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DÉCÈS DE LA PROFESSEURE BÉATRICE AGUESSY (1934-2019)

COMMUNIQUÉ DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA DÉCÈS DE LA PROFESSEURE BÉATRICE AGUESSY (1934-2019)   C’est avec beaucoup d’émotion et de tristesse que nous avons appris la nouvelle de la disparition du Professeure Béatrice Akpé Ahyi Aguessy survenue le vendredi 11 janvier 2019 à l’âge de 85 ans.  La Ligue Panafricaine – UMOJA adresse à son époux le Professeur Honorat Aguessy, à sa fille, à l’ensemble de la famille éplorée, des proches collègues et élèves de l’illustre disparue, ses sincères condoléances. Pendant plus d’un demi-siècle d’un parcours exemplaire et exceptionnel à tout point de vue, la Professeure Béatrice Aguessy a œuvré en faveur des droits à la santé et au bien-être des femmes africaines en ayant à l’esprit l’équilibre familial de l’ensemble de la population béninoise. Gynécologue de formation, première femme professeur de gynécologie-obstétrique au Bénin et dans la sous-région, elle a su accompagner la venue de plusieurs milliers de vies sur cette terre qui restera à jamais marquée par son passage. Dotée d’une force morale supérieure qui lui a permis de traverser de nombreuses épreuves, la Professeure Béatrice Aguessy a été de tous les combats pour une souveraineté scientifique et médicale africaine. Sa vie sert de modèle pour la jeunesse et l’avenir, en particulier pour les jeunes femmes africaines qui doivent prendre leur place dans l’émergence d’une Afrique forte dans sa propre modernité et fière de ses traditions. La Ligue Panafricaine – UMOJA invite toutes les forces panafricanistes à élever feu Béatrice Aguessy au rang de Mère-Fondatrice du Panafricanisme et à honorer sa mémoire et son héritage. En ces tristes circonstances, cher Professeur Honorat Aguessy, la Ligue Panafricaine – UMOJA, au nom de la Famille Africaine Mondiale, partage votre deuil et vous assure de son soutien indéfectible dans la traversée de cette douloureuse épreuve.   Cotonou, le 19 janvier 2019 Pour le Bureau Politique Provisoire Le président Diogène Henda Senny

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Sur l’investiture du président bolivarien du Venezuela

COMMUNIQUE DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA POUR L’INVESTITURE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA NICOLÁS MADURO La Ligue Panafricaine – UMOJA tient à remercier le ministre des affaires étrangères de la République Bolivarienne du Venezuela pour l’invitation adressée à son secrétaire général Amzat Boukari pour assister à la cérémonie d’investiture du second mandat du Président Nicolás Maduro à Caracas le 10 janvier 2019. Organisation politique anti-impérialiste engagée dans la libération du continent et la construction des Etats Unis d’Afrique, la Ligue Panafricaine – UMOJA adresse toute la solidarité des peuples Panafricains au peuple frère Bolivarien du Venezuela. Depuis la victoire de feu Hugo Chávez Frías aux élections présidentielles de 1998, la République Bolivarienne du Venezuela a ouvert un processus révolutionnaire qui a permis des avancées réelles dans les services sociaux (santé, éducation, culture) et les infrastructures publiques (logement, énergie, communications) ainsi que dans le projet d’une souveraineté nationale et d’une solidarité internationale socialiste. Autrefois réservée aux nantis, la rente pétrolière a financé une politique de justice sociale et de réduction des inégalités que seuls les plus fortunés peuvent déplorer. En l’espace de vingt ans, certaines forces d’opposition ont tenté par différents moyens d’interrompre le processus révolutionnaire. Le coup d’Etat d’avril 2002 contre le président Chávez a échoué grâce à la mobilisation de l’armée et du pouvoir populaire qui a réitéré son adhésion au processus révolutionnaire lors des nombreuses consultations électorales qui ont eu lieu depuis. Propriétaire des principaux moyens de production et de distribution, l’oligarchie vénézuélienne alliée à la finance internationale mène une guerre économique et médiatique pour discréditer les actions sociales du président Maduro qui a repris le flambeau à la disparition du président Chávez. Dans le déluge d’attaques, les voix des groupes sociaux qui ont été réhabilités par le chavisme, notamment les communautés indigènes et africaines, ont ainsi été largement censurées par les médias. Face au chaos organisé, les institutions régionales et internationales tentent d’isoler le Venezuela qui fait l’objet d’une saisine de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI). Les forces panafricanistes connaissent trop bien ces mécanismes qui ont été maintes fois utilisés en Afrique. Le retour de régimes conservateurs et réactionnaires en Amérique du Sud et les dynamiques en cours en Afrique nécessitent de relancer une diplomatie Sud-Sud fondée sur le commun intérêt des peuples africains et sud-américains à construire une alternative au capitalisme global et prédateur. Consciente que le chemin est encore long pour consolider les acquis sans freiner l’élan révolutionnaire, la Ligue Panafricaine – UMOJA invite les forces panafricanistes et afrodescendantes d’Amérique du Sud à prendre toute leur place dans l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA). Nous invitons notamment les forces afro-vénézuéliennes à assumer leur double mission historique – panafricaine et bolivarienne – en faisant le relais avec l’ensemble des résistances noires des Amériques et d’Afrique. Dans le cadre des relations Sud-Sud, nous invitons les autorités vénézuéliennes à apporter leur soutien de façon concrète aux véritables organisations panafricaines qui luttent pour la souveraineté du continent Africain et de sa Diaspora. Dans le contexte d’un retour des tensions géopolitiques et d’une recrudescence des crises globales frappant les peuples d’Afrique et des Amériques, la Ligue Panafricaine – UMOJA prie les autorités de la République Bolivarienne du Venezuela de ne pas renoncer à l’effort révolutionnaire. Il y va de l’intérêt des peuples sans voix. UMOJA NI NGUVU ! LA UNIÓN HACE LA FUERZA ! Pour le Bureau Politique Provisoire Le président Diogène Henda Senny: Brazzaville, le 10 janvier 2019 Brazzaville, el 10 de Enero de 2019 COMUNICACION DE LA LIGA PANAFRICANA – UMOJA EN EL MARCO DE LA INVESTIDURA DEL PRESIDENTE DE LA REPÚBLICA BOLIVARIANA DE VENEZUELA NICOLÁS MADURO La Liga Panafricana – UMOJA quiere agradecer el ministerio de asuntos exteriores de la República Bolivariana de Venezuela por la invitación notificada a su secretario general Amzat Boukari de asistir a la ceremonia de investidura del segundo mandato del Presidente Nicolás Maduro en Caracas el 10 de Enero de 2019. Organización anti imperialista movilizada para la liberación del continente y de la construcción de los Estados Unidos de África, la Liga Panafricana – UMOJA envía toda la solidaridad de los pueblos Panafricanos al pueblo hermano Bolivariano de Venezuela. Desde la victoria de Hugo Chávez Frías en las elecciones presidenciales de 1998, la República Bolivariana de Venezuela abrió un proceso revolucionario que permitió avanzas concretas en los servicios sociales (salud, educación, cultura), las infraestructuras públicas (alojamiento, energía, comunicaciones) y también en el proyecto de una soberanía nacional y de una solidaridad internacional socialista. Los ingresos petrolíferos en el pasado reservados a las clases adineradas han financiado una política de justicia social y de reducción de la desigualdades que solo disgusta a los más ricos. En el espacio de veinte años, algunas fuerzas de la oposición intentaron por diferentes maneras interrumpir el proceso revolucionario. El golpe de estado de Abril de 2002 contra el presidente Chávez fracasó gracias a la movilización del ejército y del poder popular que reafirmó su aceptación del proceso revolucionario en las numerosas consultas electorales que tuvieron lugar desde entonces. La oligarquía venezolana propietaria de los principales medios de producción y distribución, la oligarquía venezolana aliada del mundo financiero internacional conduce una guerra económica y mediática con el objetivo de desacreditar a las acciones sociales del presidente Maduro quien tomó el testigo después del fallecimiento del presidente Chávez. En esta avalancha de ataques, la voz de los grupos sociales particularmente las comunidades indígenas y africanas que fueron rehabilitados por el chavismo fueron enormemente censuradas por los medios de comunicación, Frente al caos organizado, las instituciones regionales e internacionales intentan aislar a Venezuela que al mismo tiempo es objeto de una investigacion de la procuradora de la Corte Penal Internacional (CPI). Las fuerzas panafricanistas conocen bien a esos mecanismos que más de una vez fueron utilizados en África. El regreso de los regímenes conservadores y reaccionarios en América del Sur y las dinámicas en curso en África obligan a iniciar una diplomacia Sur-Sur basada en el interés común de

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MESSAGE DE SOUTIEN AU PEUPLE KANAK – Référendum Nov. 2018

MESSAGE DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA SECTION FRANCE EN SOUTIEN A LA RESISTANCE DU PEUPLE KANAK Chers amis, camarades et militants, Ce meeting est l’occasion de nous retrouver ensemble autour d’une cause très importante, une cause que nous suivons avec beaucoup d’intérêt : le soutien à la résistance du peuple kanak et la solidarité dans sa lutte pour l’indépendance. Présent dans une vingtaine de pays en Afrique et dans la Diaspora, la Ligue Panafricaine – UMOJA est une organisation politique antiimpérialiste qui se bat contre les forces réactionnaires, afin de relever l’Afrique et sa diaspora. Notre objectif est la prise de tous les pouvoirs possibles afin de bâtir un nouvel ensemble politique, que nous résumons sous le nom des Etats-Unis d’Afrique. A l’instar du Burkina Faso de Thomas Sankara qui avait soutenu politiquement l’indépendance de la Kanaky devant les Nations Unies, nous considérons que le panafricanisme doit être solidaire de tous les combats contre le colonialisme et la recolonisation. A l’automne 2016, le groupe Union Calédonienne – Front de libération nationale kanak et socialiste (UC-FLNKS) avait demandé à la Ligue Panafricaine – UMOJA de proposer l’un de ses membres sur une liste d’experts pour les comités de pilotage sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Il s’agissait de faire en sorte que les recommandations faites par le Haut Commissariat de la République tiennent un minimum compte de l’avis critique des personnes choisies par le FLNKS et les premiers concernés. En mars 2017, le président du groupe UC-FLNKS, Monsieur Roch Wamytan avait informé le secrétaire général de la LP-U, Monsieur Amzat Boukari-Yabara, que la demande auprès des autorités françaises était restée sans réponse. Nous ne sommes pas surpris car l’Etat français refuse de voir la question de l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie venir rejoindre le terrain des luttes panafricaines pour l’autodétermination et contre la Françafrique, car c’est bien de cela dont il s’agit. La Ligue Panafricaine – UMOJA n’a aucun doute sur le fait que la France ne renoncera jamais volontairement aux intérêts économiques et géostratégiques que lui donne la Kanaky dans le Pacifique Sud. Les fraudes autour du fichier électoral nous rappellent que l’expertise française ne s’arrête pas à la simple répression des mouvements anticolonialistes et indépendantistes. Pour l’impérialisme, tous les moyens sont bons pour continuer le travail de prédation et de colonisation. La LP-U réitère son soutien au mouvement pour l’indépendance de la Kanaky. Ce soutien s’inscrit dans la tradition de solidarité internationale contre le colonialisme, le racisme et le capitalisme, trois systèmes d’oppression qui ont permis à la France, parmi d’autres puissances européennes, de se construire au sommet d’une hiérarchie de domination. Nous soutenons une indépendance du peuple kanak accompagnée d’une prise de contrôle des pouvoirs économiques et politiques, sur le fondement d’une protection juridique de l’identité et de la culture du peuple kanak. Cette indépendance doit donner une place fondamentale à la question des droits autochtones afin de préserver un territoire riche en ressources naturelles et culturelles. Nous réclamons, enfin, que la mémoire des martyrs de l’histoire de la résistance kanak soit reconnue à juste titre et que les assassinats et les massacres perpétrés par l’Etat colonial fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et d’une politique de réparation, restauration et réhabilitation. VIVE LA RESISTANCE DU PEUPLE KANAK, VIVE LA RESISTANCE AFRICAINE ! L’UNION FAIT LA FORCE, UMOJA NI NGUVU !

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Décès de Moukoko Priso, alias Elenga Mbuyinga

COMMUNIQUE DE PRESSE C’est avec une immense tristesse que la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a appris le décès du Camarade Moukoko Priso, alias Elenga Mbuyinga, ancien Secrétaire général de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), survenu le 28 juin 2018. La Ligue Panafricaine – UMOJA présente ses sincères condoléances à la famille de Moukoko Priso. Bouleversée par cet événement tragique, la Ligue Panafricaine – UMOJA, adresse également ses plus sincères condoléances à la famille panafricaniste en général, et aux camarades de l’UPC en particulier. Militant panafricaniste engagé, Moukoko Priso nous quitte à 76 ans après avoir assumé pleinement sa mission historique, à la fois en tant que nationaliste et panafricaniste, mais aussi en tant que penseur dans la lutte de libération.   Siège politique et fédéral à Cotonou, 5 juillet 2018   Pour le Bureau Politique de la LP-U. Panafricainement. Umoja ni nguvu L’Union fait la force ________________________ Site internet : www.umoja-org.com  

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VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE

DÉCLARATION COMMUNE : VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE   Nous sommes un jour de l’année 2018, en fin de matinée. Derrière des draps blancs tendus pour écarter les curieux, des personnes travaillent autour de la première fosse commune qui vient d’être ouverte. Un crâne, puis des dizaines et des centaines de crânes sont sortis un à un des profondeurs. Ces crânes semblent encore porter la dignité des hommes qu’ils incarnaient. Des hommes massacrés le 1er décembre 1944 par le commandement français au camp de Thiaroye pour avoir réclamé à la France le paiement de leur solde d’ex prisonniers de guerre. La description de cette scène d’exhumation pourrait bien devenir réalité un jour et contredire la déclaration du Premier ministre français Edouard Philippe s’inspirant d’une citation du président Macky Sall pour affirmer que « le problème entre la France et le Sénégal, c’est qu’il n’y a aucun problème ».   Pourtant, de Blaise Diagne, député français du Sénégal accusé de recevoir une commission pour chaque soldat africain recruté durant la Guerre de 1914-1918, jusqu’à l’engagement mortel de soldats africains sur des champs d’opérations militaires de protection des intérêts occidentaux, en passant par l’utilisation de « mains noires » pour assassiner nos figures historiques, nos pays sont liés à la France par une insupportable tradition de mercenariat et de sales coups. Provenant de toutes les anciennes colonies, allant du Sénégal au Congo en passant par le Mali, les soldats de Thiaroye, eux, n’étaient pas des mercenaires mais des résistants qui ont eu le courage de refuser de laisser l’autorité militaire française piétiner leur dignité et leurs droits.   Un des mobiles du massacre de Thiaroye est le refus de payer leur dû aux soldats indigènes (soldes de captivité, primes de démobilisation etc.) et la volonté des autorités françaises de s’emparer des économies qu’ils détenaient. Aux Etats-Unis où les autorités refusèrent de dédommager les Noirs libérés de l’esclavage en 1865, la décision de verser malgré tout les primes de guerre aux soldats noirs qui avaient combattu dans les troupes du Nord,  avait permis à la communauté africaine de constituer un capital de départ pour financer de manière autonome ses propres écoles, universités et services de base. Il ne fait aucun doute que si la France, qui s’empressa de créer le franc CFA (colonies françaises d’Afrique) en décembre 1945, avait remis l’argent qui revenait de droit à nos parents, grands-parents ou arrière grands-parents mobilisés par l’effort de guerre impérialiste, les luttes de libération africaine menées par ces derniers dans les années 1950 auraient été autrement mieux financées et armées pour renverser l’ordre colonial de manière définitive.   Les nombreuses incohérences, la falsification historique et le mensonge d’État visant à diminuer le nombre de victimes du massacre suscitent l’indignation. La vérité ne dépend pas seulement de l’ouverture des archives « secrètes » et des fosses communes afin de statuer définitivement sur la réalité et l’ampleur du crime commis, mais aussi de la tenue d’un procès en révision pour laver l’honneur, à titre posthume, de ces martyrs présentés comme de prétendus mutins.   Nous, organisations signataires, exprimons notre soutien à toutes les personnes qui consacrent leurs recherches à des enjeux historiques sensibles pour redonner de la mémoire aux peuples. Nous invitons toutes les organisations et les personnes éprises de vérité et de justice à relayer l’appel suivant :   Nous, organisations signataires, demandons solennellement aux autorités sénégalaises de procéder à l’ouverture des fosses communes identifiées, et aux autorités françaises de restituer au service historique de la défense les archives militaires du 23ème BIMA conservées au camp de Bel Air jusqu’à sa dissolution en 2011, afin que la vérité historique soit rétablie et que justice soit faite, à la mémoire des victimes du massacre du camp de Thiaroye, et au nom de leurs proches, de leurs descendants et du continent africain tout entier.   Fait à Dakar et à Brazzaville, le 1er décembre 2017   ORGANISATIONS SIGNATAIRES :     -Pour SLB/Alternative Solidaire (PASTEF, RND, Taxaw Temm, YAW) : Madièye Mbodj, Coordonnateur ; Dakar -Pour la Ligue Panafricaine- UMOJA : Diogène Henda Senny ; Brazzaville -Pour Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) : Biram Dah Ould Abeid ; Nouakchott -Pour le Parti Démocratique de Guinée (PDG-RDA) : Mohamed Touré ; Conakry -Pour le Front Progressiste et Panafricaniste (Manidem, MOCI, UPA) : D.Yebga, H. Kamgang, Th. Y. Moyo ; Cameroun -Pour le Parti Sankariste : Beneweinde Sankara ; Ouagadougou -Pour Liberté et Démocratie Pour la République (LIDER en Côte d’Ivoire) : Mamadou Koulibaly ; Abidjan -Pour le Groupe Union Calédonienne-front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) : Roch Wamytan ; Nouméa -Pour le Groupe de Recherche et d’Initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) : Aziz S. Fall ; Montréal -Pour le Collectif 60 – Cameroun : Théophile Nono -Fondation Abel Goumba-Centrafrique : Bangui       Date de levée d’embargo à Dakar, le 30 novembre 2017.  

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VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE

                                                                                                                                                            DÉCLARATION COMMUNE :  VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE   Nous sommes un jour de l’année 2018, en fin de matinée. Derrière des draps blancs tendus pour écarter les curieux, des personnes travaillent autour de la première fosse commune qui vient d’être ouverte. Un crâne, puis des dizaines et des centaines de crânes sont sortis un à un des profondeurs. Ces crânes semblent encore porter la dignité des hommes qu’ils incarnaient. Des hommes massacrés le 1er décembre 1944 par le commandement français au camp de Thiaroye pour avoir réclamé à la France le paiement de leur solde d’ex prisonniers de guerre. La description de cette scène d’exhumation pourrait bien devenir réalité un jour et contredire la déclaration du Premier ministre français Edouard Philippe s’inspirant d’une citation du président Macky Sall pour affirmer que « le problème entre la France et le Sénégal, c’est qu’il n’y a aucun problème ».   Pourtant, de Blaise Diagne, député français du Sénégal accusé de recevoir une commission pour chaque soldat africain recruté durant la Guerre de 1914-1918, jusqu’à l’engagement mortel de soldats africains sur des champs d’opérations militaires de protection des intérêts occidentaux, en passant par l’utilisation de « mains noires » pour assassiner nos figures historiques, nos pays sont liés à la France par une insupportable tradition de mercenariat et de sales coups. Provenant de toutes les anciennes colonies, allant du Sénégal au Congo en passant par le Mali, les soldats de Thiaroye, eux, n’étaient pas des mercenaires mais des résistants qui ont eu le courage de refuser de laisser l’autorité militaire française piétiner leur dignité et leurs droits.   Un des mobiles du massacre de Thiaroye est le refus de payer leur dû aux soldats indigènes (soldes de captivité, primes de démobilisation etc.) et la volonté des autorités françaises de s’emparer des économies qu’ils détenaient. Aux Etats-Unis où les autorités refusèrent de dédommager les Noirs libérés de l’esclavage en 1865, la décision de verser malgré tout les primes de guerre aux soldats noirs qui avaient combattu dans les troupes du Nord,  avait permis à la communauté africaine de constituer un capital de départ pour financer de manière autonome ses propres écoles, universités et services de base. Il ne fait aucun doute que si la France, qui s’empressa de créer le franc CFA (colonies françaises d’Afrique) en décembre 1945, avait remis l’argent qui revenait de droit à nos parents, grands-parents ou arrière grands-parents mobilisés par l’effort de guerre impérialiste, les luttes de libération africaine menées par ces derniers dans les années 1950 auraient été autrement mieux financées et armées pour renverser l’ordre colonial de manière définitive.   Les nombreuses incohérences, la falsification historique et le mensonge d’État visant à diminuer le nombre de victimes du massacre suscitent l’indignation. La vérité ne dépend pas seulement de l’ouverture des archives « secrètes » et des fosses communes afin de statuer définitivement sur la réalité et l’ampleur du crime commis, mais aussi de la tenue d’un procès en révision pour laver l’honneur, à titre posthume, de ces martyrs présentés comme de prétendus mutins.   Nous, organisations signataires, exprimons notre soutien à toutes les personnes qui consacrent leurs recherches à des enjeux historiques sensibles pour redonner de la mémoire aux peuples. Nous invitons toutes les organisations et les personnes éprises de vérité et de justice à relayer l’appel suivant :   Nous, organisations signataires, demandons solennellement aux autorités sénégalaises de procéder à l’ouverture des fosses communes identifiées, et aux autorités françaises de restituer au service historique de la défense les archives militaires du 23ème BIMA conservées au camp de Bel Air jusqu’à sa dissolution en 2011, afin que la vérité historique soit rétablie et que justice soit faite, à la mémoire des victimes du massacre du camp de Thiaroye, et au nom de leurs proches, de leurs descendants et du continent africain tout entier.   Fait à Dakar et à Brazzaville, le 1er décembre 2017   ORGANISATIONS SIGNATAIRES :     -Pour SLB/Alternative Solidaire (PASTEF, RND, Taxaw Temm, YAW) : Madièye Mbodj, Coordonnateur ; Dakar -Pour la Ligue Panafricaine- UMOJA : Diogène Henda Senny ; Brazzaville -Pour Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) : Biram Dah Ould Abeid ; Nouakchott -Pour le Parti Démocratique de Guinée (PDG-RDA) : Mohamed Touré ; Conakry -Pour le Front Progressiste et Panafricaniste (Manidem, MOCI, UPA) : D.Yebga, H. Kamgang, Th. Y. Moyo ; Cameroun -Pour le Parti Sankariste : Beneweinde Sankara ; Ouagadougou -Pour Liberté et Démocratie Pour la République (LIDER en Côte d’Ivoire) : Mamadou Koulibaly ; Abidjan -Pour le Groupe Union Calédonienne-front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) : Roch Wamytan ; Nouméa -Pour le Groupe de Recherche et d’Initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) : Aziz S. Fall ; Montréal -Pour le Collectif 60 – Cameroun : Théophile Nono -Fondation Abel Goumba-Centrafrique : Bangui       Date de levée d’embargo à Dakar, le 30 novembre 2017.    

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LE NIGER, UNE ÉTAPE INCONTOURNABLE DE LA RENAISSANCE AFRICAINE

Du 28 au 31 octobre 2017, le Secrétaire général fédéral de la Ligue Panafricaine – UMOJA, Amzat Boukari-Yabara, et le coordonateur local de la LP – UMOJA au Niger, Maman Djibriki Abdoul Razak, ont animé plusieurs manifestations publiques à Niamey autour des enjeux militaires, monétaires et politiques du Niger et de l’Afrique. Elles ont permis d’indiquer les éléments et solutions sur lesquels les organisations et les personnes qui souhaitent rejoindre ou travailler avec la LP – UMOJA au Niger sont cordialement invitées à donner leur analyse. Sur la souveraineté militaire, la mort de quatre soldats des forces spéciales américaines et de cinq soldats nigériens dans une embuscade près de Tongo Tongo le 4 octobre dernier a illustré de manière tragique la remilitarisation de l’Afrique par les Américains. Ces derniers servent en réalité de parapluie à leurs valets français et allemands également implantés militairement dans le Sahel dans le cadre de la guerre contre les forces djihadistes. Depuis leur défaite retentissante en Somalie en octobre 1993, les Etats-Unis d’Amérique ont lancé la stratégie de « l’empreinte légère » (light footprint) afin de rendre invisible leur présence militaire sur le continent africain. Cela passe par des interventions menées sous couvert de l’OTAN et de l’AFRICOM dans le cas de la guerre illégale d’agression contre la Libye de Kadhafi, par la formation des armées africaines dans le cadre de vastes opérations d’entraînements comme Flintlock qui ont précédé et même provoqué la déstabilisation du Nord-Mali, ou l’ouverture de bases secrètes dans le but de préserver les intérêts stratégiques occidentaux sur le continent ou dans les eaux territoriales africaines face aux avancées de la Chine. Après la Somalie et la Libye, le Niger est devenu, au lendemain de l’attaque de Tongo Tongo, le troisième pays africain à autoriser le déploiement de « drones tueurs », ces objets volants armés qui constituent la forme militaire la plus aboutie de « l’empreinte légère » américaine et qui exercent une menace quotidienne pour les victimes collatérales civiles. Après avoir encaissé le choc de la déstabilisation de la Libye, le Niger est donc devenu le centre névralgique de la logistique impérialiste militaire au Sahel, sans que cela ne rapporte au peuple nigérien la moindre dividende en matière de sécurité ou de développement. La Ligue Panafricaine – UMOJA a expliqué de manière circonstanciée et à de multiples reprises ce processus de remilitarisation en rappelant la nécessité d’aller vers une armée continentale politiquement contrôlée par un Etat fédéral, et de former des hommes et des femmes capables, par la maîtrise scientifique et technologique, de créer les systèmes de défense adaptés pour généraliser le déni d’accès aux ressources minières et énergétiques convoitées par les forces anti-africaines. Sur la souveraineté monétaire, la réunion de cinq présidents à Niamey le 24 octobre 2017 a relancé le projet de la monnaie unique de la CEDEAO. La présence d’Alassane Ouattara, qui ne cesse de répéter que « le franc CFA est une bonne monnaie », ainsi que de Faure Gnassingbé qui préside la CEDEAO tout en réprimant le peuple togolais, enlève toute crédibilité politique à un projet d’intégration économique et monétaire qui dort depuis trente ans. Comme l’a rappelé le Professeur Nicolas Agbohou lors des dernières Universités de la Ligue Panafricaine – UMOJA le 11 novembre dernier à Grenoble, le nombre de critères de convergence est d’ailleurs suffisamment élevé pour ne jamais permettre aux pays concernés de les remplir en intégralité. Sans entrer dans les perspectives nées de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO, cette monnaie unique de la CEDEAO, à la supposer créée dans les conditions actuelles, serait en réalité une extension du franc CFA à la Guinée-Conakry ainsi qu’aux pays non-françafricains de la Gambie, Guinée-Bissau, Sierra Leone, Ghana et Nigéria. Présent à Niamey avec son homologue ghanéen, le président nigérian Buhari a fait part de son scepticisme sur un projet monétaire qui ne prévoit nullement l’abandon du franc CFA. Le Nigéria qui pèse économiquement et démographiquement dix fois plus que la Côte d’Ivoire n’a aucun intérêt à suivre les pays françafricains dans une nouvelle escroquerie monétaire, mais Abuja doit assumer son leadership politique en Afrique de l’Ouest. Sur le principe politique même de la souveraineté, la Ligue Panafricaine – UMOJA conteste l’idée selon laquelle la démographie serait à l’origine de notre situation économique. Le véritable malthusianisme n’est pas dans le ventre des femmes africaines qui sont les premières à se battre pour la renaissance de l’Afrique, mais dans l’incapacité des dirigeants à donner aux populations les moyens de leur réalisation et de leurs ambitions. La Ligue Panafricaine – UMOJA s’engage en faveur d’une éducation massive de qualité afin de réaliser un projet de développement économique et socioculturel reposant sur la participation des populations. La Renaissance Africaine passe par le Niger, et par l’effort des structures sœurs mobilisées sur le terrain contre le néocolonialisme, en rappelant que la sortie du franc CFA sera une formalité dès lors que les forces panafricanistes exerceront le pouvoir politique émanant de la volonté populaire et non des intérêts étrangers. Ainsi, la situation socioéconomique du Niger est objectivement très en retard par rapport au potentiel d’un pays qui assure pourtant à la France le statut de « grande puissance nucléaire » mais qui n’est pas capable d’avoir sa propre autonomie énergétique. Ce retard est bien le résultat d’un manque de souveraineté politique et non d’une faiblesse dans le développement ou la démographie. Le Niger, comme beaucoup d’autres pays en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud, montre qu’une démocratie qui n’est pas capable de dicter sa volonté aux multinationales qui la pillent est tout sauf une démocratie, et qu’il convient de porter le débat de la souveraineté dans le champ politique sur l’ensemble du continent africain, en dépassant les frontières berlinoises. La manifestation publique du 30 octobre ayant été annulée à la suite d’une décision politique, de nombreux autres points tels que les questions migratoires avec l’expulsion de ressortissants subsahariens vers le Niger par l’Algérie, et plus globalement les tensions identitaires, n’ont pu être publiquement développées dans le détail. Néanmoins, les membres de la Ligue Panafricaine – UMOJA remercient

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Thomas Sankara, héros de la Renaissance africaine

En mémoire de Thomas Sankara (1949-1987), héros de la Renaissance africaine La Ligue Panafricaine – UMOJA invite toutes les personnes qui se reconnaissent dans la vie et l’œuvre du président burkinabé Thomas Sankara à se mobiliser et à célébrer sa mémoire à l’occasion des trente ans de sa disparition brutale survenue le 15 octobre 1987 à Ouagadougou. Thomas Sankara reste un combattant panafricaniste inégalé et un héros de la libération des peuples opprimés en Afrique et dans le reste du monde. Lors de nos Universités tenues à Montpellier en 2014, Madame la Première Dame Mariam Serme SANKARA avait apporté son soutien à la Ligue Panafricaine – UMOJA en nous honorant de sa visite et de son adhésion publique. La LP – UMOJA réitère son amitié au Comité Thomas Sankara de Montpellier qui avait répondu présent et qui assure, avec d’autres structures comme le Comité International pour la Justice sur Sankara (CIJS), un travail de soutien moral et juridique auprès de la famille de l’ancien président du Burkina Faso. En 2014, le Burkina Faso connaissait une période « révolutionnaire » marquée par la chute du régime françafricain de Blaise Compaoré, emporté par un mouvement populaire et exfiltré par l’Élysée vers les bases arrière marocaine puis ivoirienne. Depuis, la transition a conduit au retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection de Roch Kaboré à la tête de l’État. De là où il nous regarde, le Président Thomas Isidore Noël Sankara doit être à la fois heureux et inquiet. Heureux de voir que des millions de personnes et une vague de mouvements de la société civile ont maintenu en vie sa pensée et son combat pour une Afrique émancipée, souveraine et solidaire. Inquiet de voir que les forces de recolonisation continuent à progresser en entretenant la confusion idéologique dans les objectifs et les priorités des peuples africains, confusion favorisée par la désertion des forces et des idées panafricanistes de l’arène politique. Aujourd’hui au Burkina Faso, dans la sous-région ou sur le continent, quel parti politique peut revendiquer un programme répondant aux défis identifiés par Sankara ? Quel dirigeant politique africain en responsabilité pourrait tenir et assumer un langage de vérité en présence directe de son homologue de l’Élysée ? Président du Burkina Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, Thomas Sankara s’était engagé sur tous les maux que nous déplorons encore trente ans après sa disparition : l’abolition inconditionnelle de la dette des « pays pauvres » et la fin du franc CFA ; le chantage environnemental des grandes puissances et le refus des multinationales de laisser l’Afrique s’industrialiser à sa manière ; le soutien à nos producteurs à travers une politique d’autosuffisance alimentaire ; l’émancipation des femmes d’un patriarcat obsolète et le soutien à la jeunesse à travers une politique pour l’éducation, la santé et l’emploi ; le droit des peuples notamment sahraouis, kanaks et palestiniens, à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources ; les luttes d’émancipation et de justice sociale, et plus globalement la lutte contre le néocolonialisme et l’impérialisme qui sévissent à l’intérieur et à l’extérieur de nos États berlinois. Partout où ces enjeux ont un sens, le nom de Thomas Sankara est populaire et résonne dans les cœurs. Pour tout ce qu’il a impulsé en un temps très court, Thomas Sankara fait partie d’une précieuse lignée de figures historiques auxquelles nous devons rendre un hommage appuyé et conséquent. Ainsi, la Ligue Panafricaine – UMOJA salue le lancement au Burkina Faso d’une souscription nationale pour construire le Mémorial Sankara. Bien entendu, cet acte d’engagement populaire et salvateur n’enlève pas la nécessité de faire la lumière sur le crime qui fonda le régime illégitime de Blaise Compaoré. L’assassinat de Thomas Sankara et de douze autres personnes dont les corps n’ont toujours pas été identifiés, dans le cadre d’un coup d’État sur lequel la France, au mieux coupable et au moins complice, refuse toujours d’ouvrir ses archives, cet assassinat-là rappelle ce qu’Amilcar Cabral définissait en parlant de « cancer de la trahison » lors de son éloge funéraire à Kwame Nkrumah. La réconciliation est impossible sans justice et toute récupération éventuelle d’une figure aussi idéale que celle de Sankara par des dirigeants qui privilégient des intérêts non-africains est inacceptable. La Ligue Panafricaine – UMOJA réclame la fin de l’impunité et que justice soit faite sur les assassinats de Thomas Sankara, ainsi que de l’indépendantiste kanak Éloi Machoro, de la militante sud-africaine Dulcie September, et de toutes les autres personnes victimes hier et aujourd’hui de la même arme néocoloniale. Nous invitons chaque personne éprise des valeurs de nos illustres ancêtres à se former et à s’engager politiquement pour que l’histoire arrête de bégayer et se remette en marche. C’est dans ce but que la Ligue Panafricaine – UMOJA, dans le respect de la souveraineté de l’Afrique, réclame : -la fermeture de toutes les installations et missions militaires étrangères sur le continent, la dénonciation de tous les accords de coopération militaire et une véritable réflexion constructive pour la mise en place d’une armée continentale panafricaine –la sortie de la Cour Pénale Internationale (CPI) des pays africains qui y sont encore, et la convocation anticipée par les pays qui n’y sont pas d’une convention de magistrats et juristes africains pour la mise en place d’un Tribunal Panafricain pour juger équitablement tous les crimes commis à l’encontre de nos populations, en commençant par celui qui a mis fin à la vie du président Thomas Sankara –la sortie immédiate de toutes les institutions financières néocoloniales telles que le FMI et la Banque mondiale, entraînant de facto la sortie du franc CFA pour les pays qui y sont soumis et la mise en place d’une politique et d’un système monétaire panafricain. –la garantie du droit pour la population de chaque région du continent de recevoir l’instruction dans sa langue maternelle, avec la création d’écoles et de centres de formation adaptés pour dispenser de tels enseignements, et la mise en place d’une politique linguistique africaine permettant d’en finir avec les tares mentales du néocolonialisme Ces points inscrits au programme politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA, sont partagés par des millions d’hommes et

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Conférence : Afrique : luttes d’indépendances, hier et aujourd’hui ?

La Ligue Panafricaine – UMOJA vous invite à une conférence-débat le samedi 14 octobre 2017 à la Librairie Gibert Joseph, 15 boulevard Barbès, 75018 Paris (métro Barbès-Rochechouart) sur le thème suivant :   « Afrique : lutes d’indépendances, hier et aujourd’hui ? Démocratie aux ordres ou la reconquête de la souveraineté ? »  Elle sera animée en présence de : Paule Fioux, auteure du roman « Foudres d’Afrique : les impostures d’une révolution » aux éditions l’Harmattan Henda Diogène Senny, président de la Ligue Panafricaine – UMOJA  

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NIAMEY : CONFÉRENCE DE LA LP-U NIGER

La Section Niger de la Ligue Panafricaine – Umoja organise une conférence-débat sur le gazon de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Abdou Moumouni de Niamey le 26 septembre. Le thème : Panafricanisme Umojiste au Niger. Fin octobre, des rencontres de formation et de travail seront organisées en présence du secrétaire général et historien Amzat Boukari. Inscrivez-vous, ne ratez pas ces occasions de vous engager en remplissant le formulaire d’adhésion : https://lpufrance.wufoo.com/forms/fiche-dadhasion-ligue-panafricaine-umoja/

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