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Souveraineté

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MESSAGE DE SOUTIEN AU PEUPLE KANAK – Référendum Nov. 2018

MESSAGE DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA SECTION FRANCE EN SOUTIEN A LA RESISTANCE DU PEUPLE KANAK Chers amis, camarades et militants, Ce meeting est l’occasion de nous retrouver ensemble autour d’une cause très importante, une cause que nous suivons avec beaucoup d’intérêt : le soutien à la résistance du peuple kanak et la solidarité dans sa lutte pour l’indépendance. Présent dans une vingtaine de pays en Afrique et dans la Diaspora, la Ligue Panafricaine – UMOJA est une organisation politique antiimpérialiste qui se bat contre les forces réactionnaires, afin de relever l’Afrique et sa diaspora. Notre objectif est la prise de tous les pouvoirs possibles afin de bâtir un nouvel ensemble politique, que nous résumons sous le nom des Etats-Unis d’Afrique. A l’instar du Burkina Faso de Thomas Sankara qui avait soutenu politiquement l’indépendance de la Kanaky devant les Nations Unies, nous considérons que le panafricanisme doit être solidaire de tous les combats contre le colonialisme et la recolonisation. A l’automne 2016, le groupe Union Calédonienne – Front de libération nationale kanak et socialiste (UC-FLNKS) avait demandé à la Ligue Panafricaine – UMOJA de proposer l’un de ses membres sur une liste d’experts pour les comités de pilotage sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Il s’agissait de faire en sorte que les recommandations faites par le Haut Commissariat de la République tiennent un minimum compte de l’avis critique des personnes choisies par le FLNKS et les premiers concernés. En mars 2017, le président du groupe UC-FLNKS, Monsieur Roch Wamytan avait informé le secrétaire général de la LP-U, Monsieur Amzat Boukari-Yabara, que la demande auprès des autorités françaises était restée sans réponse. Nous ne sommes pas surpris car l’Etat français refuse de voir la question de l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie venir rejoindre le terrain des luttes panafricaines pour l’autodétermination et contre la Françafrique, car c’est bien de cela dont il s’agit. La Ligue Panafricaine – UMOJA n’a aucun doute sur le fait que la France ne renoncera jamais volontairement aux intérêts économiques et géostratégiques que lui donne la Kanaky dans le Pacifique Sud. Les fraudes autour du fichier électoral nous rappellent que l’expertise française ne s’arrête pas à la simple répression des mouvements anticolonialistes et indépendantistes. Pour l’impérialisme, tous les moyens sont bons pour continuer le travail de prédation et de colonisation. La LP-U réitère son soutien au mouvement pour l’indépendance de la Kanaky. Ce soutien s’inscrit dans la tradition de solidarité internationale contre le colonialisme, le racisme et le capitalisme, trois systèmes d’oppression qui ont permis à la France, parmi d’autres puissances européennes, de se construire au sommet d’une hiérarchie de domination. Nous soutenons une indépendance du peuple kanak accompagnée d’une prise de contrôle des pouvoirs économiques et politiques, sur le fondement d’une protection juridique de l’identité et de la culture du peuple kanak. Cette indépendance doit donner une place fondamentale à la question des droits autochtones afin de préserver un territoire riche en ressources naturelles et culturelles. Nous réclamons, enfin, que la mémoire des martyrs de l’histoire de la résistance kanak soit reconnue à juste titre et que les assassinats et les massacres perpétrés par l’Etat colonial fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et d’une politique de réparation, restauration et réhabilitation. VIVE LA RESISTANCE DU PEUPLE KANAK, VIVE LA RESISTANCE AFRICAINE ! L’UNION FAIT LA FORCE, UMOJA NI NGUVU !

Evénements, Ligne politique>Idéologie Politique

Café – Umoja : « La Souveraineté Alimentaire en Afrique »

   Café – Umoja : « La Souveraineté Alimentaire en Afrique » Dimanche 8 février 2015 prochain, à la librairie Panafricaine Tamery, la Ligue Panafricaine – UMOJA tient son Café annuel sur le thème de la souveraineté alimentaire. Horaires : de 14 heures à 19 heures Lieu : librairie Tamery Adresse : 19, rue du Chalet, Paris 10 Métro : Belleville (Lignes 2 & 11) PAF : 5€ (une boisson offerte) Intervenant : Obambe GAKOSSO   Prière d’en assurer une large diffusion  Les membres de la LP-UMOJA présents en IDF sont vivement invités à prendre toute leur part dans la réalisation de cet événement. Obambe GAKOSSO Coordonnateur de la ST-France de la LP-UMOJA

Ligne politique>Agriculture

Souveraineté alimentaire: Quand le manioc sauve le Nigeria

ET PEUT-ÊTRE LES AUTRES DEMAIN… Un des aspects qui n’est pas souvent pris en compte par les Panafricains et autres Panafricanistes est celui de la souveraineté alimentaire. Le 18 décembre 2010, à Reims, à l’occasion de sa deuxième conférence organisée, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-UMOJA, devenue LP-UMOJA) avait abordé trois thématiques, dont celle de la souveraineté alimentaire. Il est consternant de voir combien les marchés, les boutiques et les magasins africains sont envahis de produits importés (manufacturés ou pas) d’Asie, d’Europe etc. Nous en sommes à un point où il est difficile d’imaginer qu’une famille citadine en Afrique puisse faire vingt-quatre heures sans consommer un produit importé, directement ou pas. LE BLÉ, CET ENVAHISSEUR Parmi ces produits, il y a le pain dont le composant essentiel est la farine de blé. S’il est techniquement avéré que le long du continent africain, l’on peut produire assez de blé pour nourrir le milliard d’habitants que nous sommes, et même en exporter si nous le souhaitons. Depuis des decennies, notre continent importe plus de blé que de raisons, delaissant les terres arables soit pour des cultures d’exportation (café, cacao par exemple) au mieux héritage colonial oblige). Le pire, ce sont ces terres arables qui sont cédées (prêtées, louées, vendues) à des puissances non-africaines (pays asiatiques, multinationales et compagnies nationales d’Asie, d’Europe et d’Amerique)1. Les conséquences des décisions irresponsables de nos responsables politiques (presidents, Premiers ministres, ministres de l’Agriculture) sont parfois quantifiables pour nos finances publiques. Les chiffres parlent d’eux-memes : 44 % du blé consommé au Sud du Sahara sont issus de la production locale et le pays le plus peuplé du continent, le Nigeria a importé en 2007 pour 123 milliards de nairas (1,06 milliards de $ US) de blé, soit 99% pour la farine pour faire du pain. LE MANIOC, NOTRE SAUVEUR ? Les Africains, de l’Est à l’Ouest du continent, du Centre au Sud et même dans les Amériques, disposent d’une plante qui, si aujourd’hui, selon le PAM (Programme alimentaire mondiale), est l’aliment de base de plus de cinq cent millions de personnes à travers le monde: le manioc. Avec cette plante, on a les feuilles qui peuvent pilées et cuites avec mille et une recettes possibles. Avec le manioc, on a ses batons dont nous raffolons à chaque repas pour accompagner légumes, poissons et autres viandes. Avec cette plante, on a une farine qui fait notre joie pour accompagne viandes, poissons et legumes ! Avec cette plante, qui nous empêche de la substituer aux tonnes et autres quintaux de blé que nous importons en quantité industrielle ? SOUTENIR L’INITIATIVE LOCALE Ce ne sont pourtant pas les techniciens et ingénieurs agronomes qui manquent sur le continent. Nous avons formé depuis des décennies des docteurs en agronomie à foison. Comment les utilisons-nous réellement ? A quoi servent-ils ? Ils sont nombreux à remplir les bureaux de nos administrations publiques, où leur savoir ne sert pas à grand-chose, si ce n’est (rarement) à conseiller des ministres et des présidents qui, bien souvent, n’ont que faire de leurs conseils. Pourtant, il est du devoir des pouvoirs publics de réfléchir, de proposer voire d’imposer des solutions quand la situation l’impose. C’est ce qui vient de se passer au Nigeria où une décision historique a été prise et a eu des effets très positifs sur l’économie locale ainsi que l’alimentation des Nigérians. En effet, dans ce pays (170 millions d’habitants) qui est le premier producteur au monde de manioc, désormais, au regard de la loi, le pain doit être composé d’au moins 20% de farine à base de manioc. L’impact économique se fait immediatement sentir avec 60%de réduction du prix de ce pain. UN MINISTRE VOLONTARISTE ET DES CONSÉQUENCES HEUREUSES On peut penser qu’à priori, le ministre nigérian de l’Agriculture et du Developpement rural est un homme qui sait ce qu’il fait sur ce plan. En effet, il faut rappeler que M. Akinwunmi Adesina a plus de 20 ans d’experience dans le domaine agricole. Cet homme volontariste vise prochainement les 40% de farine à base de manioc pour tous les produits patissiers. C’est une vraie audace qui mériterait d’être saluée sur un continent où la société postcoloniale a fait admettre l’inadmissible aux Africains : importer sans commune mesure des produits faisant des milliers de kilomètres et dont la tracabilite est bien souvent douteuse. Monsieur le ministre declare que la facture céréalière (2012) pour le Nigeria, est de 5 milliards de $ US. En Afrique, les dollars sortent tellement des batiments officiels que nous ne nous rendons meme plus compte, depuis belle lurette de la valeur des choses. 5 milliards de $… A-t-on idée de ce que l’on pourrait realiser comme investissements durables pour nos populations : écoles ? Hopitaux ? Routes ?Autre conséquence très heureuse de cette initiative, la création de nouveaux emplois. Nous savons que le manioc nous donne l’amidon. Or, le Nigeria importe 95% de ses besoins en amidon. Or, ce vaste chantier lance par le ministre Adesina vise à produire localement sous deux à trois ans toute la quantité d’amidon dont le pays a besoin. ET LES AUTRES ? Quand on a regardé et vu ce qui se fait au Nigeria, après avoir applaudi des deux mains et des deux pieds ce que le Nigeria a initié (et qui, répétons-le, doit être vraiment salue tant cela ressemble à une revolution !), quid des autres ministères africains equivalents ? Le temps où nous devrions nous gargariser d’un succès, d’une réussite ou d’une initiative heureuse, qui va dans le sens, non seulement du bien-être de notre peuple et de la reconquête de notre liberté et ensuite de recommencer à nous lamenter parce que ladite initiative se trouve être. Au contraire, les Panafricanistes, partout où ils se trouvent doivent non seulement mettre en avant l’initiative nigériane mais aussi en parler le plus autour d’eux afin que non seulement cela se sache, mais aussi que cela suscite le débat. La question du manioc ne peut laisser aucun digne de ce nom indifferent.

Histoire, Ligne politique>Idéologie Politique

Ayiti, 1791-1803 : la Garde meurt mais ne se rend pas.

  Le 14 août 1791 est une des dates de naissance du Panafricanisme contemporain. Deux ans et un mois jour pour jour après la prise de la Bastille symbolisant la Révolution française, la cérémonie du Bois-Caïman dirigée par le prêtre houngan Dutty Boukman lance la Révolution haïtienne qui va entraîner la chute de Saint-Domingue, la colonie la plus riche des Amériques grâce à l’exploitation maximale de 500 000 Africains. La Révolution ayant donné naissance en 1804 à un État indépendant, la Première République Noire d’Ayiti, cette brève lecture se place sous l’angle des Relations Internationales et de la Défense. UN CONTEXTE RÉVOLUTIONNAIRE Lorsque les Africains se soulèvent à Bois-Caïman, Saint-Domingue est déjà confrontée à une sédition des colons français qui refusent d’appliquer les lois décrétées par l’administration royaliste, elle-même hostile aux révolutionnaires parisiens qui cherchent à abolir la monarchie. Les mulâtres et les libres de couleur – qui sont catégories de classe bien plus que de « couleur » – tentent également d’obtenir une extension de leurs droits politiques et économiques, et se montrent peu solidaires de la condition servile des Africains. A Paris, Louis XVI étant toujours chef des Armées et de la Marine, décide d’envoyer 15 navires avec 6000 hommes pour en finir avec l’impertinence des planteurs, et surtout pour mater la révolte africaine. A leur bord, les commissaires Sonthonax et Polverel sont plutôt favorables à la Révolution. Les troupes de la Garde Nationale, composées en majorité d’hommes de la Révolution, sont néanmoins commandés par des officiers royalistes dirigés par Desparbès.

Histoire, Société

Le swahili: Une langue panafricaine

  Le continent Africain est une terre riche en cultures diverses et variées. Cela lui accorde une valeur importante et unique sur toute la planète. La linguistique historique développée par l’école africaine a mis en évidence la parenté d’ordre génétique c’est à dire intrinsèque de toutes les langues africaines, grâce à un ancêtre commun pré-dialectal appelé le negro-égyptien. Mais la non-compréhension linguistique entre cette multitude de peuples semble s’avérer être un frein à la coopération continentale sous diverses formes : économique, politique, sociale, scientifique, etc.… Le choix d’une langue administrative continentale est donc d’actualité, surtout dans la période agitée que le monde traverse et qui, plus que jamais, demande de former un bloc puissant et cohérent. Ce sont ces blocs qui s’affrontent.

Histoire

1896 : La bataille d’Adoua ou la victoire de l’Ethiopie sur l’Italie

Connu aussi sous le nom d’Abyssinie, l’Ethiopie, ancien grand empire situé au coeur de la corne de l’Afrique de l’est, a été très secouée dans la seconde moitiédu 19ème siècle. Son empereur Ménélik II a dirigé une farouche résistance à l’impérialisme européen. L’Ethiopie apparaissait comme un emblème vivant pour les fondateurs de l’ensemble panafricain. Ethiopie, lieu d’attirance des fondateurs du mouvement panafricain Pour plusieurs originaires des Caraïbes, c’était le lieu de travail. Le Docteur Joseph Vitalien, Guadeloupéen, né au Moule le 4 avril 1868, fut le médecin de confiance de l’Empereur Ménélik après que ce dernier soit convaincu de ses capacités de guérisons. L’Haïtien Benito Sylvain et le Cubain Guillermo Enrique Ellesio y étaient aussi. Benito fut le délégué de l’Ethiopie et d’Haïti à la Conférence Panafricaine de 1900. Il attribua à Ménélik le titre honorifique de “Grand Protecteur de l’Association Panafricaine”. L’Unification et l’Indépendance de l’empire abyssinien Cette évolution doit son nom à Kasa Haylu, devenu empereurTewodros II qui a soumis sous son autorité les Ras (Princes gouverneurs) des différentes provinces d’Ethiopie: Tigrai, Begemdir, Gojam, Simien, Wollo et Shoa. Il a ainsi inauguré sous son règne (1855-1868) l’Ethiopie moderne. Les provinces d’Amhara et du Tigrai servirent de point de départ à l’expansion du gouvernement impérial dans la seconde moitié du 19ème siècle. De 1872 à 1889, Kasa Mercha (Yohannes IV), successeur de Kasa Haylu, continua le combat en repoussant les percées égyptiennes et les Mahdistes du Soudan. Les côtes africaines de la Mer rouge et du Golfe d’Aden étaient sous le contrôle des égyptiens avant l’occupation anglaise en 1882. Dès 1883, suite au soulèvement du mahdi Muhaimad Ahmad au Soudan,les troupes britanniques et égyptiennes abandonnèrent leur position. Le 3 juillet 1884, la réappropriation des terres de la frontière soudanaise occupées par l’Egypte, l’Ethiopie et le libre accès du port de Massawa (sous protection britannique) furent décidés entre Yohannes et le Contre-amiral anglais William Hewett. La naissance de l’Erythrée Produit pur et simple des décisions prises lors de la Conférence de Berlin, la naissance de l’Erythrée a eu lieu suite à la cession de Massawa aux italiens car les britanniques visaient beaucoup plus dans leur rivalité avec les français. A l’arrivée des italiens, ils ignorèrent le traité du 3 juillet 1884 et interdirent la pénétration à l’intérieur du pays en élevant des fortifications. Le Ras Alula arrêta en 1887 une avancée italienne qui obligea les italiens à rester sur la côte éthiopienne. Deux (2) ans plus tard, en 1889, lors d’une bataille contre les mahdistes du Soudan, l’empereur Yohannes trouva la mort. Les italiens profitèrent de la décomposition de l’armée après leur victoire face aux mahdistes, pour progresser à l’intérieur du pays. Ils implantèrent alors la colonie de l’Erythrée dans le nord et proclamèrent Asmara comme étant la capitale. Dans la même époque, Ménélik gouvernait la province du Shoa (1865-1889). Plus rusé et constant, il traita avec l’Italie par l’intermédiaire du Comte Pietro Antonelli, représentant de ce pays à sa cour. Il réussit alors à se doter d’armes, de médecins; ce qui lui donna la possibilité de soumettre sous son autorité plusieurs territoires: Arusi, Harar, Kulo et Konta au sud et au sud-est, en plus de Gurage et Wallaga au sud-ouest. Le traité de Wuchale fut signé le 12 mai 1889 entre Ménélik et les italiens. Il s’agit  d’un accord de paix et d’amitié. Ménélik était alors reconnu empereur et l’Italie pouvait alors poursuivre sa conquête de l’Erythrée. Mais attention! Le traité fut rédigé en deux langues: l’amharique et l’italien. Le désastre fut qu’un des articles n’avait pas le même sens dans les deux (2) versions. Selon la version amharique, il est mentionné que l’Ethiopie pouvait consulter les autorités italiennes pour les affaires étrangères. Cependant, en version italienne, sur ce point, la décision émane obligatoirement de l’Italie. Malgré que Ménélik ait chargé son cousin, le Ras Makonnen, Walda-Mickael, gouverneur du Harar de discuter dudit traité, rien de concret n’avait été décidé. Pire encore, en Octobre, l’Italie déclara ouvertement que l’Ethiopie devenait un protectorat italien; ce que tous les pays européens respectèrent. La bataille d’Adoua En 1890, dès le mois de janvier, les italiens investirent Adowa, une ville de la province du Tigrai administrée par le Ras Mangasha, fils de l’Empereur Yohannes. Leur condition de retrait fut l’acceptation de la version italienne du traité de Wuchale. En septembre 1890, Ménélik fait savoir clairement au roi d’Italie Umberto 1er son refus de statut de protectorat qu’on voulait lui imposer. Ménélik équipa alors son armée en armes à feu et annexa plusieurs territoires. Le 12 février 1893, après avoir informé les puissances européennes, il déclara : « L’Ethiopie n’a besoin de personne ; elle tend les mains vers Dieu » Les affrontements entre l’Éthiopie et l’Italie qui suivent la dénonciation du traité, débutent à la fin de l’année 1894 avec la révolte de Batha Hagos, chef érythréen contre la domination italienne. En janvier 1895, les italiens engagèrent alors les hostilités en envahissant la province du Tigrai, tenue par le Ras Mangasha. Ménélik ordonna une mobilisation générale le 17 décembre 1895 contre les forces coloniales. En un rien de temps, de nombreux soldats furent rassemblés et marchèrentavec Ménélik vers le nord où ils remportèrent plusieurs victoires. Les italiens furent alors repoussés jusqu’à Adowa. Ménélik avait le soutien des Erythréens qui gonflèrent le nombre de soldats contre une armée italienne réduite tant bien même soutenue par les askari (quelques soldats érythréens). La bataille d’Adoua est livrée près du village d’Adoua, au coeur de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie. Ménélik et les Ethiopiens furent récompensés par une écrasante victoire sur l’armée italienne où plus de 40% des hommes furent tués ou blessés. Le 26 octobre 1896, le traité de paix d’Addis-Abeba fut signé. Il annulait le traité de Wuchale et reconnaissait l’indépendance nationale de l’Ethiopie. Une convention prévoyait en outre le rapatriement des prisonniers italiens et par un accord demeurant secret, Ménélik permit aux italiens de rester en Erythrée. Après la libération de l’Erythrée en 1941 et sa fédération avec l’Ethiopie en 1952, les frontières naturelles furent retrouvées. Après Hannibal, Ménélik devint alors le premier Africain à vaincre des troupes européennes. C’est l’une des raisons de l’attirance vers l’Ethiopie de nombreux Noirs des Amériques Ménélik II, conscient de la portée de la victoire d’Adoua, sait que la seule force militaire ne peut protéger son Empire. Ainsi, sans l’élaboration d’un véritable plan global, l’Éthiopie entre dans une phase de modernisation, un bouleversement s’expliquant entre autres par l’intérêt du souverain pour les nouvelles technologies. Son règne fut celui du progrès et des transformations en Ethiopie. Dès les premiers signes

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Message de Vœux de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

MESSAGE DE VŒUX DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO-UMOJA (LPC-U)                        Chers compatriotes, l’année 2011 s’achève sur un constat globalement amer pour notre continent et pour notre pays ; jamais année n’aura connu autant de bouleversements depuis au moins une décennie. De l’illusion d’une souveraineté diplomatique et judiciaire  La situation politique sur notre continent est des plus vulnérables. L’exécution du guide de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi à la suite des bombardements de forces de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI), au mépris des règles élémentaires du droit, au nom d’intérêts bassement mercantiles des puissances occidentales et sans que cela n’ait suscité de vives et dignes réactions de la part de nos gouvernants à la hauteur de la situation, démontrant une fois de plus que la souveraineté politique et diplomatique du continent africain reste à reconquérir. Les dirigeants africains sont incapables encore à ce jour de s’entendre sur l’essentiel et de se faire entendre de l’extérieur. Avec eux, le rêve de Kwamé Nkrumah, « Africa must unite » demeure un cri sans le moindre écho. Ils foulent aux pieds tous les jours les préceptes de cet homme qui pleura un jour de mai 1963 à Addis Abeba, voyant que la majorité de ses pairs ne voulaient pas de l’unité du continent. Les cas Gbagbo et Khadafi risquent de faire désormais jurisprudence. Ne soyons,  surpris qu’à l’avenir d’autres chefs d’État africains, parmi les plus progressistes soient déposés par l’Occident pour peu qu’ils ne répondent pas à ses attentes.

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« La Vision de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA. Contributions au débat public », nouveau livre publié aux Editions L’Harmattan.

Présentation du livre de la LPC-UMOJA Titre de l’ouvrage : « La Vision de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja – Contributions au débat public » Publié le 28 juin 2011 chez l’éditeur L’Harmattan, vendu au prix de 23 €  Le panafricanisme est une idéologie et une théorie politique en même temps qu’un projet de société mettant en phase les conditions de libération effective des africains par de-là le continent. Cela passe par la désaliénation, la solidarité et l’unité des Africains dans le but d’assurer un développement économique, culturel et social visant la reconquête systématique de la souveraineté, des ressources et des capacités africaines, par les Africains, pour leur bien-être. Né dans sa Diaspora depuis les luttes de libération contre l’esclavage occidental en passant par les revendications pour l’émancipation et l’égalité des races jusqu’aux combats pour la décolonisation du continent, le panafricanisme a porté cet idéal de maîtrise par soi-même de son propre destin, par les peuples africains, partout où ils sont. Transmis sur le continent comme ferment des luttes pour la conquête des indépendances des États africains, il a été travesti par une vision minimaliste et contre-productive pour l’Afrique. C’est dans cette ligne pour la reconquête des idéaux panafricains hérités de Kwamé Nkrumah que s’inscrit la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, qui entend porter ce projet de société avec le désir ardent de l’imposer comme baromètre de gouvernabilité dans le paysage politique africain. Dans cet ouvrage, la LPC-U dresse un constat implacable : si le panafricanisme, riche et enrichi de l’héritage historique, culturel et intellectuel, porte en lui tous les éléments nobles de solutions africaines permettant à l’Afrique d’être actrice et maîtresse de son destin, il n’en demeure pas moins qu’un siècle après sa proclamation, il n’est pas encore réellement enraciné dans le débat politique en Afrique en général et au Congo en particulier. C‘est après ce constat, un an après sa création, que la LPC-U a consigné dans cet ouvrage, l’ensemble de sa réflexion sur les maux qui minent le Continent ainsi que les éléments concrets de sortie de cette situation de servilité dans laquelle, voici plus de cinq siècles, l’Occident a engagé l’Afrique. En fil rouge de cet ouvrage, la LPC-U montre que l’étau qui étouffe les mémoires et les consciences africaines se desserre petit-à-petit, et laisse libre cours à des expressions mêlant espoir et désespoir dans un rythme où la cadence reste malheureusement dictée par les forces prédatrices qui disposent de moyens médiatiques, financiers et militaires permettant de conserver indéfiniment leur emprise sur l’Afrique. « Construire le Congo pour l’Unité de l’Afrique », telle est la devise de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA et, cette contribution au débat public vise un double objectif, d’une part faire de la solution panafricaine, l’élément de mesure de la gouvernabilité et, d’autre part, à diffuser et à vulgariser l’idéal panafricain pour faire connaitre et enraciner le panafricanisme dans nos sociétés. La présente publication qui n’est pas une vision globale et définitive de la LPC-U sur le Panafricanisme, est organisée en trois parties. La première partie aborde les questions d’Indépendances, de Démocratie et de Panafricanisme avec une problématique principale à savoir « Nos clans, nos lignages, nos villages, nos tribus, nos ethnies et nos seuls États postcoloniaux en Afrique noire, peuvent-ils constituer des forces politiques de combat et de négociation devant les blocs géopolitiques et géostratégiques organisés, du monde d’aujourd’hui et de demain ? ». La deuxième partie est constituée de différentes communications développées sur les thèmes de  fondement de la quête de la dignité, de la liberté et de l’indépendance de l’Afrique, des Institutions Financières Internationales et la question des dettes odieuses ainsi que des questions de reconquête de la souveraineté alimentaire, avec pour principale  interrogation : «  Le Panafricanisme moderne peut-il permettre de réinventer la démocratie et créer un État Fédéral Africain, pour assurer le développement durable du Continent ?» Dans cette deuxième partie, est également traitée de la question de l’alternative panafricaniste de Cheikh Anta Diop, ou Les fondements économiques et culturels d’un État fédéral d’Afrique Noire. Enfin, la troisième partie rassemble des interviews, communiqués et diverses communications sur les faits qui ont marqué l’actualité africaine de cette première année post cinquantenaire telles que la crise ivoirienne ou les questions d’expropriation des terres arables et leur bradage par des gouvernements irresponsables, en échos à la cession des terres arables des pays du Niari et de la Bouenza aux fermiers sud-africains.   D’autres réflexions et communications de la LPC-U publiées dans cette partie traitent des  thématiques d’éducation, de souveraineté politique, alimentaire et monétaire, de sécurité, de développement intellectuel, de morale, ainsi que de la sacralité de la vie et de la coordination des forces panafricaines. Cet ouvrage se veut être un effort d’application de la stratégie globale de renaissance africaine et du panafricanisme. Sans cet investissement dans la sphère politique dans le but d’exercer le pouvoir, les solutions panafricaines resteront des vœux pieux. C’est pourquoi, nous invitons tous ceux pour qui la situation de l’Afrique est une réelle préoccupation, à la réflexion autour de ces sujets, afin que naissent l’élan d’orgueil et de fierté ainsi que le devoir de libération qui mettent les peuples debout. Ligue Panafricaine du Congo-Umoja (organisation qui fût transformé en Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U)) Le livre peut être commandé via le site de la LPC-U ou chez votre libraire habituel.                    

Evénements, Ligne politique>Idéologie Politique, Vidéos

Vidéo du 1er Anniversaire de la LPC-Umoja : Allocution de Bienvenue du Président de la LPC-U, Pierre Eboundit

Discours du Président au Premier Anniversaire de la  LPC-UMOJA   [dailymotion xjyn25_lpc-u-allocution-prsdt-pranniv_news] Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Cher(e)s ami(e)s, Chères sœurs et chers frères, Avant tout, nous vous invitons à observer une minute de silence en mémoire de toutes les victimes africaines, décédées cette année en Côte d’Ivoire, au Sud Soudan et en Libye…

Evénements, Ligne politique>Idéologie Politique

INVITATION au Premier Anniversaire de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)  : Premier Anniversaire, Un an déjà !                           Madame, Monsieur,           La Ligue  Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U) vous prie de lui faire l’honneur de prendre part à la rencontre qu’elle organise à l’occasion de son premier anniversaire, qui aura lieu le dimanche 3 juillet 2011 à 9 heures très précises jusqu’à 17h00, à l’hôtel Campanile, sis, 2 Boulevard du Général de Gaulle – 94270 Le Kremlin-Bicêtre (Paris, Porte d’Italie). THEME GENERAL « Les conditions du changement au Congo et en Afrique : la solution Panafricaine »

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