diem, voyages tous frais payés ou de subventions pour promouvoir la « démocratie », « la bonne gouvernance », ou encore « l’innovation », entre autres fadaises macroniennes…). Pour Emmanuel Macron, l’urgence est désormais double : il s’agit d’une part d’empêcher les hordes de populations non blanches, en particulier africaines, d’ «envahir » la France, et d’autre part, de mener la vie dure à ceux qui sont déjà établis au « pays des droits de l’Homme ». Remise en cause du droit du sol, instauration d’un délit de séjour irrégulier assorti d’une peine d’amende, restriction de l’aide médicale d’État, imposition de quotas migratoires, déchéance de nationalité, limitation du regroupement familial et de l’accès aux prestations sociales pour les étrangers ; la loi immigration concentre tous les ingrédients de la « préférence nationale », si chère à l’extrême droite. La famille Le Pen en a rêvé ; Macron l’a fait ! Pourquoi une telle loi ? Et pourquoi maintenant ? L’explication est à rechercher à la fois dans la crise de l’impérialisme français, notamment en Afrique subsaharienne, mais aussi, en interne, dans le cadre la compétition politicienne visant à séduire un électorat réputé hostile à l’immigration.  Punir les Africains, ces « ingrats » : la loi immigration ou la réactivation du « syndrome haïtien » Dans son Manuel sur l’immigration, le sociologue Saïd Bouamama nous rappelle que les discours sur le « péril migratoire », à l’image de la théorie fumeuse et criminelle du « Grand Remplacement » popularisée par Renaud Camus, constituent « une actualisation des théories du déclin qui accompagnent les rivalités entre puissances capitalistes depuis les débuts de ce mode de production. Le thème du déclin connait un regain de vigueur à chaque fois qu’est menacée la place d’une puissance impérialiste ou au contraire qu’est exigée une place plus importante par une puissance. »[2]  Dans ce contexte, la loi immigration doit être analysée à l’aune des revers essuyés par l’impérialisme français, en particulier en Afrique subsaharienne, au cours de ces dernières années. Ainsi, après avoir déclaré à Ouagadougou, lors de son premier déplacement en tant que chef de l’Etat français en Afrique en 2017, que « le Franc CFA » était « un non-sujet pour la France », Emmanuel Macron était contraint de rétropédaler deux ans plus tard, en annonçant, contre toute attente, et avec la complicité de ses fidèles valets françafricains, une réforme (cosmétique) devant mener à la disparition de cette monnaie coloniale tant honnie par les populations africaines. En 2020, Emmanuel Macron, démontrait à la face du monde l’étendue de son arrogance impériale en « convoquant », à Pau, les chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie, afin que ces derniers se désolidarisent du « sentiment anti-français » qui, selon l’Elysée prospère dangereusement dans leurs pays respectifs et qu’ils supplient l’armée française de maintenir, voire de renforcer sa présence dans la région.  Trois ans plus tard, des milliers de soldats français ont été chassés du Burkina Faso, du Mali et du Niger, dans un contexte d’intensification de la lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme. La loi immigration s’inscrit ainsi dans la continuité des dispositifs mis en place afin de « punir » les Africains pour leur « ingratitude » ; à l’image d’Haïti qui, au XIXe siècle, a payé au prix fort (dédommagement des esclavagistes, paiement d’une dette inique jusqu’au milieu du XXe siècle) son indépendance vis-à-vis de la France « généreuse et civilisatrice ». Après la suspension de la soi-disant « aide au développement » au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’impérialisme français accroit ainsi les mécanismes répressifs envers les Africains en limitant le nombre de migrants en provenance du continent et en menant la vie dure aux Africains et Afro-descendants installés en France. Paradoxe bien colonial, le vote d’une loi censée prévenir l’« invasion migratoire » de la France intervient dans un contexte où le gouvernement français multiplie les subterfuges juridiques (à l’image des débats sur le dégel du corps électoral) visant à entériner le « Grand Remplacement » de la Kanaky ; cette colonie de peuplement occupée par la France depuis 170 ans et où le peuple autochtone est devenu minoritaire, suite aux vagues migratoires successives en provenance notamment de la métropole…  De la « préférence nationale » pour les Français à la « préférence cantonale »… contre les Français ? Le macronisme, ou le lepénisme des nuls…   Le vote de la loi immigration par 349 députés à l’Assemblée Nationale est une victoire idéologique et politique incontestable pour l’extrême droite. Après avoir permis au Rassemblement National (RN) d’obtenir un nombre record de sièges à l’Assemblée Nationale (89) en refusant de lui faire barrage face aux candidats de la NUPES lors des législatives, Emmanuel Macron a décidé d’appliquer le programme de la famille Le Pen. Ce faisant, le parti au pouvoir espère ainsi flatter l’électorat du parti d’extrême droite réputée foncièrement hostile à l’immigration. Mais pour Emmanuel Macron, comme pour Marine Le Pen, la loi immigration risque de produire des résultats contraires à ceux escomptés. Pour Emmanuel Macron, le problème se pose en des termes assez simples : la course aux électeurs de l’extrême droite est une stratégie condamnée à l’échec, à moyen terme ; l’expérience démontrant en effet que les électeurs préfèrent toujours l’original (le Pen) à la copie (Macron). En ce qui concerne Marine Le Pen, l’extension de la préférence nationale à d’autres pays européens, en particulier dans les pays

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UMOJA AFRO KIDS DAY- SAMEDI 24 SEPTEMBRE 2022

« LA JOURNEE POUR FAIRE GRANDIR L’ENFANT AFRODESCENDANT ! » Infos et inscriptions : lpufrance | Instagram, Facebook | Linktree « Faire grandir l’enfant afro ». Voilà le but ! La Ligue Panafricaine-UMOJA organise une journée spéciale : la journée des enfants afrodescendants ! Ça se passe quand ? Ça se passe le samedi 24 septembre 2022. Ça se passe où ?  Ça se passe à Paris-Bagnolet, au sein de VERDRAGON, la maison de l’Ecologie Populaire située à Bagnolet. Ça se passe comment ? Avec des ateliers ludiques, éducatifs, et conscients : du Terrarium (pour comprendre le cycle de la vie) à l’atelier Cuisine avec le Chef Alexandre Bella Ola (pour redécouvrir les saveurs africaines) en passant par l’atelier « Trop Beaux mes Cheveux » avec Jahlyssa Sekhmet des éditions Afrodya (pour réapprendre à s’aimer). Avec des conférences, des débats, des projections, une quinzaine d’ateliers ; ateliers du souvenir, ateliers pour comprendre, et ateliers pour se projeter… l’enfant afro sera placé au cœur de l’événement, un événement où les maîtres-mots sont : « l’estime de soi, la valorisation, la transmission, le partage, l’écoute, le vivre-ensemble ».   Du passé au futur, l’AFRO KIDS DAY du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet fait un lien entre Black Panther, le film, et le Black Panther Party, l’organisation militante afro-américaine, dont le programme reposait essentiellement sur l’éducation des enfants de la communauté. Le futur de la « Grande Famille Afro » repose également sur cette prise de conscience, ce renouvellement, cette éducation des valeurs panafricaines dans une perspective de futur à préparer. « Il faut savoir d’où on vient pour savoir où l’on va », comme le disait l’auteur malien Ahmadou Hampâté Bâ, qui disait aussi : « en Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Mais quand un enfant est éduqué, c’est une forêt d’espoir qui pousse. Avec l’AFRO KIDS DAY, une renaissance est manifestement possible. Le possible, ça se prépare. La volonté des organisateurs est claire : cette journée ouverte au public, gratuite, est dédiée « aux questions éducatives et parentales auxquelles notre communauté de la diaspora est confrontée. Ainsi, cette journée mettra en lumière les acteurs qui proposent aujourd’hui des solutions, des contenus, des outils pertinents pour tout parent souhaitant accompagner ses enfants et transmettre à sa descendance une culture afrocentrée riche. ». La Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre à Paris-Bagnolet  est organisée par la Ligue Panafricaine-UMOJA (la LP-UMOJA), une organisation politique internationale panafricaniste composée de sections territoriales implantées en Afrique et dans la Diaspora, dont le but est la construction d’un état fédéral de type « Les Etats-Unis d’Afrique », en passant par le rayonnement de la culture africaine sous différentes formes à retrouver lors de La Journée des Enfants Afrodescendants. Pour la LP-UMOJA : « La conscientisation débute dès le plus jeune âge ». Shaman dolpi, journaliste.

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UMOJA – AFRO KIDS DAY

SAMEDI 24 SEPTEMBRE 2022 Infos et inscriptions : lpufrance | Instagram, Facebook | Linktree « LE CHEF CUISINIER ALEXANDRE BELLA OLA ET SA RECETTE DE L’ENGAGEMENT » Avec Alexandre Bella Ola, membre actif des associations 1 mafé pour tous et La Ligue Panafricaine UMOJA. « Parce que les batailles (panafricaines) dans lesquelles nous nous sommes engagés sont cruciales, alors il faut poser des actes clairs ! ». Et avec sérieux, compétences, intelligence et sagesse : « Aboyer ? Non. Les chiens aboient, la caravane passe ! ». Dès la première bouchée, le message du cuisinier africain le plus connu de Paris est sans détour : « il nous faut avancer vite et rapidement, fini la poudre aux yeux ! ». C’est pour cet esprit radical et rigoureux et pour la réussite de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet qu’Alexandre Bella Ola met toute son énergie. Parce que comme le dit l’aphorisme qu’il rappelle à juste titre : « l’Education d’un enfant commence deux générations avant sa naissance… » : ça se prépare. Et ce que le chef cuisinier du restaurant Rio Dos Camaraos à Montreuil prépare, avant même le plat de résistance, est un succulent mélange entre « fierté gastronomique africaine » et « rigueur méthodique européenne », tient-il à préciser. Le Chef Alexandre sait où il va, et sait d’où il vient : « je suis né avec les indépendances, j’ai vu l’Afrique se construire et, j’ai émigré en France à 24 ans. Ma cuisine parle de ma réalité vécue… ». Alors, la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du 24 septembre, « c’est quelque chose qui vient rentrer dans ce cadre ». Pour lui, son engagement est un ingrédient parfait dans la sauce panafricaine qu’il compare au plat national sénégalais ; « le Tiep bou dienn -riz au poisson, le plat a une seule marmite, tous les panafricains devraient rassembler leurs idées dans une seule marmite… ». Il prône l’engagement actif de tous les panafricanistes pour sauver l’unité du continent africain : « c’est pour cela que je me suis engagé ». Le plat de résistance engagé qu’il apportera avec lui tout le long de la journée du samedi 24 septembre à Paris-Bagnolet, c’est directement son savoir-faire : « j’aurai plaisir à animer un Atelier cuisine, sur les valeurs africaines. C’est ce que je sais faire. Apporter aux enfants (les moins de 12 ans) notre savoir-faire, leur parler de notre cuisine. Transmettre ». Juste avant le dessert, Alexandre Bella Ola tient à faire ce rappel historique et biologique : « Nous sommes (l’Afrique) la Mère de l’Humanité. Partout, nous sommes chez nous. Toute personne sur cette planète détient de l’ADN noir. C’est scientifique ». Et cet engagement qu’il prodigue, est à déguster au dessert, lors de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre à Paris-Bagnolet. Sans modération. Shaman dolpi, journaliste.

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Crise ukrainienne : situation des ressortissants africains

Le 24 février 2022 a marqué le début de l’offensive russe en Ukraine. Si cette intervention se déroule à des milliers de kilomètres de l’Afrique, il n’en reste pas moins que ce conflit a des répercussions pour notre peuple. En effet, des milliers de ressortissants africains, principalement des étudiants se retrouvent aujourd’hui coincés en Ukraine où l’accès dans les pays voisins (notamment la Pologne) leur est refusé sans aucune raison apparente si ce n’est la xénophobie et le racisme primaire qui sont enracinés dans la culture européenne (de l’Ouest ou de l’Est). La Ligue Panafricaine – UMOJA exprime sa profonde indignation face aux traitements inhumains et dégradants qui sont réservés aux étudiants et ressortissants africains qui cherchent à fuir l’Ukraine. Nous assurons nos sœurs et frères du soutien de la LP-U. À la suite de l’annonce postée par l’ambassade d’Ukraine au Sénégal pour recruter des mercenaires africains pour aller combattre les Russes, nous rappelons aussi qu’aucun sang africain ne doit être versé dans une guerre qui n’est pas fondamentalement la nôtre. La LP-U dénonce l’inaction et le mutisme de l’Union Africaine (UA) qui est aux abonnés absents au moment où, du Brésil à la Chine en passant par les Etats-Unis, l’Europe, les pays du monde arabe ou de l’ex-URSS, la négrophobie est devenue un sport universel qui nécessite que nous défendions l’intégrité physique des filles et fils d’Afrique à travers la planète. La négrophobie ne diminuera que lorsque nous aurons à la tête de l’Afrique, le continent le plus riche mais le plus pillé, des panafricanistes qui prendront la responsabilité de ne plus se faire le relais de la propagande impérialiste, de mobiliser les moyens pour secourir nos ressortissants et d’imposer des sanctions politiques et économiques ciblées aux pays qui ne protègent pas les ressortissants africains dans le monde. Si la voix de certains Etats du continent s’est fait entendre cette fois ; cela reste néanmoins trop inégal et trop disparate pour que cela pèse réellement au regard des enjeux qui sont considérables. Seule une Afrique forte et unie dans le cadre d’un projet fédéral apportera protection, respect et dignité aux enfants d’Afrique et ce quel que soit l’endroit du globe où ils se trouvent. La LP-U exhorte, une fois de plus tous les Africains (du continent comme de la diaspora), épris de justice et de souveraineté, de rallier ses rangs afin que notre voix pèse bien plus encore dans le cadre de la défense de notre continent et de notre peuple et pour réaliser, in fine, le projet d’Etat Fédéral d’Afrique Noire (EFAN) de Cheikh Anta Diop, essentiel pour notre renaissance. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Fait à Bruxelles, Kinshasa, Lomé, Paris, le 05 mars 2022 Le Bureau Politique Provisoire

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RAPPORTS COLONIAUX FRANCE-AFRIQUE ET COLLABORATION ACHILLE MBEMBE-EMMANUEL MACRON : LES DOUTES ET LES RÉSERVES DE L’HISTOIRE

Par Nôb Georges Boniface Nlénd V, Ph.D Le destin des Chaînes est d’être cassées. Ceux qui enchaînent posent un acte définitif, dans la mesure où leur conscience de l’Alternative à la rupture des Chaînes se présente essentiellement sous la forme d’un boomerang dramatique. C’est pourquoi l’enchaînement est un acte définitif. De même, c’est pourquoi la Rupture des Chaînes est révolution authentique. L’un des effets les plus corrosifs de la violence coloniale sur l’Afrique et l’une des conséquences les plus dramatiques du Projet colonial sur les Africains, c’est de leur avoir oblitéré le sens de la nécessité, le sens de la réalité, le sens des mots. Il en découle un réel malaise et un réel doute quant à la réception du discours dans un contexte de Surdité où les mots n’ont plus leur sens… Depuis le début de cette affaire, je m’emploie à un effort extrême de réflexion pour identifier les garanties probantes d’une réception sereine de la Collaboration pipée, en vain. Rien! En dépit des meilleures dispositions et de tous les efforts de réflexion, je suis invariablement ramené à l’irréductible réalité des structures opératoires de l’histoire. L’histoire est sceptique. C’est l’histoire elle-même, c’est-à-dire la réalité du temps, qui semble irréductiblement rétive à cette Collaboration bizarre non entre Achille Mbèmbè et Emmanuel Macron, mais bien entre l’Afrique dont le premier entend mobiliser « les forces vives » et la France que le second ne saurait ni embarquer ni décider dans cette démarche improbable et contre-nature. Depuis le début de cette affaire, la majorité des Africains relativement attentifs ne s’est pas relevée de la stupéfaction devant ce qui apparait aux yeux de ceux qui –comme moi –lui reconnaissent encore toute son intégrité et sa bonne foi, une grossière et lamentable naïveté. La naïveté, c’est le plus respectueux et le plus décent attribut qui rend compte de la démarche de collaboration d’Achille Mbèmbè et Cie à la énième infantilisation des Africains. Grossière et lamentable naïveté, que le philosophe universaliste appelle naïvement dans son explication, la « curiosité intellectuelle ». J’ai parlé des Africains “relativement attentifs”, parce que ceux qui ont suivi sa collaboration au GEMDEV, un de ces innombrables outils que l’Empire mobilise pour développer la connaissance destinée à entretenir la cristallisation du projet colonial à travers les sciences sociales et humaines1, étaient déjà au courant de son identité intellectuelle, Senghor, Mudimbe, Memel-Fotê, Mabanckou, Mamadou Diouf et tous les autres du Clan de « la complicité locale », de « l’appropriation indigène », de « la faute partagée », de « la logique interactive » et de « la continuité historique »; tous, de la caste des prêtres africains d’un Dynamisme génétiquement amorphe dont la vocation, coloniale, est de distraire les Africains de la voie du Relèvement révolutionnaire. En effet, ceux des Africains qui, contraints de leur métier à suivre assidument les marqueurs littéraires de son intellectualité, plus loin au-delà de La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun2, ont clairement perçu qu’Achille Mbèmbè ne fera pas partie des révolutionnaires. La participation de Mbèmbè à l’analyse coloniale française de l’Afrique ne date donc pas d’aujourd’hui! Comme l’écrasante majorité des Africains, il n’a pas eu la chance de recevoir le vaccin diopien, et la nature de son contact à la France est fondatrice d’une intellectualité certes chatoyante, mais naïve, errante et stérile. Achille Mbèmbè fait partie de la composition, de l’altérité, de la relation, de l’universel. Il semble définitivement clair qu’autant les Africains lui sont éternellement reconnaissants du geste de 1996, autant Um lui renierait vertement sa paternité aujourd’hui. Autrement dit, autant le compte rendu historien que Mbèmbè développe de l’anticolonialisme indépendantiste kamerunais est éternellement édifiante, autant sa philosophie de l’histoire de l’Afrique est profondément erronée et fondamentalement biaisée par le cancer senghorien de l’universalisme, de la composition, de l’altérité, de la relation. Depuis le début de cette affaire, je suis répétitivement le discours d’explication, de justification, de légitimation et de mobilisation qu’Achille Mbèmbè délivre dans les cercles savants comme dans les Réseaux sociaux, à la télévision et à la radio, avec la préoccupation de comprendre, de saisir le moindre bout qui tienne la route, en vain. Aucun des concepts centraux qui soutiennent sa démarche ne résiste à la science. La science étant, en guise de rappel pour ceux qui auraient été distraits, l’effort structuré ou méthodique de connaissance du réel ou de la réalité. Depuis le début de cette affaire, bien que très rapidement revenu de la stupéfaction devant son engagement à collaborer à la réflexion macronienne sur les rapports Afrique-France3, j’ai beau chercher comment lui trouver du crédit, j’ai beau chercher comment lui donner du crédit, j’ai beau chercher par quel bout me rassurer de sa démarche, j’éprouve un mal fou à entrevoir même une once de promesse. A contrario, j’ai le sentiment malaisé d’un bis repetita, alors que je me rappelle un débat morgueusement porté par l’élite française d’État il y a quelques années, sur « les aspects positifs de la colonisation ». “Les aspects positifs de la colonisation”…, funeste héritage du narcissisme obtus des renégats, de l’égotisme naïf et vicieux des ministres de l’Union coloniale, de la filiation directe de Houphouët Boigny, Senghor et tous les autres Garçons de course d’hier et d’aujourd’hui, pitoyables fusibles de la Trahison continuée et du Drame enraciné. En guise d’argument à ses contradicteurs, Mbèmbè avance la nécessité du mouvement ou plutôt du démènement, peut-être du progrès ou en tout cas de la marche, par opposition à ce qu’il appelle dédaigneusement « l’immobilisme ». Achille Mbèmbè identifie ainsi l’immobilisme à « Cheikh Anta Diop, Thomas Sankara, Kwamè Nkrumah ». L’affirmation de l’argument pragmatiste –auquel le Génie colonial a fermement réduit et bloqué l’intelligence des Africains –porté dans ce raisonnement est un aveu d’incapacité, limite de l’intelligence et du potentiel de détermination et de déploiement de son existence. Je formule cet énoncé à dessein à l’adresse de justifications resignées et paresseuses. Le pragmatisme, c’est quand on confesse que l’on ne peut faire autrement, quand on avoue que l’on ignore comment faire autrement; et surtout, quand profondément

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[Vidéo] La diaspora, 6ème région d’Afrique (Amzat Boukari Yabara)

🎞 A visionner et à partager, une interview d’Amzat Boukari-Yabara, secrétaire général de la LP-Umoja et historien, qui a répondu aux questions de Le blog du Griot à propos de la diaspora, 6ème région d’Afrique. Pour approfondir le travail sur ces enjeux dans un cadre organisationnel, prenez votre adhésion à la Ligue Panafricaine – Umoja via ce formulaire en ligne: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ Umoja Ni Nguvu!

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COMMUNIQUÉ: Un « état de la diaspora africaine » énième enfumade autour du panafricanisme

🔴 COMMUNIQUÉ 🔴 UN « ÉTAT DE LA DIASPORA AFRICAINE » ÉNIÈME ENFUMADE AUTOUR DU PANAFRICANISME A l’initiative de la Fondation Frantz Fanon – Officiel, Ligue Panafricaine-UMOJA (LP-Umoja), Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP 59/62), voici un appel d’organisations pour dénoncer la mise en place d’un Etat de la diaspora d’ascendance africaine initié de manière unilatérale et au nom d’un panafricanisme dévoyé; il s’agit d’un véritable coup d’état commis par Louis Georges Tin, auto proclamé premier ministre, qui a décidé de disposer à sa guise de millions et de millions d’Afro-descendants et d’Africains, en s’appuyant sur des entités multinationales et transnationales. De facto, il se comporte de la même façon que ceux qui avaient colonisé le continent africain. Il s’appuie sur le groupe GRAALEO https://graaleo.io , incluant de nombreuses banques qui mènent campagne pour une monnaie de type bitcoin avec l’objectif « de devenir une entité privée universelle » afin de « structurer et de donner sens à la data financière(…) » en Afrique, ce qui est bien éloigné des objectifs du panafricanisme visant à l’émancipation et à l’unité africaine. Ci-joint le communiqué à lire, à partager.⬇️ Umoja Ni Nguvu! L’union fait la force!

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[Venezuela] Séminaire de travail sur la question des réparations de l’esclavage et de la colonisation

VENEZUELA – 📸 Le secrétaire général de la Ligue Panafricaine – Umoja, Amzat Boukari – Yabara a animé pendant toute la semaine le dernier séminaire de travail sur la question des réparations de l’esclavage et de la colonisation, thème qui doit donner lieu à la proposition d’un agenda politique international. Ce travail s’inscrit dans le cadre des partenariats de la LP-U avec les mouvements Afro venezueliens, le gouvernement bolivarien et le Centre d’études internationales pour la décolonisation. Articles à voir sur le site du Ministère du pouvoir populaire pour les relations extérieures du Gouvernement Bolivarien du Venezuela: Amzat Boukari: Only in revolutionary socialism is it possible to establish Afro-descendant reparative policies http://mppre.gob.ve/en/2019/09/18/amzat-boukari-revolutionary-socialism-afro-descendant-reparative-policies/ Amzat Boukari: History of resistance of victims must be included in the slavery reparations approach http://mppre.gob.ve/en/2019/09/17/amzat-boukari-slavery-reparations-approach/ Damages of slavery in Afro-descendant family structure is a subject in seminar on reparations http://mppre.gob.ve/en/2019/09/19/damages-slavery-afro-descendant-seminar-reparations/   Pour adhérer à la Ligue Panafricaine- Umoja (@LP-Umoja), voici le lien du formulaire en ligne: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/… Umoja Ni Nguvu!

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Sur l’investiture du président bolivarien du Venezuela

COMMUNIQUE DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA POUR L’INVESTITURE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA NICOLÁS MADURO La Ligue Panafricaine – UMOJA tient à remercier le ministre des affaires étrangères de la République Bolivarienne du Venezuela pour l’invitation adressée à son secrétaire général Amzat Boukari pour assister à la cérémonie d’investiture du second mandat du Président Nicolás Maduro à Caracas le 10 janvier 2019. Organisation politique anti-impérialiste engagée dans la libération du continent et la construction des Etats Unis d’Afrique, la Ligue Panafricaine – UMOJA adresse toute la solidarité des peuples Panafricains au peuple frère Bolivarien du Venezuela. Depuis la victoire de feu Hugo Chávez Frías aux élections présidentielles de 1998, la République Bolivarienne du Venezuela a ouvert un processus révolutionnaire qui a permis des avancées réelles dans les services sociaux (santé, éducation, culture) et les infrastructures publiques (logement, énergie, communications) ainsi que dans le projet d’une souveraineté nationale et d’une solidarité internationale socialiste. Autrefois réservée aux nantis, la rente pétrolière a financé une politique de justice sociale et de réduction des inégalités que seuls les plus fortunés peuvent déplorer. En l’espace de vingt ans, certaines forces d’opposition ont tenté par différents moyens d’interrompre le processus révolutionnaire. Le coup d’Etat d’avril 2002 contre le président Chávez a échoué grâce à la mobilisation de l’armée et du pouvoir populaire qui a réitéré son adhésion au processus révolutionnaire lors des nombreuses consultations électorales qui ont eu lieu depuis. Propriétaire des principaux moyens de production et de distribution, l’oligarchie vénézuélienne alliée à la finance internationale mène une guerre économique et médiatique pour discréditer les actions sociales du président Maduro qui a repris le flambeau à la disparition du président Chávez. Dans le déluge d’attaques, les voix des groupes sociaux qui ont été réhabilités par le chavisme, notamment les communautés indigènes et africaines, ont ainsi été largement censurées par les médias. Face au chaos organisé, les institutions régionales et internationales tentent d’isoler le Venezuela qui fait l’objet d’une saisine de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI). Les forces panafricanistes connaissent trop bien ces mécanismes qui ont été maintes fois utilisés en Afrique. Le retour de régimes conservateurs et réactionnaires en Amérique du Sud et les dynamiques en cours en Afrique nécessitent de relancer une diplomatie Sud-Sud fondée sur le commun intérêt des peuples africains et sud-américains à construire une alternative au capitalisme global et prédateur. Consciente que le chemin est encore long pour consolider les acquis sans freiner l’élan révolutionnaire, la Ligue Panafricaine – UMOJA invite les forces panafricanistes et afrodescendantes d’Amérique du Sud à prendre toute leur place dans l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA). Nous invitons notamment les forces afro-vénézuéliennes à assumer leur double mission historique – panafricaine et bolivarienne – en faisant le relais avec l’ensemble des résistances noires des Amériques et d’Afrique. Dans le cadre des relations Sud-Sud, nous invitons les autorités vénézuéliennes à apporter leur soutien de façon concrète aux véritables organisations panafricaines qui luttent pour la souveraineté du continent Africain et de sa Diaspora. Dans le contexte d’un retour des tensions géopolitiques et d’une recrudescence des crises globales frappant les peuples d’Afrique et des Amériques, la Ligue Panafricaine – UMOJA prie les autorités de la République Bolivarienne du Venezuela de ne pas renoncer à l’effort révolutionnaire. Il y va de l’intérêt des peuples sans voix. UMOJA NI NGUVU ! LA UNIÓN HACE LA FUERZA ! Pour le Bureau Politique Provisoire Le président Diogène Henda Senny: Brazzaville, le 10 janvier 2019 Brazzaville, el 10 de Enero de 2019 COMUNICACION DE LA LIGA PANAFRICANA – UMOJA EN EL MARCO DE LA INVESTIDURA DEL PRESIDENTE DE LA REPÚBLICA BOLIVARIANA DE VENEZUELA NICOLÁS MADURO La Liga Panafricana – UMOJA quiere agradecer el ministerio de asuntos exteriores de la República Bolivariana de Venezuela por la invitación notificada a su secretario general Amzat Boukari de asistir a la ceremonia de investidura del segundo mandato del Presidente Nicolás Maduro en Caracas el 10 de Enero de 2019. Organización anti imperialista movilizada para la liberación del continente y de la construcción de los Estados Unidos de África, la Liga Panafricana – UMOJA envía toda la solidaridad de los pueblos Panafricanos al pueblo hermano Bolivariano de Venezuela. Desde la victoria de Hugo Chávez Frías en las elecciones presidenciales de 1998, la República Bolivariana de Venezuela abrió un proceso revolucionario que permitió avanzas concretas en los servicios sociales (salud, educación, cultura), las infraestructuras públicas (alojamiento, energía, comunicaciones) y también en el proyecto de una soberanía nacional y de una solidaridad internacional socialista. Los ingresos petrolíferos en el pasado reservados a las clases adineradas han financiado una política de justicia social y de reducción de la desigualdades que solo disgusta a los más ricos. En el espacio de veinte años, algunas fuerzas de la oposición intentaron por diferentes maneras interrumpir el proceso revolucionario. El golpe de estado de Abril de 2002 contra el presidente Chávez fracasó gracias a la movilización del ejército y del poder popular que reafirmó su aceptación del proceso revolucionario en las numerosas consultas electorales que tuvieron lugar desde entonces. La oligarquía venezolana propietaria de los principales medios de producción y distribución, la oligarquía venezolana aliada del mundo financiero internacional conduce una guerra económica y mediática con el objetivo de desacreditar a las acciones sociales del presidente Maduro quien tomó el testigo después del fallecimiento del presidente Chávez. En esta avalancha de ataques, la voz de los grupos sociales particularmente las comunidades indígenas y africanas que fueron rehabilitados por el chavismo fueron enormemente censuradas por los medios de comunicación, Frente al caos organizado, las instituciones regionales e internacionales intentan aislar a Venezuela que al mismo tiempo es objeto de una investigacion de la procuradora de la Corte Penal Internacional (CPI). Las fuerzas panafricanistas conocen bien a esos mecanismos que más de una vez fueron utilizados en África. El regreso de los regímenes conservadores y reaccionarios en América del Sur y las dinámicas en curso en África obligan a iniciar una diplomacia Sur-Sur basada en el interés común de

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Après Irma, la lutte pour la souveraineté continue

La Ligue Panafricaine – UMOJA exprime sa solidarité avec les populations sœurs de la Caraïbe qui ont été impactées par les cyclones Irma et José. La LP – UMOJA est consciente du caractère exceptionnel des intempéries survenues ces derniers jours dans les îles de la Caraïbe, notamment à Saint-Martin, et nous invitons chaque personne se sentant concernée par cette catastrophe à faire preuve du même élan d’empathie et de solidarité quand d’autres pays moins médiatisés comme la Sierra Leone subissent également des intempéries meurtrières. Outre que les victimes sont encore classées selon leur nationalité ou leur couleur de peau, le traitement de ces drames occasionne un fort décalage entre les informations données par les médias officiels et la colère des populations et de ceux en attente de nouvelles de leurs proches. De nombreux scandales ont fait surface sur des territoires qui, longtemps restés immergés dans le « paradis » de l’inconscient colonial et racial, découvrent de plein fouet et dans des circonstances tragiques, la réalité de leur dénuement économique et politique. La Ligue Panafricaine – UMOJA note que de nombreux témoignages ont pointé les défaillances des autorités préfectorales saint-martinoises qui appliquent visiblement les ordres venus de Paris plutôt que de s’appuyer sur la réalité du terrain et l’expérience première des populations. Les personnes disposant des pouvoirs régaliens dans les « Départements et Régions d’Outre-Mer », ainsi que leur hiérarchie à Paris, ont depuis trop longtemps, affiché leur désintérêt pour les populations qu’ils administrent comme au temps des colonies, et leur volonté d’en faire des laboratoires d’ajustement budgétaire, sanitaire et scientifique. Rappelant que les services de la base spatiale de Kourou en Guyane ont les moyens de calculer, à l’hectopascal près, la pression atmosphérique et l’humidité d’une masse nuageuse en mouvement, la LP – UMOJA s’interroge sur l’utilisation des données météorologiques par les services de l’Etat au profit de la technologie plutôt que de l’humain et de l’équilibre naturel. Comme disait déjà Thomas Sankara il y a trente ans, qu’est-ce qui ne nous dit pas que ces engins spatiaux perturbent l’équilibre de l’environnement ? Quelles sont les responsabilités de toutes ces « catastrophes naturelles » ? La Ligue Panafricaine – UMOJA souligne que la sécurité d’une population par rapport à toute forme de menace nécessite une dose de souveraineté réelle et de solidarité effective. Or, la citoyenneté française des ressortissants originaires des territoires administrativement connus sous le nom de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie et Réunion ne semble pas leur donner la moindre part de souveraineté réelle autre que le passeport, le vote et le drapeau. Certes, c’est toujours cela, mais l’assimilation des habitants de ces territoires à la République ne leur donne en réalité aucune indépendance effective. La France, si elle ne fut que l’une des principales puissances esclavagistes, se démarque nettement des autres par le fait que l’esclavage aboli en 1794 sous la pression de l’insurrection des Africains de Saint-Domingue, fut rétabli en 1802 par Napoléon dans l’objectif de reprendre le contrôle de la colonie la plus riche du monde. La résistance africaine a accompli sa mission historique et le 1er janvier 1804, la République Noire d’Haïti arrachait son indépendance tout en faisant l’objet d’un racket financier de l’ancien colon dont les conséquences sont pour Haïti l’équivalent de plusieurs Irma. En 1848, la France de la Seconde République abolit l’esclavage tout en indemnisant en argent et en terres les anciens esclavagistes dont les descendants, les békés, font encore la loi, et en accélérant le projet colonial pour créer une nouvelle forme d’esclavage à domicile cette fois-ci sur le sol africain. Depuis, les autorités sur ces territoires ont régulièrement rejeté et réprimé par tous les moyens possibles – y compris les plus folkloriques – toutes les valeurs, traditions et formes d’organisation qui relèvent de l’héritage africain, par crainte de voir advenir une véritable libération des peuples. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle que la décolonisation des territoires précités a toujours été inscrite à l’agenda historique du panafricanisme, et ce depuis les premières luttes menées par les populations déportées d’Afrique, engagement réitéré lors de tous les congrès panafricains. Le soutien de la LP – UMOJA est total envers les mouvements politiques, sociaux et culturels caribéens, kanaky et réunionnais qui luttent pour une meilleure formation et promotion professionnelle pour la jeunesse, la liberté d’expression, le respect de leurs droits syndicaux et la défense et la sauvegarde de leur culture. La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient les mouvements indépendantistes et travaillistes qui sont au premier rang des luttes. La répression à l’égard de ces mouvements, notamment du LKP et des organisations syndicales et paysannes caribéennes, doit être comprise comme un chapitre de la répression à l’encontre des forces panafricanistes. La Ligue Panafricaine – UMOJA considère, dans la pure tradition de résistance du panafricanisme, que les peuples ne renoncent jamais à la liberté sans qu’on leur impose la contrainte ou l’illusion. Plus le temps passe, plus l’illusion disparaît sous la contrainte. Ainsi, la LP – UMOJA rejette fermement les discours de groupes ou d’individus qui, au nom de l’illusion d’une mise à  niveau économique et sociale des territoires caribéens avec le reste de la France, encouragent la mise en place par l’Etat Français de mesures discriminatoires et policières envers les Haïtiens et autres populations demandant asile et protection dans la Caraïbe. Terre de naissance de l’ouragan panafricaniste, Haïti a apporté une contribution décisive à la libération des colonies espagnoles sud-américaines par Simon Bolivar. En cela, les projets d’indépendance inscrits dans le bolivarisme et le panafricanisme suscitent un mépris égal de la part des autorités politiques et médiatiques françaises qui voient dans cette alliance afro-bolivarienne celle des damnés de la terre. La Ligue Panafricaine – UMOJA entend concevoir avec les peuples en lutte d’Afrique, d’Amérique du Sud, de la Caraïbe, de l’Océan Indien et Pacifique, de nouveaux rapports politiques, juridiques, économiques, écologiques et sociaux, répondant en priorité aux besoins des populations pour une société radicalement décolonisée, profondément améliorée. Nous invitons toutes les forces se reconnaissant dans cet appel à travailler à l’unité. L’histoire, au-delà de toute tragédie, unit nos luttes.  

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