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Billet d’analyse n°1 du B.P.P. de la Ligue Panafricaine – Umoja

Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire…Un nouvel arc françafricain sur l’Afrique de l’Ouest ? L’impérialisme ne dort jamais, et il prépare une année 2014-2015 chaotique pour les fils et les filles d’Afrique. Il est donc plus que jamais urgent de déployer, de manière coordonnée, toutes les énergies du mouvement panafricaniste dirigées dans un seul et même but, qui est la construction d’un État fédéral, seule condition pour la satisfaction des besoins de nos populations sur le continent et dans la diaspora. Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire aujourd’hui, Mali, Niger, Nigéria demain, quelques indices montrent que l’arc de domination impérialiste cherche à se renouveler en Afrique de l’Ouest. Le Bénin, prochaine crise régionale ? Au Bénin, où les élections municipales de 2013 ont été repoussées en arguant notamment le manque de financement, il est de plus en plus question d’organiser des élections générales couplées (présidentielles et législatives) voire triplées (avec les municipales) au printemps 2016. En l’état actuel, la liste électorale est incomplète et plusieurs foyers de population hostiles au président Yayi Boni n’ont pas été recensés. Élu en 2006, réélu en 2011, le président Yayi qui ne peut briguer un troisième mandat envisagerait de modifier la constitution pour un changement de République permettant de repartir à zéro. En réalité, nos régimes françafricains n’ont jamais décollé du niveau zéro. En cas d’échec, Yayi Boni devrait chercher à placer au pouvoir un homme acquis à sa cause, ou choisir une stratégie de chaos qui pourrait voir intervenir des groupes criminels au Bénin, sur le mode de ce qui se passe dans le nord du Nigéria. En tout état de cause, le débat national sera court-circuité par une classe politique uniquement préoccupée par ses privilèges matériels et financiers.

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Café UMOJA : « Les défis du Congo, leçons pour l’Afrique ».

  La Sous-Section IDF (Ile de France) de la Ligue Panafricaine – Umoja a le plaisir de vous convier au Café Umoja sur le thème : « Les défis du Congo : Leçons pour l’Afrique ». Cette rencontre est animée par le Dr Amzat BOUKARI-YABARA, historien du panafricanisme, membre du Bureau Politique Provisoire de la LP-U chargé de la Prospective et du Programme politique.     Dimanche 31 août 2014 de 15h00 à 19h00 Librairie Tamery 19 rue de Chalet 75010 PARIS   PAF : 5€00 dont 1 conso offerte.  

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Côte d’Ivoire Gbagbo libre, mais après ?

La crise électorale qui a éclaté en Côte-d’Ivoire à la fin de l’année 2010 s’est soldée par le bombardement du palais présidentiel par les forces françaises et l’enlèvement de Laurent Gbagbo manu militari pour être déporté en définitif au Tribunal Pénal International de la Haye. Ces évènements et cette énième intrusion de la France dans son style colonial ont choqué tout un continent et ont réveillé bien du monde : 50 ans après sa soi-disant indépendance, la Côte-d’Ivoire est encore aux mains de l’impérialisme occidental. UNE RÉSISTANCE DÉTERMINÉE La crise ivoirienne a marqué un nouveau réveil de l’opinion africaine contre la domination occidentale, en particulier française sur le continent. Bien sûr la mobilisation ivoirienne est déjà très forte, avec des manifestations partout dans le monde, qui ont rassemblé hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, battant le pavé sous le soleil, sous la pluie, dans le froid, dans la neige, dans la grêle, allant même jusqu’à encercler le tribunal de La Haye ! L’autre versant de cette résistance, ce sont les milliers d’Africains qui se sont ralliés à cette cause à travers le Continent et la Diaspora. Main dans la main, Ivoiriens, Camerounais, Congolais, Maliens, Togolais, Africains-Antillais, et plus encore, se sont organisés pour protester contre l’agression coloniale et pour la libération de Laurent Gbagbo, ainsi que celle de tous les autres prisonniers politiques. Le gouvernement français, en voulant remettre les chaînes à l’un des pays qu’il considère comme sa chasse gardée, a réveillé les autres qui dormaient et qui le regardent maintenant avec des yeux pleins de colère et de révolte.

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Mali: Statu quo rien n’a changé, les dés ont été pipés

Ibrahim Boubacar Keita dit IBK a officiellement obtenu 77,61% des voix au second tour de l’élection présidentielle disputée le 11 août dernier. Une élection qui se passe bien est une élection dans laquelle il n’ya ni contestation ni violence, nous dit-on. Le candidat Soumaïla Cissé, en reconnaissant sa défaite avant même l’annonce des résultats officiels, a coupé court à tout risque de crise postélectorale. Tout est bien qui finit bien ? Pas si sûr… LE PIÈGE DES ÉLECTIONS Félicité par les Touaregs, par la France, l’Algérie, la Côte-d’Ivoire et toute la communauté internationale, IBK accède enfin à, 68 ans, à la magistrature suprême après une longue carrière qui le vit occuper les postes d’Ambassadeur (à Abidjan, Libreville, Ouagadougou et Niamey), de ministre des Affaires Étrangères, et de Premier ministre sous Alpha Oumar Konaré, puis de président de l’Assemblée nationale sous Amadou Toumani Touré. Aux yeux de la communauté internationale, ce score sans appel de 77,61% donne à IBK la légitimité pour gouverner le Mali et sortir ce pays plongé depuis déjà trop longtemps dans une profonde crise structurelle. Pourtant, ces élections placées sous le contrôle des militaires français dans les villes de Kidal et Gao, ne font que refléter cette même crise de confiance entre le peuple et les dirigeants. Peu évoqué, le taux de participation lors de ce second tour n’a pas dépassé les 45%. Au premier tour, il avait péniblement atteint 49%. On peut relativiser, à l’instar du président intérimaire Dioncounda Traoré, qui présentait ce taux comme un record dans l’histoire électorale du pays. Pour expliquer cette participation, des habitants de Bamako ont esquivé le problème en évoquant les fortes intempéries qui ont limité les déplacements dans les bureaux de vote du sud du pays. Outre les dysfonctionnements liés notamment aux personnes déplacées du nord, cette faible participation peut s’expliquer par la large avance d’IBK qui a recueilli au premier tour 40% des votes exprimés contre 20% à Cissé. Mais aussi par le sentiment que tout est joué d’avance. La quasi-totalité des candidats du premier tour se sont rangés derrière IBK, qui était déjà le candidat annoncé d’une coalition en 2012. Certains ont sans doute négocié leur part du gâteau, ou plutôt les miettes tombées de la table à laquelle l’impérialisme se régale.

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Ayiti, 1791-1803 : la Garde meurt mais ne se rend pas.

  Le 14 août 1791 est une des dates de naissance du Panafricanisme contemporain. Deux ans et un mois jour pour jour après la prise de la Bastille symbolisant la Révolution française, la cérémonie du Bois-Caïman dirigée par le prêtre houngan Dutty Boukman lance la Révolution haïtienne qui va entraîner la chute de Saint-Domingue, la colonie la plus riche des Amériques grâce à l’exploitation maximale de 500 000 Africains. La Révolution ayant donné naissance en 1804 à un État indépendant, la Première République Noire d’Ayiti, cette brève lecture se place sous l’angle des Relations Internationales et de la Défense. UN CONTEXTE RÉVOLUTIONNAIRE Lorsque les Africains se soulèvent à Bois-Caïman, Saint-Domingue est déjà confrontée à une sédition des colons français qui refusent d’appliquer les lois décrétées par l’administration royaliste, elle-même hostile aux révolutionnaires parisiens qui cherchent à abolir la monarchie. Les mulâtres et les libres de couleur – qui sont catégories de classe bien plus que de « couleur » – tentent également d’obtenir une extension de leurs droits politiques et économiques, et se montrent peu solidaires de la condition servile des Africains. A Paris, Louis XVI étant toujours chef des Armées et de la Marine, décide d’envoyer 15 navires avec 6000 hommes pour en finir avec l’impertinence des planteurs, et surtout pour mater la révolte africaine. A leur bord, les commissaires Sonthonax et Polverel sont plutôt favorables à la Révolution. Les troupes de la Garde Nationale, composées en majorité d’hommes de la Révolution, sont néanmoins commandés par des officiers royalistes dirigés par Desparbès.

Histoire, Ligne politique>Idéologie Politique, Société

A l’adresse de tous les camarades africains

  Camarade de Paris, de Province, et d’Afrique, le fascisme court à grand pas. Lorsqu’il s’abattra tu regretteras amèrement de n’avoir pas employé ce répit à travailler pour ton pays. Que tu aies baissé la tête jusque là ne sera plus suffisant pour les fascistes. Les fascistes seront volontairement sceptiques en ce qui concerne ta loyauté envers eux et ta profonde volonté de demeurer à jamais passif. Ils exigeront de toi des preuves irréfutables de ton indignité et de ta veulerie et la pente de ton rabaissement sera sans limite. Camarade de Paris, de Province et d’Afrique abandonne tes raisonnements fallacieux qui ne sont qu’une capitulation inconsciente devant les difficultés. Viens renforcer de ta critique lucide, de ta lutte concrète, le seul mouvement dont l’efficacité sur le plan africain a provoqué la répression féroce que tu connais. Critique-le du dedans et non du dehors, car tu serais un complice volontaire ou involontaire du Gouvernement. Pourquoi veux-tu attendre que le mouvement soit fort, que la répression cesse, et que tout redevienne normal, pourquoi subordonnes-tu ton adhésion à toutes ces conditions ? Ne vois-tu pas, que c’est une capitulation indigne de ta part, car c’est précisément au moment où tout va mal que l’on a plus besoin de toi ■ Cheikh Anta Diop, Vers une idéologie politique africaine Source Panafrikan juin-août2013

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Quand l’Afrique claquera la porte à l’Europe

   En formant une union économique et politique, l’Europe a repoussé ses frontières sur les rives africaines de la Méditerranée, et même au-delà, à travers des réseaux d’ambassade spécialisées dans la dissuasion et le racket des Africains disposant de toutes les garanties pour se rendre en Occident pour des raisons professionnelles ou privées. Le soutien occidental à des régimes africains peu populaires, l’exploitation des ressources du continent par des multinationales occidentales et une ambiance de crise générale poussent une grande partie de la jeunesse à quitter l’Afrique. Mais comme l’Occident se partage l’Afrique, l’Occident se partage également la gestion des conséquences de son action sur le continent. Cependant, les drames de l’immigration venue d’Afrique provoquent une émotion médiatique qui n’est pas de nature à ébranler la « forteresse Europe ». Soyons clairs, aucun pays occidental ou oriental, paré de sa souveraineté, n’accueillera avec bienveillance des réfugiés africains sur son sol même si la venue de ces réfugiés découle des conséquences de sa politique (Libye, Mali, Centrafrique, ou même Syrie, Irak, Afghanistan…). Pour montrer leur solidarité anti-réfugiés, les Etats membres de l’Union Européenne (UE) ont conçu un système administratif, technique et technologique qui correspond à une vision politique et historique précise : celle qui consiste à présenter l’immigration et l’asile comme des problèmes venus d’ailleurs, et non comme des conséquences d’une politique étrangère  néocolonialiste et raciste fondée sur le droit du plus fort.

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Le procès Gbagbo: l’Afrique face à son miroir

  Depuis le 19 février dernier, les regards des Africains et des dirigeants occidentaux sont braqués sur La Haye (Pays-Bas). C’est le siège du gouvernement de ce pays dont on ne parle quasiment jamais hors de l’Europe. C’est là que la France, l’ONU et les actuels dirigeants ivoiriens ont décidé de déporter Laurent Gbagbo, depuis le 30 novembre 2011. La déportation : arme imparable Cheikh Ahmadou Bamba, religieux et « suspect » aux yeux des colons français. Bédazin Boaijéré Honu Bowelé dit Béhanzin, roi du Dahomey et résistant à la pénétration coloniale française. L’Almamy Samory Touré dit Samory le Malinké, empereur du Wassoulou et en guerre contre l’expansion coloniale française en Afrique. Tous les trois ont, d’une manière ou d’une autre refusé de se soumettre à la France quand elle conquérait des territoires en Afrique. Pourtant, en 1960, ils étaient nombreux, ces Africains qui croyaient que, la France partie, les fils du continent n’auraient plus à subir pareille infamie. Erreur fatale de jugement de la part de ces jeunes et moins jeunes, qui avaient eu cette naïveté : la France officielle était certes partie, mais en réalité, elle était plus que jamais présente dans nos administrations, nos présidences de la République. Il avait été question pour elle d’enlever le nom « colonisation », mais le système en gros demeurait.

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