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Umoja Day #3 – Journée de l’Unité Africaine (2019)

🔵 Retour en images sur Umoja Day#3 – Journée de l’Unité Africaine que la LP-U a souhaité organiser cette année dans un cadre privé avec des organisations partenaires. Restez connectés pour suivre le lancement d’Afrika Umoja 2020, la saison culturelle dans un cadre panafricaniste que nous avons notamment présenté à cette occasion. La Ligue Panafricaine – Umoja (LP-U) remercie tous ses partenaires pour leur présence. Prenez votre adhésion à la Ligue Panafricaine – Umoja via ce formulaire en ligne: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ Umoja Ni Nguvu! L’union fait la force!

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Sixième Région: La Ligue Panafricaine – Umoja invitée au Congrès International des mouvements afrodescendants

🔴 SIXIÈME RÉGION : LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA INVITÉE AU CONGRÈS INTERNATIONAL DES MOUVEMENTS AFRODESCENDANTS La diaspora africaine la plus importante se trouve en Amérique latine et Caraïbes. Le travail concret réalisé sous plusieurs dimensions par la Ligue Panafricaine -Umoja avec la diaspora historique et majoritaire fait que nous avons été invités au premier Congrès international des afrodescendants qui se tiendra au Venezuela du 10 au 12 novembre. Ce ne sont pas les sections de la LP-U en diaspora (France, Belgique, Suisse…) qui ont été invitées. Ce sont nos sections basées en Afrique, notamment au Niger avec le Frère Razak Jibriki qui seront présentes pour rappeler que le cœur de l’organisation est sur le continent et construit des liens Sud-sud nécessaires pour déconnecter le Nord. Ce que la LP-U dit à Paris, Bruxelles ou Genève n’est que l’écho de Dakar, Kinshasa ou Moroni. Les initiatives afro-européennes ou eurafricaines conçues pour enlever aux peuples africains des Caraïbes et d’Amérique latine le contrôle qui leur revient naturellement et historiquement dans la gestion des affaires de la famille africaine mondiale sont problématiques. Dans un combat idéal, la diaspora africaine établie dans les puissances néocoloniales devrait avoir vocation à lutter contre le néocolonialisme et ses conséquences, et non à produire des groupes ou des individus animés par des volontés par procuration de pouvoir néocolonial servant à dominer ou instrumentaliser d’autres diasporas qui ne sont justement pas sous le joug du néocolonialisme ou qui se battent réellement contre la négrophobie et la domination impérialiste. Nous n’avons pas besoin de savoir si ce Congrès est prévu à l’agenda du premier ministre de l’Etat de la Diaspora Africaine mais nous savons qu’il n’en est certainement pas à l’initiative. Il ne s’agit pas de savoir si son absence éventuelle à ce Congrès international des afrodescendants serait la preuve par l’exemple de la nullité de cet État aux yeux des plus importantes diasporas africaines existantes, il s’agit de lever les yeux et de voir l’étendue des possibles que nous avons pour mettre le panafricanisme révolutionnaire au pouvoir. Pour contribuer à rapprocher Afrique et diaspora, soutenez nos sections sur le continent et à l’extérieur en demandant à adhérer. ➡️ https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ UMOJA NI NGUVU!

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Communiqué: La Ligue Panafricaine – Umoja dénonce « le terrorisme économique » des sanctions au Venezuela

LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA DENONCE LE « TERRORISME ECONOMIQUE » DES SANCTIONS AU VENEZUELA ! La Ligue Panafricaine – UMOJA exige la fin des sanctions économiques imposées par l’administration états-unienne à l’encontre de la République bolivarienne du Venezuela. Depuis août 2018 et la tentative d’assassinat contre le président Nicolas Maduro, les forces impérialistes redoublent d’effort pour renverser le pouvoir et mettre un terme au processus révolutionnaire lancé il y a vingt ans par le président Hugo Chávez. Les joutes diplomatiques, les menaces d’invasion militaire, l’utilisation de l’arme humanitaire, les appels à l’insurrection populaire ou les attaques électromagnétiques se succèdent sur fond de propagande médiatique. En soutenant les dernières sanctions américaines qui touchent en premier lieu une population asphyxiée par la crise économique, l’opposition vénézuélienne qui négociait avec le gouvernement une solution politique à La Barbade sous l’égide de la Norvège, prouve simplement qu’elle est l’enfant caché de l’impérialisme le plus cynique. Le Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves de pétrole au monde, refuse de devenir la colonie des Etats-Unis. Toutes les tentatives de déstabilisation ont échoué face à la résistance populaire et la loyauté de l’armée bolivarienne. Nous dénonçons le rôle habituel des pays occidentaux de la « communauté internationale » qui prétendent encore une fois donner des leçons de démocratie à Caracas alors qu’ils sont largement minoritaires face à plus de cent-cinquante gouvernements qui ont maintenu leur soutien au gouvernement légal et légitime de Nicolas Maduro. L’Organisation des Nations-Unies doit prendre acte de cette réalité et condamner la déclaration de guerre économique des Etats-Unis contre le Venezuela. Seul maître de son destin, le peuple vénézuélien aujourd’hui, comme le peuple africain de Libye hier, n’a jamais adhéré à la logique de guerre portée par les impérialistes. Victime d’une violation des droits humains liée aux sanctions, le peuple vénézuélien veut la paix et le respect de sa souveraineté. La Ligue Panafricaine – UMOJA exhorte l’Union Africaine à condamner les sanctions visant le Venezuela, sanctions qui vont paradoxalement à l’encontre de la logique de libre-échange voulue par les gouvernements africains lors du dernier sommet de Niamey. N’importe quel peuple africain peut se retrouver demain dans la situation du peuple vénézuélien, victime d’une guerre économique où une puissance, insatisfaite d’accéder aux ressources naturelles, déciderait d’imposer son droit de manière extraterritorial au-dessus du droit international dans le seul but d’éliminer des concurrents. La Russie et la Chine sont directement visés pour leur soutien au Venezuela et leur volonté de maintenir un ordre multipolaire. La solidarité internationale face à l’agression impérialiste soulève beaucoup d’espoir pour les peuples du monde entier, en particulier les peuples africains soumis depuis trop longtemps aux mêmes formes d’ingérence. Solidarité avec le Venezuela pour la fin des sanctions ! Non à l’impérialisme ! Peuples d’Amérique Latine, Caraïbes et d’Afrique, l’Union fait la Force ! Fait le 10 août 2019 à Cotonou, Abidjan, Brazzaville, Bruxelles, Dakar, Genève, Lomé, Londres, Niamey et Paris Le Bureau Politique Provisoire.   THE PAN-AFRICAN LEAGUE – UMOJA DENOUNCES « THE ECONOMIC TERRORISM » OF SANCTIONS IN VENEZUELA! The Pan-African League – UMOJA demands the end of economic sanctions imposed by the US administration against the Bolivarian Republic of Venezuela. Since August 2018 and the assassination attempt against President Nicolas Maduro, imperialist forces have redoubled their efforts to overthrow the power and put an end to the revolutionary process initiated twenty years ago by the late President Hugo Chávez. Diplomatic clashes, the threats of military invasion, the weaponization of humanitarian aid, calls for popular insurrection or electromagnetic attacks are following one another on the background of media propaganda. By supporting the latest US sanctions that primarily affect a population suffocated by the economic crisis, the Venezuelan opposition, which was negotiating a solution to the political crisis with the government in Barbados under the auspices of Norway, simply proves that it is the hidden child of the most cynical imperialism. Venezuela, which has the largest oil reserves in the world, refuses to become the colony of the United States. All attempts at destabilization failed in front of popular resistance and loyalty of the Bolivarian army. We are denouncing the usual role of the West and the “international community” who claim once again to give a lesson of democracy to Caracas while they are in minority against more than one hundred and fifty governments who have maintained their support to the legal and legitimate government of Nicolas Maduro. The United Nations must act upon this reality and condemn the declaration of economic war waged against Venezuela by the United States. Sole master of its own destiny, the Venezuelan people today, like the African people of Libya yesterday as never adhered to the logic of war embodied by the imperialists. Victim of human rights violation through sanctions, the Venezuelan people want peace and respect of its sovereignty. The Pan-African League – UMOJA urges the African Union to condemn sanctions targeting Venezuela, which paradoxically go against the logic of free trade sought by African governments at the last summit in Niamey. Any African people can find themselves tomorrow in the situation of the Venezuelan people, victim of an economic war where a power, dissatisfied of his access to natural resources, would decide to impose its law extraterritorially regardless of international law for the sole purpose of eliminating competitors. Russia and China are directly targeted for their support to Venezuela and their will to maintain a multipolar order. International solidarity in front of the imperialist aggression raises a lot hope for the peoples of the world, especially for African peoples who are subjected to the same types of meddling for far too long. Solidarity with Venezuela and the end of sanctions! No to imperialism! Peoples of Latin America, Caribbean and Africa, Unity is Strength! August 10th, 2019, in Cotonou, Abidjan, Brazzaville, Brussels, Dakar, Geneva, Lome, London, Niamey and Paris Provisional Political Bureau of the Pan-African League – UMOJA

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Sur l’investiture du président bolivarien du Venezuela

COMMUNIQUE DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA POUR L’INVESTITURE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA NICOLÁS MADURO La Ligue Panafricaine – UMOJA tient à remercier le ministre des affaires étrangères de la République Bolivarienne du Venezuela pour l’invitation adressée à son secrétaire général Amzat Boukari pour assister à la cérémonie d’investiture du second mandat du Président Nicolás Maduro à Caracas le 10 janvier 2019. Organisation politique anti-impérialiste engagée dans la libération du continent et la construction des Etats Unis d’Afrique, la Ligue Panafricaine – UMOJA adresse toute la solidarité des peuples Panafricains au peuple frère Bolivarien du Venezuela. Depuis la victoire de feu Hugo Chávez Frías aux élections présidentielles de 1998, la République Bolivarienne du Venezuela a ouvert un processus révolutionnaire qui a permis des avancées réelles dans les services sociaux (santé, éducation, culture) et les infrastructures publiques (logement, énergie, communications) ainsi que dans le projet d’une souveraineté nationale et d’une solidarité internationale socialiste. Autrefois réservée aux nantis, la rente pétrolière a financé une politique de justice sociale et de réduction des inégalités que seuls les plus fortunés peuvent déplorer. En l’espace de vingt ans, certaines forces d’opposition ont tenté par différents moyens d’interrompre le processus révolutionnaire. Le coup d’Etat d’avril 2002 contre le président Chávez a échoué grâce à la mobilisation de l’armée et du pouvoir populaire qui a réitéré son adhésion au processus révolutionnaire lors des nombreuses consultations électorales qui ont eu lieu depuis. Propriétaire des principaux moyens de production et de distribution, l’oligarchie vénézuélienne alliée à la finance internationale mène une guerre économique et médiatique pour discréditer les actions sociales du président Maduro qui a repris le flambeau à la disparition du président Chávez. Dans le déluge d’attaques, les voix des groupes sociaux qui ont été réhabilités par le chavisme, notamment les communautés indigènes et africaines, ont ainsi été largement censurées par les médias. Face au chaos organisé, les institutions régionales et internationales tentent d’isoler le Venezuela qui fait l’objet d’une saisine de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI). Les forces panafricanistes connaissent trop bien ces mécanismes qui ont été maintes fois utilisés en Afrique. Le retour de régimes conservateurs et réactionnaires en Amérique du Sud et les dynamiques en cours en Afrique nécessitent de relancer une diplomatie Sud-Sud fondée sur le commun intérêt des peuples africains et sud-américains à construire une alternative au capitalisme global et prédateur. Consciente que le chemin est encore long pour consolider les acquis sans freiner l’élan révolutionnaire, la Ligue Panafricaine – UMOJA invite les forces panafricanistes et afrodescendantes d’Amérique du Sud à prendre toute leur place dans l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA). Nous invitons notamment les forces afro-vénézuéliennes à assumer leur double mission historique – panafricaine et bolivarienne – en faisant le relais avec l’ensemble des résistances noires des Amériques et d’Afrique. Dans le cadre des relations Sud-Sud, nous invitons les autorités vénézuéliennes à apporter leur soutien de façon concrète aux véritables organisations panafricaines qui luttent pour la souveraineté du continent Africain et de sa Diaspora. Dans le contexte d’un retour des tensions géopolitiques et d’une recrudescence des crises globales frappant les peuples d’Afrique et des Amériques, la Ligue Panafricaine – UMOJA prie les autorités de la République Bolivarienne du Venezuela de ne pas renoncer à l’effort révolutionnaire. Il y va de l’intérêt des peuples sans voix. UMOJA NI NGUVU ! LA UNIÓN HACE LA FUERZA ! Pour le Bureau Politique Provisoire Le président Diogène Henda Senny: Brazzaville, le 10 janvier 2019 Brazzaville, el 10 de Enero de 2019 COMUNICACION DE LA LIGA PANAFRICANA – UMOJA EN EL MARCO DE LA INVESTIDURA DEL PRESIDENTE DE LA REPÚBLICA BOLIVARIANA DE VENEZUELA NICOLÁS MADURO La Liga Panafricana – UMOJA quiere agradecer el ministerio de asuntos exteriores de la República Bolivariana de Venezuela por la invitación notificada a su secretario general Amzat Boukari de asistir a la ceremonia de investidura del segundo mandato del Presidente Nicolás Maduro en Caracas el 10 de Enero de 2019. Organización anti imperialista movilizada para la liberación del continente y de la construcción de los Estados Unidos de África, la Liga Panafricana – UMOJA envía toda la solidaridad de los pueblos Panafricanos al pueblo hermano Bolivariano de Venezuela. Desde la victoria de Hugo Chávez Frías en las elecciones presidenciales de 1998, la República Bolivariana de Venezuela abrió un proceso revolucionario que permitió avanzas concretas en los servicios sociales (salud, educación, cultura), las infraestructuras públicas (alojamiento, energía, comunicaciones) y también en el proyecto de una soberanía nacional y de una solidaridad internacional socialista. Los ingresos petrolíferos en el pasado reservados a las clases adineradas han financiado una política de justicia social y de reducción de la desigualdades que solo disgusta a los más ricos. En el espacio de veinte años, algunas fuerzas de la oposición intentaron por diferentes maneras interrumpir el proceso revolucionario. El golpe de estado de Abril de 2002 contra el presidente Chávez fracasó gracias a la movilización del ejército y del poder popular que reafirmó su aceptación del proceso revolucionario en las numerosas consultas electorales que tuvieron lugar desde entonces. La oligarquía venezolana propietaria de los principales medios de producción y distribución, la oligarquía venezolana aliada del mundo financiero internacional conduce una guerra económica y mediática con el objetivo de desacreditar a las acciones sociales del presidente Maduro quien tomó el testigo después del fallecimiento del presidente Chávez. En esta avalancha de ataques, la voz de los grupos sociales particularmente las comunidades indígenas y africanas que fueron rehabilitados por el chavismo fueron enormemente censuradas por los medios de comunicación, Frente al caos organizado, las instituciones regionales e internacionales intentan aislar a Venezuela que al mismo tiempo es objeto de una investigacion de la procuradora de la Corte Penal Internacional (CPI). Las fuerzas panafricanistas conocen bien a esos mecanismos que más de una vez fueron utilizados en África. El regreso de los regímenes conservadores y reaccionarios en América del Sur y las dinámicas en curso en África obligan a iniciar una diplomacia Sur-Sur basada en el interés común de

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Thomas Sankara, héros de la Renaissance africaine

En mémoire de Thomas Sankara (1949-1987), héros de la Renaissance africaine La Ligue Panafricaine – UMOJA invite toutes les personnes qui se reconnaissent dans la vie et l’œuvre du président burkinabé Thomas Sankara à se mobiliser et à célébrer sa mémoire à l’occasion des trente ans de sa disparition brutale survenue le 15 octobre 1987 à Ouagadougou. Thomas Sankara reste un combattant panafricaniste inégalé et un héros de la libération des peuples opprimés en Afrique et dans le reste du monde. Lors de nos Universités tenues à Montpellier en 2014, Madame la Première Dame Mariam Serme SANKARA avait apporté son soutien à la Ligue Panafricaine – UMOJA en nous honorant de sa visite et de son adhésion publique. La LP – UMOJA réitère son amitié au Comité Thomas Sankara de Montpellier qui avait répondu présent et qui assure, avec d’autres structures comme le Comité International pour la Justice sur Sankara (CIJS), un travail de soutien moral et juridique auprès de la famille de l’ancien président du Burkina Faso. En 2014, le Burkina Faso connaissait une période « révolutionnaire » marquée par la chute du régime françafricain de Blaise Compaoré, emporté par un mouvement populaire et exfiltré par l’Élysée vers les bases arrière marocaine puis ivoirienne. Depuis, la transition a conduit au retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection de Roch Kaboré à la tête de l’État. De là où il nous regarde, le Président Thomas Isidore Noël Sankara doit être à la fois heureux et inquiet. Heureux de voir que des millions de personnes et une vague de mouvements de la société civile ont maintenu en vie sa pensée et son combat pour une Afrique émancipée, souveraine et solidaire. Inquiet de voir que les forces de recolonisation continuent à progresser en entretenant la confusion idéologique dans les objectifs et les priorités des peuples africains, confusion favorisée par la désertion des forces et des idées panafricanistes de l’arène politique. Aujourd’hui au Burkina Faso, dans la sous-région ou sur le continent, quel parti politique peut revendiquer un programme répondant aux défis identifiés par Sankara ? Quel dirigeant politique africain en responsabilité pourrait tenir et assumer un langage de vérité en présence directe de son homologue de l’Élysée ? Président du Burkina Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, Thomas Sankara s’était engagé sur tous les maux que nous déplorons encore trente ans après sa disparition : l’abolition inconditionnelle de la dette des « pays pauvres » et la fin du franc CFA ; le chantage environnemental des grandes puissances et le refus des multinationales de laisser l’Afrique s’industrialiser à sa manière ; le soutien à nos producteurs à travers une politique d’autosuffisance alimentaire ; l’émancipation des femmes d’un patriarcat obsolète et le soutien à la jeunesse à travers une politique pour l’éducation, la santé et l’emploi ; le droit des peuples notamment sahraouis, kanaks et palestiniens, à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources ; les luttes d’émancipation et de justice sociale, et plus globalement la lutte contre le néocolonialisme et l’impérialisme qui sévissent à l’intérieur et à l’extérieur de nos États berlinois. Partout où ces enjeux ont un sens, le nom de Thomas Sankara est populaire et résonne dans les cœurs. Pour tout ce qu’il a impulsé en un temps très court, Thomas Sankara fait partie d’une précieuse lignée de figures historiques auxquelles nous devons rendre un hommage appuyé et conséquent. Ainsi, la Ligue Panafricaine – UMOJA salue le lancement au Burkina Faso d’une souscription nationale pour construire le Mémorial Sankara. Bien entendu, cet acte d’engagement populaire et salvateur n’enlève pas la nécessité de faire la lumière sur le crime qui fonda le régime illégitime de Blaise Compaoré. L’assassinat de Thomas Sankara et de douze autres personnes dont les corps n’ont toujours pas été identifiés, dans le cadre d’un coup d’État sur lequel la France, au mieux coupable et au moins complice, refuse toujours d’ouvrir ses archives, cet assassinat-là rappelle ce qu’Amilcar Cabral définissait en parlant de « cancer de la trahison » lors de son éloge funéraire à Kwame Nkrumah. La réconciliation est impossible sans justice et toute récupération éventuelle d’une figure aussi idéale que celle de Sankara par des dirigeants qui privilégient des intérêts non-africains est inacceptable. La Ligue Panafricaine – UMOJA réclame la fin de l’impunité et que justice soit faite sur les assassinats de Thomas Sankara, ainsi que de l’indépendantiste kanak Éloi Machoro, de la militante sud-africaine Dulcie September, et de toutes les autres personnes victimes hier et aujourd’hui de la même arme néocoloniale. Nous invitons chaque personne éprise des valeurs de nos illustres ancêtres à se former et à s’engager politiquement pour que l’histoire arrête de bégayer et se remette en marche. C’est dans ce but que la Ligue Panafricaine – UMOJA, dans le respect de la souveraineté de l’Afrique, réclame : -la fermeture de toutes les installations et missions militaires étrangères sur le continent, la dénonciation de tous les accords de coopération militaire et une véritable réflexion constructive pour la mise en place d’une armée continentale panafricaine –la sortie de la Cour Pénale Internationale (CPI) des pays africains qui y sont encore, et la convocation anticipée par les pays qui n’y sont pas d’une convention de magistrats et juristes africains pour la mise en place d’un Tribunal Panafricain pour juger équitablement tous les crimes commis à l’encontre de nos populations, en commençant par celui qui a mis fin à la vie du président Thomas Sankara –la sortie immédiate de toutes les institutions financières néocoloniales telles que le FMI et la Banque mondiale, entraînant de facto la sortie du franc CFA pour les pays qui y sont soumis et la mise en place d’une politique et d’un système monétaire panafricain. –la garantie du droit pour la population de chaque région du continent de recevoir l’instruction dans sa langue maternelle, avec la création d’écoles et de centres de formation adaptés pour dispenser de tels enseignements, et la mise en place d’une politique linguistique africaine permettant d’en finir avec les tares mentales du néocolonialisme Ces points inscrits au programme politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA, sont partagés par des millions d’hommes et

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