La marche d’Isis aux seins nus, par Shemsou-Hor.

LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS. LA MARCHE D’ISIS AUX SEINS NUS Il n’y a rien de plus précieux dans l’œuvre de la Création que la vie, Ankh. L’importance de la vie est telle que, depuis notre plus profonde antiquité, les Dieux l’ont célébré et les hypostases l’ont chanté. Les prêtres l’ont enseigné

LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS.

LA MARCHE D’ISIS AUX SEINS NUS

Il n’y a rien de plus précieux dans l’œuvre de la Création que la vie, Ankh. L’importance de la vie est telle que, depuis notre plus profonde antiquité, les Dieux l’ont célébré et les hypostases l’ont chanté. Les prêtres l’ont enseigné et les Rois l’ont porté.

La vie nous est donnée par Dieu, à travers la femme, notre mère ; la Femme-Mère-Isis. Nos écritures nous enseignent que, la mère-Isis prend une importante place dans cette œuvre telle que, lorsqu’Osiris-Homme perd sa vie, c’est la Femme-Mère qui lui redonne vie.

La Femme-Mère est ainsi, non seulement celle par qui le Créateur transmet la vie, mais aussi, celle qui, par une sorte de magie, redonne vie à toute chose.

La vie est donc un bien précieux puisqu’elle est donnée à nous par Dieu. Quiconque ôte délibérément la vie à autrui, détruit ce que Dieu a permis. Dans la société humaine moderne, l’organisation de la chose publique, la Res Publica, est confiée au Gouvernement par le peuple sous le contrôle de sa représentation, le Parlement.

Le Congo ne déroge pas à cette règle. Le peuple congolais a donc confié à son gouvernement, la gestion de la chose publique. Ce privilège

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que le peuple accorde à un gouvernement, s’accompagne d’un certain nombre de Droits mais aussi des Devoirs.

Dans l’Afrique impériale, le peuple avait définit un certain nombre de Droits et Devoirs que devaient respecter tous ceux qui désiraient prendre la direction de la gestion de la chose publique. Dans l’empire Mandingue, cet ensemble des droits et Devoirs étaient consignés dans un document appelé «la Charte de Kurukan Fuga »[1] du nom de la ville qui abrita les assises où fit discuté ce texte.

En particulier, dans son article 5, cette charte pose un principe fondamental de sacralité et de protection de la vie, en ces termes : « Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort. »

Quelques siècles plus tard, il fut institué un texte connu sous le nom de « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » de 1789. Puis, les nations Unies complétaient ces textes par la « Déclaration universelle des Droits de l’homme. » de 1948. Ces deux derniers textes posent sans ambigüités, le principe de responsabilité des gouvernants en tant que garants de la vie et de la quiétude de leurs administrés.

En effet, le texte de 1789 dit clairement «considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présenté à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, et au bonheur de tous. En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.»

Nous rappelons que le Congo a déclaré dans sa Constitution de 2002 que tous ces textes font partie intégrante de sa constitution. Ainsi, par ces rappels, nous pointons du doigt la nécessité pour les gouvernants ayant reçu mandat du peuple souverain, de tenir le respect de leurs engagements.

En particulier, le peuple congolais, dans le préambule de sa Constitution de 2002 en vigueur dit en l’occurrence : « Nous, Peuple Congolais, Proclamons notre ferme volonté de bâtir un État de droit et une Nation fraternels le et solidaires ; Condamnons le coup d’État, l’exercice tyrannique du pouvoir et l’usage de la violence politique, sous toutes ses formes, comme moyens d’accession au pouvoir ou de sa conservation ;… Réaffirmons le caractère sacré de la vie humaine, le droit de propriété et le droit à la différence ; …»

Enfin, le peuple souverain déclare dans l’article 7 de la Constitution ceci : « La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’État a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. »

Nous constatons cependant que ces droits fondamentaux et, le premier d’entre eux à savoir, la sacralité de la vie, est mise en cause par les mandants du peuple souverain. C’est donc que les mandants manquent à leur premier devoir qui est de protéger la vie sacrée du peuple souverain. Nous n’allons pas dérouler la liste des catastrophes qui on frappées et qui ont endeuillées le peuple congolais dans son histoire récente mais, nous observons que ce phénomène a connu une accélération exponentielle dans les deux dernières décennies.

Face à ces catastrophes, la voix du peuple souverain est restée muette. Peut être quelques murmures de ci de là. Et une voix est particulièrement restée aphone, sinon, inaudible, c’est celle d’ISIS-Mère. Cette mère qui est l’Homme par qui Dieu transmet la vie. Cette mère qui jadis savait relever la colonne vertébrale d’Osiris. Cette femme qui autrefois, amazone au Bénin, corps d’élite du Roi Agadja, à la fois fusilière, faucheuse, archère et chasseresse, combattait en tête de troupe devant les hommes.

Cette fois-ci, l’ennemi est à l’intérieur, le ver est dans le fruit. Cette fois ci encore, ISIS-Mère est appelée à la rescousse du peuple souverain, au secours de l’enfant meurtri et, à terre. C’est par un cri de cœur hurlé à pleins poumons faisant vibrer toutes les entrailles de l’homme, arrachant au passage ses cordes vocales fatiguées par les longues nuit de lamentations, c’est donc par ce cri plein de douleur que faible, l’homme en appelle à ISIS-Mère, que le fils en appelle à la mère protectrice mais aussi guerrière. Un appel à une marche silencieuse où ne laisserait échapper que le bruit provoqué par le balancement des seins nus sur ces poitrines fatiguées de donner le lait nourricier à cet homme devenu son propre ennemi.

Oui, une marche des mamans aux seins nus, battant le pavé des rues ensablées de Brazzaville en direction du palais présidentiel avec pour seules exigences, la démission de tout le gouvernement et la proclamation d’une période d’exception humanitaire au cours de laquelle toutes les ressources et toutes les énergies du pays soient mises à contribution pour solutionner les problèmes de toutes les victimes des graves crises causées par l’action, ou l’inaction de l’État.

A situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles !

Imaginez la situation à Brazzaville. Il est 8 heures 5 minutes. Un bruit d’une extrême violence venait de retentir dans les quatre coins de la ville. Un bruit si assourdissant, si étourdissant, que personne n’était en mesure de dire vers quelle direction cela provenait. Le bruit était accompagné de crépitements sporadiques semblables au bruit d’un feu d’artifice.

Feu d’artifice ? Ici la triste réalité c’était un feu qui n’avait rien d’artificiel. L’impossible, l’imaginable était-elle entrain de se reproduire ? La guerre tant redoutée avait-elle de nouveau commencée ? A deux cent mètres de l’épicentre de ce qui allait s’avérer une catastrophe d’ampleur jamais connue de mémoire de Brazzavillois, ISIS-Mère, cette courageuse maman avait pris ses deux enfants, un sur le dos, un autre à bout de bras. Tout le monde fuyait. Il fallait fuir. De toutes les façons il n’y avait pas le choix. Tant bien que mal, notre mère courage arriva à s’éloigner de quelques centaines de mètres de grand brouhaha provoqué par le crépitement d’armes.

Elle était soulagée d’avoir réussi à se mettre à l’abri. C’est alors que, venant des entrailles de la terre, un bruit sourd arracha hommes, femmes, enfants et tout ce qui existait autour, et les envoya valser dans un nuage de fumée irrespirable. La terre semblait s’être soulevé. La terre s’était véritablement retournée sur elle-même. Notre mère courage fut projetée à des dizaines de mètres de son abri. Elle ne sentait plus son corps. Plus rien n’existe autour d’elle qu’elle ne connu quelques secondes auparavant. Les maisons avaient été littéralement soufflées par cette deuxième explosion d’une violence extrême.

Les enfants !

La petite fille qui était pourtant solidement attachée à son dos avait disparu. Mère-courage balaya ce qui restait du paysage d’un regard chargé de désolation et de peur panique quand son regard s’arrêta sue ce qu’elle reconnut comme le reste du corps de sa petite fille. Elle avait été purement et simplement sectionnée en deux à hauteur du bassin.

Le cri que Mère-courage poussa à la vue de cette horreur fut couvert par la troisième détonation qui venait de se produire. Mais sa douleur était telle que cette nouvelle explosion semblait ne pas avoir prise sur elle. Et soudain, Mère-courage s’effondra. Elle était tombée à genoux, silencieusement, les yeux fixant un objet rougeâtre devant elle. Elle semblait contempler un objet tombé de je ne sais quelle planète.

Les yeux un temps, hagards, s’étaient remplis tout d’un coup d’un fleuve de larmes mais aucun son ne semblait sortir de sa bouche. Quelque chose de monstrueux se montrait à elle. C’était une partie du crâne ouvert de son fils. La tête était séparée du reste du corps et, les yeux ouverts semblaient regarder le ciel d’où s’élevait un nuage de poussière mêlé de quelques objets volants non identifiés qui retombaientCri de la Femme-Afrique de tout côté.

Notre Mère-courage était devenue sourde-muette. Sourde car elle a vu ses tympans exploser par le bruit de ces explosions et, muette, absolument muette. Plus personne ne l’avait entendu prononcer un seul mot jusqu’à ce jour où, marchant en tête de cortège dans cette marche des Mamans aux seins nus et arrivée devant le palais présidentiel, elle poussa un cri si fort que les murs du palais tremblèrent, provoquant la chute du mur de protection de l’enceinte du palais. Les gardes, effrayés par une telle démonstration de forces qui leur semblaient absolument surnaturelles, prirent la poudre d’escampette laissant le gouvernement et son chef à la merci de cette horde d’amazones d’un autre temps.

Le palais était tombé. Et le régime, avec.

Shemsou-Hor, April 2012©


[1] Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue

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