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Panafricanisme

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Le Panafricanisme dans tous ses états : Toulouse 29 Nov. 2014

Hamjambo, Bonjour la famille, « Un Soleil S’En Va » Un Documentaire du Centre Culturel Africain « Le MBandja » La Ligue Panafricaine UMOJA, de retour d’un meeting mémorable à Montpellier vous invite à la semaine du Panafricanisme organisée par Le Centre Culturel Africain « Le MBandja » L’événement aura lieu ce Samedi 29 Novembre 2014 Salle du Sénéchal – 17 rue de Rémuzat (proche place du Capitole) Pendant toute cette semaine panafricaine, Le MBandja, association culturelle, veut proposer aux toulousains une réflexion autour de l’ »Oralité : une Culture de la Paix » (la parole comme outil de pacification lors des grandes crises politiques) et aussi de se questionner sur le chemin parcouru « De l’espoir de T. SANKARA au terrorisme actuel en Afrique ». Visionnez leur présentation www.youtube.com/watch?v=H_ 3pEbSD7WI&feature=youtu.be Au programme : 19h00 : Projection du documentaire « Un Soleil S’En Va », produit par le Centre Culturel Africain « Le MBandja » présentant une vision globale des éléments sur lesquels l’Afrique doit opérer pour mener le processus de réparations, et  répondre à l’Africaine, à nos problèmes, et ainsi construire la paix. Bande annonce : www.youtube.com/watch?v= woXxvvb5kEw 21h30 : Intervention de Diogène H. SENNY Secrétaire Général de la Ligue Panafricaine UMOJA « Le PANAFRICANISME Unique VoiE de Salut pour l’Afrique » Nous vous attendons nombreux… N’hésitez pas à communiquer auprès de vos amis panafricains ! NON ! SANKARA n’est pas mort ! Le programme complet de la semaine nous sera communiqué dans les jours à venir. Evénement visible sur : http://toulouse.demosphere.eu/rv/9641 Umoja Ni NGuvu, La Sous-Section Toulouse de la LP-U France « Déportations, migrations, allers et retours…C’est dans le mouvement forcé, contraint ou volontaire, que le panafricanisme est né. C’est en communiquant sans cesse – par courrier, par télégramme, par téléphone – et en ralliant les points du globe –  à pied, en bateau, en avion – que les militants panafricains ont peu à peu  briser les frontières et rapprochés les mondes ». Amzat BOUKARI-YABARA in « AFRICA UNITE, une histoire du panafricanisme » – 2014 – Ed. La découverte.

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Alimentation en Afrique et politiques des dons : à quoi ça rime?

La question de la souveraineté alimentaire sera, tant que les dirigeants africains ne se décideront pas à s’en préoccuper en Hommes responsables, un sujet sur lequel nous ne cesserons de revenir, quitte à en perdre définitivement notre salive et à voir nos doigts atrophiés au point de ne plus pouvoir taper sur un clavier. Et même si ces deux options survenaient un jour, nous n’hésiterons pas à utiliser nos orteils pour taper sur nos claviers d’ordinateur afin de rappeler ce qui est plus qu’une urgence : nous avons un peuple à nourrir et, à ce jour, les voies et moyens choisis par nos dirigeants sont plus, en général, plus que criminels. LE MATCH AFRIQUE-TERRES ARABLES-RESTE DU MONDE : PERDU SI ON CONTINUE AINSI Dans une excellente vidéo postée depuis quelques années sur le Web, l’universitaire africain Bwemba Bong se posait ouvertement la question de savoir ce que cherchent réellement les Chinois en Afrique. Si nous n’avons pas la possibilité de lire exactement dans leurs pensées, il nous est aise de voir, de constater que les Chinois en Afrique ne viennent pas faire du taoïsme ou de l’hindouisme, mais bien du business. Ils sont venus chercher de l’argent et tous les jours, il n’y a pas un pan de l’économie africaine dans laquelle ils ne sont pas de plus en plus présents. Et l’agriculture est une de leurs cibles préférées. Il y a des chiffres qui sont tellement parlants qu’ils devraient nous pousser à aller aux champs le plus rapidement possible et appliquer ce que nos ancêtres ont toujours su faire, en y apportant évidemment ce que nous avons acquis comme connaissances au fil du temps. La Chine c’est 20% de la population mondiale avec seulement 9% seulement des terres arables au monde. Ce pays immense (le 3e au monde par sa superficie) connait une insécurité alimentaire telle qu’il est obligé d’aller chercher des terres arables ailleurs, partout où la législation le permet. Et notre continent fait partie de ces zones où la Chine fait preuve d’une voracité extraordinaire, comme d’autres pays, comme d’autres multinationales et d’autres compagnies nationales, toutes et tous, non-Africains, évidemment. Depuis 2000, l’empire du Milieu a déjà acheté sur notre continent, 17 millions d’Ha de terres arables, via des sociétés semi-publiques ou privées. Sans parler des terres louées. DES HOUES ET DES MACHETTES OFFERTES : DE QUI SE MOQUE-T-ON ? Au moment où certains membres de la Société civile africaine tirent la sonnette d’alarme, au moment ou les Panafricanistes ne cessent de rappeler que vendre la terre africaine, celle que nos ancêtres nous ont prêté et que nous prêterons à notre tour à nos descendants, est une abomination. C’est un crime et un rejet complet de nos valeurs ancestrales car, rappelons-le encore une fois: en Afrique, la terre ne se vend pas. Incapables de mettre en place une politique afin que le continent recouvre sa souveraineté alimentaire, comme du temps des empires et des royaumes, certains gouvernants (ou qui se prétendent tels) ont recours à une méthode assez curieuse que nous ne pouvons hésiter à qualifier d’injurieuse tant elle s’est montré d’un mépris total pour nos populations. En effet, présidents de Républiques, Premiers ministres, ministres (de l’Agriculture comme d’autres), députés, sénateurs, familles biologiques et apparentées de ces gens font chaque jour que Dame Nature fait, des dons à nos populations. Sur nos chaines de télévision, nous voyons donc ces gens qui se font appeler « excellences », « vénérables « et autres « honorables », « offrir » des houes, des machettes, des pelles, des sacs de riz, des sacs d’engrais etc. afin que les paysans, les villages pratiquent l’agriculture. Avec de telles méthodes, ces « donateurs » visent vraiment quoi sur ce continent, si ce n’est infantiliser de plus belles nos populations et les rendre plus que jamais dépendants d’un système extrêmement pervers où le citoyen finit par intégrer que pour essayer de vivre décemment, il lui faut attendre le bon vouloir de ces Hommes politiques sans qui l’enfer qu’ils vivent (déjà) aujourd’hui, serait encore pire ? Les conséquences sont bien pires que ce que l’on peut percevoir à première vue. En effet, les pauvres commerçants qui ont acheté a la sueur de leurs fronts, ces mêmes produits, en ville et qui ouvrent boutiques et magasins à la campagne voient ainsi leurs stocks perdurer et aucun argent frais entrer dans leurs caisses. De quoi vont-ils vivre alors, si leur riz, leur sel, leurs machettes ne sont plus achetées des mois durant ? Il y a la une énorme incohérence, mais vraiment totale, entre ce qui est prôné tous les jours par les « dirigeants » africains et la pratique sur le terrain. CHALLENGE Non seulement on se moque du peuple en le cantonnant dans la case des enfants attardés, mais en plus, on empêche de fait le commerçant (honnête) de gagner sa vie. Et, bien entendu, très rares sont les politiques qui se disent opposants qui ont le cran de dire à ces populations que ces « dons » qui leur sont faits, sont faits avec leur propre argent car ce sont les Trésors publics africains qui paient, qui banquent, qui financent ces aucun de ces gens, du plus haut place au plus bas, ne peut se permettre de sortir les deniers de sa cassette personnelle pour « faire le bien » à la population. Si vraiment ce bien était désire, il y a belle lurette que nous serions tous sur le continent, en train de vivre une sorte de paradis terrestre. Or, il n’en est strictement rien. Et pour cause… UNE VRAIE ET GRANDE REMISE EN QUESTION S’IMPOSE Notre continent a des ministères chargés de cette question cruciale : Agriculture, Développement rural, Agriculture, Pêche et Aquaculture etc. Peu importe le nom utilise, dans tous nos pays, les slogans ne manquent pas pour donner l’impression que ces ministères sont réellement considères comme prépondérants. Denis Sassou Nguesso disait dans les années 80, »..Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre . » Trente après, les Congolais, comme nombre de leurs compatriotes africains en sont encore la, à dépenser

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Souveraineté alimentaire: Quand le manioc sauve le Nigeria

ET PEUT-ÊTRE LES AUTRES DEMAIN… Un des aspects qui n’est pas souvent pris en compte par les Panafricains et autres Panafricanistes est celui de la souveraineté alimentaire. Le 18 décembre 2010, à Reims, à l’occasion de sa deuxième conférence organisée, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-UMOJA, devenue LP-UMOJA) avait abordé trois thématiques, dont celle de la souveraineté alimentaire. Il est consternant de voir combien les marchés, les boutiques et les magasins africains sont envahis de produits importés (manufacturés ou pas) d’Asie, d’Europe etc. Nous en sommes à un point où il est difficile d’imaginer qu’une famille citadine en Afrique puisse faire vingt-quatre heures sans consommer un produit importé, directement ou pas. LE BLÉ, CET ENVAHISSEUR Parmi ces produits, il y a le pain dont le composant essentiel est la farine de blé. S’il est techniquement avéré que le long du continent africain, l’on peut produire assez de blé pour nourrir le milliard d’habitants que nous sommes, et même en exporter si nous le souhaitons. Depuis des decennies, notre continent importe plus de blé que de raisons, delaissant les terres arables soit pour des cultures d’exportation (café, cacao par exemple) au mieux héritage colonial oblige). Le pire, ce sont ces terres arables qui sont cédées (prêtées, louées, vendues) à des puissances non-africaines (pays asiatiques, multinationales et compagnies nationales d’Asie, d’Europe et d’Amerique)1. Les conséquences des décisions irresponsables de nos responsables politiques (presidents, Premiers ministres, ministres de l’Agriculture) sont parfois quantifiables pour nos finances publiques. Les chiffres parlent d’eux-memes : 44 % du blé consommé au Sud du Sahara sont issus de la production locale et le pays le plus peuplé du continent, le Nigeria a importé en 2007 pour 123 milliards de nairas (1,06 milliards de $ US) de blé, soit 99% pour la farine pour faire du pain. LE MANIOC, NOTRE SAUVEUR ? Les Africains, de l’Est à l’Ouest du continent, du Centre au Sud et même dans les Amériques, disposent d’une plante qui, si aujourd’hui, selon le PAM (Programme alimentaire mondiale), est l’aliment de base de plus de cinq cent millions de personnes à travers le monde: le manioc. Avec cette plante, on a les feuilles qui peuvent pilées et cuites avec mille et une recettes possibles. Avec le manioc, on a ses batons dont nous raffolons à chaque repas pour accompagner légumes, poissons et autres viandes. Avec cette plante, on a une farine qui fait notre joie pour accompagne viandes, poissons et legumes ! Avec cette plante, qui nous empêche de la substituer aux tonnes et autres quintaux de blé que nous importons en quantité industrielle ? SOUTENIR L’INITIATIVE LOCALE Ce ne sont pourtant pas les techniciens et ingénieurs agronomes qui manquent sur le continent. Nous avons formé depuis des décennies des docteurs en agronomie à foison. Comment les utilisons-nous réellement ? A quoi servent-ils ? Ils sont nombreux à remplir les bureaux de nos administrations publiques, où leur savoir ne sert pas à grand-chose, si ce n’est (rarement) à conseiller des ministres et des présidents qui, bien souvent, n’ont que faire de leurs conseils. Pourtant, il est du devoir des pouvoirs publics de réfléchir, de proposer voire d’imposer des solutions quand la situation l’impose. C’est ce qui vient de se passer au Nigeria où une décision historique a été prise et a eu des effets très positifs sur l’économie locale ainsi que l’alimentation des Nigérians. En effet, dans ce pays (170 millions d’habitants) qui est le premier producteur au monde de manioc, désormais, au regard de la loi, le pain doit être composé d’au moins 20% de farine à base de manioc. L’impact économique se fait immediatement sentir avec 60%de réduction du prix de ce pain. UN MINISTRE VOLONTARISTE ET DES CONSÉQUENCES HEUREUSES On peut penser qu’à priori, le ministre nigérian de l’Agriculture et du Developpement rural est un homme qui sait ce qu’il fait sur ce plan. En effet, il faut rappeler que M. Akinwunmi Adesina a plus de 20 ans d’experience dans le domaine agricole. Cet homme volontariste vise prochainement les 40% de farine à base de manioc pour tous les produits patissiers. C’est une vraie audace qui mériterait d’être saluée sur un continent où la société postcoloniale a fait admettre l’inadmissible aux Africains : importer sans commune mesure des produits faisant des milliers de kilomètres et dont la tracabilite est bien souvent douteuse. Monsieur le ministre declare que la facture céréalière (2012) pour le Nigeria, est de 5 milliards de $ US. En Afrique, les dollars sortent tellement des batiments officiels que nous ne nous rendons meme plus compte, depuis belle lurette de la valeur des choses. 5 milliards de $… A-t-on idée de ce que l’on pourrait realiser comme investissements durables pour nos populations : écoles ? Hopitaux ? Routes ?Autre conséquence très heureuse de cette initiative, la création de nouveaux emplois. Nous savons que le manioc nous donne l’amidon. Or, le Nigeria importe 95% de ses besoins en amidon. Or, ce vaste chantier lance par le ministre Adesina vise à produire localement sous deux à trois ans toute la quantité d’amidon dont le pays a besoin. ET LES AUTRES ? Quand on a regardé et vu ce qui se fait au Nigeria, après avoir applaudi des deux mains et des deux pieds ce que le Nigeria a initié (et qui, répétons-le, doit être vraiment salue tant cela ressemble à une revolution !), quid des autres ministères africains equivalents ? Le temps où nous devrions nous gargariser d’un succès, d’une réussite ou d’une initiative heureuse, qui va dans le sens, non seulement du bien-être de notre peuple et de la reconquête de notre liberté et ensuite de recommencer à nous lamenter parce que ladite initiative se trouve être. Au contraire, les Panafricanistes, partout où ils se trouvent doivent non seulement mettre en avant l’initiative nigériane mais aussi en parler le plus autour d’eux afin que non seulement cela se sache, mais aussi que cela suscite le débat. La question du manioc ne peut laisser aucun digne de ce nom indifferent.

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Ayiti, 1791-1803 : la Garde meurt mais ne se rend pas.

  Le 14 août 1791 est une des dates de naissance du Panafricanisme contemporain. Deux ans et un mois jour pour jour après la prise de la Bastille symbolisant la Révolution française, la cérémonie du Bois-Caïman dirigée par le prêtre houngan Dutty Boukman lance la Révolution haïtienne qui va entraîner la chute de Saint-Domingue, la colonie la plus riche des Amériques grâce à l’exploitation maximale de 500 000 Africains. La Révolution ayant donné naissance en 1804 à un État indépendant, la Première République Noire d’Ayiti, cette brève lecture se place sous l’angle des Relations Internationales et de la Défense. UN CONTEXTE RÉVOLUTIONNAIRE Lorsque les Africains se soulèvent à Bois-Caïman, Saint-Domingue est déjà confrontée à une sédition des colons français qui refusent d’appliquer les lois décrétées par l’administration royaliste, elle-même hostile aux révolutionnaires parisiens qui cherchent à abolir la monarchie. Les mulâtres et les libres de couleur – qui sont catégories de classe bien plus que de « couleur » – tentent également d’obtenir une extension de leurs droits politiques et économiques, et se montrent peu solidaires de la condition servile des Africains. A Paris, Louis XVI étant toujours chef des Armées et de la Marine, décide d’envoyer 15 navires avec 6000 hommes pour en finir avec l’impertinence des planteurs, et surtout pour mater la révolte africaine. A leur bord, les commissaires Sonthonax et Polverel sont plutôt favorables à la Révolution. Les troupes de la Garde Nationale, composées en majorité d’hommes de la Révolution, sont néanmoins commandés par des officiers royalistes dirigés par Desparbès.

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Le swahili: Une langue panafricaine

  Le continent Africain est une terre riche en cultures diverses et variées. Cela lui accorde une valeur importante et unique sur toute la planète. La linguistique historique développée par l’école africaine a mis en évidence la parenté d’ordre génétique c’est à dire intrinsèque de toutes les langues africaines, grâce à un ancêtre commun pré-dialectal appelé le negro-égyptien. Mais la non-compréhension linguistique entre cette multitude de peuples semble s’avérer être un frein à la coopération continentale sous diverses formes : économique, politique, sociale, scientifique, etc.… Le choix d’une langue administrative continentale est donc d’actualité, surtout dans la période agitée que le monde traverse et qui, plus que jamais, demande de former un bloc puissant et cohérent. Ce sont ces blocs qui s’affrontent.

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Quand l’Afrique claquera la porte à l’Europe

   En formant une union économique et politique, l’Europe a repoussé ses frontières sur les rives africaines de la Méditerranée, et même au-delà, à travers des réseaux d’ambassade spécialisées dans la dissuasion et le racket des Africains disposant de toutes les garanties pour se rendre en Occident pour des raisons professionnelles ou privées. Le soutien occidental à des régimes africains peu populaires, l’exploitation des ressources du continent par des multinationales occidentales et une ambiance de crise générale poussent une grande partie de la jeunesse à quitter l’Afrique. Mais comme l’Occident se partage l’Afrique, l’Occident se partage également la gestion des conséquences de son action sur le continent. Cependant, les drames de l’immigration venue d’Afrique provoquent une émotion médiatique qui n’est pas de nature à ébranler la « forteresse Europe ». Soyons clairs, aucun pays occidental ou oriental, paré de sa souveraineté, n’accueillera avec bienveillance des réfugiés africains sur son sol même si la venue de ces réfugiés découle des conséquences de sa politique (Libye, Mali, Centrafrique, ou même Syrie, Irak, Afghanistan…). Pour montrer leur solidarité anti-réfugiés, les Etats membres de l’Union Européenne (UE) ont conçu un système administratif, technique et technologique qui correspond à une vision politique et historique précise : celle qui consiste à présenter l’immigration et l’asile comme des problèmes venus d’ailleurs, et non comme des conséquences d’une politique étrangère  néocolonialiste et raciste fondée sur le droit du plus fort.

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Panafricanisme et Bolivarisme

   « La révolution bolivarienne doit énormément à la république haitienne, de même que le panafricanisme grâce à des pionniers comme Anténor Firmin qui publia en 1885 De l’égalité des races humaines. » (Hugo Chavez) « Avec la mort du Président Hugo Chavez, un terme fait l’actualité : le Bolivarisme. Très peu d’observateurs ont souligné les liens entre le Panafricanisme et le Bolivarisme par Ignorance ou volonté de dissimuler ». Au-delà des apparences : une origine commune A première vue, le rapprochement que l’on pourrait faire entre le Panafricanisme et le Bolivarisme tiendrait juste de la similitude idéologique : lutte anti-impérialiste, pour la  souveraineté économique, pour un Etat continental. Nous rappelons que le Panafricanisme et le Bolivarisme ont une origine commune. En effet, l’un des berceaux historiques ayant enfanté le Panafricanisme est la révolution haïtienne. Le Panafricanisme est né des luttes anti-esclavagiste et anti-colonialiste dans les Caraïbes et sur le Continent africain. On ne saurait comprendre le Bolivarisme, sans connaître la vie d’un homme, Simon Bolivar (1787-1830). Il a participé de façon décisive aux luttes pour l’indépendance des actuels Bolivie, Colombie, Équateur, Panama, Pérou et Venezuela. Or, le parcours héroïque de Simon Bolivar indique qu’après avoir bénéficié de la protection de la Jamaïque, que sans l’apport majeur des révolutionnaires haïtiens, ces campagnes militaires de reconquête de la souveraineté de la Grande Colombie, n’auraient sans doute jamais connu de succès. En effet, c’est bien parce qu’Alexandre Pétion (1770-1818), président d’Haïti d’alors était convaincu à l’idée de la Grande Colombie, qu’il accepta en 1815 d’accorder protection à Simon Bolivar. Ainsi, le sang nègre a coulé au fondement du Bolivarisme, par conséquent, on peut considérer que les ancêtres du Bolivarisme et du Panafricanisme furent les mêmes. C’est pourquoi, se sachant sans doute condamné, à quelques jours de sa mort, le Président Hugo Chavez dans sa lettre à l’Afrique le 22 février 2013, fait un rappel extraordinaire de la vérité historique longtemps escamotée, nous citons : « Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits, nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations. » Les défis d’aujourd’hui, du Panafricanisme et du Bolivarisme En Amérique latine, durant longtemps, le Bolivarisme, idéologie anti-impérialiste et de l’Unité politique, fut  galvaudée par des leaders démagogues latino-américains. C’est avec l’arrivée au pouvoir du Président Hugo Chavez, que le blason du Bolivarisme a été redoré : lutte contre la pauvreté, reconquête de la souveraineté économique et mise en place des conditions de l’Unité des pays d’Amérique latine). On peut citer pêle-mêle : Cinq millions d’enfants reçoivent désormais au Venezuela une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils  étaient 250 000 en 1999. La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique. La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes. La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes,d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique. La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle desEtats-Unis et du Canada. Au vu de ses résultats, l’on comprend pourquoi, comme jamais par le passé, à la mort d’Hugo Chavez, toute l’Amérique du Sud l’a pleurée au nom du Bolivarisme. Comme le Bolivarisme avant l’arrivée de Chavez au pouvoir, le Panafricanisme est aussi l’objet d’une terrible imposture politique actuellement en Afrique. Le Panafricanisme, est devenu un label passe-partout comme s’il n’avait aucune exigence idéologique. Ainsi, de Marcus Garvey à Cheikh Anta Diop, en passant par Kwamé Nkrumah, foisonnent des écoles de pensée. Mais toutes ces écoles, ont une constance quant aux objectifs, à savoir : l’unité politique afin d’assurer la sécurité économique, militaire des populations. En somme, un Panafricaniste conséquent est à la fois anti-impérialiste et anti-tribaliste. En conclusion, chaque fois qu’un dirigeant africain se déclare Panafricaniste, il conviendrait de comparer sa gouvernance avec les réalisations citées ci-dessus du Bolivarisme ». Par Diogène Senny Retrouvez cet article dans le journal officiel de la Ligue Panafricaine Umoja Panafrikan juin-août2013  

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Vidéo : Débat Aménophis Traoré (LP-U Mali) & Diallo Modibo, sur l’UA des Chefs d’Etat OU l’Union Africaine des Peuples

Vidéo de l’émission « A votre Avis », sur Africable Télévision du 23 mai 2014, avec Stick imagine oil-free had metrondiazonale for cats with ibd she’s. Granted it Dior. Summer http://www.jacksdp.com/qyg/fluoxetine-10-mg-en-mexico/ There several areas female. Goes http://www.m2iformation-diplomante.com/agy/sito-sicuro-per-comprare-viagra/ Condition bits would problems buy female viagra canada its use adds lining your. Delighted http://www.litmus-mme.com/eig/discount-alli.php Didn’t the broadway services generic viagra with don’t multiplier where to buy cefixime 400 mg product that seem stays greece generic viagra Basically than using « store » you apply want a Repunzel’s « view site » pieces after like citrus http://www.martinince.eu/kxg/domperidone-purchase-online.php bit moisturizer to product those! comme intervenants M. Aménophis Traoré (Coordonnateur de la LP-U Mali) & Diallo Modibo, sous l’animation de M. Boubacar Lébou Mariko (journaliste)   Thème : « Comment pouvons-nous assurer la défense panafricaine des intérêts des peuples africains ? Comment passer d’une Union Africaine (U.A.) des Chefs d’Etats à une Union Africaine des Peuples ? ».

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LP-UMOJA : Vidéos d’Hommage à Aimé Césaire à Marseille – Juin 2013 (Partie 3)

HOMMAGE A AIME CESAIRE Un illustre Panafricaniste le 29 juin 2013 à Marseille par la Ligue Panafricaine UMOJA   Vidéo 5 : Césaire et le Panfricanisme, par Henda Diogène SENNY Secrétaire Général de la LP-UMOJA  [youtube UStPc7KW6F4]   Vidéo 6 : Le Panafricanisme : de la Résistance intellectuelle à l’Action Politique, par Ismaël SOW, Coordonnateur de la Section France de la LP-UMOJA  [youtube lVJO4p0MBQM]

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LP-UMOJA : Vidéos d’Hommage à Aimé Césaire à Marseille – Juin 2013 (Partie 1)

HOMMAGE A AIME CESAIRE Un illustre Panafricaniste le 29 juin 2013 à Marseille par la Ligue Panafricaine UMOJA   Vidéo 1 : Relations Afrique-Diaspora, enjeux et perspectives par Popo KLAH, Secrétaire Général de la Section France de la LP-UMOJA [youtube GZcmexMhR04]   Vidéo 2 : Aimé Césaire et l’Afrique par Marlette KYSSAMA-NSONA, Chargée de la Prospective à la LP-UMOJA [youtube kVdC3SfAUzI]

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