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Communiqué: Appel à la solidarité internationale avec la Bolivie contre le coup d’état!

🔴 COMMUNIQUÉ – UMOJA HABARI 🔴 APPEL A LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LA BOLIVIE CONTRE LE COUP D’ÉTAT ! La Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce le coup d’état qui a contraint le président bolivien Evo Morales à démissionner le 10 novembre 2019 après plusieurs semaines de violences et de tensions au sein du pays. Ancien dirigeant syndical de la fédération des paysans producteurs de coca, Evo Morales avait été élu député en 1997 puis exclu en 2002 par l’oligarchie au pouvoir qui n’a jamais apprécié son engagement pour la défense des peuples indigènes qui représentent plus de 60% de la population. A la tête du MAS-ISP (Mouvement vers le socialisme – Instrument pour la souveraineté des peuples), Evo Morales a perdu de peu les élections présidentielles de 2002 face au candidat néolibéral. La Bolivie a ensuite connu la guerre du gaz et la renaissance des mouvements sociaux, indigènes et paysans qui ont balayé la vieille oligarchie. Vacciné contre le néolibéralisme, le peuple bolivien a historiquement porté à sa tête en 2006 le premier président d’origine indigène de l’histoire. C’est tout naturellement qu’Evo Morales a instauré une politique conforme aux idéaux de justice économique et sociale et de lutte pour la dignité. Sous sa présidence, la Bolivie a posé les bases d’une souveraineté culturelle, économique et politique, avec une nette amélioration des conditions de vie de la population. En engageant son pays dans la construction d’un ordre latino-américain et international alternatif, Evo Morales a mené un véritable travail de décolonisation politique. Plus ancien président en exercice en Amérique latine, Evo Morales a subi une guerre de désinformation lors du rejet du référendum de 2016 concernant la modification de la constitution qui ne permettait qu’une seule réélection, limite qui a ensuite été abolie par la justice bolivienne l’autorisant à se présenter légalement. Cette problématique bien connue en Afrique s’explique ici par l’obligation de maintenir la stabilité du modèle bolivien au moment où l’impérialisme cherche à déstabiliser la région. Ses adversaires qui n’ont aucun souci pour la « démocratie » ont utilisé ce point pour l’accuser de dérive au pouvoir. En dépit de la diabolisation médiatique, Evo Morales a réuni la majorité de la population bolivienne derrière lui lors des dernières élections qui ont été annulées par les putschistes. L’armée a fait basculer le rapport de force en contraignant par la menace le président à renoncer et en exerçant la répression contre le peuple et les partisans de la légalité constitutionnelle. Le gouvernement du Mexique lui a permis l’asile nécessaire à la garantie de son intégrité physique. La Ligue Panafricaine – UMOJA suit l’évolution de la situation avec attention et s’associe aux mouvements et manifestations de solidarité internationale avec le peuple bolivien. L’impérialisme ne passera pas ! L’Union fait la Force ! Le Bureau politique provisoire, Brazzaville, le 29 novembre 2019

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Evénément: Regards croisés sur la révolution Sankariste et le Mouvement du M22 au Congo.

🔴 #LYON REGARDS CROISÉS SUR La révolution Sankariste & le Mouvement du M22 au Congo. La Ligue Panafricaine – Umoja (LP-Umoja section France) et l’Association Makeda Saba vous invitent à la 1ère conférence du cycle « Genre et Transmission » #1. En compagnie des intervenant.e.s: → Pierre Eboundit Auteur du livre « Le M22, une expérience au Congo, Devoir de mémoire » et membre fondateur et coordonnateur de la Section France de la Ligue Panafricaine – Umoja (LP-U). → Germaine Pitroipa Ancienne Commissaire Politique sankariste. et représentante en France de l’Union pour la renaissance, le parti d’opposition des sankaristes au Burkina Faso. >> Cette conférence sera l’occasion de recueillir l’expérience des luttes de deux militants historiques de mouvements révolutionnaires des années 70 et 80 et les leçons à tirer pour les luttes qui s’ouvriront pour le panafricanisme révolutionnaire. 📅 Samedi 7 décembre 2019 🕐 Conférence à partir de 15h30 🍽️ Repas convivial à 19h ✔️ Entrée à prix libre 📍 Maison des étudiants de la Métropole de Lyon 90 rue de Marseille 69007 Lyon Prenez votre adhésion à la Ligue Panafricaine -Umoja via ce lien: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ L’union fait la force! Umoja Ni Nguvu!

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LP-U Togo: Cinéreflex « Les routes de l’esclavage »

LP-U TOGO – Lomé. Merci à tous pour votre participation au dernier #Cinereflex de 2019 et pour votre fidélité tout au long de cette année riche en échanges et enseignements. Le programme de 2020 s’annonce encore plus chargé ! Nous vous attendons donc dès le mois de janvier pour une nouvelle édition de #FeuilleEtPapier!!!☀️✊🏾 Pour rejoindre la Ligue Panafricaine Umoja : https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ UMOJA NI NGUVU!

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LP-Umoja France: Rencontre avec Fania Noël Thomassaint avec son livre « Afro communautaire, appartenir à nous-mêmes ».

🔵 #LYON Retour en images sur la Rencontre avec Fania Noël-Thomassaint autour de son livre « Afro communautaire, appartenir à nous-mêmes » (Editions Syllepse) qui a eu lieu samedi dernier. Asante sana au public présent et à la militante Fania Noël pour son engagement et les échanges riches à propos de l’horizon politique Pan afro-révolutionnaire. Pour adhérer à la Ligue Panafricaine – Umoja en diaspora et en Afrique et participer à nourrir le panafricanisme par la théorie et par l’organisation politique, voici le formulaire en ligne: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ Umoja Ni Nguvu! L’union fait la force!

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Umoja Day #3 – Journée de l’Unité Africaine (2019)

🔵 Retour en images sur Umoja Day#3 – Journée de l’Unité Africaine que la LP-U a souhaité organiser cette année dans un cadre privé avec des organisations partenaires. Restez connectés pour suivre le lancement d’Afrika Umoja 2020, la saison culturelle dans un cadre panafricaniste que nous avons notamment présenté à cette occasion. La Ligue Panafricaine – Umoja (LP-U) remercie tous ses partenaires pour leur présence. Prenez votre adhésion à la Ligue Panafricaine – Umoja via ce formulaire en ligne: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ Umoja Ni Nguvu! L’union fait la force!

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La LP- UMOJA présente au Congrès international des mouvements afrodescendants à Caracas

🔴CARACAS – La Ligue Panafricaine- Umoja (LP-Umoja) représentée par Juvick Lepoupou (ST Congo) a répondu présente à l’invitation du Congrès international des mouvements afrodescendants à Caracas, pour rencontrer plus de 130 délégations internationales issues de plus de 40 pays. Un rendez-vous capital pour renforcer les forces panafricanistes et anti-impérialistes. Prenez votre adhésion pour rejoindre nos sections territoriales en diaspora et en Afrique via ce formulaire en ligne: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ Umoja Nguvu!

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Sixième Région: La Ligue Panafricaine – Umoja invitée au Congrès International des mouvements afrodescendants

🔴 SIXIÈME RÉGION : LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA INVITÉE AU CONGRÈS INTERNATIONAL DES MOUVEMENTS AFRODESCENDANTS La diaspora africaine la plus importante se trouve en Amérique latine et Caraïbes. Le travail concret réalisé sous plusieurs dimensions par la Ligue Panafricaine -Umoja avec la diaspora historique et majoritaire fait que nous avons été invités au premier Congrès international des afrodescendants qui se tiendra au Venezuela du 10 au 12 novembre. Ce ne sont pas les sections de la LP-U en diaspora (France, Belgique, Suisse…) qui ont été invitées. Ce sont nos sections basées en Afrique, notamment au Niger avec le Frère Razak Jibriki qui seront présentes pour rappeler que le cœur de l’organisation est sur le continent et construit des liens Sud-sud nécessaires pour déconnecter le Nord. Ce que la LP-U dit à Paris, Bruxelles ou Genève n’est que l’écho de Dakar, Kinshasa ou Moroni. Les initiatives afro-européennes ou eurafricaines conçues pour enlever aux peuples africains des Caraïbes et d’Amérique latine le contrôle qui leur revient naturellement et historiquement dans la gestion des affaires de la famille africaine mondiale sont problématiques. Dans un combat idéal, la diaspora africaine établie dans les puissances néocoloniales devrait avoir vocation à lutter contre le néocolonialisme et ses conséquences, et non à produire des groupes ou des individus animés par des volontés par procuration de pouvoir néocolonial servant à dominer ou instrumentaliser d’autres diasporas qui ne sont justement pas sous le joug du néocolonialisme ou qui se battent réellement contre la négrophobie et la domination impérialiste. Nous n’avons pas besoin de savoir si ce Congrès est prévu à l’agenda du premier ministre de l’Etat de la Diaspora Africaine mais nous savons qu’il n’en est certainement pas à l’initiative. Il ne s’agit pas de savoir si son absence éventuelle à ce Congrès international des afrodescendants serait la preuve par l’exemple de la nullité de cet État aux yeux des plus importantes diasporas africaines existantes, il s’agit de lever les yeux et de voir l’étendue des possibles que nous avons pour mettre le panafricanisme révolutionnaire au pouvoir. Pour contribuer à rapprocher Afrique et diaspora, soutenez nos sections sur le continent et à l’extérieur en demandant à adhérer. ➡️ https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ UMOJA NI NGUVU!

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Non à la politique de repositionnement de l’impérialisme français dans la partie africaine de l’Océan Indien

🔴 UMOJA HABARI -COMMUNIQUE 🔴 NON A LA POLITIQUE DE REPOSITIONNEMENT DE L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS DANS LA PARTIE AFRICAINE DE L’OCÉAN INDIEN En ce début de XXIème siècle, où l’on assiste à une redistribution impérialiste des cartes dans la gouvernance mondiale, la France, pays en perte de vitesse aux plans politique et économique, ne voit son salut que dans la recolonisation de l’Afrique et le renforcement de ses positions dans l’espace africain. C’est dans cette logique de positionnement de l’impérialisme français que se situe la dernière tournée d’Emmanuel Macron dans les îles de l’Océan Indien (Réunion, Mayotte et les îles Glorieuses) du 25 au 28 octobre 2019. Cette tournée était tout sauf anodine. Elle illustre parfaitement la politique expansionniste de l’exécutif français. Premier président à « visiter » les Îles Glorieuses, ce passage hautement symbolique marque la ligne politique ouvertement impérialiste de l’Etat français, à plus de 11.000 km de ses frontières. Comme pour bien affirmer le caractère dominateur et méprisant de sa politique africaine, Emmanuel Macron n’a pas hésité à lancer un « Ici c’est la France ! » en faisant référence aux Îles Glorieuses. Depuis les années 1970, la présence de l’impérialisme français est contestée dans la région. De l’Union des Comores (Mayotte), à Madagascar (Îles Glorieuses, Juan Nova, Bassas da India, Europa), en passant par Maurice (Tromelin). L’impérialisme français est constamment confronté aux conflits de souveraineté pour lesquels elle a régulièrement été sanctionnée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour rappel, la départementalisation de Mayotte en 2011 est une violation directe des résolutions de l’ONU de 1976, l’ONU s’étant prononcé sans équivoque aucune sur l’indivisibilité de l’Union des Comores. L’obstination et la détermination de la puissance française à vouloir s’éterniser dans cet espace géographique n’est pas anodine. Elle s’explique par plusieurs facteurs géopolitiques et géostratégiques. En effet, en ce siècle de militarisation des océans, nul n’est sans savoir l’importance et les enjeux liés aux espaces maritimes. La maîtrise des mers et des océans est un élément essentiel de la puissance d’un Etat, et la présence de l’impérialisme français dans ce vaste espace lui confère une position géostratégique de premier ordre. Grâce à ces « possessions » maritimes, l’impérialisme français détient le deuxième espace maritime mondiale après les USA. Ces espaces, surtout pour ce qui est de l’Océan Indien, lui confère une place de choix à la table des nations représentant le bloc impérialiste. L’impérialisme français contrôle entièrement l’axe stratégique que représente le canal du Mozambique, ce qui lui assure le contrôle des ressources halieutiques et des éventuels gisements d’hydrocarbures que pourrait abriter la région. L’Océan Indien est aussi une voie de transit majeur dans l’économie mondiale lié aux supertankers et porte containers qui empruntent régulièrement ce passage. En outre, il faut noter que les grandes puissances militaires du monde sont toutes présentes dans l’Océan Indien et cherchent à imposer leur leadership dans cette zone. C’est ce qui explique le fait que (Djibouti concentre à elle seule pas moins de cinq bases militaires étrangères. Ces positionnements attestent de ce que les puissances impérialistes préparent des guerres de proximité pour le contrôle des ressources naturelles du continent africain, d’où l’importance de ces îlots qui pourront servir de base lors d’éventuelles interventions militaires dans toute la région. La Ligue Panafricaine – UMOJA: -Condamne avec énergie la politique coloniale de l’impérialisme français qui, méprisant les dispositions du droit international, consiste à s’accaparer des territoires et des espaces maritimes qui sont géographiquement et culturellement la propriété du continent africain. -Exige la fermeture de toutes les installations et missions militaires françaises, aussi bien celles basées sur le continent que celles basées dans les eaux territoriales africaines. -Apporte son soutien à l’Union des Comores, Maurice et Madagascar dans leurs justes combats pour faire valoir leur souveraineté et l’intégrité de leurs territoires respectifs. Umoja Ni Nguvu ! (L’Union fait la Force !) Fait le 06 novembre 2019 aux Comores Pour la délégation de la LP-U Comores Pour le Bureau Politique Provisoire de la LP-U Le président Diogène Henda Senny 🔴 UMOJA HABARI – COMMUNIQUE 🔴 LA TSIDJAU NGARIHARAYO OMSISO MIZI WAH’ESIASA YA UBEBERU YAH’EDAULA YA FARANTSA HARIMWA LEBAVU LAKIAFRIKA LAH’EBAHARIL HINDI Ndo Ulaani esiasa ya utawalifu harimwa lebara la Africa haswa ndoharimwa ezisiwa zah’eBaharil Hindi. Ngasi harimwa eKarini ya shirini n’mwedja ngarieshio omhanyiso wahe dunia, eFarantsa nge redjeiyo dingoni harimwa ankiba tsibahi n’omzalo wah’owana. Haizo emasulaha ndo mredjeyi yahe siyasa ya utawalifu tsibahi yasise mizi hamsinadi harimwa omahalani esayakantsi. H’efikira inu itrilwa ndziani n’omsafara wa Rais mFransa harimo ezisiwa zah’eBaharil Hindi (La Rinyon, Maore, iles Glorieuses) etarehi 25 hwenda etarehi 28 oKtobro. Eziara zinu zikahudja zidjadidishe esiasa yah’esirikali ya Farantsa. Macron nde Rais wamwando ya fanya ziara harimwa ezisiwa za Glorieuses fasiri yauwonesa esiasa ya utawailfu yahe daula ya Farantsa ikao nge djihundrao harimwa ndzia ya kilomètera 11000 harimwa eardhi ya aswili . Hauwonesa tsibahi esiasa ya ubeberu n’emadharau harimwa lebara la Afrika ; Rais Macron hasubuti hamba ukaya « hunu Farantsa ! » haumvumbuwa ezisiwa za Glorieuses. Rangu omwaha 1970, omkayo wah’edaula ya Farantsa harimwa ezisiwa zah’eBaharil hindi ketsuoneha hadzitso djema ngiona tanbu n’edaula ya Komori (Maore-Mayotte), na Madagascar (Iles Glorieuses, Juan De Nova, Bassas da India, Europa) hupvira Maurice (Tromelin), edaula ya Farantsa ngio harimwa migongano ya mipaka ikao edjumua ya madaula walaani kabisa omkayo wah’eFarantsa harimwa ezisiwa zah’eBaharil Hindi. Ha Beshelea omdrendeho wahe she isiwa sha Maore wilaya yah’edaula ya Farantsa mwaha 2011 ikahudja irwarie enuktwa ya sharia yah’edjumua ya madaula yah’omwaha 1976 ; Edjumua ya madaula wakubali ukaya eKomori iipangiha ha zisiwa zine: Maore, Mwali, Ndzuwani na Ngazidja. Omdjihodari wah’eFarantsa ya sise mizi harimwa lebavu linu kazitsu shangaza sha ngazi elezao enamna yahwelewa zefani nezefaliki zah’egéopolitique n’egéostratégie. Haizo baanda maha djana ya nkodo harimwa ze bahari, haina mdru ibidi elewe zefaida zilio harumwa ebahari inu. Outunduzi wah’eze bahari yo muhimu harimwa daula. Epvengee omkayo wah’eFarantsa harimwa ebahari umnika daradja nkuu harimwa edunia kamili. Hasibabu yah’ezisiwa ye Farantsa nge wapvili ndingoni mwe Marekani harimwa ze daula waliona zitswa zambwa zindji. Ezitswa zambwa zinu haswa ndizo zilio harimwa eBaharil Hindi zimnika nvuwu halisi harimwa ze daula za

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Communiqué: Soutien au peuple de Ayiti en lutte pour son auto-détermination!

🔴 UMOJA HABARI – COMMUNIQUÉ 🔴 SOUTIEN AU PEUPLE DE AYITI EN LUTTE POUR SON AUTO-DETERMINATION ! Terre de naissance du Panafricanisme et de la Négritude, première et unique révolution victorieuse menée par des Africains esclavagisés qui ont créé en 1804 le premier Etat de la Diaspora Africaine, la République d’Ayiti n’a jamais eu un seul instant de répit pour assumer pleinement sa souveraineté chèrement acquise. La situation présente d’Ayiti est essentiellement la même qu’elle a été depuis le lendemain de son indépendance, avec tous ses défis sociaux et ses enjeux politiques, géopolitiques et économiques. Depuis la dette imposée par la France en 1825 pour la reconnaissance de son indépendance, Ayiti n’a jamais cessé d’être une cible prioritaire et stratégique des forces impérialistes occidentales. Déchirée par une guerre de classe fratricidaire pour le pouvoir politique, victime d’une guerre économique et commerciale des puissances occidentales, Ayiti a défendu tout au long du 19ème siècle sa souveraineté avant de succomber à l’occupation américaine de 1915 à 1934. L’effet combiné des difficultés endogènes sous la période duvaliériste et de l’application des politiques économiques néocoloniales ont certainement contribué à l’instabilité globale du pays. Depuis le coup d’état du 29 Février 2004 menée par une coalition franco-américano-canadienne contre le président démocratiquement élu Jean-Bertrand Aristide, la République d’Ayiti s’est un peu plus assujettie à la dictature de la politique néolibérale des institutions financières et des oligarchies locales et internationales. De nombreux scandales impliquant les organismes internationaux ont mis à nu le vaste complexe industriel militaro-humanitaire qui contrôle notamment les secteurs stratégiques et vitaux du pays. Après le séisme de 2010, des milliards de dollars ont été levés par des organisations humanitaires au nom de la reconstruction d’Ayiti sans que ces sommes ne parviennent au peuple. Ayiti est ainsi devenu le paradis fiscal de la mort, une néocolonie où les puissances financières s’enrichissent sur la mort du peuple noir. Le néocolonialisme a fait de la misère une activité lucrative. L’actualité d’Ayiti, adorée par les médias en quête de misérabilisme, est aujourd’hui totalement ignorée. Et pour cause, le peuple s’est réuni et descend depuis plusieurs mois dans la rue pour exiger le départ d’une classe politique qui n’a fait que représenter ses propres intérêts et ceux de leurs maîtres au point de trahir les idéaux révolutionnaires à l’origine de cette nation. Ayiti est ainsi plongée depuis plus d’un an dans une crise politique qui avait été amorcée avec la hausse du prix de carburants en juillet 2018 et la révélation du scandale de PetroCaribe. L’affaire PetroCaribe n’est que l’arbre qui cache la forêt. Les institutions publiques ne fonctionnent plus, à l’instar du parlement dysfonctionnel et de la valse au poste de Premier ministre. La rentrée des classes a été renvoyée indéfiniment et les enseignants sont en grève. Les hôpitaux publics n’ont pas les moyens de répondre aux besoins de la population. Même la police a rejoint les rangs des protestataires pour demander des meilleures conditions de travail, une augmentation de salaires, une assurance de santé et le droit de s’organiser en syndicat. Le gouvernement réprime les manifestants en utilisant des groupes armés ainsi que des mercenaires américains qui assurent également la sécurité personnelle du président. Face aux vagues de manifestations populaires qui grandissent exponentiellement de jour en jour, le sort de l’administration du président Jovenel Moïse ne tient qu’au soutien d’une ploutocratie qui n’a fait que placer des marionnettes au pouvoir. Aujourd’hui, non seulement que le peuple Ayitien désigne et réclame la démission de la marionnette déguisée en président, mais bien plus important, il revendique la fin de l’oligarchie, et le démantèlement complet du système en place. Les mouvements de protestations ont atteint toutes les grandes villes du pays; les jeunes des quartiers populaires n’ont jamais été aussi actifs politiquement; et tous les secteurs de la société civile se sont engagés dans cette lutte pour la restitution de la souveraineté de l’Etat. C’est la mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation qui s’en prend à un système qui n’est plus à même de se réinventer. La conscience historique demeure encore très forte dans la population, malgré les influences aliénantes des médias hégémoniques, des institutions académiques et religieuses. C’est l’expérience d’un temps révolutionaire en Ayiti, et nombreuses sont les raisons d’être optimiste pour voir venir de nouvelles bases de développement de la nation, d’amélioration des conditions de vie, et d’organisation de l’Etat au service du peuple Ayitien. Le peuple d’Ayiti ne dispose d’aucune armée, d’aucune banque ni d’aucun média pour mener ce combat d’égal à égal avec ses agresseurs impérialistes, mais tous les peuples qui font face aux mêmes agressions criminelles doivent apporter leurs armes, leurs ressources et de la visibilité au peuple d’Ayiti dont le combat révolutionnaire est pionnier. La Ligue Panafricaine – UMOJA appelle les forces panafricanistes et progressistes à travers le monde à rejoindre les forces ayitiennes engagées dans la diaspora et à agir en solidarité avec le peuple d’Ayiti. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Fait le 03 novembre 2019 à Cotonou, Paris et Silver Spring (Maryland, USA) Pour le Bureau Politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA Le président Diogène Henda Senny

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[Vidéo] Panafricanisme, tiers-mondisme et réparations (Ecole décoloniale)

Découvrez l’intervention du secrétaire général fédéral Amzat Boukari dans la vidéo « #Panafricanisme, tiers-mondisme et Réparations : une approche décoloniale » par l’Ecole Décoloniale Avec : ➡️ Amzat Boukari, (à 1h10′ 🙂 Le titre de son intervention est : « Panafricanisme et réparations, par tous les moyens nécessaires ? » ➡️ Mireille Fanon Mendès-France, militante décoloniale et présidente de la Fondation Frantz Fanon (FFF). ➡️ Rania Majdoub et Kossi Ayomide Paul, militants décoloniaux et anti-racistes au sein du Parti des Indigènes de la République (PIR). Le titre de leur intervention est : « Du colonialisme et de la réparation »

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