« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«DE LA FORCE POUR NOUS » avec Laora, une maman-organisatrice de l’Afro Kids Day « L’idée de l’Afro Kids Day, c’est de s’ancrer dans une logique où chaque année on a un endroit, un salon, quel que soit la forme, où les parents se disent « Voilà, c’est le mois de septembre, on va pouvoir s’immerger dans tout

«DE LA FORCE POUR NOUS »

avec Laora, une maman-organisatrice de l’Afro Kids Day

« L’idée de l’Afro Kids Day, c’est de s’ancrer dans une logique où chaque année on a un endroit, un salon, quel que soit la forme, où les parents se disent « Voilà, c’est le mois de septembre, on va pouvoir s’immerger dans tout ce qui se fait de mieux au niveau éducatif pour nos enfants » ». Les grands yeux de Laora avalent le monde avec le sourire. Et cet optimisme, cette maman de deux enfants, le transmet avec une énergie toujours directe : « L’objectif , c’est vraiment de nous redonner la force entre nous ». La conscientisation panafricaine a commencé pour elle aux premières heures du Covid. La grande pause du 1er Confinement lui a permis à elle aussi de faire une grande pause, et ainsi de pouvoir observer autour d’elle, prendre le temps de la réflexion pour se reconnecter : « J’ai commencé à découvrir certaines chaines Youtube, qui m’ont vraiment conscientisées sur des sujets divers et variés ». Et surtout, de sortir de son aliénation : « Comme on dit dans la communauté, je suis une Grande aliénée ! J’en suis au moins consciente : il faut se dire les choses, moi je me suis réveillée vraiment vraiment tardivement. ». Et pourtant, bien que tardif, ce réveil l’amènera à faire partie des organisateurs de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet.

« Parce que nous n’avons pas grandi dans notre culture, inconscients des enjeux géostratégiques, peu conscients même de l’importance du rôle que nous avons à jouer et que nous devons jouer, alors nous sommes beaucoup à être étrangers à nous-mêmes. Et ça, ça se travaille à la base, tout petits. Nous faisons partie d’une génération qui été élevée hors sol, charge à nous maintenant, de mettre nos enfants dans un sol fier et fertile en connexion avec ce que nous sommes. Ensuite le travail se fait tout seul. Une fois qu’on a semé les graines, par la suite, qu’ils soient pré-ados, ados, un peu rebelles, on se rend compte qu’il y a des choses qu’on plante et qui subsistent pour prendre du sens à un âge un peu plus mûr. Ce n’est jamais perdu. Mais cette graine, il faut bien la semer un jour, et idéalement le plus tôt possible ». Laora a intégré le pôle Jeunesse-famille & Parentalité de la Ligue Panafricaine UMOJA : « Pour moi, ce sont les Générations futures qui comptent : parce que nos combats sont des combats qui se livrent sur plusieurs générations. Nous sommes sur des enjeux géostratégiques, toutes les forces vives doivent se mettre en marche vers un seul et même objectif : le respect de notre peuple, et ça commence encore une fois tout petit ».

Ses enfants ont 9 et 13 ans. C’est d’abord pour eux qu’elle a préparé un power point autour des références africaines du film Black panther : « Enfin un héros dont on peut être fier ! On sort des rôles de victime, voleur, clown… ».  Puis, l’idée a fait son chemin :  « Faut vivre avec son temps » en connexion avec ses enfants. A nous d’être stratégique, avec une vision à long terme. Les studios américains n’hésitent pas à s’approprier notre Histoire, notre culture ; c’est à notre tour d’être tactique et de réutiliser leur production mais pour servir notre cause ». Toute l’équipe décide alors de centrer l’événement Afro Kids Day du samedi 24 septembre autour de l’exposition qui fera lelien entre le film, et le Black panther Party, entre Black Panther, et les valeurs défendues par l’organisation afro-américaine. Laora résume cette journée par le terme de communion. Pour elle, c’est ce mot qui résonne le mieux avec l’Afro Kids Day de ce samedi 24 septembre : « Communion avec nous-mêmes, notre Histoire, notre culture, et à la fois communion entre enfants et parents ».

Shaman dolpi, journaliste.

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