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Crise ukrainienne : situation des ressortissants africains

Le 24 février 2022 a marqué le début de l’offensive russe en Ukraine. Si cette intervention se déroule à des milliers de kilomètres de l’Afrique, il n’en reste pas moins que ce conflit a des répercussions pour notre peuple. En effet, des milliers de ressortissants africains, principalement des étudiants se retrouvent aujourd’hui coincés en Ukraine où l’accès dans les pays voisins (notamment la Pologne) leur est refusé sans aucune raison apparente si ce n’est la xénophobie et le racisme primaire qui sont enracinés dans la culture européenne (de l’Ouest ou de l’Est). La Ligue Panafricaine – UMOJA exprime sa profonde indignation face aux traitements inhumains et dégradants qui sont réservés aux étudiants et ressortissants africains qui cherchent à fuir l’Ukraine. Nous assurons nos sœurs et frères du soutien de la LP-U. À la suite de l’annonce postée par l’ambassade d’Ukraine au Sénégal pour recruter des mercenaires africains pour aller combattre les Russes, nous rappelons aussi qu’aucun sang africain ne doit être versé dans une guerre qui n’est pas fondamentalement la nôtre. La LP-U dénonce l’inaction et le mutisme de l’Union Africaine (UA) qui est aux abonnés absents au moment où, du Brésil à la Chine en passant par les Etats-Unis, l’Europe, les pays du monde arabe ou de l’ex-URSS, la négrophobie est devenue un sport universel qui nécessite que nous défendions l’intégrité physique des filles et fils d’Afrique à travers la planète. La négrophobie ne diminuera que lorsque nous aurons à la tête de l’Afrique, le continent le plus riche mais le plus pillé, des panafricanistes qui prendront la responsabilité de ne plus se faire le relais de la propagande impérialiste, de mobiliser les moyens pour secourir nos ressortissants et d’imposer des sanctions politiques et économiques ciblées aux pays qui ne protègent pas les ressortissants africains dans le monde. Si la voix de certains Etats du continent s’est fait entendre cette fois ; cela reste néanmoins trop inégal et trop disparate pour que cela pèse réellement au regard des enjeux qui sont considérables. Seule une Afrique forte et unie dans le cadre d’un projet fédéral apportera protection, respect et dignité aux enfants d’Afrique et ce quel que soit l’endroit du globe où ils se trouvent. La LP-U exhorte, une fois de plus tous les Africains (du continent comme de la diaspora), épris de justice et de souveraineté, de rallier ses rangs afin que notre voix pèse bien plus encore dans le cadre de la défense de notre continent et de notre peuple et pour réaliser, in fine, le projet d’Etat Fédéral d’Afrique Noire (EFAN) de Cheikh Anta Diop, essentiel pour notre renaissance. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Fait à Bruxelles, Kinshasa, Lomé, Paris, le 05 mars 2022 Le Bureau Politique Provisoire

Actualités, Ligne politique

À Bruxelles, le Panafricanisme fait face à l’Eurafrique

Tribune de soutien à la Diaspora Panafricaine de Belgique Dr Amzat Boukari-Yabara Président de la Ligue Panafricaine – UMOJA Prévu en octobre 2020 et reporté en raison de la crise sanitaire mondiale, le sixième sommet Union Européenne-Union Africaine se tient ces 17 et 18 février 2022 à Bruxelles. Les militants panafricanistes qui ont prévu de se retrouver au rond-point Schuman pourront justement manifester sur l’actualité des propos de l’un des pères fondateurs de l’Europe, le ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman, qui déclarait le 9 mars 1950 que « l’Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation d’une de ses tâches essentielles : le développement du continent africain. » Dans un monde où les zones de projection sont limitées en raison des concurrences entre puissances, l’Afrique est au centre des enjeux géostratégiques entre le Nord, l’Est et l’Ouest. Le lien établi entre le Mali et l’Ukraine à travers la politique russe montre plus que jamais le risque – somme toute peu probable – pour l’Europe de se retrouver encerclée par une alliance d’un nouveau genre allant de Moscou à Conakry en passant par Kiev, Bangui et Bamako. Président du Conseil de l’UE pour six mois, Emmanuel Macron l’a souligné à plusieurs reprises : sans une politique africaine, l’Europe disparaîtra dans le cadre des grands bouleversements géopolitiques en cours. Face à la Chine, aux Etats-Unis, à la Russie ou à la Turquie qui se sont dotés de cadres (sommets, forums) pour convoquer l’Afrique, l’Europe joue tout simplement sa survie. Sous couvert d’être une « priorité » liée à la proximité géographique ou au « destin commun », l’Afrique est devenue une obsession pour l’Europe. Près de la moitié des pays européens disposent aujourd’hui d’un plan ou d’une stratégie spécifique pour l’Afrique, sans compter celle mise en place de manière globale par la Commission européenne qui présentera lors de ce sommet de nouveaux documents d’orientation dans les domaines stratégiques de la sécurité et de la défense européenne, de la transition énergétique, de la transformation numérique, de la croissance et des emplois durables, de la paix et de la gouvernance, et enfin des migrations et des mobilités. Autant de points sur lesquels les peuples africains n’ont jamais été consultés. De la recolonisation financière et humanitaire de l’Afrique En 2017, la présidence allemande du G20 avait lancé le « Pacte avec l’Afrique » (Compact with Africa) pour favoriser l’investissement privé dans une douzaine de pays africains (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée, Maroc, Rwanda, Sénégal, Togo, Tunisie) ayant réformé leur cadre macroéconomique. La philosophie néolibérale de ce Pacte a été élargie lors du sommet organisé le 18 mai 2021 à Paris « sur le financement des économies africaines ». Ces dernières sont considérées comme des « relais de croissance » pour les économies européennes. Autrement dit, sans l’Afrique, l’Europe coule. Sans les ressources naturelles, les matières premières, mais aussi les travailleurs immigrés, sans les nouveaux marchés, les nouveaux consommateurs de la classe moyenne et les élites africaines, ce sont des pans de l’économie européenne qui menacent de s’effondrer. Loin d’être un projet au service de l’Afrique, la « stratégie globale avec l’Afrique » (Global Gateway) dévoilée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen apparait ainsi comme une réponse de l’Europe à la Chine qui a développé un vaste réseau d’infrastructures de transports et de communications en Afrique dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (One Belt, One Road). Par le biais de ses « agences de développements », l’Europe entend présenter à l’Afrique de nouveaux instruments économiques, financiers et commerciaux sans même prendre le temps d’écouter ce que demandent les Africains. Rien n’est finalement plus colonialiste que de voir l’Europe se croire plus ambitieuse pour l’Afrique que les Africains eux-mêmes pour leur propre continent. Cette ambition transpire la recolonisation. Si la « redéfinition des frontières » n’est pas officiellement à l’ordre du jour du sommet UE-UA, c’est parce que les Accords de partenariat économique (APE) et les précédentes politiques néolibérales européennes ont déjà redessiné les frontières d’une Afrique « utile » et d’une Afrique « inutile » selon les intérêts des multinationales. Celles-ci fonctionnent à la carte, selon des logiques transnationales, transfrontalières et internationales qui tirent avantage de la division internationale du travail, des règles édictées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que des lois du marché. Sur ce point, le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) risque de profiter prioritairement aux acteurs économiques non-africains qui disposent de fonds, de réseaux et d’une organisation supérieure aux acteurs africains. Loin d’entraîner la balkanisation du Congo, bien au contraire et pire, la ZLECA élargit la politique de la porte ouverte menée au Congo à l’ensemble du continent africain en en faisant un vaste réservoir où chacun viendra puiser ce dont il a besoin. Entre le sommet UE-UA d’Abidjan en 2017 et celui de Bruxelles en 2022, la crise sanitaire s’est immiscée dans les relations entre les deux continents. Des propos tenus dans les médias pour suggérer d’aller tester des vaccins en Afrique ont rappelé la dimension colonialiste et raciste de la science et de la médecine. La pandémie a montré à quel point l’Europe refuse de comprendre que des civilisations africaines puissent avoir une autre conception du bien-être, de la santé et de la guérison. Obnubilée par la course avec la Chine dans le « dons de vaccins » à l’Afrique, l’Europe s’est libérée de toute éthique en n’hésitant pas à envoyer en Afrique des vaccins qui n’étaient même plus recommandés aux citoyens européens. L’Afrique qui a traversé la pandémie sans avoir à offrir aux médias occidentaux le spectacle attendu de centaines de millions de personnes mourant du covid-19, se retrouve dans une situation de mendicité paradoxale liée à la communication qui présente l’Europe lui donnant généreusement des vaccins. L’objectif de l’Afrique est bien d’atteindre la souveraineté sanitaire et médicale sans avoir à subir les discours d’une recolonisation « humanitaire ». Sur ce point, la rencontre des présidents Macky Sall du Sénégal, Paul Kagame du Rwanda et Nana Akufo-Addo du Ghana avec Uğur Şahin, le président de la multinationale Bio N Tech, interroge. Le

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A l’adresse de tous les camarades africains

  Camarade de Paris, de Province, et d’Afrique, le fascisme court à grand pas. Lorsqu’il s’abattra tu regretteras amèrement de n’avoir pas employé ce répit à travailler pour ton pays. Que tu aies baissé la tête jusque là ne sera plus suffisant pour les fascistes. Les fascistes seront volontairement sceptiques en ce qui concerne ta loyauté envers eux et ta profonde volonté de demeurer à jamais passif. Ils exigeront de toi des preuves irréfutables de ton indignité et de ta veulerie et la pente de ton rabaissement sera sans limite. Camarade de Paris, de Province et d’Afrique abandonne tes raisonnements fallacieux qui ne sont qu’une capitulation inconsciente devant les difficultés. Viens renforcer de ta critique lucide, de ta lutte concrète, le seul mouvement dont l’efficacité sur le plan africain a provoqué la répression féroce que tu connais. Critique-le du dedans et non du dehors, car tu serais un complice volontaire ou involontaire du Gouvernement. Pourquoi veux-tu attendre que le mouvement soit fort, que la répression cesse, et que tout redevienne normal, pourquoi subordonnes-tu ton adhésion à toutes ces conditions ? Ne vois-tu pas, que c’est une capitulation indigne de ta part, car c’est précisément au moment où tout va mal que l’on a plus besoin de toi ■ Cheikh Anta Diop, Vers une idéologie politique africaine Source Panafrikan juin-août2013

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LP-UMOJA : Vidéos d’Hommage à Aimé Césaire à Marseille – Juin 2013 (Partie 3)

HOMMAGE A AIME CESAIRE Un illustre Panafricaniste le 29 juin 2013 à Marseille par la Ligue Panafricaine UMOJA   Vidéo 5 : Césaire et le Panfricanisme, par Henda Diogène SENNY Secrétaire Général de la LP-UMOJA  [youtube UStPc7KW6F4]   Vidéo 6 : Le Panafricanisme : de la Résistance intellectuelle à l’Action Politique, par Ismaël SOW, Coordonnateur de la Section France de la LP-UMOJA  [youtube lVJO4p0MBQM]

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Charte pour une autre politique africaine de la France.

Charte pour une autre politique africaine de la France Nous, Citoyens français et Africains vivant en France, attachés au respect de l’égale dignité de tous les peuples, tenons à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle française au sujet de nos rapports avec le continent africain. Notre objectif à travers cette Charte est d’ouvrir un débat public sur autre politique africaine de la France et de placer chacun – candidats et électeurs – devant ses responsabilités. Cette Charte sera soumise aux différents candidats et en tant qu’électeurs notre choix – au moment de déposer notre bulletin dans l’urne – sera guidé par les réponses apportées par les uns et les autres aux engagements affirmés dans cette Charte.   Candidat à la Présidence de la République Française, conscient que la Françafrique se situe aux antipodes des valeurs affichées par la France, qu’elle a alimenté et entretenue la corruption, les régimes dictatoriaux ainsi que des guerres fratricides en Afrique;

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