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Félicitations de la Ligue Panafricaine – UMOJA au Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au Peuple Sénégalais

Le 25 mars 2024 a marqué un tournant historique de l’ère postcoloniale au Sénégal et en Afrique de l’Ouest (et plus particulièrement pour les pays dit francophone). Ce tournant est incarné par la victoire du candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la plus haute magistrature du Sénégal ; et s’inscrit d’une certaine manière dans le renouveau panafricain qui prospère dans la sous-région ouest-africaine depuis quelques années. Au-delà de la victoire écrasante qui ne saurait faire l’objet d’aucun conteste, nous saluons la maturité du peuple sénégalais et la loyauté des institutions comme la cour constitutionnelle sans qui cette élection aurait pu connaitre une toute autre tournure. Cette victoire signifie sans nul doute la rupture avec le continuum néocolonial post-indépendance. Cette victoire, c’est toute la jeunesse qui reprend espoir. Cette victoire, c’est l’affirmation d’un peuple qui reprend son destin en main pour écrire son histoire sans complexe et en toute souveraineté. Cette victoire, c’est une nouvelle voie pour le Sénégal et l’Afrique. Aussi, c’est avec une grande satisfaction que la Ligue Panafricaine – UMOJA se joint à toutes les forces et tendances panafricanistes pour féliciter chaleureusement le nouveau Président élu du Sénégal son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le peuple du Sénégal. En outre, la Ligue Panafricaine – UMOJA souhaite que cette victoire électorale devienne une source d’inspiration, un phare du panafricanisme tendant à démontrer que l’exercice du pouvoir sous l’égide d’un leadership panafricain est la seule voie pour l’Afrique. Une fois de plus, la Ligue Panafricaine – UMOJA félicite le peuple Sénégalais d’avoir pris le flambeau du panafricanisme et d’avoir su le porter à la tête d’un état. Puissiez-vous bien le porter haut et loin et rapprocher les peuples du continent et de la Diaspora de notre ultime idéal d’un Etat Fédéral Africain représenté par une monnaie commune, une défense commune et une politique solidaire dans le concert des nations ! Si le chemin de la démocratisation et la vulgarisation du panafricanisme est encore lointaine dans nos communautés, cette victoire est une véritable source d’inspiration et nous rapproche un peu plus la concrétisation de l’idéal panafricain qui est le seul à même de soigner les maux des populations africaines sur le continent comme dans la diaspora. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Le 26 mars 2024 Pour le Bureau Politique Provisoire Dr Amzat Boukari-Yabara Président de la Ligue Panafricaine – UMOJA

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Lu ëpp tuuru ! Trop c’est trop : solidarité panafricaine face aux dérives du régime autocratique de Macky Sall

Communiqué du Bureau Politique Provisoire La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore vigoureusement la dissolution du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF-LES PATRIOTES), principal parti d’opposition au Sénégal, et l’incarcération de son leader Ousmane Sonko (admis aux urgences après avoir entamé une grève de la faim). Ces faits de trop constituent la dernière manifestation par excellence des dérives autocratiques d’un régime cherchant à éliminer toute alternative souverainiste et panafricaniste en mesure de répondre aux aspirations du peuple sénégalais. En effet, si la mobilisation populaire a contraint Macky Sall à renoncer à se présenter pour un troisième mandat, le président du Sénégal est désormais déterminé à user de tous les leviers à sa disposition pour empêcher la candidature de celui qui, troisième à l’élection présidentielle de 2019, apparaît dans tous les sondages comme le favori de l’élection présidentielle de 2024. En parallèle, la disposition législative qui rend leur éligibilité à Karim Wade et Khalifa Sall, deux figures de l’opposition écartées de la précédente élection présidentielle du fait de leur condamnation pénale, illustre la politique politicienne de Macky Sall : diviser l’opposition et écarter toute candidature antisystème afin de maintenir le statu quo néocolonial. Candidat souverainiste dont la montée en puissance est connectée à celle des mobilisations panafricanistes et des protestations populaires contre l’impérialisme en Afrique dite « francophone », Ousmane Sonko n’a eu de cesse de dénoncer les instruments de domination néocoloniale : les accords monétaires qui, incarnés par le franc CFA, contribuent à la paupérisation massive des classes populaires du Sénégal et de plusieurs pays d’Afrique occidentale et centrale, et les accords militaires qui permettent à l’armée française de garder 350 soldats ainsi qu’une immense base militaire située en plein cœur de la capitale, Dakar. Face aux bouleversements politiques observés dans les pays de la sous-région (Mali, Burkina Faso, et plus récemment le Niger), la neutralisation d’Ousmane Sonko, de PASTEF, ainsi que de tous les mouvements politiques proposant une alternative panafricaniste et antiimpérialiste, est devenue une nécessité impérieuse pour la Françafrique. La solidarité panafricaine doit être incompressible face à l’impérialisme global. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exprime sa solidarité envers Ousmane Sonko et le parti PASTEF-LES PATRIOTES, dissout arbitrairement par une justice aux ordres ainsi que tous les Sénégalais engagés dans la voie de l’alternative panafricaniste et anti-impérialiste.  Par ailleurs, la LP-U exige : -La libération immédiate d’Ousmane Sonko et de TOUS les détenus politiques -La restauration des droits civiques et politiques d’Ousmane Sonko afin qu’il puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2024 -La fin de l’instrumentalisation de la justice sénégalaise à des fins d’élimination de rivaux politiques L’Union fait la force ! Umoja Ni Nguvu ! Le 10 août 2023

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Crise de légitimité et pyromanie politique au Sénégal

L’histoire politique du Sénégal est marquée par des alternances et une absence de régime militaire qui suffisent à ce que de nombreux observateurs en viennent à présenter ce pays comme un « bon élève » de la démocratie en Afrique. Cette image est tronquée car, depuis 1960, la vie politique sénégalaise est régulièrement marquée par des tensions, des répressions et des violences systémiques caractéristiques d’une crise de longue durée. La dernière convulsion est celle qui met face à face un pouvoir hyper-présidentiel hérité du modèle colonial français qui oscille entre autoritarisme et déni de la réalité et une opposition acculée qui cherche à construire une alternative citoyenne et une nouvelle manière de faire de la politique. Les deux mandats de Macky Sall ne sont malheureusement pas les premiers au Sénégal à connaître une succession de scandales économiques, d’affaires de corruption et de détournement de fonds. C’est parce que cette présidence doit justement être la dernière à souffrir de ces tares qu’une grande partie de la société sénégalaise fonde ses espoirs en la figure de son principal opposant Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor et leader du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF). Ainsi, la Ligue Panafricaine – UMOJA déplore la crise née de l’invalidation par la Cour constitutionnelle de la liste nationale que la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi entendait présenter le 31 juillet 2022 au peuple chargé de renouveler les 165 sièges d’une assemblée dominée par la coalition Benno Bokk Yakaar. Une exclusion de l’opposition permettant au président Macky Sall de se préparer à briguer un troisième mandat en 2024 entérinerait la marche du Sénégal vers un scénario de crise électorale récurrent en Afrique. Des élections sans opposition, sans débat, ne sont pas crédibles. La sécurité et la liberté d’expression et de circulation des opposants et de tout citoyen doit être assurée. L’emprisonnement opportun d’un certain nombre d’opposants ne doit pas devenir un moyen pour tout pouvoir en place d’éviter le débat politique autour de son bilan et de ses projets. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce les brimades, les filatures et les arrestations dont sont régulièrement victimes Ousmane Sonko Guy Marius Sagna, ainsi que des militants du FRAPP, de PASTEF et d’autres organisations tenant un positionnement patriotique, nationaliste ou panafricaniste. Ces pratiques de harcèlement montrent que le sens des priorités dans l’utilisation des moyens d’État n’est pas tourné vers la satisfaction des besoins du peuple. Le président Macky Sall semble pour sa part bien plus soucieux de son image auprès de la France et de la « communauté internationale » qu’auprès de son peuple dont une large partie de la jeunesse le désavoue. Cette indifférence est intenable dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de vingt ans. En effet, derrière les figures directement visées d’Ousmane Sonko ou Guy Marius Sagna, ce sont des millions de jeunes qui sont prêts à se mobiliser pour faire barrage et écrire l’histoire. Dès à présent, la Ligue Panafricaine – UMOJA se tient aux côtés du peuple sénégalais dans sa quête d’un véritable patriotisme économique, politique et culturel à la mesure du patriotisme sportif affiché lors de la victoire des Lions de la Terranga en Coupe d’Afrique des Nations en février 2022. Ni les nouvelles infrastructures censées améliorer l’environnement des affaires, ni la découverte de gisements d’hydrocarbures ne garantissent le développement durable du Sénégal tant que les intérêts du peuple ne seront pas défendus en priorité. Doté d’un fort potentiel, le Sénégal doit faire le bon choix entre une vision népotiste et passéiste du pouvoir et une vision patriotique et décomplexée du développement. C’est de ce choix que dépendra la capacité du Sénégal à se placer en tête de la bataille de toute l’Afrique contre un système néolibéral hostile au bien-être des peuples. Le combat contre la corruption économique va de pair avec la lutte contre l’instrumentalisation des institutions politiques et des textes qui fondent le contrat social entre gouvernants et gouvernés. Au Sénégal et partout sur le continent, la Ligue Panafricaine – UMOJA soutient tous les peuples qui s’engagent dans l’action démocratique de masse pour faire « basculer l’Afrique sur la pente de son destin fédéral », selon les mots de Cheikh Anta Diop. Notre appui va aux forces patriotiques, panafricanistes et progressistes qui défendent strictement les valeurs de souveraineté économique et de justice sociale, de travail et de solidarité, sans céder aux relents xénophobes et tribalistes. Nous saluons plus particulièrement les marcheurs qui ont effectué le trajet Dakar-Bamako (1.362 km) pour exprimer leur solidarité avec le peuple frère du Mali. La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient la nécessité de l’unité des forces panafricanistes du Sénégal pour que ce grand pays prenne toute la place qui lui revient dans l’émancipation de l’Afrique et la création d’un État fédéral africain. C’est à ce prix que nous éteindrons les politiques pyromanes qui incendient nos pays les uns après les autres ! Umoja ni Nguvu ! L’Union fait la Force ! 27 juin 2022, le Bureau Politique Provisoire

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[Communiqué] Appel à la libération de Guy Marius Sagna et des sept militants emprisonnés au Sénégal

🔴 [COMMUNIQUÉ] – APPEL À LA LIBÉRATION DE GUY MARIUS SAGNA ET DES SEPT MILITANTS EMPRISONNÉS AU SÉNÉGAL La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) appelle à la libération sans délai de Guy Marius Sagna et des sept autres militants arrêtés par les autorités sénégalaises devant les grilles du palais présidentiel. Nos huit camarades sont détenus dans les établissements pénitentiaires de Dakar depuis l’organisation d’une manifestation pacifique contre la hausse du prix de l’électricité le 29 novembre 2019. Militant engagé dans la lutte contre le franc cfa et les accords de partenariat économique (APE), Guy Marius Sagna est de tous les combats pour l’égalité, la justice et le progrès social de l’Afrique. La Ligue Panafricaine – UMOJA a pu l’accompagner au Sénégal dans la coordination du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP-France Dégage) et lui exprime, ainsi qu’à ses camarades de détention, leurs amis et leurs proches, une solidarité sans faille. En juin 2019, la Ligue Panafricaine – UMOJA a eu la lourde tâche de désigner un prix de la personnalité politique africaine à remettre par un partenaire international. Le nom de Guy Marius Sagna s’est naturellement imposé pour recevoir ce prix. Nous avons suivi la détention arbitraire de Guy Marius Sagna pour l’accusation fallacieuse de « fausse alerte au terrorisme » en juillet, et soutenu la première campagne pour sa libération. Nous savions le caractère sensible de son invitation à Genève par une organisation panafricaine dans le cadre d’une rencontre internationale en marge du premier Forum Mondial sur les Réfugiés. En effet, Guy Marius Sagna est aussi le visage des nombreux militants africains qui ne bénéficient pas forcément d’une couverture médiatique internationale et dont la seule nationalité africaine ne leur offre hélas, ni la possibilité importante de rayonner à travers le monde, ni l’honneur de se faire expulser par des régimes néocoloniaux mais qui se retrouvent régulièrement réprimés et enfermés pour leur engagement. Nous savions depuis longtemps l’incertitude de sa présence. Le 10 décembre, Guy Marius Sagna devait récupérer son visa pour venir en Suisse. Son billet d’avion l’attend toujours dans son courrier pour venir à Genève le 18 décembre 2019 afin de recevoir ce prix dont la valeur est confirmée par sa privation de liberté. Nous exigeons la libération sans délai de Guy Marius Sagna, Mamadou Diao Diallo, Malick Biaye, Pape Abdoulaye Touré, Babacar Diop, Souleymane Diockou, Leuz Def Tekk et Ousmane Sarr ! L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu! Le Bureau Politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA.

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Rencontre LP-Umoja Senegal / Congo /Niger à l’Institut fondamental de l’Afrique Noire Cheikh Anta Diop

📸 Rencontres d’hier entre la LPU NIGER / Sénégal / Congo avec les étudiants Nigériens. « Visite guidée accompagnés du scientifique Alpha Diallo du laboratoire de recherche de Cheikh Anta Diop, situé à l’institut fondamental de l’Afrique Noire Cheikh Anta Diop. Ce laboratoire a été fonctionnel de 1966 à 1986, il a été fermé après la mort de Cheikh Anta Diop pendant 15 ans c’est seulement en 2000 que le gouvernement de l’époque décide de réouvrir le laboratoire en collaboration avec la direction de l’université Cheikh Anta Diop. Aujourd’hui ce laboratoire continue sa mission sur des recherches à travers le carbone 14: ils déterminent la durée de vie, celle de remonter le temps (d’après les scientifiques rencontrés sur les lieux) des objets que leur soumettent les archéologues. Ce laboratoire de recherches est un lieu qui appartient à tous les enfants du continent. Les Africains doivent s’approprier ce laboratoire. C’est notre héritage, malheureusement beaucoup d’Africains préfèrent envoyer leurs vestiges en Occident, en croyant que les résultats seront plus probants! Changez les mœurs commence aussi par ce genre d’agissements de revalorisation de notre patrimoine. Ce laboratoire nous a été légué par Cheikh Anta Diop; pour le rendre immortel il nous faut participer par tous les moyens à ce que cet endroit demeure en vie. Umoja Ni Nguvu! » Florina N., Chargée de mobilisation pour la LP-U Section territoriale du Congo.

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VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE

                                                                                                                                                            DÉCLARATION COMMUNE :  VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE   Nous sommes un jour de l’année 2018, en fin de matinée. Derrière des draps blancs tendus pour écarter les curieux, des personnes travaillent autour de la première fosse commune qui vient d’être ouverte. Un crâne, puis des dizaines et des centaines de crânes sont sortis un à un des profondeurs. Ces crânes semblent encore porter la dignité des hommes qu’ils incarnaient. Des hommes massacrés le 1er décembre 1944 par le commandement français au camp de Thiaroye pour avoir réclamé à la France le paiement de leur solde d’ex prisonniers de guerre. La description de cette scène d’exhumation pourrait bien devenir réalité un jour et contredire la déclaration du Premier ministre français Edouard Philippe s’inspirant d’une citation du président Macky Sall pour affirmer que « le problème entre la France et le Sénégal, c’est qu’il n’y a aucun problème ».   Pourtant, de Blaise Diagne, député français du Sénégal accusé de recevoir une commission pour chaque soldat africain recruté durant la Guerre de 1914-1918, jusqu’à l’engagement mortel de soldats africains sur des champs d’opérations militaires de protection des intérêts occidentaux, en passant par l’utilisation de « mains noires » pour assassiner nos figures historiques, nos pays sont liés à la France par une insupportable tradition de mercenariat et de sales coups. Provenant de toutes les anciennes colonies, allant du Sénégal au Congo en passant par le Mali, les soldats de Thiaroye, eux, n’étaient pas des mercenaires mais des résistants qui ont eu le courage de refuser de laisser l’autorité militaire française piétiner leur dignité et leurs droits.   Un des mobiles du massacre de Thiaroye est le refus de payer leur dû aux soldats indigènes (soldes de captivité, primes de démobilisation etc.) et la volonté des autorités françaises de s’emparer des économies qu’ils détenaient. Aux Etats-Unis où les autorités refusèrent de dédommager les Noirs libérés de l’esclavage en 1865, la décision de verser malgré tout les primes de guerre aux soldats noirs qui avaient combattu dans les troupes du Nord,  avait permis à la communauté africaine de constituer un capital de départ pour financer de manière autonome ses propres écoles, universités et services de base. Il ne fait aucun doute que si la France, qui s’empressa de créer le franc CFA (colonies françaises d’Afrique) en décembre 1945, avait remis l’argent qui revenait de droit à nos parents, grands-parents ou arrière grands-parents mobilisés par l’effort de guerre impérialiste, les luttes de libération africaine menées par ces derniers dans les années 1950 auraient été autrement mieux financées et armées pour renverser l’ordre colonial de manière définitive.   Les nombreuses incohérences, la falsification historique et le mensonge d’État visant à diminuer le nombre de victimes du massacre suscitent l’indignation. La vérité ne dépend pas seulement de l’ouverture des archives « secrètes » et des fosses communes afin de statuer définitivement sur la réalité et l’ampleur du crime commis, mais aussi de la tenue d’un procès en révision pour laver l’honneur, à titre posthume, de ces martyrs présentés comme de prétendus mutins.   Nous, organisations signataires, exprimons notre soutien à toutes les personnes qui consacrent leurs recherches à des enjeux historiques sensibles pour redonner de la mémoire aux peuples. Nous invitons toutes les organisations et les personnes éprises de vérité et de justice à relayer l’appel suivant :   Nous, organisations signataires, demandons solennellement aux autorités sénégalaises de procéder à l’ouverture des fosses communes identifiées, et aux autorités françaises de restituer au service historique de la défense les archives militaires du 23ème BIMA conservées au camp de Bel Air jusqu’à sa dissolution en 2011, afin que la vérité historique soit rétablie et que justice soit faite, à la mémoire des victimes du massacre du camp de Thiaroye, et au nom de leurs proches, de leurs descendants et du continent africain tout entier.   Fait à Dakar et à Brazzaville, le 1er décembre 2017   ORGANISATIONS SIGNATAIRES :     -Pour SLB/Alternative Solidaire (PASTEF, RND, Taxaw Temm, YAW) : Madièye Mbodj, Coordonnateur ; Dakar -Pour la Ligue Panafricaine- UMOJA : Diogène Henda Senny ; Brazzaville -Pour Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) : Biram Dah Ould Abeid ; Nouakchott -Pour le Parti Démocratique de Guinée (PDG-RDA) : Mohamed Touré ; Conakry -Pour le Front Progressiste et Panafricaniste (Manidem, MOCI, UPA) : D.Yebga, H. Kamgang, Th. Y. Moyo ; Cameroun -Pour le Parti Sankariste : Beneweinde Sankara ; Ouagadougou -Pour Liberté et Démocratie Pour la République (LIDER en Côte d’Ivoire) : Mamadou Koulibaly ; Abidjan -Pour le Groupe Union Calédonienne-front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) : Roch Wamytan ; Nouméa -Pour le Groupe de Recherche et d’Initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) : Aziz S. Fall ; Montréal -Pour le Collectif 60 – Cameroun : Théophile Nono -Fondation Abel Goumba-Centrafrique : Bangui       Date de levée d’embargo à Dakar, le 30 novembre 2017.    

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