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Thomas Sankara, héros de la Renaissance africaine

En mémoire de Thomas Sankara (1949-1987), héros de la Renaissance africaine La Ligue Panafricaine – UMOJA invite toutes les personnes qui se reconnaissent dans la vie et l’œuvre du président burkinabé Thomas Sankara à se mobiliser et à célébrer sa mémoire à l’occasion des trente ans de sa disparition brutale survenue le 15 octobre 1987 à Ouagadougou. Thomas Sankara reste un combattant panafricaniste inégalé et un héros de la libération des peuples opprimés en Afrique et dans le reste du monde. Lors de nos Universités tenues à Montpellier en 2014, Madame la Première Dame Mariam Serme SANKARA avait apporté son soutien à la Ligue Panafricaine – UMOJA en nous honorant de sa visite et de son adhésion publique. La LP – UMOJA réitère son amitié au Comité Thomas Sankara de Montpellier qui avait répondu présent et qui assure, avec d’autres structures comme le Comité International pour la Justice sur Sankara (CIJS), un travail de soutien moral et juridique auprès de la famille de l’ancien président du Burkina Faso. En 2014, le Burkina Faso connaissait une période « révolutionnaire » marquée par la chute du régime françafricain de Blaise Compaoré, emporté par un mouvement populaire et exfiltré par l’Élysée vers les bases arrière marocaine puis ivoirienne. Depuis, la transition a conduit au retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection de Roch Kaboré à la tête de l’État. De là où il nous regarde, le Président Thomas Isidore Noël Sankara doit être à la fois heureux et inquiet. Heureux de voir que des millions de personnes et une vague de mouvements de la société civile ont maintenu en vie sa pensée et son combat pour une Afrique émancipée, souveraine et solidaire. Inquiet de voir que les forces de recolonisation continuent à progresser en entretenant la confusion idéologique dans les objectifs et les priorités des peuples africains, confusion favorisée par la désertion des forces et des idées panafricanistes de l’arène politique. Aujourd’hui au Burkina Faso, dans la sous-région ou sur le continent, quel parti politique peut revendiquer un programme répondant aux défis identifiés par Sankara ? Quel dirigeant politique africain en responsabilité pourrait tenir et assumer un langage de vérité en présence directe de son homologue de l’Élysée ? Président du Burkina Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, Thomas Sankara s’était engagé sur tous les maux que nous déplorons encore trente ans après sa disparition : l’abolition inconditionnelle de la dette des « pays pauvres » et la fin du franc CFA ; le chantage environnemental des grandes puissances et le refus des multinationales de laisser l’Afrique s’industrialiser à sa manière ; le soutien à nos producteurs à travers une politique d’autosuffisance alimentaire ; l’émancipation des femmes d’un patriarcat obsolète et le soutien à la jeunesse à travers une politique pour l’éducation, la santé et l’emploi ; le droit des peuples notamment sahraouis, kanaks et palestiniens, à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources ; les luttes d’émancipation et de justice sociale, et plus globalement la lutte contre le néocolonialisme et l’impérialisme qui sévissent à l’intérieur et à l’extérieur de nos États berlinois. Partout où ces enjeux ont un sens, le nom de Thomas Sankara est populaire et résonne dans les cœurs. Pour tout ce qu’il a impulsé en un temps très court, Thomas Sankara fait partie d’une précieuse lignée de figures historiques auxquelles nous devons rendre un hommage appuyé et conséquent. Ainsi, la Ligue Panafricaine – UMOJA salue le lancement au Burkina Faso d’une souscription nationale pour construire le Mémorial Sankara. Bien entendu, cet acte d’engagement populaire et salvateur n’enlève pas la nécessité de faire la lumière sur le crime qui fonda le régime illégitime de Blaise Compaoré. L’assassinat de Thomas Sankara et de douze autres personnes dont les corps n’ont toujours pas été identifiés, dans le cadre d’un coup d’État sur lequel la France, au mieux coupable et au moins complice, refuse toujours d’ouvrir ses archives, cet assassinat-là rappelle ce qu’Amilcar Cabral définissait en parlant de « cancer de la trahison » lors de son éloge funéraire à Kwame Nkrumah. La réconciliation est impossible sans justice et toute récupération éventuelle d’une figure aussi idéale que celle de Sankara par des dirigeants qui privilégient des intérêts non-africains est inacceptable. La Ligue Panafricaine – UMOJA réclame la fin de l’impunité et que justice soit faite sur les assassinats de Thomas Sankara, ainsi que de l’indépendantiste kanak Éloi Machoro, de la militante sud-africaine Dulcie September, et de toutes les autres personnes victimes hier et aujourd’hui de la même arme néocoloniale. Nous invitons chaque personne éprise des valeurs de nos illustres ancêtres à se former et à s’engager politiquement pour que l’histoire arrête de bégayer et se remette en marche. C’est dans ce but que la Ligue Panafricaine – UMOJA, dans le respect de la souveraineté de l’Afrique, réclame : -la fermeture de toutes les installations et missions militaires étrangères sur le continent, la dénonciation de tous les accords de coopération militaire et une véritable réflexion constructive pour la mise en place d’une armée continentale panafricaine –la sortie de la Cour Pénale Internationale (CPI) des pays africains qui y sont encore, et la convocation anticipée par les pays qui n’y sont pas d’une convention de magistrats et juristes africains pour la mise en place d’un Tribunal Panafricain pour juger équitablement tous les crimes commis à l’encontre de nos populations, en commençant par celui qui a mis fin à la vie du président Thomas Sankara –la sortie immédiate de toutes les institutions financières néocoloniales telles que le FMI et la Banque mondiale, entraînant de facto la sortie du franc CFA pour les pays qui y sont soumis et la mise en place d’une politique et d’un système monétaire panafricain. –la garantie du droit pour la population de chaque région du continent de recevoir l’instruction dans sa langue maternelle, avec la création d’écoles et de centres de formation adaptés pour dispenser de tels enseignements, et la mise en place d’une politique linguistique africaine permettant d’en finir avec les tares mentales du néocolonialisme Ces points inscrits au programme politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA, sont partagés par des millions d’hommes et

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Présentation de la Ligue Panafricaine – UMOJA

La Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U) est une organisation qui a succédé en 2012 à la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja créée en 2010.   Actuellement présidée par Diogène Henda Senny, fonctionnant avec des Secrétariats et des Commissions de travail, la LP-U est une organisation politique fédérale structurée en Sections Territoriales présentes à travers tout le Continent africain et sa Diaspora. La LP- U a pour objectif de fédérer les Panafricanistes et tous les Africains dans la réalisation de l’Unité, l’Indépendance et la Renaissance du Continent à travers une perspective politique visant la construction d’un État Fédéral Africain (Etats Unis d’Afrique) en passant par la conquête des pouvoirs politiques et économiques africains sur une base populaire. Le constat de la LP-U est sans concession. Plus de cinquante ans après les indépendances, la situation de nos pays est accablante : pénurie d’eau potable dans des territoires qui regorgent pourtant de cours d’eau et de nappes phréatiques coupures d’électricité intempestives insalubrité générale chômage endémique dont le taux n’est même plus publié désœuvrement de la jeunesse qui quitte de plus en plus tard le domicile des parents faute d’emploi ou, quand elle arrive à partir, c’est pour aller échouer devant les grillages dressés aux  frontières de l’occident ou dans les fonds marins faiblesse du pouvoir d’achat de l’écrasante majorité des citoyens système de santé moribond état défectueux des routes et moyens de communication démission des pouvoirs publics dans la gestion de l’école détournement de deniers publics tribalisme ou clientélisme élevé en méthode de gouvernement etc. Ce bilan catastrophique est le résultat logique de choix politiques hasardeux et du renoncement à la maîtrise de notre propre destin, par une classe politique qui n’œuvre pas pour les intérêts de l’Afrique. C’est la raison pour laquelle, la LP-U a choisi d’investir le champ politique et de défendre la solution panafricaniste comme baromètre de gouvernabilité dans le paysage politique africain. Car, le panafricanisme est le seul mouvement d’idée capable de répondre aux aspirations des populations africaines et à d’améliorer considérablement leurs conditions de vie. C’est seulement en mutualisant leurs efforts que nos pays sauront assurer la sécurité politique, économique, militaire et culturelle de notre Continent au travers de l’État Fédéral Africain. Depuis sa création, la LP-U a montré sa volonté d’être aux côtés des populations dans la défense de leurs intérêts au quotidien. C’est ainsi qu’elle s’est ouvertement opposée par des communiqués publics contre l’octroi d’hectares de terres arables aux fermiers Sud-africains Boers dans la vallée du Niari ou le refus de lutter efficacement contre les crimes xénophobes, qu’elle s’est vigoureusement élevée contre les diverses arrestations et détentions arbitraires survenues au Congo ou en Côte d’Ivoire, qu’elle a dénoncé dès sa création en 2010 le mécanisme de servitude monétaire dont le franc CFA et les dettes odieuses ne sont que les éléments les plus visibles. La LP-U s’est aussi montrée solidaire des populations des crashs aériens de Pointe Noire et de Brazzaville, des explosions du 04 mars 2012, des rescapés de la tragédie du Probo Koala à Abidjan, et des diverses catastrophes naturelles ou industrielles qui ont endeuillées le continent ces dernières années, etc. Dans ses différentes prises de position,  la LP-U n’a de cesse de dénoncer la mauvaise gestion de la chose publique ainsi que les modèles économiques conçus par l’extérieur qui conduisent à un endettement excessif et par conséquent à toutes les mesures contraignantes de types PAS, PPTE etc., qui paupérisent encore plus les populations. Outre de nombreux articles, brochures et notes stratégiques, la LP-U a publié un ouvrage intitulé : « La vision de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja – Contributions au débat public » aux éditions L’Harmattan, 2011. Plus d’une centaine d’interventions de membres de la Ligue à Abidjan, Bangui, Conakry, Cotonou, Genève, en Martinique ou à Paris, ainsi que dans tous les territoires d’implantation de nos sections, sont disponibles dans notre vidéothèque à des fins de formation. Le journal trimestriel PANAFRIKAN est l’organe de la Ligue Panafricaine – UMOJA et est disponible en ligne. La Ligue Panafricaine – UMOJA est une organisation indépendante et totalement autofinancée par ses membres, les dons et les activités. La LP-U rejette toute forme de sexisme, de racisme, de tribalisme ou de prosélytisme dans ses rangs.

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