Peines très lourdes contre les manifestants, au Burundi

Des informations en provenance du Burundi, recueillies auprès d’un de nos contacts, la police burundaise a chargé des manifestants d’un parti de l’opposition (le MSD, Mouvement pour la solidarité et le développement). C’était le samedi 8 mars 2014 dernier. Il y a eu quinze blessés. Hermenegilde Harimenshi, porte-parole de la police a indiqué que 20

Des informations en provenance du Burundi, recueillies auprès d’un de nos contacts, la police burundaise a chargé des manifestants d’un parti de l’opposition (le MSD, Mouvement pour la solidarité et le développement). C’était le samedi 8 mars 2014 dernier. Il y a eu quinze blessés. Hermenegilde Harimenshi, porte-parole de la police a indiqué que 20 personnes ont été arrêtées suite à leur « refus d’obtempérer ».

Le vendredi 21 mars dernier 2014, nous apprenions que la justice condamnait une quarantaine de militants de ce parti, à de lourdes peines de prison. Sanction hallucinante en plein vingt-et-unième siècle, vingt-et-un militants ont écopé de la perpétuité pour participation à « un mouvement insurrectionnel » armé.

Burundi flag

Il faut dire pour une meilleure compréhension des faits que les avocats de la défense avaient demandé à la cour le droit de rencontrer leurs clients, ce qui est la moindre des choses. Face au refus des cinq juges, ils se sont retirés et donc n’ont pas plaidé.

Sur le banc des accusés, il y avait soixante-neuf personnes (dont cinq femmes et deux mineurs).

En filigrane, il y a la question de la révision de la Constitution burundaise qui cristallise les passions. En effet, aux termes de son deuxième et dernier mandat, le président Pierre Nkurunziza (50 ans depuis le dix-huit décembre deux mille treize dernier) ne peut plus se représenter en deux mille quinze, vu qu’il a été élu en deux mille cinq et réélu en deux mille dix. Le nombre de mandats étant limité à deux. Le jeudi 20 mars 2014 dernier, la majorité des parlementaires burundais a rejeté la proposition de modification de la Constitution, permettant à l’actuel président de briguer un nouveau mandat. Le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana a jeté un pavé dans la mare en annonçant que malgré tout, le président Nkurunziza se présenterait pour un nouveau mandat et pour cela, la Cour constitutionnelle devra trancher.

Le Burundi, depuis le retour du multipartisme n’a eu de cesse de connaître des soubresauts avec des guerres civiles et divers types de violences. Il a fallu des accords à Arusha (Kenya, 2000) pour ramener la paix dans ce pays.

 

Soso A Meli Ngando, pour la Ligue Panafricaine – UMOJA

 

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