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Café UMOJA : « Les défis du Congo, leçons pour l’Afrique ».

  La Sous-Section IDF (Ile de France) de la Ligue Panafricaine – Umoja a le plaisir de vous convier au Café Umoja sur le thème : « Les défis du Congo : Leçons pour l’Afrique ». Cette rencontre est animée par le Dr Amzat BOUKARI-YABARA, historien du panafricanisme, membre du Bureau Politique Provisoire de la LP-U chargé de la Prospective et du Programme politique.     Dimanche 31 août 2014 de 15h00 à 19h00 Librairie Tamery 19 rue de Chalet 75010 PARIS   PAF : 5€00 dont 1 conso offerte.  

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Alimentation en Afrique et politiques des dons : à quoi ça rime?

La question de la souveraineté alimentaire sera, tant que les dirigeants africains ne se décideront pas à s’en préoccuper en Hommes responsables, un sujet sur lequel nous ne cesserons de revenir, quitte à en perdre définitivement notre salive et à voir nos doigts atrophiés au point de ne plus pouvoir taper sur un clavier. Et même si ces deux options survenaient un jour, nous n’hésiterons pas à utiliser nos orteils pour taper sur nos claviers d’ordinateur afin de rappeler ce qui est plus qu’une urgence : nous avons un peuple à nourrir et, à ce jour, les voies et moyens choisis par nos dirigeants sont plus, en général, plus que criminels. LE MATCH AFRIQUE-TERRES ARABLES-RESTE DU MONDE : PERDU SI ON CONTINUE AINSI Dans une excellente vidéo postée depuis quelques années sur le Web, l’universitaire africain Bwemba Bong se posait ouvertement la question de savoir ce que cherchent réellement les Chinois en Afrique. Si nous n’avons pas la possibilité de lire exactement dans leurs pensées, il nous est aise de voir, de constater que les Chinois en Afrique ne viennent pas faire du taoïsme ou de l’hindouisme, mais bien du business. Ils sont venus chercher de l’argent et tous les jours, il n’y a pas un pan de l’économie africaine dans laquelle ils ne sont pas de plus en plus présents. Et l’agriculture est une de leurs cibles préférées. Il y a des chiffres qui sont tellement parlants qu’ils devraient nous pousser à aller aux champs le plus rapidement possible et appliquer ce que nos ancêtres ont toujours su faire, en y apportant évidemment ce que nous avons acquis comme connaissances au fil du temps. La Chine c’est 20% de la population mondiale avec seulement 9% seulement des terres arables au monde. Ce pays immense (le 3e au monde par sa superficie) connait une insécurité alimentaire telle qu’il est obligé d’aller chercher des terres arables ailleurs, partout où la législation le permet. Et notre continent fait partie de ces zones où la Chine fait preuve d’une voracité extraordinaire, comme d’autres pays, comme d’autres multinationales et d’autres compagnies nationales, toutes et tous, non-Africains, évidemment. Depuis 2000, l’empire du Milieu a déjà acheté sur notre continent, 17 millions d’Ha de terres arables, via des sociétés semi-publiques ou privées. Sans parler des terres louées. DES HOUES ET DES MACHETTES OFFERTES : DE QUI SE MOQUE-T-ON ? Au moment où certains membres de la Société civile africaine tirent la sonnette d’alarme, au moment ou les Panafricanistes ne cessent de rappeler que vendre la terre africaine, celle que nos ancêtres nous ont prêté et que nous prêterons à notre tour à nos descendants, est une abomination. C’est un crime et un rejet complet de nos valeurs ancestrales car, rappelons-le encore une fois: en Afrique, la terre ne se vend pas. Incapables de mettre en place une politique afin que le continent recouvre sa souveraineté alimentaire, comme du temps des empires et des royaumes, certains gouvernants (ou qui se prétendent tels) ont recours à une méthode assez curieuse que nous ne pouvons hésiter à qualifier d’injurieuse tant elle s’est montré d’un mépris total pour nos populations. En effet, présidents de Républiques, Premiers ministres, ministres (de l’Agriculture comme d’autres), députés, sénateurs, familles biologiques et apparentées de ces gens font chaque jour que Dame Nature fait, des dons à nos populations. Sur nos chaines de télévision, nous voyons donc ces gens qui se font appeler « excellences », « vénérables « et autres « honorables », « offrir » des houes, des machettes, des pelles, des sacs de riz, des sacs d’engrais etc. afin que les paysans, les villages pratiquent l’agriculture. Avec de telles méthodes, ces « donateurs » visent vraiment quoi sur ce continent, si ce n’est infantiliser de plus belles nos populations et les rendre plus que jamais dépendants d’un système extrêmement pervers où le citoyen finit par intégrer que pour essayer de vivre décemment, il lui faut attendre le bon vouloir de ces Hommes politiques sans qui l’enfer qu’ils vivent (déjà) aujourd’hui, serait encore pire ? Les conséquences sont bien pires que ce que l’on peut percevoir à première vue. En effet, les pauvres commerçants qui ont acheté a la sueur de leurs fronts, ces mêmes produits, en ville et qui ouvrent boutiques et magasins à la campagne voient ainsi leurs stocks perdurer et aucun argent frais entrer dans leurs caisses. De quoi vont-ils vivre alors, si leur riz, leur sel, leurs machettes ne sont plus achetées des mois durant ? Il y a la une énorme incohérence, mais vraiment totale, entre ce qui est prôné tous les jours par les « dirigeants » africains et la pratique sur le terrain. CHALLENGE Non seulement on se moque du peuple en le cantonnant dans la case des enfants attardés, mais en plus, on empêche de fait le commerçant (honnête) de gagner sa vie. Et, bien entendu, très rares sont les politiques qui se disent opposants qui ont le cran de dire à ces populations que ces « dons » qui leur sont faits, sont faits avec leur propre argent car ce sont les Trésors publics africains qui paient, qui banquent, qui financent ces aucun de ces gens, du plus haut place au plus bas, ne peut se permettre de sortir les deniers de sa cassette personnelle pour « faire le bien » à la population. Si vraiment ce bien était désire, il y a belle lurette que nous serions tous sur le continent, en train de vivre une sorte de paradis terrestre. Or, il n’en est strictement rien. Et pour cause… UNE VRAIE ET GRANDE REMISE EN QUESTION S’IMPOSE Notre continent a des ministères chargés de cette question cruciale : Agriculture, Développement rural, Agriculture, Pêche et Aquaculture etc. Peu importe le nom utilise, dans tous nos pays, les slogans ne manquent pas pour donner l’impression que ces ministères sont réellement considères comme prépondérants. Denis Sassou Nguesso disait dans les années 80, »..Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre . » Trente après, les Congolais, comme nombre de leurs compatriotes africains en sont encore la, à dépenser

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Souveraineté alimentaire: Quand le manioc sauve le Nigeria

ET PEUT-ÊTRE LES AUTRES DEMAIN… Un des aspects qui n’est pas souvent pris en compte par les Panafricains et autres Panafricanistes est celui de la souveraineté alimentaire. Le 18 décembre 2010, à Reims, à l’occasion de sa deuxième conférence organisée, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-UMOJA, devenue LP-UMOJA) avait abordé trois thématiques, dont celle de la souveraineté alimentaire. Il est consternant de voir combien les marchés, les boutiques et les magasins africains sont envahis de produits importés (manufacturés ou pas) d’Asie, d’Europe etc. Nous en sommes à un point où il est difficile d’imaginer qu’une famille citadine en Afrique puisse faire vingt-quatre heures sans consommer un produit importé, directement ou pas. LE BLÉ, CET ENVAHISSEUR Parmi ces produits, il y a le pain dont le composant essentiel est la farine de blé. S’il est techniquement avéré que le long du continent africain, l’on peut produire assez de blé pour nourrir le milliard d’habitants que nous sommes, et même en exporter si nous le souhaitons. Depuis des decennies, notre continent importe plus de blé que de raisons, delaissant les terres arables soit pour des cultures d’exportation (café, cacao par exemple) au mieux héritage colonial oblige). Le pire, ce sont ces terres arables qui sont cédées (prêtées, louées, vendues) à des puissances non-africaines (pays asiatiques, multinationales et compagnies nationales d’Asie, d’Europe et d’Amerique)1. Les conséquences des décisions irresponsables de nos responsables politiques (presidents, Premiers ministres, ministres de l’Agriculture) sont parfois quantifiables pour nos finances publiques. Les chiffres parlent d’eux-memes : 44 % du blé consommé au Sud du Sahara sont issus de la production locale et le pays le plus peuplé du continent, le Nigeria a importé en 2007 pour 123 milliards de nairas (1,06 milliards de $ US) de blé, soit 99% pour la farine pour faire du pain. LE MANIOC, NOTRE SAUVEUR ? Les Africains, de l’Est à l’Ouest du continent, du Centre au Sud et même dans les Amériques, disposent d’une plante qui, si aujourd’hui, selon le PAM (Programme alimentaire mondiale), est l’aliment de base de plus de cinq cent millions de personnes à travers le monde: le manioc. Avec cette plante, on a les feuilles qui peuvent pilées et cuites avec mille et une recettes possibles. Avec le manioc, on a ses batons dont nous raffolons à chaque repas pour accompagner légumes, poissons et autres viandes. Avec cette plante, on a une farine qui fait notre joie pour accompagne viandes, poissons et legumes ! Avec cette plante, qui nous empêche de la substituer aux tonnes et autres quintaux de blé que nous importons en quantité industrielle ? SOUTENIR L’INITIATIVE LOCALE Ce ne sont pourtant pas les techniciens et ingénieurs agronomes qui manquent sur le continent. Nous avons formé depuis des décennies des docteurs en agronomie à foison. Comment les utilisons-nous réellement ? A quoi servent-ils ? Ils sont nombreux à remplir les bureaux de nos administrations publiques, où leur savoir ne sert pas à grand-chose, si ce n’est (rarement) à conseiller des ministres et des présidents qui, bien souvent, n’ont que faire de leurs conseils. Pourtant, il est du devoir des pouvoirs publics de réfléchir, de proposer voire d’imposer des solutions quand la situation l’impose. C’est ce qui vient de se passer au Nigeria où une décision historique a été prise et a eu des effets très positifs sur l’économie locale ainsi que l’alimentation des Nigérians. En effet, dans ce pays (170 millions d’habitants) qui est le premier producteur au monde de manioc, désormais, au regard de la loi, le pain doit être composé d’au moins 20% de farine à base de manioc. L’impact économique se fait immediatement sentir avec 60%de réduction du prix de ce pain. UN MINISTRE VOLONTARISTE ET DES CONSÉQUENCES HEUREUSES On peut penser qu’à priori, le ministre nigérian de l’Agriculture et du Developpement rural est un homme qui sait ce qu’il fait sur ce plan. En effet, il faut rappeler que M. Akinwunmi Adesina a plus de 20 ans d’experience dans le domaine agricole. Cet homme volontariste vise prochainement les 40% de farine à base de manioc pour tous les produits patissiers. C’est une vraie audace qui mériterait d’être saluée sur un continent où la société postcoloniale a fait admettre l’inadmissible aux Africains : importer sans commune mesure des produits faisant des milliers de kilomètres et dont la tracabilite est bien souvent douteuse. Monsieur le ministre declare que la facture céréalière (2012) pour le Nigeria, est de 5 milliards de $ US. En Afrique, les dollars sortent tellement des batiments officiels que nous ne nous rendons meme plus compte, depuis belle lurette de la valeur des choses. 5 milliards de $… A-t-on idée de ce que l’on pourrait realiser comme investissements durables pour nos populations : écoles ? Hopitaux ? Routes ?Autre conséquence très heureuse de cette initiative, la création de nouveaux emplois. Nous savons que le manioc nous donne l’amidon. Or, le Nigeria importe 95% de ses besoins en amidon. Or, ce vaste chantier lance par le ministre Adesina vise à produire localement sous deux à trois ans toute la quantité d’amidon dont le pays a besoin. ET LES AUTRES ? Quand on a regardé et vu ce qui se fait au Nigeria, après avoir applaudi des deux mains et des deux pieds ce que le Nigeria a initié (et qui, répétons-le, doit être vraiment salue tant cela ressemble à une revolution !), quid des autres ministères africains equivalents ? Le temps où nous devrions nous gargariser d’un succès, d’une réussite ou d’une initiative heureuse, qui va dans le sens, non seulement du bien-être de notre peuple et de la reconquête de notre liberté et ensuite de recommencer à nous lamenter parce que ladite initiative se trouve être. Au contraire, les Panafricanistes, partout où ils se trouvent doivent non seulement mettre en avant l’initiative nigériane mais aussi en parler le plus autour d’eux afin que non seulement cela se sache, mais aussi que cela suscite le débat. La question du manioc ne peut laisser aucun digne de ce nom indifferent.

Histoire, Société

Le swahili: Une langue panafricaine

  Le continent Africain est une terre riche en cultures diverses et variées. Cela lui accorde une valeur importante et unique sur toute la planète. La linguistique historique développée par l’école africaine a mis en évidence la parenté d’ordre génétique c’est à dire intrinsèque de toutes les langues africaines, grâce à un ancêtre commun pré-dialectal appelé le negro-égyptien. Mais la non-compréhension linguistique entre cette multitude de peuples semble s’avérer être un frein à la coopération continentale sous diverses formes : économique, politique, sociale, scientifique, etc.… Le choix d’une langue administrative continentale est donc d’actualité, surtout dans la période agitée que le monde traverse et qui, plus que jamais, demande de former un bloc puissant et cohérent. Ce sont ces blocs qui s’affrontent.

Histoire

1896 : La bataille d’Adoua ou la victoire de l’Ethiopie sur l’Italie

Connu aussi sous le nom d’Abyssinie, l’Ethiopie, ancien grand empire situé au coeur de la corne de l’Afrique de l’est, a été très secouée dans la seconde moitiédu 19ème siècle. Son empereur Ménélik II a dirigé une farouche résistance à l’impérialisme européen. L’Ethiopie apparaissait comme un emblème vivant pour les fondateurs de l’ensemble panafricain. Ethiopie, lieu d’attirance des fondateurs du mouvement panafricain Pour plusieurs originaires des Caraïbes, c’était le lieu de travail. Le Docteur Joseph Vitalien, Guadeloupéen, né au Moule le 4 avril 1868, fut le médecin de confiance de l’Empereur Ménélik après que ce dernier soit convaincu de ses capacités de guérisons. L’Haïtien Benito Sylvain et le Cubain Guillermo Enrique Ellesio y étaient aussi. Benito fut le délégué de l’Ethiopie et d’Haïti à la Conférence Panafricaine de 1900. Il attribua à Ménélik le titre honorifique de “Grand Protecteur de l’Association Panafricaine”. L’Unification et l’Indépendance de l’empire abyssinien Cette évolution doit son nom à Kasa Haylu, devenu empereurTewodros II qui a soumis sous son autorité les Ras (Princes gouverneurs) des différentes provinces d’Ethiopie: Tigrai, Begemdir, Gojam, Simien, Wollo et Shoa. Il a ainsi inauguré sous son règne (1855-1868) l’Ethiopie moderne. Les provinces d’Amhara et du Tigrai servirent de point de départ à l’expansion du gouvernement impérial dans la seconde moitié du 19ème siècle. De 1872 à 1889, Kasa Mercha (Yohannes IV), successeur de Kasa Haylu, continua le combat en repoussant les percées égyptiennes et les Mahdistes du Soudan. Les côtes africaines de la Mer rouge et du Golfe d’Aden étaient sous le contrôle des égyptiens avant l’occupation anglaise en 1882. Dès 1883, suite au soulèvement du mahdi Muhaimad Ahmad au Soudan,les troupes britanniques et égyptiennes abandonnèrent leur position. Le 3 juillet 1884, la réappropriation des terres de la frontière soudanaise occupées par l’Egypte, l’Ethiopie et le libre accès du port de Massawa (sous protection britannique) furent décidés entre Yohannes et le Contre-amiral anglais William Hewett. La naissance de l’Erythrée Produit pur et simple des décisions prises lors de la Conférence de Berlin, la naissance de l’Erythrée a eu lieu suite à la cession de Massawa aux italiens car les britanniques visaient beaucoup plus dans leur rivalité avec les français. A l’arrivée des italiens, ils ignorèrent le traité du 3 juillet 1884 et interdirent la pénétration à l’intérieur du pays en élevant des fortifications. Le Ras Alula arrêta en 1887 une avancée italienne qui obligea les italiens à rester sur la côte éthiopienne. Deux (2) ans plus tard, en 1889, lors d’une bataille contre les mahdistes du Soudan, l’empereur Yohannes trouva la mort. Les italiens profitèrent de la décomposition de l’armée après leur victoire face aux mahdistes, pour progresser à l’intérieur du pays. Ils implantèrent alors la colonie de l’Erythrée dans le nord et proclamèrent Asmara comme étant la capitale. Dans la même époque, Ménélik gouvernait la province du Shoa (1865-1889). Plus rusé et constant, il traita avec l’Italie par l’intermédiaire du Comte Pietro Antonelli, représentant de ce pays à sa cour. Il réussit alors à se doter d’armes, de médecins; ce qui lui donna la possibilité de soumettre sous son autorité plusieurs territoires: Arusi, Harar, Kulo et Konta au sud et au sud-est, en plus de Gurage et Wallaga au sud-ouest. Le traité de Wuchale fut signé le 12 mai 1889 entre Ménélik et les italiens. Il s’agit  d’un accord de paix et d’amitié. Ménélik était alors reconnu empereur et l’Italie pouvait alors poursuivre sa conquête de l’Erythrée. Mais attention! Le traité fut rédigé en deux langues: l’amharique et l’italien. Le désastre fut qu’un des articles n’avait pas le même sens dans les deux (2) versions. Selon la version amharique, il est mentionné que l’Ethiopie pouvait consulter les autorités italiennes pour les affaires étrangères. Cependant, en version italienne, sur ce point, la décision émane obligatoirement de l’Italie. Malgré que Ménélik ait chargé son cousin, le Ras Makonnen, Walda-Mickael, gouverneur du Harar de discuter dudit traité, rien de concret n’avait été décidé. Pire encore, en Octobre, l’Italie déclara ouvertement que l’Ethiopie devenait un protectorat italien; ce que tous les pays européens respectèrent. La bataille d’Adoua En 1890, dès le mois de janvier, les italiens investirent Adowa, une ville de la province du Tigrai administrée par le Ras Mangasha, fils de l’Empereur Yohannes. Leur condition de retrait fut l’acceptation de la version italienne du traité de Wuchale. En septembre 1890, Ménélik fait savoir clairement au roi d’Italie Umberto 1er son refus de statut de protectorat qu’on voulait lui imposer. Ménélik équipa alors son armée en armes à feu et annexa plusieurs territoires. Le 12 février 1893, après avoir informé les puissances européennes, il déclara : « L’Ethiopie n’a besoin de personne ; elle tend les mains vers Dieu » Les affrontements entre l’Éthiopie et l’Italie qui suivent la dénonciation du traité, débutent à la fin de l’année 1894 avec la révolte de Batha Hagos, chef érythréen contre la domination italienne. En janvier 1895, les italiens engagèrent alors les hostilités en envahissant la province du Tigrai, tenue par le Ras Mangasha. Ménélik ordonna une mobilisation générale le 17 décembre 1895 contre les forces coloniales. En un rien de temps, de nombreux soldats furent rassemblés et marchèrentavec Ménélik vers le nord où ils remportèrent plusieurs victoires. Les italiens furent alors repoussés jusqu’à Adowa. Ménélik avait le soutien des Erythréens qui gonflèrent le nombre de soldats contre une armée italienne réduite tant bien même soutenue par les askari (quelques soldats érythréens). La bataille d’Adoua est livrée près du village d’Adoua, au coeur de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie. Ménélik et les Ethiopiens furent récompensés par une écrasante victoire sur l’armée italienne où plus de 40% des hommes furent tués ou blessés. Le 26 octobre 1896, le traité de paix d’Addis-Abeba fut signé. Il annulait le traité de Wuchale et reconnaissait l’indépendance nationale de l’Ethiopie. Une convention prévoyait en outre le rapatriement des prisonniers italiens et par un accord demeurant secret, Ménélik permit aux italiens de rester en Erythrée. Après la libération de l’Erythrée en 1941 et sa fédération avec l’Ethiopie en 1952, les frontières naturelles furent retrouvées. Après Hannibal, Ménélik devint alors le premier Africain à vaincre des troupes européennes. C’est l’une des raisons de l’attirance vers l’Ethiopie de nombreux Noirs des Amériques Ménélik II, conscient de la portée de la victoire d’Adoua, sait que la seule force militaire ne peut protéger son Empire. Ainsi, sans l’élaboration d’un véritable plan global, l’Éthiopie entre dans une phase de modernisation, un bouleversement s’expliquant entre autres par l’intérêt du souverain pour les nouvelles technologies. Son règne fut celui du progrès et des transformations en Ethiopie. Dès les premiers signes

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Télésud : « La réoccupation militaire de l’Afrique » Invité : Amzat BOUKARI-YABARA, membre de la Ligue Panafricaine – UMOJA

       Dans son émission « L’Invité de l’Histoire » du 16 juin 2014, Telesud a invité M. Amzat BOUKARI-YABARA, historien, auteur du livre « Nigeria », ed. De Boeck, membre du Bureau Exécutif Fédéral de la Ligue Panafricaine-UMOJA (LP-U), sur le thème : « La réoccupation militaire de l’Afrique »  « L’Invité de l’histoire » du 16 juin 2014,  sous le titre : « La réoccupation militaire de l’Afrique », par telesud

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Communiqué de la Ligue Panafricaine – UMOJA suite aux violences au Soudan du Sud

Communiqué de la Ligue Panafricaine – UMOJA suite aux violences au Soudan du Sud  Depuis le 9 juillet 2011, la République du Soudan du Sud (619.745 kilomètres carrés, 11.090.104 habitants), fait partie des pays membres de l’Union Africaine (UA). Ce très jeune État, issu de la longue guerre qui a eu lieu et qui continue, notamment au Darfour, en République du Soudan connait des débuts assez chaotiques. L’actualité toute récente nous informe que la guerre a repris de plus belle dans cette partie de notre continent où l’on avait rêvé de paix, d’accalmie et de progrès, après la séparation d’avec le Nord et le Centre du Soudan, pour les raisons historiques que nous connaissons. Les chiffres indiquent que : –       90.000 personnes ont été obligées de se déplacer ces dix derniers jours, ce qui nous donne une moyenne de 9.000 personnes par jour ; –       58.000 de ces 90.000 personnes se sont réfugiées dans des bases gérées par l’ONU (Organisation des Nations unies). Signalons au passage que l’ONU est encore et toujours là, mais que les choses vont souvent de mal en pis ; –       Ce mercredi 25 décembre 2013, un charnier de 1.000 cadavres a été découvert hier. Comme un peu trop souvent, nos autorités ne sont pas sources d’information. En effet, l’Union africaine (UA) ne communique pas à ce sujet et le gouvernement du Président Salva Kiir est plutôt occupé à guerroyer. Les seuls chiffres, les seules informations diffusées à travers le monde émanent de l’ONU et, nous Africains, savons très bien à quel point dès que cette structure se retrouve dans une seule région de notre continent, on peut craindre le pire d’une part, et que les informations qu’elle fournit sont souvent partielles et partiales d’autre part. Que fait l’U.A pendant ce temps ? Rien hélas ! L’Union Africaine confirme son rang de coquille vide car, on ne saurait comprendre qu’un conflit – un de plus – qui émaille notre continent à ce point, puisse passer sous silence ? Le site Internet de l’U.A en dit long, au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. Il est mentionné que le président de la Commission de l’UA est Jean Ping. Oui. C’est ce que dit ce site officiel. Or, nous savons que depuis le 16 juillet 2012, ce dernier n’en est plus le président, remplacé à ce moment-là par Mme Nkosazana Dlamini Zuma. Chacun sait que le président en exercice actuel de l’U.A, c’est M. Haïlé Mariam Dessalegn alors que le site officiel de l’UA nous dit que c’est M. Bingu Wa Muthariku. Comment expliquer et comprenddre cela alors que ce dernier est décédé depuis le 06 avril 2012 dernier ? Dans tous les cas, que deux hommes (l’ancien vice-président Riek Machar et le président Salva Kiir) qui furent compagnons de route, sur le plan politique, se retrouvent en conflit, c’est une loi même de la nature qui s’exprime ainsi. Que ces deux hommes aient à un moment donné chacun sa vision des choses quant à la gestion de la cité, rien de plus normal que ça. Qu’un président de la République, dans le respect de la Constitution en vigueur, limoge son vice-Président, il n’y a là rien de nouveau sous le soleil. Cependant, que tous ces faits, tous ces événements se trouvent être des prétextes pour mettre un pays à feu et à sang est totalement inadmissible et nous, Ligue Panafricaine – UMOJA, appelons les deux protagonistes de cette macabre querelle à appeler leurs troupes à mettre fin à cette guerre inutile et à revenir à la raison, et au Respect des textes de lois qu’ils ont eux-mêmes produits ! Le drame du Soudan du Sud est encore une fois une occasion pour rappeler à tous les Africains que nous avons intérêt à réfléchir afin que soit mise sur pieds une armée continentale, seule garante de défendre notre continent. Nous ne pouvons plus nous payer le luxe, dans ce monde de plus en plus dur et de plus en plus en violent, de garder ces micro-armées qui ont prouvé depuis belle lurette qu’elles sont dans l’incapacité totale d’assurer la sécurité des Africains.   Fait à Paris, le 31 décembre 2013-12-31 La Ligue Panafricaine – UMOJA

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LP-UMOJA : Vidéos d’Hommage à Aimé Césaire à Marseille – Juin 2013 (Partie 3)

HOMMAGE A AIME CESAIRE Un illustre Panafricaniste le 29 juin 2013 à Marseille par la Ligue Panafricaine UMOJA   Vidéo 5 : Césaire et le Panfricanisme, par Henda Diogène SENNY Secrétaire Général de la LP-UMOJA  [youtube UStPc7KW6F4]   Vidéo 6 : Le Panafricanisme : de la Résistance intellectuelle à l’Action Politique, par Ismaël SOW, Coordonnateur de la Section France de la LP-UMOJA  [youtube lVJO4p0MBQM]

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LP-UMOJA : Vidéos d’Hommage à Aimé Césaire à Marseille – Juin 2013 (Partie 2)

HOMMAGE A AIME CESAIRE Un illustre Panafricaniste le 29 juin 2013 à Marseille par la Ligue Panafricaine UMOJA   Vidéo 3 : Lectures des textes d’A. Césaire, Contes Afro-Antillais, par l’artiste Benewende OUEDRAOGO Membre de la LP-UMOJA – Section France  [youtube vrBRxjciwv4]   Vidéo 4 : Tour de chant & voix, de Joëlle ESSO. Illustratrice, Conteuse et Musicienne  [youtube YyhWtyLX3B4]  

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LP-UMOJA : Vidéos d’Hommage à Aimé Césaire à Marseille – Juin 2013 (Partie 1)

HOMMAGE A AIME CESAIRE Un illustre Panafricaniste le 29 juin 2013 à Marseille par la Ligue Panafricaine UMOJA   Vidéo 1 : Relations Afrique-Diaspora, enjeux et perspectives par Popo KLAH, Secrétaire Général de la Section France de la LP-UMOJA [youtube GZcmexMhR04]   Vidéo 2 : Aimé Césaire et l’Afrique par Marlette KYSSAMA-NSONA, Chargée de la Prospective à la LP-UMOJA [youtube kVdC3SfAUzI]

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