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Félicitations de la Ligue Panafricaine – UMOJA au Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au Peuple Sénégalais

Le 25 mars 2024 a marqué un tournant historique de l’ère postcoloniale au Sénégal et en Afrique de l’Ouest (et plus particulièrement pour les pays dit francophone). Ce tournant est incarné par la victoire du candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la plus haute magistrature du Sénégal ; et s’inscrit d’une certaine manière dans le renouveau panafricain qui prospère dans la sous-région ouest-africaine depuis quelques années. Au-delà de la victoire écrasante qui ne saurait faire l’objet d’aucun conteste, nous saluons la maturité du peuple sénégalais et la loyauté des institutions comme la cour constitutionnelle sans qui cette élection aurait pu connaitre une toute autre tournure. Cette victoire signifie sans nul doute la rupture avec le continuum néocolonial post-indépendance. Cette victoire, c’est toute la jeunesse qui reprend espoir. Cette victoire, c’est l’affirmation d’un peuple qui reprend son destin en main pour écrire son histoire sans complexe et en toute souveraineté. Cette victoire, c’est une nouvelle voie pour le Sénégal et l’Afrique. Aussi, c’est avec une grande satisfaction que la Ligue Panafricaine – UMOJA se joint à toutes les forces et tendances panafricanistes pour féliciter chaleureusement le nouveau Président élu du Sénégal son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le peuple du Sénégal. En outre, la Ligue Panafricaine – UMOJA souhaite que cette victoire électorale devienne une source d’inspiration, un phare du panafricanisme tendant à démontrer que l’exercice du pouvoir sous l’égide d’un leadership panafricain est la seule voie pour l’Afrique. Une fois de plus, la Ligue Panafricaine – UMOJA félicite le peuple Sénégalais d’avoir pris le flambeau du panafricanisme et d’avoir su le porter à la tête d’un état. Puissiez-vous bien le porter haut et loin et rapprocher les peuples du continent et de la Diaspora de notre ultime idéal d’un Etat Fédéral Africain représenté par une monnaie commune, une défense commune et une politique solidaire dans le concert des nations ! Si le chemin de la démocratisation et la vulgarisation du panafricanisme est encore lointaine dans nos communautés, cette victoire est une véritable source d’inspiration et nous rapproche un peu plus la concrétisation de l’idéal panafricain qui est le seul à même de soigner les maux des populations africaines sur le continent comme dans la diaspora. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Le 26 mars 2024 Pour le Bureau Politique Provisoire Dr Amzat Boukari-Yabara Président de la Ligue Panafricaine – UMOJA

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Guerre en République Démocratique du Congo : enfin une prise de conscience ?

Communiqué de la Ligue Panafricaine – UMOJA Bureau Politique Provisoire Le 29 avril 1997, l’ambassadeur étatsunien à l’ONU, Bill Richardson rencontre le président du Zaïre, le maréchal Mobutu. Il lui fait clairement comprendre que, s’il ne démissionne pas… Les plus avertis avaient compris que c’en était fini du pouvoir de l’homme à la toque de léopard, d’autant qu’à l’Est du pays, la rébellion avançait à grands pas sans réelle résistance de la part de l’armée zaïroise, en dépérissement depuis des années et toujours en attente d’une renaissance à la hauteur des enjeux sécuritaires de la sous-région et du continent. Laurent-Désiré Kabila, le tombeur et successeur de Mobutu dirige le Zaïre qu’il rebaptise République Démocratique du Congo dès sa prise de pouvoir. Ses alliés rwandais et ougandais qui hier, l’avaient aidé à chasser Mobutu lui font la guerre car ils estiment ne pas avoir été assez payés suite au pacte passé. Il sera assassiné au sein même du palais présidentiel, le 16 janvier 2001. Par un détour assez étrange, son fils, Joseph Kabila Kabange devient président de la RDC et reste au pouvoir jusqu’en janvier 2019, date à laquelle lui succède Félix Tshisekedi qui depuis janvier 2024 a débuté un nouveau bail à la tête du pays. Et depuis tout ce temps : Les balles continuent de siffler dans l’Est de la RDC : jusqu’à quand ? On continue à y dénombrer morts et cadavres : combien exactement ? Les filles et les femmes se font continuellement violer : jusqu’à quand ? Les populations qui le peuvent ne cessent de se déplacer : jusqu’où ? Le sous-sol est toujours pillé sans aucun bénéfice pour les populations : jusqu’à quand ? L’ONU crée en 1999 la MONUC (Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo) pour maintenir la paix dans ce pays. Pour cela, il aura fallu trois (03) résolutions de son Conseil de sécurité et qui donneront par la suite lieu à cinquante (50) résolutions jusqu’en 2008 pour que cette « force » soit « effective » au bout de dix ans ! Les résultats seront tellement extraordinaires que de la MONUC, ils passeront à la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo) le 01 juillet 2010. Le tableau ci-après nous en dit plus sur cette « force » : Pays contributeurs 60 Observateurs militaires 462 Troupe 19 461 Policiers 1 090 Civils locaux 2 725 Civiles internationaux 937 dont 462 volontaires onusiens Pertes 93 morts Budget 1 398 475 300 $ Du temps de cette MONUC, les viols des filles et des femmes par leurs soldats étaient tellement légion que les populations avaient fini par la surnommer MONIQUE. Un jeu de mots qui n’appelle aucune exégèse, tant l’allusion est limpide… Le 23 septembre 2017, à la tribune des Nations Unies, Joseph Kabila s’était exprimé sans ambages : Il est clair que près de vingt ans après son déploiement, la force onusienne ne peut nourrir l’ambition de rester indéfiniment dans mon pays, ni d’y exercer son mandat avec le même format et sans tirer les leçons des faiblesses constatées. Pour rester poli, on dira que cette demande demeura lettre morte… Et le 25 septembre de l’an suivant, il se montrera légèrement plus dur : Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale. A un moment donné, on se demande si la RDC est vraiment un pays « indépendant » ? Comment un chef d’Etat peut-il demander qu’une « force » internationale quitte son pays et que, près de six ans après, non seulement cette « force » est toujours en place, bien que son « retrait » soit programmé, mais pis, cette guerre persiste devant une incapacité notoire de cette ONU de faire quoi que ce soit qui aille dans le sens de la paix ? Comment comprendre que les gouvernements (national et provincial) semblent s’en accommoder alors que ce sont tout de même des vies humaines qui sont en jeu ? Le plus désolant est l’attitude de l’Union Africaine (UA) qui dans ses organes dispose d’un Conseil paix et sécurité (CPS) dont tous les Africains sont en droit de se demander l’utilité, si ce n’est à entretenir une illusion de puissance. Pourquoi cette organisation « continentale » a-t-elle délégué durant toutes ces années la guerre dans l’Est de la RDC à l’ONU alors qu’il est de notoriété publique que l’ONU n’a jamais été capable, de Haïti au Liban en passant par la République Centrafricaine, d’amener la paix ou de n’être autre chose que « l’instrument des grandes puissances », comme le soulignait déjà Frantz Fanon après l’assassinat de Lumumba en janvier 1961 ? Rappelons tout de même que l’ONU avait mis en 2000 la RDC sous embargo concernant l’achat des armes de guerre. Cet embargo n’a été retiré que le mardi 20 décembre 2022 ! Comment ce pays aurait pu, même avec la meilleure volonté du monde, lutter tout ce temps contre autant d’adversaires et d’ennemis convoitant ses ressources ? Finalement, que veulent les dirigeants de la RDC ? Qu’attendent-ils de la « communauté internationale » ? Il faut peut-être paraphraser le professeur Théophile Obenga qui dit Que faut-il encore faire aux Nègres pour qu’ils ouvrent enfin les yeux ? La guerre dans l’Est du Congo n’aurait pas lieu si le sous-sol de cette région n’était point gorgé de minerais les plus précieux (cobalt, coltan…) dont l’industrie occidentale et asiatique a crucialement besoin pour sa survie. Le prix du pillage est la réduction des populations en esclavage moderne, les crimes environnementaux et la source d’un conflit particulièrement meurtrier. Cette guerre a des acteurs qui sont connus de très longue date : milices et paramilitaires pour ensanglanter le sol, mercenaires et multinationales pour piller le sous-sol, et régimes africains soutenus par certaines puissances occidentales qui siègent tout là-haut, au fameux Conseil de sécurité des Nations Unies. Mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC passe par refonder l’architecture de sécurité du continent africain autour d’une armée panafricaine ! La récente actualité nous donne peut-être un mince filet d’espoir de voir la fin des massacres. En effet, l’organisation sous-régionale

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Lu ëpp tuuru ! Trop c’est trop : solidarité panafricaine face aux dérives du régime autocratique de Macky Sall

Communiqué du Bureau Politique Provisoire La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore vigoureusement la dissolution du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF-LES PATRIOTES), principal parti d’opposition au Sénégal, et l’incarcération de son leader Ousmane Sonko (admis aux urgences après avoir entamé une grève de la faim). Ces faits de trop constituent la dernière manifestation par excellence des dérives autocratiques d’un régime cherchant à éliminer toute alternative souverainiste et panafricaniste en mesure de répondre aux aspirations du peuple sénégalais. En effet, si la mobilisation populaire a contraint Macky Sall à renoncer à se présenter pour un troisième mandat, le président du Sénégal est désormais déterminé à user de tous les leviers à sa disposition pour empêcher la candidature de celui qui, troisième à l’élection présidentielle de 2019, apparaît dans tous les sondages comme le favori de l’élection présidentielle de 2024. En parallèle, la disposition législative qui rend leur éligibilité à Karim Wade et Khalifa Sall, deux figures de l’opposition écartées de la précédente élection présidentielle du fait de leur condamnation pénale, illustre la politique politicienne de Macky Sall : diviser l’opposition et écarter toute candidature antisystème afin de maintenir le statu quo néocolonial. Candidat souverainiste dont la montée en puissance est connectée à celle des mobilisations panafricanistes et des protestations populaires contre l’impérialisme en Afrique dite « francophone », Ousmane Sonko n’a eu de cesse de dénoncer les instruments de domination néocoloniale : les accords monétaires qui, incarnés par le franc CFA, contribuent à la paupérisation massive des classes populaires du Sénégal et de plusieurs pays d’Afrique occidentale et centrale, et les accords militaires qui permettent à l’armée française de garder 350 soldats ainsi qu’une immense base militaire située en plein cœur de la capitale, Dakar. Face aux bouleversements politiques observés dans les pays de la sous-région (Mali, Burkina Faso, et plus récemment le Niger), la neutralisation d’Ousmane Sonko, de PASTEF, ainsi que de tous les mouvements politiques proposant une alternative panafricaniste et antiimpérialiste, est devenue une nécessité impérieuse pour la Françafrique. La solidarité panafricaine doit être incompressible face à l’impérialisme global. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exprime sa solidarité envers Ousmane Sonko et le parti PASTEF-LES PATRIOTES, dissout arbitrairement par une justice aux ordres ainsi que tous les Sénégalais engagés dans la voie de l’alternative panafricaniste et anti-impérialiste.  Par ailleurs, la LP-U exige : -La libération immédiate d’Ousmane Sonko et de TOUS les détenus politiques -La restauration des droits civiques et politiques d’Ousmane Sonko afin qu’il puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2024 -La fin de l’instrumentalisation de la justice sénégalaise à des fins d’élimination de rivaux politiques L’Union fait la force ! Umoja Ni Nguvu ! Le 10 août 2023

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Communiqué du Bureau Politique Provisoire sur la situation au Niger

La Ligue Panafricaine – UMOJA suit avec attention la situation au Niger où un changement de régime a eu lieu le 26 juillet 2023. En préliminaire, nous adressons notre solidarité panafricaine au peuple nigérien en l’invitant à maintenir sa cohésion et son unité face à toute tentative de déstabilisation et en lui partageant, ainsi qu’à l’opinion internationale, les points suivants. En premier lieu, si des observateurs nationaux ou internationaux ont formellement condamné le coup d’état militaire du 26 juillet 2023 au motif qu’il remet en cause le modèle démocratique nigérien illustré par l’élection du président Mohamed Bazoum à la suite du départ du président Mamadou Issoufou au terme de ses deux mandats constitutionnels, cette condamnation est relativisée sur le fond par le fait que, outre les nombreuses entorses dont elle a fait l’objet sous le régime déchu (pressions sur la société civile, arrestation d’opposants, interdiction de manifestations, caution électorale dissuasive), la démocratie est insuffisante si elle ne s’accompagne pas d’une souveraineté nationale. Ainsi, la jeunesse dynamique et déterminée du Niger doit savoir que ses aînés ont mené une lutte pour la véritable indépendance, sous la direction de l’Union Démocratique Nigérienne (UDN). Ce parti créé en 1954 par Djibo Bakary pour combattre la domination coloniale française, à une époque où les guerres d’Algérie et du Cameroun éclataient, est devenu un mouvement sous le nom de « Sawaba », terme haoussa appelant au calme et à la sérénité. En 1958, le Sawaba a milité en faveur de l’indépendance en appelant le peuple du Niger à rejeter le référendum voulu par le général de Gaulle. Comme la Guinée de Sékou Touré, le Niger de Djibo Bakary devait voter non au référendum et prendre son indépendance, mais c’était sans compter la fraude électorale et la répression organisées par le gouverneur colonial français. Comme l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le mouvement Sawaba a été traqué et éliminé par les agents néocoloniaux déterminés à maintenir le Niger sous la tutelle française. La démocratie nigérienne a, comme dans la quasi-totalité des anciennes colonies françaises, été amputée par le fait que l’indépendance a été conditionnée à la signature d’accords monétaires et militaires sur lesquels les peuples n’ont jamais été consultés. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – UMOJA appelle le peuple du Niger à arracher sa souveraineté pleine et entière, notamment sur le plan militaire par le départ des bases étrangères et monétaire par la sortie du franc CFA, éléments de souveraineté sans lesquels la démocratie ne peut s’enraciner durablement. En second lieu, dans le cadre du découpage colonial du Sahara entre la France (Algérie, Mauritanie, Mali, Tchad, Niger), l’Angleterre (Soudan), l’Espagne (Sahara occidental) et l’Italie (Libye), Paris espérait conserver à travers le Niger une vaste étendue désertique présentant un sous-sol riche en pétrole, gaz naturel et minerais notamment d’uranium, servant à développer ses expérimentations nucléaires et donc son indépendance énergétique, militaire et stratégique. Ainsi, le 15 avril 1974, trois jours avant une dernière réunion autour de sa décision de revaloriser le prix de vente de l’uranium, le président nigérien Diori Hamani qui avait reçu le colonel Kadhafi quelques semaines plus tôt afin d’établir les clauses d’un accord de défense entre Niamey et Tripoli, est renversé par un coup d’état. Les intérêts français sont sauvegardés. Près de cinquante ans plus tard, le Niger, quatrième plus grand producteur d’uranium au monde, n’a toujours pas pu bénéficier des retombées des exportations vers la France pour élever le niveau de vie de ses citoyens. Les négociations pour sortir du monopole de l’exploitant français Areva devenu Orano et la diversification des partenaires, avec l’entrée en jeu de la Chine, font que le contrôle de la rente de l’uranium est aussi devenu un instrument de conservation du pouvoir par les élites locales. Outre la pollution environnementale liée à l’extraction, la concentration apparue autour des sites miniers d’Arlit, Imouraren et Akokan a également impacté les équilibres géopolitiques internes liés à la redistribution économique des recettes minières, à la marginalisation des cultures vivrières ou encore à la représentativité politique des populations touarègues. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – UMOJA appelle le peuple du Niger à reprendre possession de ses ressources naturelles dans le cadre d’un projet de développement national innovant qui lui permettra d’atteindre la souveraineté énergétique, alimentaire et économique. Nous invitons plus particulièrement les ingénieurs panafricains à faire preuve de solidarité en se mettant à disposition du pays du physicien Adbou Moumouni Dioffo, pionnier de l’énergie solaire en Afrique. En troisième lieu, la destruction de la Libye de Kadhafi par les forces occidentales a accéléré la militarisation du Sahel et la présence de groupes terroristes, deux éléments de déstabilisation qui se superposent, d’une part à l’externalisation des frontières de l’Europe au niveau du Niger dans le cadre des politiques migratoires, et d’autre part à l’impact des politiques économiques néolibérales qui renforcent la pauvreté. Le Niger coche ainsi toutes les cases d’un pays en proie à l’impérialisme. Le coup d’état du 26 juillet 2023, qui a ses propres logiques internes, s’inscrit dans une remise en cause de l’ordre franco-sahélien après les coups survenus au Mali et au Burkina Faso. Ces trois pays qui sont confrontés au même défi sécuritaire s’inscrivent dans une communauté de destin qui participe de la renaissance du panafricanisme. La Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont quatre pays sur quinze sont aujourd’hui exclus, a tenté d’imposer des sanctions qui n’ont pas reçu l’assentiment populaire. La menace d’une intervention militaire, si elle continue de planer en raison de l’alignement de quelques chefs d’Etats africains avec les intérêts français, ne saurait être une solution africaine aux problèmes africains. Bien au contraire, la solidarité exprimée par le Mali et le Burkina Faso à l’égard du Niger en cas d’attaque militaire, s’inscrit dans la continuité de la solidarité portée par les jeunesses ouest-africaines envers les peuples malien et burkinabè frappés par des sanctions. Les marches qui ont relié Bamako, depuis Dakar ou Conakry, les marches reliant Bamako à Ouagadougou, sont des routes pour l’unité africaine. Ces marches menées au nom du panafricanisme

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Panafrikan n°24

Le numéro 24 est enfin DISPONIBLE Vous êtes nombreux à l’avoir plébiscité et le voilà qui arrive en grande pompe avec des dossiers d’une grande profondeur sur les thèmes d’actualité: La grande interview de Aminata Traoré, femme politique, activiste malienne, l’interview de Rocé, musicien, rappeur qui revient sur la carrière de son père Adolfo Kaminsky… Soyez les premiers à le télécharger* (prix 4,80€) : https://lpumoja.gumroad.com/l/iinnl Pour vous abonner, c’est par ici 18€ pour 4 numéros/lpumoja.gumroad.com/l/spbxv parrainer jusqu’à 8 personnes et tenter de gagner 1 abonnement gratuit d’un an pour 4 numéros avec #panafrikan24 et #lpumoja#lpufrance (valable jusqu’au 13 mai 2023) *magazine en ligne pour votre soutien

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SUDAN: A FRATRICIDAL WAR WITH GEOPOLITICAL OVERTONES

[Statement of the Political Bureau of the Pan-African League UMOJA] April 15th 2023 sounds like yet another blow in Sudan’s turbulent political history. Since its independence in 1956, the history of Sudan has been nothing but a succession of internal conflicts. From civil wars (1955-1972 /1983-2005) to the Darfur crisis (2003-2010) which led to the country’s partition and the creation of South Sudan (2011), via the overthrow of Omar Al-Bashir (2019) to the current political turmoil, the country is sinking a little bit more each day into chronic instability which reinforces its status as a failed state. The Pan-African League – UMOJA (PL-U), expresses grave concern over the ongoing political and military unrest in Sudan and its capital Khartoum in particular, where civilians are being held hostage in a fratricidal crossfire. Moreover, the LP-U is deeply concerned about the geostrategic implications that such a conflict could have for the Horn of Africa and the continent as a whole; as it could constitute a new destabilising factor likely to spread beyond its borders on a continent already plagued by endless outbreaks of war. Although it is not yet possible to have an accurate account, the conflict would have already caused more than 400 deaths, 3,700 wounded and an undetermined number of refugees fleeing the violence to neighbouring countries (Egypt, Chad or South Sudan). At the root of this conflict are two men, two militaries. On the one hand, General Abdel Fattah al-Burhan, responsible for the 25 October 2021 coup and self-proclaimed president of the Sudanese Transitional Sovereignty Council. And on the other hand, General Mohamed Hamdan Dagalo, also known as « Hemetti », Commander of the Rapid Support Forces (RSF), and a major figure in the repression during the Darfur war. Since former president Omar Al-Bashir’s overthrow in 2019, the regular army and paramilitaries have seized power, despite numerous protests and calls to order (often repressed in blood) by civil society actors. The PL-U denounces the hostage-taking of civilian populations by military and paramilitary forces, stands in solidarity with the Sudanese people and calls for an end to the current crisis. Furthermore, the PL-U calls on the African Union (AU) which once again is not up to the challenge when it comes to serving the interests of the African people and Africa at large to take swift action to prevent the seizure of power by the military and hold them accountable for their actions. The PL-U demands power be returned to civilians, and warns against foreign interference in African affairs to prevent further damage. Furthermore, the PL-U insists and urges, once again, the global African family (on the continent as well as in the Diaspora), to invest and take its destiny into its own hands by rallying its ranks in order to initiate the Pan-African revolution that will liberate Africa and its children from neo-colonialism, imperialism and the ills that undermine African societies. Unity is Strength! Umoja ni Nguvu !

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Crise de légitimité et pyromanie politique au Sénégal

L’histoire politique du Sénégal est marquée par des alternances et une absence de régime militaire qui suffisent à ce que de nombreux observateurs en viennent à présenter ce pays comme un « bon élève » de la démocratie en Afrique. Cette image est tronquée car, depuis 1960, la vie politique sénégalaise est régulièrement marquée par des tensions, des répressions et des violences systémiques caractéristiques d’une crise de longue durée. La dernière convulsion est celle qui met face à face un pouvoir hyper-présidentiel hérité du modèle colonial français qui oscille entre autoritarisme et déni de la réalité et une opposition acculée qui cherche à construire une alternative citoyenne et une nouvelle manière de faire de la politique. Les deux mandats de Macky Sall ne sont malheureusement pas les premiers au Sénégal à connaître une succession de scandales économiques, d’affaires de corruption et de détournement de fonds. C’est parce que cette présidence doit justement être la dernière à souffrir de ces tares qu’une grande partie de la société sénégalaise fonde ses espoirs en la figure de son principal opposant Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor et leader du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF). Ainsi, la Ligue Panafricaine – UMOJA déplore la crise née de l’invalidation par la Cour constitutionnelle de la liste nationale que la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi entendait présenter le 31 juillet 2022 au peuple chargé de renouveler les 165 sièges d’une assemblée dominée par la coalition Benno Bokk Yakaar. Une exclusion de l’opposition permettant au président Macky Sall de se préparer à briguer un troisième mandat en 2024 entérinerait la marche du Sénégal vers un scénario de crise électorale récurrent en Afrique. Des élections sans opposition, sans débat, ne sont pas crédibles. La sécurité et la liberté d’expression et de circulation des opposants et de tout citoyen doit être assurée. L’emprisonnement opportun d’un certain nombre d’opposants ne doit pas devenir un moyen pour tout pouvoir en place d’éviter le débat politique autour de son bilan et de ses projets. Par conséquent, la Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce les brimades, les filatures et les arrestations dont sont régulièrement victimes Ousmane Sonko Guy Marius Sagna, ainsi que des militants du FRAPP, de PASTEF et d’autres organisations tenant un positionnement patriotique, nationaliste ou panafricaniste. Ces pratiques de harcèlement montrent que le sens des priorités dans l’utilisation des moyens d’État n’est pas tourné vers la satisfaction des besoins du peuple. Le président Macky Sall semble pour sa part bien plus soucieux de son image auprès de la France et de la « communauté internationale » qu’auprès de son peuple dont une large partie de la jeunesse le désavoue. Cette indifférence est intenable dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de vingt ans. En effet, derrière les figures directement visées d’Ousmane Sonko ou Guy Marius Sagna, ce sont des millions de jeunes qui sont prêts à se mobiliser pour faire barrage et écrire l’histoire. Dès à présent, la Ligue Panafricaine – UMOJA se tient aux côtés du peuple sénégalais dans sa quête d’un véritable patriotisme économique, politique et culturel à la mesure du patriotisme sportif affiché lors de la victoire des Lions de la Terranga en Coupe d’Afrique des Nations en février 2022. Ni les nouvelles infrastructures censées améliorer l’environnement des affaires, ni la découverte de gisements d’hydrocarbures ne garantissent le développement durable du Sénégal tant que les intérêts du peuple ne seront pas défendus en priorité. Doté d’un fort potentiel, le Sénégal doit faire le bon choix entre une vision népotiste et passéiste du pouvoir et une vision patriotique et décomplexée du développement. C’est de ce choix que dépendra la capacité du Sénégal à se placer en tête de la bataille de toute l’Afrique contre un système néolibéral hostile au bien-être des peuples. Le combat contre la corruption économique va de pair avec la lutte contre l’instrumentalisation des institutions politiques et des textes qui fondent le contrat social entre gouvernants et gouvernés. Au Sénégal et partout sur le continent, la Ligue Panafricaine – UMOJA soutient tous les peuples qui s’engagent dans l’action démocratique de masse pour faire « basculer l’Afrique sur la pente de son destin fédéral », selon les mots de Cheikh Anta Diop. Notre appui va aux forces patriotiques, panafricanistes et progressistes qui défendent strictement les valeurs de souveraineté économique et de justice sociale, de travail et de solidarité, sans céder aux relents xénophobes et tribalistes. Nous saluons plus particulièrement les marcheurs qui ont effectué le trajet Dakar-Bamako (1.362 km) pour exprimer leur solidarité avec le peuple frère du Mali. La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient la nécessité de l’unité des forces panafricanistes du Sénégal pour que ce grand pays prenne toute la place qui lui revient dans l’émancipation de l’Afrique et la création d’un État fédéral africain. C’est à ce prix que nous éteindrons les politiques pyromanes qui incendient nos pays les uns après les autres ! Umoja ni Nguvu ! L’Union fait la Force ! 27 juin 2022, le Bureau Politique Provisoire

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À Bruxelles, le Panafricanisme fait face à l’Eurafrique

Tribune de soutien à la Diaspora Panafricaine de Belgique Dr Amzat Boukari-Yabara Président de la Ligue Panafricaine – UMOJA Prévu en octobre 2020 et reporté en raison de la crise sanitaire mondiale, le sixième sommet Union Européenne-Union Africaine se tient ces 17 et 18 février 2022 à Bruxelles. Les militants panafricanistes qui ont prévu de se retrouver au rond-point Schuman pourront justement manifester sur l’actualité des propos de l’un des pères fondateurs de l’Europe, le ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman, qui déclarait le 9 mars 1950 que « l’Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation d’une de ses tâches essentielles : le développement du continent africain. » Dans un monde où les zones de projection sont limitées en raison des concurrences entre puissances, l’Afrique est au centre des enjeux géostratégiques entre le Nord, l’Est et l’Ouest. Le lien établi entre le Mali et l’Ukraine à travers la politique russe montre plus que jamais le risque – somme toute peu probable – pour l’Europe de se retrouver encerclée par une alliance d’un nouveau genre allant de Moscou à Conakry en passant par Kiev, Bangui et Bamako. Président du Conseil de l’UE pour six mois, Emmanuel Macron l’a souligné à plusieurs reprises : sans une politique africaine, l’Europe disparaîtra dans le cadre des grands bouleversements géopolitiques en cours. Face à la Chine, aux Etats-Unis, à la Russie ou à la Turquie qui se sont dotés de cadres (sommets, forums) pour convoquer l’Afrique, l’Europe joue tout simplement sa survie. Sous couvert d’être une « priorité » liée à la proximité géographique ou au « destin commun », l’Afrique est devenue une obsession pour l’Europe. Près de la moitié des pays européens disposent aujourd’hui d’un plan ou d’une stratégie spécifique pour l’Afrique, sans compter celle mise en place de manière globale par la Commission européenne qui présentera lors de ce sommet de nouveaux documents d’orientation dans les domaines stratégiques de la sécurité et de la défense européenne, de la transition énergétique, de la transformation numérique, de la croissance et des emplois durables, de la paix et de la gouvernance, et enfin des migrations et des mobilités. Autant de points sur lesquels les peuples africains n’ont jamais été consultés. De la recolonisation financière et humanitaire de l’Afrique En 2017, la présidence allemande du G20 avait lancé le « Pacte avec l’Afrique » (Compact with Africa) pour favoriser l’investissement privé dans une douzaine de pays africains (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée, Maroc, Rwanda, Sénégal, Togo, Tunisie) ayant réformé leur cadre macroéconomique. La philosophie néolibérale de ce Pacte a été élargie lors du sommet organisé le 18 mai 2021 à Paris « sur le financement des économies africaines ». Ces dernières sont considérées comme des « relais de croissance » pour les économies européennes. Autrement dit, sans l’Afrique, l’Europe coule. Sans les ressources naturelles, les matières premières, mais aussi les travailleurs immigrés, sans les nouveaux marchés, les nouveaux consommateurs de la classe moyenne et les élites africaines, ce sont des pans de l’économie européenne qui menacent de s’effondrer. Loin d’être un projet au service de l’Afrique, la « stratégie globale avec l’Afrique » (Global Gateway) dévoilée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen apparait ainsi comme une réponse de l’Europe à la Chine qui a développé un vaste réseau d’infrastructures de transports et de communications en Afrique dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (One Belt, One Road). Par le biais de ses « agences de développements », l’Europe entend présenter à l’Afrique de nouveaux instruments économiques, financiers et commerciaux sans même prendre le temps d’écouter ce que demandent les Africains. Rien n’est finalement plus colonialiste que de voir l’Europe se croire plus ambitieuse pour l’Afrique que les Africains eux-mêmes pour leur propre continent. Cette ambition transpire la recolonisation. Si la « redéfinition des frontières » n’est pas officiellement à l’ordre du jour du sommet UE-UA, c’est parce que les Accords de partenariat économique (APE) et les précédentes politiques néolibérales européennes ont déjà redessiné les frontières d’une Afrique « utile » et d’une Afrique « inutile » selon les intérêts des multinationales. Celles-ci fonctionnent à la carte, selon des logiques transnationales, transfrontalières et internationales qui tirent avantage de la division internationale du travail, des règles édictées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que des lois du marché. Sur ce point, le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) risque de profiter prioritairement aux acteurs économiques non-africains qui disposent de fonds, de réseaux et d’une organisation supérieure aux acteurs africains. Loin d’entraîner la balkanisation du Congo, bien au contraire et pire, la ZLECA élargit la politique de la porte ouverte menée au Congo à l’ensemble du continent africain en en faisant un vaste réservoir où chacun viendra puiser ce dont il a besoin. Entre le sommet UE-UA d’Abidjan en 2017 et celui de Bruxelles en 2022, la crise sanitaire s’est immiscée dans les relations entre les deux continents. Des propos tenus dans les médias pour suggérer d’aller tester des vaccins en Afrique ont rappelé la dimension colonialiste et raciste de la science et de la médecine. La pandémie a montré à quel point l’Europe refuse de comprendre que des civilisations africaines puissent avoir une autre conception du bien-être, de la santé et de la guérison. Obnubilée par la course avec la Chine dans le « dons de vaccins » à l’Afrique, l’Europe s’est libérée de toute éthique en n’hésitant pas à envoyer en Afrique des vaccins qui n’étaient même plus recommandés aux citoyens européens. L’Afrique qui a traversé la pandémie sans avoir à offrir aux médias occidentaux le spectacle attendu de centaines de millions de personnes mourant du covid-19, se retrouve dans une situation de mendicité paradoxale liée à la communication qui présente l’Europe lui donnant généreusement des vaccins. L’objectif de l’Afrique est bien d’atteindre la souveraineté sanitaire et médicale sans avoir à subir les discours d’une recolonisation « humanitaire ». Sur ce point, la rencontre des présidents Macky Sall du Sénégal, Paul Kagame du Rwanda et Nana Akufo-Addo du Ghana avec Uğur Şahin, le président de la multinationale Bio N Tech, interroge. Le

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Panafrikan Magazine #22 : L’Expérience Révolutionnaire

Editorial #22 Fin du Franc CFA ou « remake » du « discours de Brazzaville », mal ficelé Le 21 décembre 2019, la Françafrique sans sourciller sur les moyens, réunie à Abidjan en grande pompe sous la houlette de son commandant en chef incontesté, Emmanuel Macron, vient de nous faire une nouvelle version du « discours de Brazzaville » du 24 août 1958 tenu par son fondateur, le général de Gaulle. Présenté comme une volonté du général de Gaulle d’en finir avec la colonisation, le discours de Brazzaville fut en réalité l’acte de naissance de la Françafrique et un véritable pari géopolitique de la France visant, d’une part, à faire échec à la volonté clairement exprimée de la quasi-totalité des dirigeants africains issus de la loi cadre d’exercer souverainement leur pouvoir, et de l’autre, à casser la dynamique unitariste du Parti du Rassemblement Africain (PRA), réuni un mois plus tôt, en juillet 1958 à Cotonou, réclamant très clairement l’indépendance immédiate et s’opposant à l’éclatement des blocs AOF et AEF. En s’appuyant sur cet extrait du discours de Macron, qualifiant la colonisation comme ayant été «une erreur profonde, une faute de la République », les médias mainstream s’emploient à présenter le discours d’Abidjan comme une volonté d’en finir avec la Françafrique, comme ce fut le cas du général de Gaulle, à propos de la colonisation. En passant de l’Union française à la naissance de la Communauté française, en 1958, les États africains deviennent autonomes sur les affaires internes, mais restent dépendants de la France pour la monnaie, les relations internationales et la Défense. Dans le discours d’Abidjan, en dépit des jongleries stylistiques aux accents anticolonialistes, la réalité est que le changement de nom et la fin « obligatoire » des dépôts des avoirs sont tout de même contrebalancés par le maintien de la parité fixe avec l’Euro et le maintien de la garantie française sur la vraie/fausse nouvelle monnaie sans que les peuples africains s’expriment clairement sur ces choix. Fait significatif et commun aux deux discours : autant le discours de Brazzaville avait cassé la dynamique unitariste du PRA exprimée en février 1958 à Paris et en juillet 1958 à Cotonou, autant le discours d’Abidjan fait une sorte « d’OPA hostile » à une initiative monétaire africaine et autonome, en l’occurrence l’Eco, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), regroupant 15 États, plus que les 8 États de la zone CFA, qui pourraient passer sous l’éteignoir français grâce à la garantie française et à l’arrimage de l’Eco à l’Euro. Ce remake du discours de Brazzaville mal ficelé, tenu à Abidjan avec la complicité du régime ivoirien, chef de file de la bourgeoisie compradore, en dit long sur la nature des États africains néocoloniaux de la zone CFA. Formellement indépendants et prompts à tenir des discours pompeusement nationalistes, ils sont entièrement dominés par le tuteur colonial. Investis d’une puissante tendance au mimétisme, les États africains néocoloniaux, forts avec les faibles et faibles avec les forts, assistent sans défense au pillage de leurs ressources stratégiques et au bradage de leur souveraineté. Face à cette broyeuse des imaginaires, des libertés, des droits sociaux et économiques des peuples africains, il convient de lui opposer une résistance et une auto-interprétation alternative. Le Panafricanisme est le cadre idéologique, en ce qui nous concerne, qui offre la possibilité d’auto-interprétation alternative, à savoir : « connaître l’ancien, pour servir le nouveau », comme dit le proverbe. Il aide à mettre en lumière certaines matrices politiques, culturelles et historiques africaines d’où sortiront demain des façons de vivre et des intelligences de destin. Ce numéro 22 de votre magazine Panafrikan, par la richesse des thématiques traitées, contribue à l’entreprise de résistance des masses et de la construction des consciences alternatives et insoumises. On y trouve, entre autres, un regard croisé entre la révolution Sankariste et l’expérience du mouvement révolutionnaire congolais « M22 », un beau partage d’expérience sur l’année du retour au Ghana, encore un texte fort instructif sur le scandale du chlordécone dans la Caraïbe, cette dramatique histoire d’un empoisonnement consenti. Ce numéro nous gratifie aussi d’un texte qui pose la problématique de la participation et du consentement des peuples dans les Traités intra-africains comme celui de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF). Par la transversalité des sujets traités, nous appelons la jeunesse africaine à s’armer de connaissance, « jusqu’aux dents », comme aurait dit, Cheikh Anta Diop. Le désir du tout autre, la volonté d’être soi, nourrissent l’espoir et les victoires futures! Henda Diogène Senny Président de la Ligue Panafricaine – UMOJA Le numéro 22 du Panafrikan Magazine est disponible : procurez-le vous dès maintenant au prix de 3€, ou abonnez-vous au magazine pour 10€, et recevez TOUS les numéros de Panafrikan pour toute l’année 2020, y compris le dernier numéro sorti ! Panafrikan, c’est votre outil pour mettre le panafricanisme au pouvoir. Umoja Ni Nguvu.

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La LP- UMOJA présente au Congrès international des mouvements afrodescendants à Caracas

🔴CARACAS – La Ligue Panafricaine- Umoja (LP-Umoja) représentée par Juvick Lepoupou (ST Congo) a répondu présente à l’invitation du Congrès international des mouvements afrodescendants à Caracas, pour rencontrer plus de 130 délégations internationales issues de plus de 40 pays. Un rendez-vous capital pour renforcer les forces panafricanistes et anti-impérialistes. Prenez votre adhésion pour rejoindre nos sections territoriales en diaspora et en Afrique via ce formulaire en ligne: https://lpumoja.wufoo.com/forms/s1xt0hm16238jx/ Umoja Nguvu!

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