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Panfricanisme, politique et imposture

   Une des caractéristiques de l’imposture politique relative au Panafricanisme, est que ce dernier est devenu un label passe-partout décerné à chaque fois qu’une rencontre ou une initiative est prise entre deux États africains. Quelque soit l’objet de la rencontre, on fait comme si le Panafricanisme n’avait aucune exigence idéologique, sinon le fait de voir juste les Africains ensemble. Si des initiatives tendant à valoriser la culture africaine par le biais des manifestations comme le FESPACO, le FESPAM et bien d’autres, peuvent être qualifiées de « Panafricaines », le Panafricanisme, cependant, est une idéologie politique sans cesse renouvelée par une littérature abondante, mais constante dans ses principaux objectifs. Ainsi, de Marcus Garvey à Cheikh Anta Diop, en passant par Kwamé Nkrumah, foisonnent des écoles de pensée. Mais toutes ces écoles, ont une constance quant aux objectifs, à savoir : une Afrique unie politiquement afin d’assurer la sécurité économique, militaire et culturelle de ses filles et de ses fils.

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Télésud : « La réoccupation militaire de l’Afrique » Invité : Amzat BOUKARI-YABARA, membre de la Ligue Panafricaine – UMOJA

       Dans son émission « L’Invité de l’Histoire » du 16 juin 2014, Telesud a invité M. Amzat BOUKARI-YABARA, historien, auteur du livre « Nigeria », ed. De Boeck, membre du Bureau Exécutif Fédéral de la Ligue Panafricaine-UMOJA (LP-U), sur le thème : « La réoccupation militaire de l’Afrique »  « L’Invité de l’histoire » du 16 juin 2014,  sous le titre : « La réoccupation militaire de l’Afrique », par telesud

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La croissance africaine ou l’illusion du développement

  Depuis quelques années, de nombreux pays africains affichent des pourcentages de croissance record. Nombre d’entre eux courent désormais vers « l’émergence ». Chacun fixe son échéance à qui mieux mieux. Le problème est que nul n’a jamais pris la peine d’expliquer aux populations ce qu’on entend vraiment par le qualificatif « émergent », ni en quoi être « émergent » constitue un objectif valable pour la politique économique d’un Etat. De nombreuses publications ont récemment fait leur une sur l’idée d’une Afrique qui gagne, d’une Afrique qui se développe, d’une Afrique qui croît. De beaux chiffres de croissance économiques nous sont jetés à la figure avec une vigueur sans cesse renouvelée : 8,18 pour cent pour le Ghana en 2012, 14,46 pour cent pour le Niger en 2012 ou encore 6,83 pour cent pour l’Angola etc. En clair, une foule de pays africains serait en passe de devenir des pays émergents. Ainsi, le terme « émergent » semble être devenu le nouveau vocable à la mode, le concept rabâché par tous les gouvernants d’Abidjan à Kinshasa en passant par Yaoundé. Concrètement, qu’est-ce qu’être émergent ? Silence radio pour l’instant. « La croissance économique telle que présentée actuellement, ne représente qu’une simple augmentation mathématique du PIB. » Les chiffres de croissance élevés qui alimentent ce discours sur l’émergence ne sont pourtant pas des indicateurs suffisants pour jauger le niveau de développement économique d’un pays ; encore moins quand il s’agit d’évaluer le niveau de bien-être de sa population, que ce soit en termes de santé ou d’éducation, d’emploi, de logement, de sécurité etc. La croissance économique telle que présentée actuellement, ne représente qu’une simple augmentation mathématique du PIB : c’est-à-dire de la quantité de richesses produites par le pays, peu importe ce qui est produit et comment les fruits de cette production sont ensuite répartis au sein de la population. Ainsi, lorsqu’un pays comme l’Angola affiche des chiffres de croissance économique records du fait de l’augmentation des recettes pétrolières, on est en droit de se demander en quoi cela contribue t-il réellement au développement économique du pays, lorsqu’une grande part de ces recettes est capté par une minorité et affecté à des usages improductifs tels que l’importation de marchandises de luxe. Pour bien comprendre le problème, il faut d’abord revenir aux concepts même de développement économique et de sous-développement. Le développement économique est un concept qui est relatif et non absolu. On est toujours « développé » par rapport à un « sous-développé », de même que le concept de richesse n’a de sens que lorsqu’il y a aussi des pauvres. Ainsi, la plupart des pays africains sont dits sous-développés par rapport à la plupart des pays européens, aux Etats-Unis d’Amérique, et à certains pays asiatiques comme le Japon ou la Corée du Sud. Jusque dans les années 1980, la notion de développement était étroitement liée à celle d’industrialisation et on parlait plutôt de pays industrialisés par rapport aux pays non-industrialisés. « Il est largement admis dans la littérature économique que c’est la production de marchandises manufacturées, c’est à dire transformées, qui a le plus d’impact sur l’emploi et le progrès économique d’un pays » La notion d’industrialisation a été peu à peu abandonnée dans le discours économique dominant venu des chantres du néo-libéralisme et des institutions comme la Banque Mondiale et le FMI. Ce discours est servilement répété par la plupart des élites africaines. Cependant, lorsque l’on observe l’histoire économique de ces trois derniers siècles, on se rend compte que le développement économique passe d’abord par l’industrialisation, par la production manufacturée à grande échelle plus efficace d’une gamme de produits de plus en plus diversifiés et technologiquement avancés. Même si les secteurs des mines et de la construction font partie de la définition de la production industrielle, il est largement admis dans la littérature économique que c’est la transformation de matières premières en marchandises par le fruit du travail ou de l’intelligence qui a le plus d’impact sur l’emploi et le progrès économique d’un pays. Aussi lorsque nous parlons d’industrialisation, il faudrait en réalité avoir « production manufacturée » à l’esprit. Les records de croissance économique diffusés ci-et-là ne nous disent donc rien de l’avancée de l’industrialisation, et donc du développement économique réel dans ces pays. Les chiffres exposés, tels que la croissance des recettes venant de l’exportation des matières premières (café, cacao, tabac, thé etc.) et du secteur minier (pétrole, uranium, cobalt, bauxite etc.), ou encore ceux du secteur de la téléphonie mobile avec l’augmentation exponentielle du nombre de téléphones portables, ne signifient en rien que l’Afrique est en train de s’industrialiser, et donc de se développer véritablement. Dans la plupart des cas, nous vivons toujours dans des économies de rente, très peu diversifiées, où l’essentiel des revenus provient de l’exploitation de quelques matières premières phares. C’est le cas de la Côte-d’Ivoire avec le cacao, de l’Angola avec le pétrole, de l’Ethiopie avec le thé, du Malawi avec le tabac et ainsi de suite. Comment peut-on parler de réel développement économique lorsque les capacités de production industrielle n’ont quasiment pas augmenté depuis des décennies ? Où sont les entreprises africaines qui sont des leaders industriels mondiaux dans leur secteur ? En dehors bien sûr des géants miniers sud-africains constitués sous l’apartheid… Où sont les colosses africains, champions internationaux du textile ? Des médicaments ? De l’énergie ? Du BTP ? De l’agroalimentaire ? De la pétrochimie ? De l’automobile ? De l’électronique ? Du naval ? De l’armement ? De l’électronique ? De l’informatique ? Les chiffres sont parlants. L’industrialisation en Afrique, a connu une croissance importante du début des années 1970 au début des années 1990 ; mais depuis cette époque, quasiment partout, c’est la stagnation ou le déclin industriel. En effet, la will mine If cialis online australia treatments but! Upper TCA viagra cost Support. 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La lutte contre le sida ne saurait être gagnée en tendant la main en permanence

« Il y a quelques mois, les représentants de l’ONUSIDA au Congo-Brazzaville informaient les autorités congolaises de leur retrait du PNDS (Programme National de Développement Sanitaire), de 20 millions $US, où le Congo intervenait à parts égales avec l’ONUSIDA. À la surprise générale, le ministre de la Santé, François Ibovi, a affirmé que « La clôture des projets financés par la Banque mondiale et le Fonds mondial peut annihiler, si l’on n’y prend garde, les acquis de la réponse au VIH. »1 En termes clairs, si les autres ne paient plus, le sida va connaître une recrudescence au Congo. Par ailleurs, un malade a besoin de bien manger et d’être soigné dans un environnement sain. Ces deux conditions sontelles réunies ? La réponse est NON. L’Etat du plus grand hôpital du pays (le CHU de Brazzaville) laisse à désirer. Pourtant, après le drame du 04 mars 2012, le gouvernement parlait d’un excédent budgétaire et le dernier budget voté par le Parlement est révélateur de la bonne santé financière du Congo. Que nous restera-t-il comme marge de manoeuvre si notre politique de santé devrait être en partie définie par un ailleurs aussi loin de nous ? Comment pouvons-nous encore, en 2013 tendre la main vers les organismes internationaux, pour soigner les Congolais, alors que nous savons que le pays a largement les moyens financiers pour soigner toute la population ? La lutte contre le sida ne saurait être gagnée en tendant la main en permanence vers des structures ayant des intérêts divergeant souvent des nôtres. Au Kenya par exemple, il existe depuis 1979 le KEMRI, un centre spécialisé dans la recherche médicale (sida, malaria, etc.). Cet établissement a capitalisé un savoir-faire. Etant donné que la recherche coûte cher, plus nous mettrons ensemble nos moyens, mieux nous nous en sortirons. Seuls, cela risque d’être encore plus complexe. Plutôt que de se lamenter sur les déclarations de l’agence des Nations Unies, ONUSIDA, le ministre de la santé ferait mieux d’être force de proposition auprès de ses pairs africains, pour des politiques de santé en l’Afrique. Le SIDA, tout comme le paludisme et la tuberculose sont des fléaux qui ont trouvés leur terreau en Afrique. Les solutions durables pour les combattre passent par une mise en commun des efforts des gouvernants africains au niveau continental. C’est un leurre que de continuer à croire que les solutions à nos maux viendront d’ailleurs. C’est la vision panafricaine que défend la Ligue Panafricaine-Umoja. C’est par la recherche scientifique que le Congo et l’Afrique viendront à bout du SIDA. Pour ce faire, la recherche scientifique africaine doit s’émanciper de la tutelle extérieure, se moderniser et être capable d’apporter des solutions pérennes aux problèmes qui se posent. Ceci en mobilisant d’abord nos propres atouts tant en termes de pharmacopée qu’en terme de ressources humaines. Ils sont bien nombreux à ce jour, les chercheurs africains, médecins modernes et tradi-thérapeutes, qui, individuellement ou en groupe, hier ou aujourd’hui, ont initié des actions thérapeutiques encourageantes et même positives par rapport à la guérison du VIH/SIDA, ou par rapport à la découverte d’un vaccin à cet effet. L’Etat fédéral que la LP-U appelle de ses voeux offrira le seul cadre institutionnel capable d’organiser de manière efficiente ces différentes intelligences mais surtout de dicter souverainement une politique de recherche profitable à tous et de dégager les budgets nécessaires. L’Afrique, à travers le fléau du SIDA, devrait ainsi faire montre de ses aptitudes sur le plan scientifique mondial avec des programmes qui devraient en permanence être suivis par des autorités scientifiques et administratives africaines compétentes. La Ligue Panafricaine-Umoja propose qu’une Académie Africaine des Sciences, à travers son département médecine, prenne en main le suivi et la promotion des valeurs médicales africaines éparses et prenne l’initiative d’une reconnaissance officielle des travaux objectivement jugés émérites, des chercheurs africains car nous ne le savons que trop bien, c’est à l’Afrique d’abord de se promouvoir, l’Occident n’ayant que peu d’intérêts à le faire. Ainsi, au-delà des campagnes quotidiennes de sensibilisation contre le VIH/SIDA, pour lesquelles nos Etats disposent de suffisamment de moyens financiers, il faut accompagner les nombreuses initiatives africaines assez concluantes, sur le plan de la recherche scientifique médicale en puisant dans sa riche flore et sa pharmacopée. L’on pourrait regrouper ces chercheurs tradi-thérapeutes, que l’on organiserait dans un Comité Africain des Guérisseurs. Cette vision panafricaniste de nos problèmes en général et des questions de santé sur les grandes pandémies en particulier, permettront au Congo et au-delà, à l’Afrique, de mettre en oeuvre les solutions durables et efficaces pour nos populations dans le cadre d’un Etat Fédéral Panafricain ». ■ Par Obambé GAKOSSO Retrouvez cet article dans le Magazine trimestriel de la ligue Panafricaine -Umoja PANAFRIKAN Juin-Août 2013

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Panafricanisme et Bolivarisme

   « La révolution bolivarienne doit énormément à la république haitienne, de même que le panafricanisme grâce à des pionniers comme Anténor Firmin qui publia en 1885 De l’égalité des races humaines. » (Hugo Chavez) « Avec la mort du Président Hugo Chavez, un terme fait l’actualité : le Bolivarisme. Très peu d’observateurs ont souligné les liens entre le Panafricanisme et le Bolivarisme par Ignorance ou volonté de dissimuler ». Au-delà des apparences : une origine commune A première vue, le rapprochement que l’on pourrait faire entre le Panafricanisme et le Bolivarisme tiendrait juste de la similitude idéologique : lutte anti-impérialiste, pour la  souveraineté économique, pour un Etat continental. Nous rappelons que le Panafricanisme et le Bolivarisme ont une origine commune. En effet, l’un des berceaux historiques ayant enfanté le Panafricanisme est la révolution haïtienne. Le Panafricanisme est né des luttes anti-esclavagiste et anti-colonialiste dans les Caraïbes et sur le Continent africain. On ne saurait comprendre le Bolivarisme, sans connaître la vie d’un homme, Simon Bolivar (1787-1830). Il a participé de façon décisive aux luttes pour l’indépendance des actuels Bolivie, Colombie, Équateur, Panama, Pérou et Venezuela. Or, le parcours héroïque de Simon Bolivar indique qu’après avoir bénéficié de la protection de la Jamaïque, que sans l’apport majeur des révolutionnaires haïtiens, ces campagnes militaires de reconquête de la souveraineté de la Grande Colombie, n’auraient sans doute jamais connu de succès. En effet, c’est bien parce qu’Alexandre Pétion (1770-1818), président d’Haïti d’alors était convaincu à l’idée de la Grande Colombie, qu’il accepta en 1815 d’accorder protection à Simon Bolivar. Ainsi, le sang nègre a coulé au fondement du Bolivarisme, par conséquent, on peut considérer que les ancêtres du Bolivarisme et du Panafricanisme furent les mêmes. C’est pourquoi, se sachant sans doute condamné, à quelques jours de sa mort, le Président Hugo Chavez dans sa lettre à l’Afrique le 22 février 2013, fait un rappel extraordinaire de la vérité historique longtemps escamotée, nous citons : « Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits, nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations. » Les défis d’aujourd’hui, du Panafricanisme et du Bolivarisme En Amérique latine, durant longtemps, le Bolivarisme, idéologie anti-impérialiste et de l’Unité politique, fut  galvaudée par des leaders démagogues latino-américains. C’est avec l’arrivée au pouvoir du Président Hugo Chavez, que le blason du Bolivarisme a été redoré : lutte contre la pauvreté, reconquête de la souveraineté économique et mise en place des conditions de l’Unité des pays d’Amérique latine). On peut citer pêle-mêle : Cinq millions d’enfants reçoivent désormais au Venezuela une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils  étaient 250 000 en 1999. La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique. La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes. La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes,d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique. La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle desEtats-Unis et du Canada. Au vu de ses résultats, l’on comprend pourquoi, comme jamais par le passé, à la mort d’Hugo Chavez, toute l’Amérique du Sud l’a pleurée au nom du Bolivarisme. Comme le Bolivarisme avant l’arrivée de Chavez au pouvoir, le Panafricanisme est aussi l’objet d’une terrible imposture politique actuellement en Afrique. Le Panafricanisme, est devenu un label passe-partout comme s’il n’avait aucune exigence idéologique. Ainsi, de Marcus Garvey à Cheikh Anta Diop, en passant par Kwamé Nkrumah, foisonnent des écoles de pensée. Mais toutes ces écoles, ont une constance quant aux objectifs, à savoir : l’unité politique afin d’assurer la sécurité économique, militaire des populations. En somme, un Panafricaniste conséquent est à la fois anti-impérialiste et anti-tribaliste. En conclusion, chaque fois qu’un dirigeant africain se déclare Panafricaniste, il conviendrait de comparer sa gouvernance avec les réalisations citées ci-dessus du Bolivarisme ». Par Diogène Senny Retrouvez cet article dans le journal officiel de la Ligue Panafricaine Umoja Panafrikan juin-août2013  

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DÉCLARATION DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA (LP-U) AUX PREMIÈRES ASSISES NATIONALES DU CONGO POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE

DÉCLARATION DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA (LP-U) AUX PREMIÈRES ASSISES NATIONALES DU CONGO POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE Intervenant : Henda Diogène SENNY, Secrétaire Général de la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) Au nom de notre Organisation, la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U), je remercie le Comité Préparatoire des Assises Nationales du Congo pour l’Alternance Démocratique d’avoir pris, non seulement, cette initiative, mais aussi d’avoir pensé à nous associer au panel des intervenants Chères Sœurs et chers Frères, La Ligue Panafricaine – UMOJA a toujours répondu aux initiatives prises par les compatriotes congolais en vue d’apporter le changement tant attendu par nos populations. C’est ainsi qu’en novembre 2012, nous avions répondu à l’invitation de l’Association Congo-Ya-Sika (CYS), suite à la déclaration du 17 août 2012 signée à Brazzaville par certains partis politiques de l’opposition, exigeant du pouvoir de Brazzaville, la convocation des États généraux de la Nation afin de trouver une solution nationale à la mauvaise situation politique, socio-économique, sanitaire et culturelle que traverse le pays. Mais nous nous sommes retirés de cette initiative parce que nos préoccupations n’ont pas été prises en compte. Nous ne voulons pas, à priori, condamner le Comité Préparatoire des Assises Nationales du Congo pour l’Alternance Démocratique, nous venons d’abord débattre, et nous verrons si nos positions se rapprochent ou si elles s’éloignent irrémédiablement. Chères Sœurs, chers Frères, En lisant le plaidoyer d’appel à la tenue de ces Assises, il y est écrit en page 14, je cite : « L’objet de ce projet est la CONCERTATION DES FORCES VIVES de la Nation Congolaise en vue de trouver des solutions appropriées aux problèmes majeurs d’affirmation de la démocratie, des valeurs républicaines et de développement humain, dans l’esprit de notre devise : unité, travail, progrès ». Fin de citation. Nous sommes donc fondés de croire, sur la base de cette proclamation, que les Assises aborderont de front, sans tabou, tous les problèmes majeurs auxquels le Congo est confronté. Nous partageons à divers égards, le diagnostic dressé dans le plaidoyer. Nous croyons donc que, face à cette situation, les fils et filles de la nation congolaise sont en devoir de discuter de l’état de la Nation pour en dégager les perspectives de changement. Cependant, ce diagnostic singulièrement partiel de la situation du Congo dressé par le Comité Préparatoire ne traite ni de l’abandon de la souveraineté dans les domaines économiques et sociaux, ni de la responsabilité, non moins majeure, de la France comme soutien inconditionnel, plus que du régime, mais surtout du système de prédation qui prévaut au Congo. Nous ne participerons à aucune aventure qui consiste à remplacer un Sassou par un autre, à faire du sassouisme sans Sassou. Le départ de ce régime doit s’accompagner avec un changement de système. Pour nous, ce diagnostic mérite d’être complet afin que, si vraie concertation entre forces vives de la nation congolaise sur les problèmes majeurs il y a, celle-ci puisse porter sur l’ensemble des maux qui assaillent notre société. Une mauvaise analyse ou une analyse partielle détourneraient les Assises de leur véritable objet tel qu’indiqué par leurs propres initiateurs. Mais avant de développer notre argumentaire sur le fond, nous aimerions, en tant que panafricanistes, faire une observation contre l’affirmation suivante portée dans le plaidoyer en page 9, je cite : « Pour l’Humanité tout entière, parallèlement aux deux modèles de démocratie constitués par les républiques que sont les États-Unis d’Amérique et la France, le contre-exemple est le pays qui devint, en 1804, la toute première république dans le sud de la planète, précisément chez les peuples noirs. Ce contre-exemple est Haïti. » « On peut aisément constater ce qu’est devenue Haïti. On doit s’interroger sur les facteurs qui ont permis la « longue nuit » de la dictature sanguinaire des Duvalier au 20ème siècle. Et l’on doit s’interroger sur les facteurs qui rendent chaotique la vie politique et sociale dans ce pays en 2014, malgré la restauration de la démocratie représentative dans les années 1990. » Fin de citation. Il est tout de même curieux que les rédacteurs de ce texte ne se soient pas aperçus que les deux républiques (les États-Unis et la France) érigées en modèle de démocratie pour le Congo et toute l’Afrique noire sont celles-là mêmes qui ont combattu vigoureusement les souverainistes et les démocrates haïtiens depuis l’indépendance de ce pays frère. Responsables du chaos et du martyr du peuple frère haïtien, les États-Unis et la France ont appuyé les oligarchies locales pour maintenir Haïti sous domination perpétuelle. Les Duvalier d’Afrique noire sont les Sassou-Nguesso, Eyadema, Mobutu, Bokassa… Qui sont leurs parrains communs ? Est-on une vraie démocratie lorsqu’on respecte les libertés publiques et la souveraineté du peuple à l’intérieur de ses frontières tout en semant misère et chaos en dehors de ses frontières ? La réponse à ces deux questions nous permet de disqualifier les deux États érigés en modèle pour les Africains. Par conséquent, nous disons avec Aimé Césaire : Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. Fin de citation. L’Afrique noire doit inventer son propre modèle. De ses erreurs, elle apprendra et en sortira plus forte. Revenons au cœur du plaidoyer. Dans son état actuel, le texte présenté par le Comité Préparatoire constitue à notre avis, une véritable pièce à conviction. Ne nous trompons pas ! En dépit de la violence cyclique de la lutte pour le pouvoir à laquelle se livrent les acteurs politiques congolais, se relayant en majorité et en opposition depuis les indépendances, et plus particulièrement depuis le retour du multipartisme en 1991, ces derniers sont quasiment tous d’accord avec le système de prédation qui structure l’économie congolaise. Les conflits qui les opposent ne portent en général que sur les conditions d’accession au pouvoir, comme si la démocratie ne se limitait qu’à l’organisation transparente d’élections. Par conséquent, poser

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MISE AU POINT DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA (LP-U) RELATIVE AUX PREMIÈRES ASSISES NATIONALES DU CONGO POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE

MISE AU POINT DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA (LP-U)RELATIVE AUX PREMIÈRES ASSISES NATIONALES DU CONGO POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) tient à faire la mise au point suivante relative aux Premières Assises Nationales du Congo pour l’Alternance Démocratique : Notre organisation, la Ligue Panafricaine – UMOJA, a été contactée par le Comité Préparatoire des Assises Nationales du Congo pour l’Alternance Démocratique afin de participer aux premières Assises prévues du 7 au 10 juin 2014 à Paris. Une rencontre physique entre les deux parties a eu lieu le vendredi 30 mai 2014. Ayant émis des observations sur les motivations de ces Assises, il a été convenu que notre Organisation ferait deux interventions. L’une, sur notre analyse du plaidoyer adopté par le Comité Préparatoire en avril 2014 et, l’autre, sur une thématique spéciale relative à la question du bradage des terres arables par le régime en place, sujet sur lequel nous avons déjà publié un communiqué alertant l’opinion publique sur ces questions. Le samedi 7 juin, notre délégation composée de 4 personnes, conduite par notre Secrétaire Général, Henda Diogène Senny, venu de Toulouse, s’est rendue aux Assises à 9h30, tel qu’indiqué dans le programme. Avant les interventions des délégations amies, des organisations et partis politiques congolais, notre délégation a été inscrite régulièrement sur la liste des intervenants en 3ème et 4ème positions par le modérateur de la séance. Malheureusement, à la fin de la séance consacrée aux messages des organisations et partis politiques, après que plus d’une dizaine d’intervenants ait pris la parole, notre délégation n’avait toujours pas été invitée à délivrer son analyse. Les animateurs de la séance nous ont rassurés (ensuite) qu’au retour de la pause-restauration, avant la séance consacrée au compte-rendu des commissions thématiques et des débats qui allaient s’ensuivre, nous serons les premiers à prendre la parole. Hélas ! une nouvelle tournée de prise de parole des délégations amies, des organisations et partis politiques congolais a eu lieu et nous n’avons pas toujours été invités à nous exprimer. Il était est 16h passées, vu le retard pris sur le programme initial et malgré le fait que le coordonnateur adjoint des Assises se voulait rassurant pour les organisations qui n’avaient pas encore pris la parole, nous avons décidé de quitter la salle. Par conséquent, notre analyse du plaidoyer n’ayant pas été rendue publique, et encore moins, la thématique spéciale sur laquelle il nous a été demandé d’intervenir, nous avons logiquement décidé de ne pas nous inscrire dans les groupes de travail. Cette mise au point publique vise à éviter toute interprétation malveillante de notre retrait des Assises. La Ligue Panafricaine – UMOJA a toujours répondu aux initiatives prises par les compatriotes congolais en vue d’apporter le changement tant attendu par nos populations. C’est ainsi que le 17 novembre 2012, nous avions répondu à l’invitation de l’Association Congo-Ya-Sika (CYS), suite à la déclaration du 17 août 2012 signée à Brazzaville par certains partis politiques de l’opposition, exigeant du pouvoir de Brazzaville, la convocation des États généraux de la Nation afin de trouver une solution nationale à la mauvaise situation politique, socio-économique, sanitaire et culturelle que traverse le pays. Mais nous nous sommes retirés de cette initiative parce que nos préoccupations n’ont pas été prises en compte. Nous avions d’ailleurs publié, y compris dans la presse à Brazzaville, un mémorandum à ce sujet. L’estime de soi est la conséquence du respect d’autrui, la Ligue Panafricaine – UMOJA n’est pas une organisation clandestine. C’est une organisation politique Panafricaniste et internationale dument constituée, qui assume, au travers des déclarations et manifestations publiques, des ouvrages et son implantation concrète dans une dizaine de territoires africains, l’idéologie de la reconquête de la souveraineté africaine tant dans les domaines monétaire, militaire, culturel que politique. La création des États-Unis d’Afrique est son crédo. Nous ne participerons à aucune aventure qui consiste à remplacer un Sassou par un autre, à faire du sassouisme sans Sassou. Pour nous, le départ de ce régime doit s’accompagner d’un changement de système. Car le sous-développement est consubstantiel au néocolonialisme. Le consensus fragile et dramatiquement de courte vue qui consiste à se rassembler sur le simple départ d’un régime, pire encore : d’un homme ! sans cohérence idéologique entre les forces politiques, a fait beaucoup de tort au peuple congolais avec les alliances contre nature entre partis politiques dans la décennie 1990. Déconnecter la Démocratie de la question du développement, donc de la Souveraineté, c’est la vider de toute substance et la galvauder à terme auprès des populations. Nous ne concevons pas le changement au Congo, comme d’ailleurs dans plupart des pays d’Afrique noire d’expression française, sans poser en même temps la question des méfaits de la répression monétaire à travers le Franc CFA, des dettes odieuses grâce auxquelles le FMI et la Banque mondiale exercent une tutelle économique et imposent des politiques mortifères aux populations congolaises. Surtout, par-dessus tout, qu’il est de notoriété publique que tout pouvoir au Congo, issu des urnes ou non, doit être en conformité avec les intérêts français. Sinon, il sera combattu et renversé. Ce qui suppose que la démocratie n’a aucune garantie de progresser au Congo si les dirigeants issus des urnes, souverainement et dans l’intérêt général, décident de changer les orientations économiques du pays. Il est temps de sortir des ambiguïtés de la classe politique congolaise où – pouvoir et opposition – rivalisent farouchement pour être adoubés par la France afin d’être le meilleur garant de ses intérêts, une fois installés au pouvoir, par élection ou non. Ce comportement antipatriotique n’a d’autre nom que de la servitude volontaire. Entre ceux qui professent le repli tribal, en exploitant les peurs et les discriminations souvent réelles et ceux qui chantent mensongèrement l’unité d’une nation fictive à la souveraineté illusoire, la Ligue Panafricaine – UMOJA engage les Africains en général et les Congolais en particulier, à construire leur unité à travers la lutte pour la reconquête de leur souveraineté réelle. Panafricainement. Fait à Paris le 9 juin 2014 Le Bureau Exécutif Fédéral Umoja

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Déclaration de la Ligue Panafricaine – UMOJA suite à l’expulsion des congolais (RDC) par le régime françafricain de Brazzaville.

  Déclaration de la Ligue Panafricaine – UMOJA suite à l’expulsion des congolais (RDC) par le régime françafricain de Brazzaville. « La pire des choses ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais, mais le silence des gens bien » disait Norbert Zongo. Des Congolais qui expulsent des Congolais ? Pour quelles raisons inavouées ? L’autophobie a-t-elle à ce point aveuglé le pouvoir françafricain congolais ?   Souvenons-nous : le 24 avril 1973, en échange de l’extradition de « douze militaires progressistes zaïrois » accusés d’avoir tenté de renverser Mobutu, et réfugiés pour cela au Congo, les militants du M22 repliés au Zaïre avaient été arrêtés et remis pieds et poings liés aux autorités congolaises. Ange Diawara et ses compagnons furent criblés de balles, alors qu’ils étaient ligotés et sans défense, et « achevés comme des animaux » par les nervis de Marien Ngouabi. Dans le même temps, les militaires zaïrois connaissaient le même impitoyable sort extra-judiciaire, entre les mains cruelles de la soldatesque de Mobutu.   Aujourd’hui, ce sont des milliers de frères et sœurs de la rive gauche du fleuve Congo sont expulsés par le pouvoir congolais de Brazzaville. On notera, sans grand étonnement, l’omniprésence coupable de Denis Sassou NGUESSO dans les deux circonstances fratricides, anti-panafricanistes.   Pour autant, devant ce nouvel épisode de violence d’État sous le nom de « Opération mbata ya mokolo » au Congo, il est temps que la voix des panafricanistes des deux rives (et du monde entier) s’élève. Le temps est arrivé pour que des voix politiques et citoyennes s’élèvent enfin pour s’indigner publiquement face à cette énième escalade du micro-nationalisme obtus, autophobe, qui a fait couler tant de larmes et de sang dans le bassin du Grand Fleuve.   La Ligue Panafricaine – Umoja et la famille panafricaniste s’insurgent contre cette politique qui marque un véritable recul des efforts entrepris pour concrétiser le rêve panafricaniste entrepris par Sylvester Williams, Marcus Garvey, Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Barthélémy Boganda et bien d’autres leaders panafricanistes.   Si les hommes de culture ont chanté « Kinshasa-Brazza ezali mboka moko » autrement dit, les deux capitales du Congo forment un même pays, ce n’est pas une vue de l’esprit. Il n’est pas besoin de démontrer que nous avons affaire à un même peuple. L’histoire de l’Afrique nous l’enseigne. L’expulsion des Congolais de la RDC, par des autorités de Brazzaville inféodées au capitalisme esclavagiste, est une honte et une trahison pour notre peuple.   Au contraire, c’est l’union politico-économique du même peuple congolais des deux rives qui est la seule perspective stratégique viable : – plutôt que de sacraliser des frontières artificielles (psychiques et administratives) infligées par la conférence de Berlin 1884/85, il urge que nos deux États se rapprochent, se fédèrent, et que nos nations unissent leurs talents et énergies pour la Renaissance panafricaine tant espérée ; – plutôt que des Congolais expulsent d’autres Congolais, c’est ensemble unis qu’ils doivent à la maîtrise de l’exploitation économique de leurs immenses ressources naturelles, dans leurs propres intérêts et dans l’intérêt d’une renaissance économique et industrielle panafricaines.   C’est l’absence d’une véritable vision panafricaniste et la vacuité géostratégique du personnel politique françafricain qui causent autant de ravages à notre peuple de part et d’autre du grand fleuve. Alors que sous d’autres cieux les panafricanistes multiplient des initiatives pour unir les populations à travers des grands ensembles politiques économiques et sociaux, nos autorités qui manquent de vision à moyen et à long terme se complaisent encore à de basses manœuvres qui humilient et font souffrir leur peuple.   Nous, Ligue Panafricaine-UMOJA exigeons le retour immédiat à un climat d’apaisement afin que le peuple congolais des deux rives retrouve la Paix et la dignité humaine. Nous, Ligue Panafricaine-UMOJA appelons le peuple Congolais à mutualiser ses efforts, en vue de se défaire des régimes politiques iniques et construire une vraie sécurité militaire, économique et politique, dans le cadre du panafricanisme.   C’est le prix d’une vraie paix entre les populations d’un même peuple congolais. Paris le 25 mai 2014 Pour la LP-U Le Bureau Exécutif Fédéral

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Du franc CFA à l’Euro – Joseph Tchundjang Pouemi, Monnaie, servitude et liberté, par Jacques Cheminade

Du franc CFA à l’Euro Joseph Tchundjang Pouemi, Monnaie, servitude et liberté. par Jacques Cheminade, ancien candidat à l’élection présidentielle en France (1995 et 2012) Redécouvrir l’œuvre de Joseph Tchundjang Pouemi n’est pas seulement se pourvoir d’un moyen essentiel pour « comprendre les douleurs de l’Afrique », mais plus généralement pour resituer la monnaie comme « phénomène social par essence ». Alors que règne aujourd’hui, notamment dans les zones euro et dollar, un monétarisme qui considère la monnaie comme une valeur en soi, Tchundjang Pouemi nous montre au contraire qu’elle est une allocation de crédit dont la légitimité dépend de l’usage que l’on en fait. Elle est en ce sens l’attribut de toute souveraineté nationale car de son allocation dépend le futur que l’on veut donner à son pays. Il n’est donc pas étonnant que toute oligarchie veuille cacher ce rôle et en faire l’instrument de son pouvoir pour perpétuer sa domination au détriment des peuples. Au début de son livre, Monnaie, servitude, liberté: la répression monétaire en Afrique, écrit en 1979-1980, l’économiste camerounais met bas les masques : «Il convient qu’en Afrique la monnaie cesse d’être le territoire du tout petit nombre de «spécialistes» qui jouent aux magiciens. » Et il ajoute : « Aujourd’hui, faute d’accorder aux questions monétaires l’attention qu’elles méritent, l’Afrique inflige à ses enfants, et plus encore à ceux qui ne sont pas encore nés, des souffrances tout fait gratuites. »

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Un militant de la LP-U prend la parole pour défendre l’intégrité territoriale du Mali

Le samedi 24 mai 2014 fût organisé à Paris un rassemblement de protestation contre les manigances internationales pour morceler le Mali en commençant par Kidal. La Ligue Panafricaine – Umoja a tenu a participer à ce rassemblement pour exprimer sa solidarité active au combat pour l’indépendance réelle du peuple malien en particulier et des peuples africains en général. Les plans impérialistes pour déstabiliser tout le continent se sont accélérés avec les événements en Lybie, en Côte-d’Ivoire, au Mali ou encore en Centrafrique. La Ligue Panafricaine – Umoja a la conviction que face à la stratégie du chaos orchestrée par les grandes puissances, seule l’unité totale des africains pourra sauver l’Afrique de la catastrophe programmée. Africains de tous les pays, unissons-nous et organisons-nous ! Umoja ni nguvu, L’Union fait la force !         http://www.rpmedias.com/rassemblement-maliens-amis-du-mali-du-24-mai-2014/  

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