LP-U | Umoja ni nguvu !

Indépendance

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Appel à dons : soutenir la LP-U, c’est soutenir la renaissance africaine sur le continent et dans la diaspora !

Soutenir la Ligue Panafricaine – UMOJA, c’est soutenir le travail mené en Afrique et dans les diasporas pour la renaissance africaine ! Depuis sa refondation en 2012, la Ligue Panafricaine – UMOJA mène un travail de conscientisation autour d’un double objectif : la Renaissance Africaine par le biais d’actions culturelles autour de la réappropriation de notre conscience historique (identité, patrimoine, équilibre socioculturel) et l’Unité Africaine par le biais d’actions visant à créer un Etat Fédéral Africain, solution politique idéale pour libérer le potentiel de notre Continent après des siècles d’esclavage, de colonialisme et de néocolonialisme. Ce travail est mené par nos militants actifs dans le cadre de sections territoriales qui forment aujourd’hui un réseau à l’intérieur du continent ainsi que dans les diasporas d’Europe, des Amériques et Caraïbes. C’est la force fédératrice de ce réseau présent dans une vingtaine de pays qui nous a permis de surmonter les dernières crises dont celle du Covid-19 et de repartir sur une nouvelle dynamique. Celle-ci s’est traduite en 2022 par quelques points comme : • Notre ligne diplomatique pour que des solutions africaines aux problèmes africains émergent dans le cadre du respect de la souveraineté, de l’intégrité et de l’unité africaine. Dans un cas concret, celui de la République démocratique fédérale d’Ethiopie confrontée à des déstabilisations internes et externes, nous avons été invités à plusieurs événements officiels (commémoration de la bataille d’Adwa, Nouvel An Ethiopien) pour rappeler la nécessité de préserver la paix, de soutenir les populations endeuillées par le conflit et de travailler pour que l’Ethiopie, siège de l’Union Africaine, demeure une référence pour le panafricanisme. • Notre soutien total au Mali confronté à des agressions multiples et à l’obligation de réussir sa transition : notre section au Sénégal a fait partie de la délégation qui a rencontré à Bamako le Premier Ministre de l’époque, M. Choguel Maïga. Notre Section en Belgique a rencontré le ministre des Affaires étrangères du Mali M. Abdoulaye Diop. Nos militants et sympathisants ont marché sur Bamako depuis Dakar et Conakry, tandis que plusieurs sections LP – UMOJA du Continent et de la Diaspora ont manifesté en solidarité avec le peuple malien. • Notre dénonciation d’un nouveau « pacte colonial » découlant, d’une part du « Nouveau Sommet Afrique-France » organisé en octobre 2021 à Montpellier par le président français Emmanuel Macron, d’autre part des modalités du Sommet UE-Afrique tenu à Bruxelles en février 2022 • Notre solidarité avec les étudiants africains fuyant l’Ukraine par le biais d’un communiqué et d’une mise à disposition sur nos plateformes de contacts pouvant aider à l’évacuation et à la prise en charge des réfugiés • Notre soutien à de nombreuses initiatives populaires et citoyennes, à l’instar du Festival Panafricain de Nguekokh tenu du 1er au 20 octobre 2022 au Sénégal, des activités régulières au niveau de la section Togo (Feuille et Papier, CinéRéflex), ainsi que notre participation à des rencontres panafricaines tenues en Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Est. • Notre organisation de la Journée des Enfants Afrodescendants à Grenoble, Toulouse et Bagnolet. Cet événement gratuit a réuni plusieurs dizaines d’intervenants et d’exposants, ainsi que des centaines d’enfants et adolescents accompagnés de leurs parents autour d’animations valorisant plusieurs aspects des cultures africaines (sciences, littérature, patrimoine, art culinaire, musiques, danses, contes, hip hop…). Une exposition autour des Black Panthers (le parti et le film) a été construite pour cette occasion. En 2023, nous avons pour objectif : • De poursuivre le travail d’implantation de la LP-U sur tout le continent africain et dans toute la diaspora en améliorant nos actions et notre communication • De renforcer par des partenariats stratégiques toutes les actions au service de la défense des intérêts des Africains du Continent et de la Diaspora ; • De réaliser dans chaque section un calendrier d’activités incluant notamment les Universités de la LP-U, la Journée de l’Enfant Africain, la Journée de la Libération de l’Afrique ou encore la Journée Internationale de la Femme Africaine, autant de moments de convivialité, d’informations et de débats sur les enjeux et les luttes en cours. • De recentrer notre activité scientifique et éditoriale d’une part autour de PANAFRIKAN qui réunit à la fois notre magazine dont nous voulons faire une référence dans la presse internationale, et notre maison d’éditions qui s’engage à publier de nouveaux ouvrages, et d’autre part, autour de la constitution d’un fonds documentaire dans le cadre d’une bibliothèque panafricaine qui a vocation à être installée dans l’une de nos sections en Afrique ; • De développer le volet de la formation au-delà du partenariat réalisé avec l’Ecole Politique Africaine, en déployant un apprentissage de la langue swahili ; • De contribuer au combat politique et juridique des Réparations liées au crime contre l’humanité de la traite et de l’esclavage colonial, en portant aussi une attention spéciale à Ayiti dont la dette illégale et illégitime imposée à l’indépendance par la France est à la base du système néocolonial Toutes ces activités nécessitent des ressources ! Vous pouvez nous rejoindre en adhérant et/ou en effectuant un don de soutien à notre organisation ! Soutenez-nous en faisant un don, déductible à 66% La Ligue Panafricaine – UMOJA est indépendante financièrement et politiquement. Chaque don est important, quelque soit son montant ! Si vous êtes imposable, en faisant un don avant la fin décembre, vous bénéficiez dès l’année prochaine d’une réduction d’impôts à hauteur de 66%. Moyens de paiement possibles :           • Chèque à l’ordre de la Ligue Panafricaine – UMOJA, à envoyer avec nom, prénom et coordonnées à : 22 rue Louis Le Nain, 51100 Reims           • Virement bancaire Ligue Panafricaine – UMOJA , FR 53 2004 1010 0207 000 15 L 023 86, Banque Postale (BIC PSSTFRPPCHA)           • Virement Paypal ou formulaire de prélèvement automatique sur le site de la LP–U. Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter directement (sg@lp-umoja.com – +33.7.83.60.31.86.)

Actualités

MESSAGE DE SOUTIEN AU PEUPLE KANAK – Référendum Nov. 2018

MESSAGE DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA SECTION FRANCE EN SOUTIEN A LA RESISTANCE DU PEUPLE KANAK Chers amis, camarades et militants, Ce meeting est l’occasion de nous retrouver ensemble autour d’une cause très importante, une cause que nous suivons avec beaucoup d’intérêt : le soutien à la résistance du peuple kanak et la solidarité dans sa lutte pour l’indépendance. Présent dans une vingtaine de pays en Afrique et dans la Diaspora, la Ligue Panafricaine – UMOJA est une organisation politique antiimpérialiste qui se bat contre les forces réactionnaires, afin de relever l’Afrique et sa diaspora. Notre objectif est la prise de tous les pouvoirs possibles afin de bâtir un nouvel ensemble politique, que nous résumons sous le nom des Etats-Unis d’Afrique. A l’instar du Burkina Faso de Thomas Sankara qui avait soutenu politiquement l’indépendance de la Kanaky devant les Nations Unies, nous considérons que le panafricanisme doit être solidaire de tous les combats contre le colonialisme et la recolonisation. A l’automne 2016, le groupe Union Calédonienne – Front de libération nationale kanak et socialiste (UC-FLNKS) avait demandé à la Ligue Panafricaine – UMOJA de proposer l’un de ses membres sur une liste d’experts pour les comités de pilotage sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Il s’agissait de faire en sorte que les recommandations faites par le Haut Commissariat de la République tiennent un minimum compte de l’avis critique des personnes choisies par le FLNKS et les premiers concernés. En mars 2017, le président du groupe UC-FLNKS, Monsieur Roch Wamytan avait informé le secrétaire général de la LP-U, Monsieur Amzat Boukari-Yabara, que la demande auprès des autorités françaises était restée sans réponse. Nous ne sommes pas surpris car l’Etat français refuse de voir la question de l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie venir rejoindre le terrain des luttes panafricaines pour l’autodétermination et contre la Françafrique, car c’est bien de cela dont il s’agit. La Ligue Panafricaine – UMOJA n’a aucun doute sur le fait que la France ne renoncera jamais volontairement aux intérêts économiques et géostratégiques que lui donne la Kanaky dans le Pacifique Sud. Les fraudes autour du fichier électoral nous rappellent que l’expertise française ne s’arrête pas à la simple répression des mouvements anticolonialistes et indépendantistes. Pour l’impérialisme, tous les moyens sont bons pour continuer le travail de prédation et de colonisation. La LP-U réitère son soutien au mouvement pour l’indépendance de la Kanaky. Ce soutien s’inscrit dans la tradition de solidarité internationale contre le colonialisme, le racisme et le capitalisme, trois systèmes d’oppression qui ont permis à la France, parmi d’autres puissances européennes, de se construire au sommet d’une hiérarchie de domination. Nous soutenons une indépendance du peuple kanak accompagnée d’une prise de contrôle des pouvoirs économiques et politiques, sur le fondement d’une protection juridique de l’identité et de la culture du peuple kanak. Cette indépendance doit donner une place fondamentale à la question des droits autochtones afin de préserver un territoire riche en ressources naturelles et culturelles. Nous réclamons, enfin, que la mémoire des martyrs de l’histoire de la résistance kanak soit reconnue à juste titre et que les assassinats et les massacres perpétrés par l’Etat colonial fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et d’une politique de réparation, restauration et réhabilitation. VIVE LA RESISTANCE DU PEUPLE KANAK, VIVE LA RESISTANCE AFRICAINE ! L’UNION FAIT LA FORCE, UMOJA NI NGUVU !

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Ayiti, 1791-1803 : la Garde meurt mais ne se rend pas.

  Le 14 août 1791 est une des dates de naissance du Panafricanisme contemporain. Deux ans et un mois jour pour jour après la prise de la Bastille symbolisant la Révolution française, la cérémonie du Bois-Caïman dirigée par le prêtre houngan Dutty Boukman lance la Révolution haïtienne qui va entraîner la chute de Saint-Domingue, la colonie la plus riche des Amériques grâce à l’exploitation maximale de 500 000 Africains. La Révolution ayant donné naissance en 1804 à un État indépendant, la Première République Noire d’Ayiti, cette brève lecture se place sous l’angle des Relations Internationales et de la Défense. UN CONTEXTE RÉVOLUTIONNAIRE Lorsque les Africains se soulèvent à Bois-Caïman, Saint-Domingue est déjà confrontée à une sédition des colons français qui refusent d’appliquer les lois décrétées par l’administration royaliste, elle-même hostile aux révolutionnaires parisiens qui cherchent à abolir la monarchie. Les mulâtres et les libres de couleur – qui sont catégories de classe bien plus que de « couleur » – tentent également d’obtenir une extension de leurs droits politiques et économiques, et se montrent peu solidaires de la condition servile des Africains. A Paris, Louis XVI étant toujours chef des Armées et de la Marine, décide d’envoyer 15 navires avec 6000 hommes pour en finir avec l’impertinence des planteurs, et surtout pour mater la révolte africaine. A leur bord, les commissaires Sonthonax et Polverel sont plutôt favorables à la Révolution. Les troupes de la Garde Nationale, composées en majorité d’hommes de la Révolution, sont néanmoins commandés par des officiers royalistes dirigés par Desparbès.

Histoire, Ligne politique>Idéologie Politique, Société

A l’adresse de tous les camarades africains

  Camarade de Paris, de Province, et d’Afrique, le fascisme court à grand pas. Lorsqu’il s’abattra tu regretteras amèrement de n’avoir pas employé ce répit à travailler pour ton pays. Que tu aies baissé la tête jusque là ne sera plus suffisant pour les fascistes. Les fascistes seront volontairement sceptiques en ce qui concerne ta loyauté envers eux et ta profonde volonté de demeurer à jamais passif. Ils exigeront de toi des preuves irréfutables de ton indignité et de ta veulerie et la pente de ton rabaissement sera sans limite. Camarade de Paris, de Province et d’Afrique abandonne tes raisonnements fallacieux qui ne sont qu’une capitulation inconsciente devant les difficultés. Viens renforcer de ta critique lucide, de ta lutte concrète, le seul mouvement dont l’efficacité sur le plan africain a provoqué la répression féroce que tu connais. Critique-le du dedans et non du dehors, car tu serais un complice volontaire ou involontaire du Gouvernement. Pourquoi veux-tu attendre que le mouvement soit fort, que la répression cesse, et que tout redevienne normal, pourquoi subordonnes-tu ton adhésion à toutes ces conditions ? Ne vois-tu pas, que c’est une capitulation indigne de ta part, car c’est précisément au moment où tout va mal que l’on a plus besoin de toi ■ Cheikh Anta Diop, Vers une idéologie politique africaine Source Panafrikan juin-août2013

Histoire

1896 : La bataille d’Adoua ou la victoire de l’Ethiopie sur l’Italie

Connu aussi sous le nom d’Abyssinie, l’Ethiopie, ancien grand empire situé au coeur de la corne de l’Afrique de l’est, a été très secouée dans la seconde moitiédu 19ème siècle. Son empereur Ménélik II a dirigé une farouche résistance à l’impérialisme européen. L’Ethiopie apparaissait comme un emblème vivant pour les fondateurs de l’ensemble panafricain. Ethiopie, lieu d’attirance des fondateurs du mouvement panafricain Pour plusieurs originaires des Caraïbes, c’était le lieu de travail. Le Docteur Joseph Vitalien, Guadeloupéen, né au Moule le 4 avril 1868, fut le médecin de confiance de l’Empereur Ménélik après que ce dernier soit convaincu de ses capacités de guérisons. L’Haïtien Benito Sylvain et le Cubain Guillermo Enrique Ellesio y étaient aussi. Benito fut le délégué de l’Ethiopie et d’Haïti à la Conférence Panafricaine de 1900. Il attribua à Ménélik le titre honorifique de “Grand Protecteur de l’Association Panafricaine”. L’Unification et l’Indépendance de l’empire abyssinien Cette évolution doit son nom à Kasa Haylu, devenu empereurTewodros II qui a soumis sous son autorité les Ras (Princes gouverneurs) des différentes provinces d’Ethiopie: Tigrai, Begemdir, Gojam, Simien, Wollo et Shoa. Il a ainsi inauguré sous son règne (1855-1868) l’Ethiopie moderne. Les provinces d’Amhara et du Tigrai servirent de point de départ à l’expansion du gouvernement impérial dans la seconde moitié du 19ème siècle. De 1872 à 1889, Kasa Mercha (Yohannes IV), successeur de Kasa Haylu, continua le combat en repoussant les percées égyptiennes et les Mahdistes du Soudan. Les côtes africaines de la Mer rouge et du Golfe d’Aden étaient sous le contrôle des égyptiens avant l’occupation anglaise en 1882. Dès 1883, suite au soulèvement du mahdi Muhaimad Ahmad au Soudan,les troupes britanniques et égyptiennes abandonnèrent leur position. Le 3 juillet 1884, la réappropriation des terres de la frontière soudanaise occupées par l’Egypte, l’Ethiopie et le libre accès du port de Massawa (sous protection britannique) furent décidés entre Yohannes et le Contre-amiral anglais William Hewett. La naissance de l’Erythrée Produit pur et simple des décisions prises lors de la Conférence de Berlin, la naissance de l’Erythrée a eu lieu suite à la cession de Massawa aux italiens car les britanniques visaient beaucoup plus dans leur rivalité avec les français. A l’arrivée des italiens, ils ignorèrent le traité du 3 juillet 1884 et interdirent la pénétration à l’intérieur du pays en élevant des fortifications. Le Ras Alula arrêta en 1887 une avancée italienne qui obligea les italiens à rester sur la côte éthiopienne. Deux (2) ans plus tard, en 1889, lors d’une bataille contre les mahdistes du Soudan, l’empereur Yohannes trouva la mort. Les italiens profitèrent de la décomposition de l’armée après leur victoire face aux mahdistes, pour progresser à l’intérieur du pays. Ils implantèrent alors la colonie de l’Erythrée dans le nord et proclamèrent Asmara comme étant la capitale. Dans la même époque, Ménélik gouvernait la province du Shoa (1865-1889). Plus rusé et constant, il traita avec l’Italie par l’intermédiaire du Comte Pietro Antonelli, représentant de ce pays à sa cour. Il réussit alors à se doter d’armes, de médecins; ce qui lui donna la possibilité de soumettre sous son autorité plusieurs territoires: Arusi, Harar, Kulo et Konta au sud et au sud-est, en plus de Gurage et Wallaga au sud-ouest. Le traité de Wuchale fut signé le 12 mai 1889 entre Ménélik et les italiens. Il s’agit  d’un accord de paix et d’amitié. Ménélik était alors reconnu empereur et l’Italie pouvait alors poursuivre sa conquête de l’Erythrée. Mais attention! Le traité fut rédigé en deux langues: l’amharique et l’italien. Le désastre fut qu’un des articles n’avait pas le même sens dans les deux (2) versions. Selon la version amharique, il est mentionné que l’Ethiopie pouvait consulter les autorités italiennes pour les affaires étrangères. Cependant, en version italienne, sur ce point, la décision émane obligatoirement de l’Italie. Malgré que Ménélik ait chargé son cousin, le Ras Makonnen, Walda-Mickael, gouverneur du Harar de discuter dudit traité, rien de concret n’avait été décidé. Pire encore, en Octobre, l’Italie déclara ouvertement que l’Ethiopie devenait un protectorat italien; ce que tous les pays européens respectèrent. La bataille d’Adoua En 1890, dès le mois de janvier, les italiens investirent Adowa, une ville de la province du Tigrai administrée par le Ras Mangasha, fils de l’Empereur Yohannes. Leur condition de retrait fut l’acceptation de la version italienne du traité de Wuchale. En septembre 1890, Ménélik fait savoir clairement au roi d’Italie Umberto 1er son refus de statut de protectorat qu’on voulait lui imposer. Ménélik équipa alors son armée en armes à feu et annexa plusieurs territoires. Le 12 février 1893, après avoir informé les puissances européennes, il déclara : « L’Ethiopie n’a besoin de personne ; elle tend les mains vers Dieu » Les affrontements entre l’Éthiopie et l’Italie qui suivent la dénonciation du traité, débutent à la fin de l’année 1894 avec la révolte de Batha Hagos, chef érythréen contre la domination italienne. En janvier 1895, les italiens engagèrent alors les hostilités en envahissant la province du Tigrai, tenue par le Ras Mangasha. Ménélik ordonna une mobilisation générale le 17 décembre 1895 contre les forces coloniales. En un rien de temps, de nombreux soldats furent rassemblés et marchèrentavec Ménélik vers le nord où ils remportèrent plusieurs victoires. Les italiens furent alors repoussés jusqu’à Adowa. Ménélik avait le soutien des Erythréens qui gonflèrent le nombre de soldats contre une armée italienne réduite tant bien même soutenue par les askari (quelques soldats érythréens). La bataille d’Adoua est livrée près du village d’Adoua, au coeur de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie. Ménélik et les Ethiopiens furent récompensés par une écrasante victoire sur l’armée italienne où plus de 40% des hommes furent tués ou blessés. Le 26 octobre 1896, le traité de paix d’Addis-Abeba fut signé. Il annulait le traité de Wuchale et reconnaissait l’indépendance nationale de l’Ethiopie. Une convention prévoyait en outre le rapatriement des prisonniers italiens et par un accord demeurant secret, Ménélik permit aux italiens de rester en Erythrée. Après la libération de l’Erythrée en 1941 et sa fédération avec l’Ethiopie en 1952, les frontières naturelles furent retrouvées. Après Hannibal, Ménélik devint alors le premier Africain à vaincre des troupes européennes. C’est l’une des raisons de l’attirance vers l’Ethiopie de nombreux Noirs des Amériques Ménélik II, conscient de la portée de la victoire d’Adoua, sait que la seule force militaire ne peut protéger son Empire. Ainsi, sans l’élaboration d’un véritable plan global, l’Éthiopie entre dans une phase de modernisation, un bouleversement s’expliquant entre autres par l’intérêt du souverain pour les nouvelles technologies. Son règne fut celui du progrès et des transformations en Ethiopie. Dès les premiers signes

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Jerry Rawlings hausse à nouveau le ton : « Gbagbo à La Haye ? Une humiliation pour l’Afrique ! »

Jerry Rawlings hausse à nouveau le ton : « Gbagbo à La Haye ? Une humiliation pour l’Afrique ! » par La rédaction du quotidien ivoirien « Le Nouveau Courrier ».(*) Tout feu tout flamme. Ancien président ghanéen et Haut représentant de l’Union africaine pour la Somalie, Jerry Rawlings a tenu, à l’occasion d’un discours prononcé lors de la sixième session ordinaire du Parlement panafricain, lundi dernier à Addis-Abeba (Ethiopie), à dénoncer l’incapacité du continent à prévenir les excès sponsorisés par certains membres de la communauté internationale, notamment en Libye et en Côte d’Ivoire. Il s’est une fois de plus insurgé contre le transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye. Larges extraits de son discours.

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Message de Vœux de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

MESSAGE DE VŒUX DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO-UMOJA (LPC-U)                        Chers compatriotes, l’année 2011 s’achève sur un constat globalement amer pour notre continent et pour notre pays ; jamais année n’aura connu autant de bouleversements depuis au moins une décennie. De l’illusion d’une souveraineté diplomatique et judiciaire  La situation politique sur notre continent est des plus vulnérables. L’exécution du guide de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi à la suite des bombardements de forces de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI), au mépris des règles élémentaires du droit, au nom d’intérêts bassement mercantiles des puissances occidentales et sans que cela n’ait suscité de vives et dignes réactions de la part de nos gouvernants à la hauteur de la situation, démontrant une fois de plus que la souveraineté politique et diplomatique du continent africain reste à reconquérir. Les dirigeants africains sont incapables encore à ce jour de s’entendre sur l’essentiel et de se faire entendre de l’extérieur. Avec eux, le rêve de Kwamé Nkrumah, « Africa must unite » demeure un cri sans le moindre écho. Ils foulent aux pieds tous les jours les préceptes de cet homme qui pleura un jour de mai 1963 à Addis Abeba, voyant que la majorité de ses pairs ne voulaient pas de l’unité du continent. Les cas Gbagbo et Khadafi risquent de faire désormais jurisprudence. Ne soyons,  surpris qu’à l’avenir d’autres chefs d’État africains, parmi les plus progressistes soient déposés par l’Occident pour peu qu’ils ne répondent pas à ses attentes.

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« La Vision de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA. Contributions au débat public », nouveau livre publié aux Editions L’Harmattan.

Présentation du livre de la LPC-UMOJA Titre de l’ouvrage : « La Vision de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja – Contributions au débat public » Publié le 28 juin 2011 chez l’éditeur L’Harmattan, vendu au prix de 23 €  Le panafricanisme est une idéologie et une théorie politique en même temps qu’un projet de société mettant en phase les conditions de libération effective des africains par de-là le continent. Cela passe par la désaliénation, la solidarité et l’unité des Africains dans le but d’assurer un développement économique, culturel et social visant la reconquête systématique de la souveraineté, des ressources et des capacités africaines, par les Africains, pour leur bien-être. Né dans sa Diaspora depuis les luttes de libération contre l’esclavage occidental en passant par les revendications pour l’émancipation et l’égalité des races jusqu’aux combats pour la décolonisation du continent, le panafricanisme a porté cet idéal de maîtrise par soi-même de son propre destin, par les peuples africains, partout où ils sont. Transmis sur le continent comme ferment des luttes pour la conquête des indépendances des États africains, il a été travesti par une vision minimaliste et contre-productive pour l’Afrique. C’est dans cette ligne pour la reconquête des idéaux panafricains hérités de Kwamé Nkrumah que s’inscrit la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, qui entend porter ce projet de société avec le désir ardent de l’imposer comme baromètre de gouvernabilité dans le paysage politique africain. Dans cet ouvrage, la LPC-U dresse un constat implacable : si le panafricanisme, riche et enrichi de l’héritage historique, culturel et intellectuel, porte en lui tous les éléments nobles de solutions africaines permettant à l’Afrique d’être actrice et maîtresse de son destin, il n’en demeure pas moins qu’un siècle après sa proclamation, il n’est pas encore réellement enraciné dans le débat politique en Afrique en général et au Congo en particulier. C‘est après ce constat, un an après sa création, que la LPC-U a consigné dans cet ouvrage, l’ensemble de sa réflexion sur les maux qui minent le Continent ainsi que les éléments concrets de sortie de cette situation de servilité dans laquelle, voici plus de cinq siècles, l’Occident a engagé l’Afrique. En fil rouge de cet ouvrage, la LPC-U montre que l’étau qui étouffe les mémoires et les consciences africaines se desserre petit-à-petit, et laisse libre cours à des expressions mêlant espoir et désespoir dans un rythme où la cadence reste malheureusement dictée par les forces prédatrices qui disposent de moyens médiatiques, financiers et militaires permettant de conserver indéfiniment leur emprise sur l’Afrique. « Construire le Congo pour l’Unité de l’Afrique », telle est la devise de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA et, cette contribution au débat public vise un double objectif, d’une part faire de la solution panafricaine, l’élément de mesure de la gouvernabilité et, d’autre part, à diffuser et à vulgariser l’idéal panafricain pour faire connaitre et enraciner le panafricanisme dans nos sociétés. La présente publication qui n’est pas une vision globale et définitive de la LPC-U sur le Panafricanisme, est organisée en trois parties. La première partie aborde les questions d’Indépendances, de Démocratie et de Panafricanisme avec une problématique principale à savoir « Nos clans, nos lignages, nos villages, nos tribus, nos ethnies et nos seuls États postcoloniaux en Afrique noire, peuvent-ils constituer des forces politiques de combat et de négociation devant les blocs géopolitiques et géostratégiques organisés, du monde d’aujourd’hui et de demain ? ». La deuxième partie est constituée de différentes communications développées sur les thèmes de  fondement de la quête de la dignité, de la liberté et de l’indépendance de l’Afrique, des Institutions Financières Internationales et la question des dettes odieuses ainsi que des questions de reconquête de la souveraineté alimentaire, avec pour principale  interrogation : «  Le Panafricanisme moderne peut-il permettre de réinventer la démocratie et créer un État Fédéral Africain, pour assurer le développement durable du Continent ?» Dans cette deuxième partie, est également traitée de la question de l’alternative panafricaniste de Cheikh Anta Diop, ou Les fondements économiques et culturels d’un État fédéral d’Afrique Noire. Enfin, la troisième partie rassemble des interviews, communiqués et diverses communications sur les faits qui ont marqué l’actualité africaine de cette première année post cinquantenaire telles que la crise ivoirienne ou les questions d’expropriation des terres arables et leur bradage par des gouvernements irresponsables, en échos à la cession des terres arables des pays du Niari et de la Bouenza aux fermiers sud-africains.   D’autres réflexions et communications de la LPC-U publiées dans cette partie traitent des  thématiques d’éducation, de souveraineté politique, alimentaire et monétaire, de sécurité, de développement intellectuel, de morale, ainsi que de la sacralité de la vie et de la coordination des forces panafricaines. Cet ouvrage se veut être un effort d’application de la stratégie globale de renaissance africaine et du panafricanisme. Sans cet investissement dans la sphère politique dans le but d’exercer le pouvoir, les solutions panafricaines resteront des vœux pieux. C’est pourquoi, nous invitons tous ceux pour qui la situation de l’Afrique est une réelle préoccupation, à la réflexion autour de ces sujets, afin que naissent l’élan d’orgueil et de fierté ainsi que le devoir de libération qui mettent les peuples debout. Ligue Panafricaine du Congo-Umoja (organisation qui fût transformé en Ligue Panafricaine-Umoja (LP-U)) Le livre peut être commandé via le site de la LPC-U ou chez votre libraire habituel.                    

Evénements, Ligne politique>Idéologie Politique, Vidéos

Vidéo du 1er Anniversaire de la LPC-Umoja : Allocution de Bienvenue du Président de la LPC-U, Pierre Eboundit

Discours du Président au Premier Anniversaire de la  LPC-UMOJA   [dailymotion xjyn25_lpc-u-allocution-prsdt-pranniv_news] Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Cher(e)s ami(e)s, Chères sœurs et chers frères, Avant tout, nous vous invitons à observer une minute de silence en mémoire de toutes les victimes africaines, décédées cette année en Côte d’Ivoire, au Sud Soudan et en Libye…

Evénements, Ligne politique>Idéologie Politique

INVITATION au Premier Anniversaire de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)  : Premier Anniversaire, Un an déjà !                           Madame, Monsieur,           La Ligue  Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U) vous prie de lui faire l’honneur de prendre part à la rencontre qu’elle organise à l’occasion de son premier anniversaire, qui aura lieu le dimanche 3 juillet 2011 à 9 heures très précises jusqu’à 17h00, à l’hôtel Campanile, sis, 2 Boulevard du Général de Gaulle – 94270 Le Kremlin-Bicêtre (Paris, Porte d’Italie). THEME GENERAL « Les conditions du changement au Congo et en Afrique : la solution Panafricaine »

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