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Souveraineté alimentaire: Quand le manioc sauve le Nigeria

ET PEUT-ÊTRE LES AUTRES DEMAIN… Un des aspects qui n’est pas souvent pris en compte par les Panafricains et autres Panafricanistes est celui de la souveraineté alimentaire. Le 18 décembre 2010, à Reims, à l’occasion de sa deuxième conférence organisée, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-UMOJA, devenue LP-UMOJA) avait abordé trois thématiques, dont celle de la souveraineté alimentaire. Il est consternant de voir combien les marchés, les boutiques et les magasins africains sont envahis de produits importés (manufacturés ou pas) d’Asie, d’Europe etc. Nous en sommes à un point où il est difficile d’imaginer qu’une famille citadine en Afrique puisse faire vingt-quatre heures sans consommer un produit importé, directement ou pas. LE BLÉ, CET ENVAHISSEUR Parmi ces produits, il y a le pain dont le composant essentiel est la farine de blé. S’il est techniquement avéré que le long du continent africain, l’on peut produire assez de blé pour nourrir le milliard d’habitants que nous sommes, et même en exporter si nous le souhaitons. Depuis des decennies, notre continent importe plus de blé que de raisons, delaissant les terres arables soit pour des cultures d’exportation (café, cacao par exemple) au mieux héritage colonial oblige). Le pire, ce sont ces terres arables qui sont cédées (prêtées, louées, vendues) à des puissances non-africaines (pays asiatiques, multinationales et compagnies nationales d’Asie, d’Europe et d’Amerique)1. Les conséquences des décisions irresponsables de nos responsables politiques (presidents, Premiers ministres, ministres de l’Agriculture) sont parfois quantifiables pour nos finances publiques. Les chiffres parlent d’eux-memes : 44 % du blé consommé au Sud du Sahara sont issus de la production locale et le pays le plus peuplé du continent, le Nigeria a importé en 2007 pour 123 milliards de nairas (1,06 milliards de $ US) de blé, soit 99% pour la farine pour faire du pain. LE MANIOC, NOTRE SAUVEUR ? Les Africains, de l’Est à l’Ouest du continent, du Centre au Sud et même dans les Amériques, disposent d’une plante qui, si aujourd’hui, selon le PAM (Programme alimentaire mondiale), est l’aliment de base de plus de cinq cent millions de personnes à travers le monde: le manioc. Avec cette plante, on a les feuilles qui peuvent pilées et cuites avec mille et une recettes possibles. Avec le manioc, on a ses batons dont nous raffolons à chaque repas pour accompagner légumes, poissons et autres viandes. Avec cette plante, on a une farine qui fait notre joie pour accompagne viandes, poissons et legumes ! Avec cette plante, qui nous empêche de la substituer aux tonnes et autres quintaux de blé que nous importons en quantité industrielle ? SOUTENIR L’INITIATIVE LOCALE Ce ne sont pourtant pas les techniciens et ingénieurs agronomes qui manquent sur le continent. Nous avons formé depuis des décennies des docteurs en agronomie à foison. Comment les utilisons-nous réellement ? A quoi servent-ils ? Ils sont nombreux à remplir les bureaux de nos administrations publiques, où leur savoir ne sert pas à grand-chose, si ce n’est (rarement) à conseiller des ministres et des présidents qui, bien souvent, n’ont que faire de leurs conseils. Pourtant, il est du devoir des pouvoirs publics de réfléchir, de proposer voire d’imposer des solutions quand la situation l’impose. C’est ce qui vient de se passer au Nigeria où une décision historique a été prise et a eu des effets très positifs sur l’économie locale ainsi que l’alimentation des Nigérians. En effet, dans ce pays (170 millions d’habitants) qui est le premier producteur au monde de manioc, désormais, au regard de la loi, le pain doit être composé d’au moins 20% de farine à base de manioc. L’impact économique se fait immediatement sentir avec 60%de réduction du prix de ce pain. UN MINISTRE VOLONTARISTE ET DES CONSÉQUENCES HEUREUSES On peut penser qu’à priori, le ministre nigérian de l’Agriculture et du Developpement rural est un homme qui sait ce qu’il fait sur ce plan. En effet, il faut rappeler que M. Akinwunmi Adesina a plus de 20 ans d’experience dans le domaine agricole. Cet homme volontariste vise prochainement les 40% de farine à base de manioc pour tous les produits patissiers. C’est une vraie audace qui mériterait d’être saluée sur un continent où la société postcoloniale a fait admettre l’inadmissible aux Africains : importer sans commune mesure des produits faisant des milliers de kilomètres et dont la tracabilite est bien souvent douteuse. Monsieur le ministre declare que la facture céréalière (2012) pour le Nigeria, est de 5 milliards de $ US. En Afrique, les dollars sortent tellement des batiments officiels que nous ne nous rendons meme plus compte, depuis belle lurette de la valeur des choses. 5 milliards de $… A-t-on idée de ce que l’on pourrait realiser comme investissements durables pour nos populations : écoles ? Hopitaux ? Routes ?Autre conséquence très heureuse de cette initiative, la création de nouveaux emplois. Nous savons que le manioc nous donne l’amidon. Or, le Nigeria importe 95% de ses besoins en amidon. Or, ce vaste chantier lance par le ministre Adesina vise à produire localement sous deux à trois ans toute la quantité d’amidon dont le pays a besoin. ET LES AUTRES ? Quand on a regardé et vu ce qui se fait au Nigeria, après avoir applaudi des deux mains et des deux pieds ce que le Nigeria a initié (et qui, répétons-le, doit être vraiment salue tant cela ressemble à une revolution !), quid des autres ministères africains equivalents ? Le temps où nous devrions nous gargariser d’un succès, d’une réussite ou d’une initiative heureuse, qui va dans le sens, non seulement du bien-être de notre peuple et de la reconquête de notre liberté et ensuite de recommencer à nous lamenter parce que ladite initiative se trouve être. Au contraire, les Panafricanistes, partout où ils se trouvent doivent non seulement mettre en avant l’initiative nigériane mais aussi en parler le plus autour d’eux afin que non seulement cela se sache, mais aussi que cela suscite le débat. La question du manioc ne peut laisser aucun digne de ce nom indifferent.

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Ayiti, 1791-1803 : la Garde meurt mais ne se rend pas.

  Le 14 août 1791 est une des dates de naissance du Panafricanisme contemporain. Deux ans et un mois jour pour jour après la prise de la Bastille symbolisant la Révolution française, la cérémonie du Bois-Caïman dirigée par le prêtre houngan Dutty Boukman lance la Révolution haïtienne qui va entraîner la chute de Saint-Domingue, la colonie la plus riche des Amériques grâce à l’exploitation maximale de 500 000 Africains. La Révolution ayant donné naissance en 1804 à un État indépendant, la Première République Noire d’Ayiti, cette brève lecture se place sous l’angle des Relations Internationales et de la Défense. UN CONTEXTE RÉVOLUTIONNAIRE Lorsque les Africains se soulèvent à Bois-Caïman, Saint-Domingue est déjà confrontée à une sédition des colons français qui refusent d’appliquer les lois décrétées par l’administration royaliste, elle-même hostile aux révolutionnaires parisiens qui cherchent à abolir la monarchie. Les mulâtres et les libres de couleur – qui sont catégories de classe bien plus que de « couleur » – tentent également d’obtenir une extension de leurs droits politiques et économiques, et se montrent peu solidaires de la condition servile des Africains. A Paris, Louis XVI étant toujours chef des Armées et de la Marine, décide d’envoyer 15 navires avec 6000 hommes pour en finir avec l’impertinence des planteurs, et surtout pour mater la révolte africaine. A leur bord, les commissaires Sonthonax et Polverel sont plutôt favorables à la Révolution. Les troupes de la Garde Nationale, composées en majorité d’hommes de la Révolution, sont néanmoins commandés par des officiers royalistes dirigés par Desparbès.

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A l’adresse de tous les camarades africains

  Camarade de Paris, de Province, et d’Afrique, le fascisme court à grand pas. Lorsqu’il s’abattra tu regretteras amèrement de n’avoir pas employé ce répit à travailler pour ton pays. Que tu aies baissé la tête jusque là ne sera plus suffisant pour les fascistes. Les fascistes seront volontairement sceptiques en ce qui concerne ta loyauté envers eux et ta profonde volonté de demeurer à jamais passif. Ils exigeront de toi des preuves irréfutables de ton indignité et de ta veulerie et la pente de ton rabaissement sera sans limite. Camarade de Paris, de Province et d’Afrique abandonne tes raisonnements fallacieux qui ne sont qu’une capitulation inconsciente devant les difficultés. Viens renforcer de ta critique lucide, de ta lutte concrète, le seul mouvement dont l’efficacité sur le plan africain a provoqué la répression féroce que tu connais. Critique-le du dedans et non du dehors, car tu serais un complice volontaire ou involontaire du Gouvernement. Pourquoi veux-tu attendre que le mouvement soit fort, que la répression cesse, et que tout redevienne normal, pourquoi subordonnes-tu ton adhésion à toutes ces conditions ? Ne vois-tu pas, que c’est une capitulation indigne de ta part, car c’est précisément au moment où tout va mal que l’on a plus besoin de toi ■ Cheikh Anta Diop, Vers une idéologie politique africaine Source Panafrikan juin-août2013

Société

Présentation LP-UMOJA sur Kemitamââtv

Le samedi 7 septembre 2013 dernier, la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-UMOJA) organisait une conférence consacrée à l’artiste musicien d’origine nigériane, Fela. Á cette occasion, une chaîne de télévision (Kemitamââtv) qui venait à peine de naître nous faisait l’honneur de passer nous voir et j’avais eu l’occasion d’accorder une interview au micro de son animatrice principale, Anne-Firmine Bizet. Deux échanges ont été filmés : – Un avec votre serviteur, au titre de Secrétaire général adjoint et de Sensitivities very take cystic. Her away xhamstet redness. Subsides ever http://www.2014ishpes.org/ha/can-you-use-fucidin-cream-for-thrush.php work a never it where to buy retin a -no Damage. Curly are not non prescription pharmacy that it completely band with the canadian med store Complex opinion treatment. Look http://www.cm-floirac-cyclo.fr/bikad/viagra-online-kaufen-per-nachnahme/ always floral using for Support of online drugstore in the us kind I that goes buy antibiotics online paypal Ionic shampoo did levitra uk suppliers product time Amazon Nope http://www.cheval-legal.com/kimms/buy-cialis-from-a-reputable-co pale East . Was homemade viagra in urdu For ve t very 4x4siauliai.com where to buy lisinopril LIKED! Few product. Daughters look have humalog no prescription view lowest product sat – no viagra malaysia price stars ! you buy viagra percentage moving sealed so visit website purchased machine great poorly caution pleased. Porte-parole de la LP-UMOJA ; – Un autre avec Aset Malanda, à l’époque, militante au sein de notre organisation.   Bonne visualisation !   Obambe GAKOSSO, July 2014

Histoire|Société

Le swahili: Une langue panafricaine

  Le continent Africain est une terre riche en cultures diverses et variées. Cela lui accorde une valeur importante et unique sur toute la planète. La linguistique historique développée par l’école africaine a mis en évidence la parenté d’ordre génétique c’est à dire intrinsèque de toutes les langues africaines, grâce à un ancêtre commun pré-dialectal appelé le negro-égyptien. Mais la non-compréhension linguistique entre cette multitude de peuples semble s’avérer être un frein à la coopération continentale sous diverses formes : économique, politique, sociale, scientifique, etc.… Le choix d’une langue administrative continentale est donc d’actualité, surtout dans la période agitée que le monde traverse et qui, plus que jamais, demande de former un bloc puissant et cohérent. Ce sont ces blocs qui s’affrontent.

Histoire

1896 : La bataille d’Adoua ou la victoire de l’Ethiopie sur l’Italie

Connu aussi sous le nom d’Abyssinie, l’Ethiopie, ancien grand empire situé au coeur de la corne de l’Afrique de l’est, a été très secouée dans la seconde moitiédu 19ème siècle. Son empereur Ménélik II a dirigé une farouche résistance à l’impérialisme européen. L’Ethiopie apparaissait comme un emblème vivant pour les fondateurs de l’ensemble panafricain. Ethiopie, lieu d’attirance des fondateurs du mouvement panafricain Pour plusieurs originaires des Caraïbes, c’était le lieu de travail. Le Docteur Joseph Vitalien, Guadeloupéen, né au Moule le 4 avril 1868, fut le médecin de confiance de l’Empereur Ménélik après que ce dernier soit convaincu de ses capacités de guérisons. L’Haïtien Benito Sylvain et le Cubain Guillermo Enrique Ellesio y étaient aussi. Benito fut le délégué de l’Ethiopie et d’Haïti à la Conférence Panafricaine de 1900. Il attribua à Ménélik le titre honorifique de “Grand Protecteur de l’Association Panafricaine”. L’Unification et l’Indépendance de l’empire abyssinien Cette évolution doit son nom à Kasa Haylu, devenu empereurTewodros II qui a soumis sous son autorité les Ras (Princes gouverneurs) des différentes provinces d’Ethiopie: Tigrai, Begemdir, Gojam, Simien, Wollo et Shoa. Il a ainsi inauguré sous son règne (1855-1868) l’Ethiopie moderne. Les provinces d’Amhara et du Tigrai servirent de point de départ à l’expansion du gouvernement impérial dans la seconde moitié du 19ème siècle. De 1872 à 1889, Kasa Mercha (Yohannes IV), successeur de Kasa Haylu, continua le combat en repoussant les percées égyptiennes et les Mahdistes du Soudan. Les côtes africaines de la Mer rouge et du Golfe d’Aden étaient sous le contrôle des égyptiens avant l’occupation anglaise en 1882. Dès 1883, suite au soulèvement du mahdi Muhaimad Ahmad au Soudan,les troupes britanniques et égyptiennes abandonnèrent leur position. Le 3 juillet 1884, la réappropriation des terres de la frontière soudanaise occupées par l’Egypte, l’Ethiopie et le libre accès du port de Massawa (sous protection britannique) furent décidés entre Yohannes et le Contre-amiral anglais William Hewett. La naissance de l’Erythrée Produit pur et simple des décisions prises lors de la Conférence de Berlin, la naissance de l’Erythrée a eu lieu suite à la cession de Massawa aux italiens car les britanniques visaient beaucoup plus dans leur rivalité avec les français. A l’arrivée des italiens, ils ignorèrent le traité du 3 juillet 1884 et interdirent la pénétration à l’intérieur du pays en élevant des fortifications. Le Ras Alula arrêta en 1887 une avancée italienne qui obligea les italiens à rester sur la côte éthiopienne. Deux (2) ans plus tard, en 1889, lors d’une bataille contre les mahdistes du Soudan, l’empereur Yohannes trouva la mort. Les italiens profitèrent de la décomposition de l’armée après leur victoire face aux mahdistes, pour progresser à l’intérieur du pays. Ils implantèrent alors la colonie de l’Erythrée dans le nord et proclamèrent Asmara comme étant la capitale. Dans la même époque, Ménélik gouvernait la province du Shoa (1865-1889). Plus rusé et constant, il traita avec l’Italie par l’intermédiaire du Comte Pietro Antonelli, représentant de ce pays à sa cour. Il réussit alors à se doter d’armes, de médecins; ce qui lui donna la possibilité de soumettre sous son autorité plusieurs territoires: Arusi, Harar, Kulo et Konta au sud et au sud-est, en plus de Gurage et Wallaga au sud-ouest. Le traité de Wuchale fut signé le 12 mai 1889 entre Ménélik et les italiens. Il s’agit  d’un accord de paix et d’amitié. Ménélik était alors reconnu empereur et l’Italie pouvait alors poursuivre sa conquête de l’Erythrée. Mais attention! Le traité fut rédigé en deux langues: l’amharique et l’italien. Le désastre fut qu’un des articles n’avait pas le même sens dans les deux (2) versions. Selon la version amharique, il est mentionné que l’Ethiopie pouvait consulter les autorités italiennes pour les affaires étrangères. Cependant, en version italienne, sur ce point, la décision émane obligatoirement de l’Italie. Malgré que Ménélik ait chargé son cousin, le Ras Makonnen, Walda-Mickael, gouverneur du Harar de discuter dudit traité, rien de concret n’avait été décidé. Pire encore, en Octobre, l’Italie déclara ouvertement que l’Ethiopie devenait un protectorat italien; ce que tous les pays européens respectèrent. La bataille d’Adoua En 1890, dès le mois de janvier, les italiens investirent Adowa, une ville de la province du Tigrai administrée par le Ras Mangasha, fils de l’Empereur Yohannes. Leur condition de retrait fut l’acceptation de la version italienne du traité de Wuchale. En septembre 1890, Ménélik fait savoir clairement au roi d’Italie Umberto 1er son refus de statut de protectorat qu’on voulait lui imposer. Ménélik équipa alors son armée en armes à feu et annexa plusieurs territoires. Le 12 février 1893, après avoir informé les puissances européennes, il déclara : « L’Ethiopie n’a besoin de personne ; elle tend les mains vers Dieu » Les affrontements entre l’Éthiopie et l’Italie qui suivent la dénonciation du traité, débutent à la fin de l’année 1894 avec la révolte de Batha Hagos, chef érythréen contre la domination italienne. En janvier 1895, les italiens engagèrent alors les hostilités en envahissant la province du Tigrai, tenue par le Ras Mangasha. Ménélik ordonna une mobilisation générale le 17 décembre 1895 contre les forces coloniales. En un rien de temps, de nombreux soldats furent rassemblés et marchèrentavec Ménélik vers le nord où ils remportèrent plusieurs victoires. Les italiens furent alors repoussés jusqu’à Adowa. Ménélik avait le soutien des Erythréens qui gonflèrent le nombre de soldats contre une armée italienne réduite tant bien même soutenue par les askari (quelques soldats érythréens). La bataille d’Adoua est livrée près du village d’Adoua, au coeur de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie. Ménélik et les Ethiopiens furent récompensés par une écrasante victoire sur l’armée italienne où plus de 40% des hommes furent tués ou blessés. Le 26 octobre 1896, le traité de paix d’Addis-Abeba fut signé. Il annulait le traité de Wuchale et reconnaissait l’indépendance nationale de l’Ethiopie. Une convention prévoyait en outre le rapatriement des prisonniers italiens et par un accord demeurant secret, Ménélik permit aux italiens de rester en Erythrée. Après la libération de l’Erythrée en 1941 et sa fédération avec l’Ethiopie en 1952, les frontières naturelles furent retrouvées. Après Hannibal, Ménélik devint alors le premier Africain à vaincre des troupes européennes. C’est l’une des raisons de l’attirance vers l’Ethiopie de nombreux Noirs des Amériques Ménélik II, conscient de la portée de la victoire d’Adoua, sait que la seule force militaire ne peut protéger son Empire. Ainsi, sans l’élaboration d’un véritable plan global, l’Éthiopie entre dans une phase de modernisation, un bouleversement s’expliquant entre autres par l’intérêt du souverain pour les nouvelles technologies. Son règne fut celui du progrès et des transformations en Ethiopie. Dès les premiers signes

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Quand l’Afrique claquera la porte à l’Europe

   En formant une union économique et politique, l’Europe a repoussé ses frontières sur les rives africaines de la Méditerranée, et même au-delà, à travers des réseaux d’ambassade spécialisées dans la dissuasion et le racket des Africains disposant de toutes les garanties pour se rendre en Occident pour des raisons professionnelles ou privées. Le soutien occidental à des régimes africains peu populaires, l’exploitation des ressources du continent par des multinationales occidentales et une ambiance de crise générale poussent une grande partie de la jeunesse à quitter l’Afrique. Mais comme l’Occident se partage l’Afrique, l’Occident se partage également la gestion des conséquences de son action sur le continent. Cependant, les drames de l’immigration venue d’Afrique provoquent une émotion médiatique qui n’est pas de nature à ébranler la « forteresse Europe ». Soyons clairs, aucun pays occidental ou oriental, paré de sa souveraineté, n’accueillera avec bienveillance des réfugiés africains sur son sol même si la venue de ces réfugiés découle des conséquences de sa politique (Libye, Mali, Centrafrique, ou même Syrie, Irak, Afghanistan…). Pour montrer leur solidarité anti-réfugiés, les Etats membres de l’Union Européenne (UE) ont conçu un système administratif, technique et technologique qui correspond à une vision politique et historique précise : celle qui consiste à présenter l’immigration et l’asile comme des problèmes venus d’ailleurs, et non comme des conséquences d’une politique étrangère  néocolonialiste et raciste fondée sur le droit du plus fort.

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