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VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE

                                                                                                                                                            DÉCLARATION COMMUNE :  VÉRITÉ ET JUSTICE  POUR LES VICTIMES DU MASSACRE DE THIAROYE   Nous sommes un jour de l’année 2018, en fin de matinée. Derrière des draps blancs tendus pour écarter les curieux, des personnes travaillent autour de la première fosse commune qui vient d’être ouverte. Un crâne, puis des dizaines et des centaines de crânes sont sortis un à un des profondeurs. Ces crânes semblent encore porter la dignité des hommes qu’ils incarnaient. Des hommes massacrés le 1er décembre 1944 par le commandement français au camp de Thiaroye pour avoir réclamé à la France le paiement de leur solde d’ex prisonniers de guerre. La description de cette scène d’exhumation pourrait bien devenir réalité un jour et contredire la déclaration du Premier ministre français Edouard Philippe s’inspirant d’une citation du président Macky Sall pour affirmer que « le problème entre la France et le Sénégal, c’est qu’il n’y a aucun problème ».   Pourtant, de Blaise Diagne, député français du Sénégal accusé de recevoir une commission pour chaque soldat africain recruté durant la Guerre de 1914-1918, jusqu’à l’engagement mortel de soldats africains sur des champs d’opérations militaires de protection des intérêts occidentaux, en passant par l’utilisation de « mains noires » pour assassiner nos figures historiques, nos pays sont liés à la France par une insupportable tradition de mercenariat et de sales coups. Provenant de toutes les anciennes colonies, allant du Sénégal au Congo en passant par le Mali, les soldats de Thiaroye, eux, n’étaient pas des mercenaires mais des résistants qui ont eu le courage de refuser de laisser l’autorité militaire française piétiner leur dignité et leurs droits.   Un des mobiles du massacre de Thiaroye est le refus de payer leur dû aux soldats indigènes (soldes de captivité, primes de démobilisation etc.) et la volonté des autorités françaises de s’emparer des économies qu’ils détenaient. Aux Etats-Unis où les autorités refusèrent de dédommager les Noirs libérés de l’esclavage en 1865, la décision de verser malgré tout les primes de guerre aux soldats noirs qui avaient combattu dans les troupes du Nord,  avait permis à la communauté africaine de constituer un capital de départ pour financer de manière autonome ses propres écoles, universités et services de base. Il ne fait aucun doute que si la France, qui s’empressa de créer le franc CFA (colonies françaises d’Afrique) en décembre 1945, avait remis l’argent qui revenait de droit à nos parents, grands-parents ou arrière grands-parents mobilisés par l’effort de guerre impérialiste, les luttes de libération africaine menées par ces derniers dans les années 1950 auraient été autrement mieux financées et armées pour renverser l’ordre colonial de manière définitive.   Les nombreuses incohérences, la falsification historique et le mensonge d’État visant à diminuer le nombre de victimes du massacre suscitent l’indignation. La vérité ne dépend pas seulement de l’ouverture des archives « secrètes » et des fosses communes afin de statuer définitivement sur la réalité et l’ampleur du crime commis, mais aussi de la tenue d’un procès en révision pour laver l’honneur, à titre posthume, de ces martyrs présentés comme de prétendus mutins.   Nous, organisations signataires, exprimons notre soutien à toutes les personnes qui consacrent leurs recherches à des enjeux historiques sensibles pour redonner de la mémoire aux peuples. Nous invitons toutes les organisations et les personnes éprises de vérité et de justice à relayer l’appel suivant :   Nous, organisations signataires, demandons solennellement aux autorités sénégalaises de procéder à l’ouverture des fosses communes identifiées, et aux autorités françaises de restituer au service historique de la défense les archives militaires du 23ème BIMA conservées au camp de Bel Air jusqu’à sa dissolution en 2011, afin que la vérité historique soit rétablie et que justice soit faite, à la mémoire des victimes du massacre du camp de Thiaroye, et au nom de leurs proches, de leurs descendants et du continent africain tout entier.   Fait à Dakar et à Brazzaville, le 1er décembre 2017   ORGANISATIONS SIGNATAIRES :     -Pour SLB/Alternative Solidaire (PASTEF, RND, Taxaw Temm, YAW) : Madièye Mbodj, Coordonnateur ; Dakar -Pour la Ligue Panafricaine- UMOJA : Diogène Henda Senny ; Brazzaville -Pour Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) : Biram Dah Ould Abeid ; Nouakchott -Pour le Parti Démocratique de Guinée (PDG-RDA) : Mohamed Touré ; Conakry -Pour le Front Progressiste et Panafricaniste (Manidem, MOCI, UPA) : D.Yebga, H. Kamgang, Th. Y. Moyo ; Cameroun -Pour le Parti Sankariste : Beneweinde Sankara ; Ouagadougou -Pour Liberté et Démocratie Pour la République (LIDER en Côte d’Ivoire) : Mamadou Koulibaly ; Abidjan -Pour le Groupe Union Calédonienne-front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) : Roch Wamytan ; Nouméa -Pour le Groupe de Recherche et d’Initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) : Aziz S. Fall ; Montréal -Pour le Collectif 60 – Cameroun : Théophile Nono -Fondation Abel Goumba-Centrafrique : Bangui       Date de levée d’embargo à Dakar, le 30 novembre 2017.    

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LE NIGER, UNE ÉTAPE INCONTOURNABLE DE LA RENAISSANCE AFRICAINE

Du 28 au 31 octobre 2017, le Secrétaire général fédéral de la Ligue Panafricaine – UMOJA, Amzat Boukari-Yabara, et le coordonateur local de la LP – UMOJA au Niger, Maman Djibriki Abdoul Razak, ont animé plusieurs manifestations publiques à Niamey autour des enjeux militaires, monétaires et politiques du Niger et de l’Afrique. Elles ont permis d’indiquer les éléments et solutions sur lesquels les organisations et les personnes qui souhaitent rejoindre ou travailler avec la LP – UMOJA au Niger sont cordialement invitées à donner leur analyse. Sur la souveraineté militaire, la mort de quatre soldats des forces spéciales américaines et de cinq soldats nigériens dans une embuscade près de Tongo Tongo le 4 octobre dernier a illustré de manière tragique la remilitarisation de l’Afrique par les Américains. Ces derniers servent en réalité de parapluie à leurs valets français et allemands également implantés militairement dans le Sahel dans le cadre de la guerre contre les forces djihadistes. Depuis leur défaite retentissante en Somalie en octobre 1993, les Etats-Unis d’Amérique ont lancé la stratégie de « l’empreinte légère » (light footprint) afin de rendre invisible leur présence militaire sur le continent africain. Cela passe par des interventions menées sous couvert de l’OTAN et de l’AFRICOM dans le cas de la guerre illégale d’agression contre la Libye de Kadhafi, par la formation des armées africaines dans le cadre de vastes opérations d’entraînements comme Flintlock qui ont précédé et même provoqué la déstabilisation du Nord-Mali, ou l’ouverture de bases secrètes dans le but de préserver les intérêts stratégiques occidentaux sur le continent ou dans les eaux territoriales africaines face aux avancées de la Chine. Après la Somalie et la Libye, le Niger est devenu, au lendemain de l’attaque de Tongo Tongo, le troisième pays africain à autoriser le déploiement de « drones tueurs », ces objets volants armés qui constituent la forme militaire la plus aboutie de « l’empreinte légère » américaine et qui exercent une menace quotidienne pour les victimes collatérales civiles. Après avoir encaissé le choc de la déstabilisation de la Libye, le Niger est donc devenu le centre névralgique de la logistique impérialiste militaire au Sahel, sans que cela ne rapporte au peuple nigérien la moindre dividende en matière de sécurité ou de développement. La Ligue Panafricaine – UMOJA a expliqué de manière circonstanciée et à de multiples reprises ce processus de remilitarisation en rappelant la nécessité d’aller vers une armée continentale politiquement contrôlée par un Etat fédéral, et de former des hommes et des femmes capables, par la maîtrise scientifique et technologique, de créer les systèmes de défense adaptés pour généraliser le déni d’accès aux ressources minières et énergétiques convoitées par les forces anti-africaines. Sur la souveraineté monétaire, la réunion de cinq présidents à Niamey le 24 octobre 2017 a relancé le projet de la monnaie unique de la CEDEAO. La présence d’Alassane Ouattara, qui ne cesse de répéter que « le franc CFA est une bonne monnaie », ainsi que de Faure Gnassingbé qui préside la CEDEAO tout en réprimant le peuple togolais, enlève toute crédibilité politique à un projet d’intégration économique et monétaire qui dort depuis trente ans. Comme l’a rappelé le Professeur Nicolas Agbohou lors des dernières Universités de la Ligue Panafricaine – UMOJA le 11 novembre dernier à Grenoble, le nombre de critères de convergence est d’ailleurs suffisamment élevé pour ne jamais permettre aux pays concernés de les remplir en intégralité. Sans entrer dans les perspectives nées de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO, cette monnaie unique de la CEDEAO, à la supposer créée dans les conditions actuelles, serait en réalité une extension du franc CFA à la Guinée-Conakry ainsi qu’aux pays non-françafricains de la Gambie, Guinée-Bissau, Sierra Leone, Ghana et Nigéria. Présent à Niamey avec son homologue ghanéen, le président nigérian Buhari a fait part de son scepticisme sur un projet monétaire qui ne prévoit nullement l’abandon du franc CFA. Le Nigéria qui pèse économiquement et démographiquement dix fois plus que la Côte d’Ivoire n’a aucun intérêt à suivre les pays françafricains dans une nouvelle escroquerie monétaire, mais Abuja doit assumer son leadership politique en Afrique de l’Ouest. Sur le principe politique même de la souveraineté, la Ligue Panafricaine – UMOJA conteste l’idée selon laquelle la démographie serait à l’origine de notre situation économique. Le véritable malthusianisme n’est pas dans le ventre des femmes africaines qui sont les premières à se battre pour la renaissance de l’Afrique, mais dans l’incapacité des dirigeants à donner aux populations les moyens de leur réalisation et de leurs ambitions. La Ligue Panafricaine – UMOJA s’engage en faveur d’une éducation massive de qualité afin de réaliser un projet de développement économique et socioculturel reposant sur la participation des populations. La Renaissance Africaine passe par le Niger, et par l’effort des structures sœurs mobilisées sur le terrain contre le néocolonialisme, en rappelant que la sortie du franc CFA sera une formalité dès lors que les forces panafricanistes exerceront le pouvoir politique émanant de la volonté populaire et non des intérêts étrangers. Ainsi, la situation socioéconomique du Niger est objectivement très en retard par rapport au potentiel d’un pays qui assure pourtant à la France le statut de « grande puissance nucléaire » mais qui n’est pas capable d’avoir sa propre autonomie énergétique. Ce retard est bien le résultat d’un manque de souveraineté politique et non d’une faiblesse dans le développement ou la démographie. Le Niger, comme beaucoup d’autres pays en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud, montre qu’une démocratie qui n’est pas capable de dicter sa volonté aux multinationales qui la pillent est tout sauf une démocratie, et qu’il convient de porter le débat de la souveraineté dans le champ politique sur l’ensemble du continent africain, en dépassant les frontières berlinoises. La manifestation publique du 30 octobre ayant été annulée à la suite d’une décision politique, de nombreux autres points tels que les questions migratoires avec l’expulsion de ressortissants subsahariens vers le Niger par l’Algérie, et plus globalement les tensions identitaires, n’ont pu être publiquement développées dans le détail. Néanmoins, les membres de la Ligue Panafricaine – UMOJA remercient

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Thomas Sankara, héros de la Renaissance africaine

En mémoire de Thomas Sankara (1949-1987), héros de la Renaissance africaine La Ligue Panafricaine – UMOJA invite toutes les personnes qui se reconnaissent dans la vie et l’œuvre du président burkinabé Thomas Sankara à se mobiliser et à célébrer sa mémoire à l’occasion des trente ans de sa disparition brutale survenue le 15 octobre 1987 à Ouagadougou. Thomas Sankara reste un combattant panafricaniste inégalé et un héros de la libération des peuples opprimés en Afrique et dans le reste du monde. Lors de nos Universités tenues à Montpellier en 2014, Madame la Première Dame Mariam Serme SANKARA avait apporté son soutien à la Ligue Panafricaine – UMOJA en nous honorant de sa visite et de son adhésion publique. La LP – UMOJA réitère son amitié au Comité Thomas Sankara de Montpellier qui avait répondu présent et qui assure, avec d’autres structures comme le Comité International pour la Justice sur Sankara (CIJS), un travail de soutien moral et juridique auprès de la famille de l’ancien président du Burkina Faso. En 2014, le Burkina Faso connaissait une période « révolutionnaire » marquée par la chute du régime françafricain de Blaise Compaoré, emporté par un mouvement populaire et exfiltré par l’Élysée vers les bases arrière marocaine puis ivoirienne. Depuis, la transition a conduit au retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection de Roch Kaboré à la tête de l’État. De là où il nous regarde, le Président Thomas Isidore Noël Sankara doit être à la fois heureux et inquiet. Heureux de voir que des millions de personnes et une vague de mouvements de la société civile ont maintenu en vie sa pensée et son combat pour une Afrique émancipée, souveraine et solidaire. Inquiet de voir que les forces de recolonisation continuent à progresser en entretenant la confusion idéologique dans les objectifs et les priorités des peuples africains, confusion favorisée par la désertion des forces et des idées panafricanistes de l’arène politique. Aujourd’hui au Burkina Faso, dans la sous-région ou sur le continent, quel parti politique peut revendiquer un programme répondant aux défis identifiés par Sankara ? Quel dirigeant politique africain en responsabilité pourrait tenir et assumer un langage de vérité en présence directe de son homologue de l’Élysée ? Président du Burkina Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, Thomas Sankara s’était engagé sur tous les maux que nous déplorons encore trente ans après sa disparition : l’abolition inconditionnelle de la dette des « pays pauvres » et la fin du franc CFA ; le chantage environnemental des grandes puissances et le refus des multinationales de laisser l’Afrique s’industrialiser à sa manière ; le soutien à nos producteurs à travers une politique d’autosuffisance alimentaire ; l’émancipation des femmes d’un patriarcat obsolète et le soutien à la jeunesse à travers une politique pour l’éducation, la santé et l’emploi ; le droit des peuples notamment sahraouis, kanaks et palestiniens, à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources ; les luttes d’émancipation et de justice sociale, et plus globalement la lutte contre le néocolonialisme et l’impérialisme qui sévissent à l’intérieur et à l’extérieur de nos États berlinois. Partout où ces enjeux ont un sens, le nom de Thomas Sankara est populaire et résonne dans les cœurs. Pour tout ce qu’il a impulsé en un temps très court, Thomas Sankara fait partie d’une précieuse lignée de figures historiques auxquelles nous devons rendre un hommage appuyé et conséquent. Ainsi, la Ligue Panafricaine – UMOJA salue le lancement au Burkina Faso d’une souscription nationale pour construire le Mémorial Sankara. Bien entendu, cet acte d’engagement populaire et salvateur n’enlève pas la nécessité de faire la lumière sur le crime qui fonda le régime illégitime de Blaise Compaoré. L’assassinat de Thomas Sankara et de douze autres personnes dont les corps n’ont toujours pas été identifiés, dans le cadre d’un coup d’État sur lequel la France, au mieux coupable et au moins complice, refuse toujours d’ouvrir ses archives, cet assassinat-là rappelle ce qu’Amilcar Cabral définissait en parlant de « cancer de la trahison » lors de son éloge funéraire à Kwame Nkrumah. La réconciliation est impossible sans justice et toute récupération éventuelle d’une figure aussi idéale que celle de Sankara par des dirigeants qui privilégient des intérêts non-africains est inacceptable. La Ligue Panafricaine – UMOJA réclame la fin de l’impunité et que justice soit faite sur les assassinats de Thomas Sankara, ainsi que de l’indépendantiste kanak Éloi Machoro, de la militante sud-africaine Dulcie September, et de toutes les autres personnes victimes hier et aujourd’hui de la même arme néocoloniale. Nous invitons chaque personne éprise des valeurs de nos illustres ancêtres à se former et à s’engager politiquement pour que l’histoire arrête de bégayer et se remette en marche. C’est dans ce but que la Ligue Panafricaine – UMOJA, dans le respect de la souveraineté de l’Afrique, réclame : -la fermeture de toutes les installations et missions militaires étrangères sur le continent, la dénonciation de tous les accords de coopération militaire et une véritable réflexion constructive pour la mise en place d’une armée continentale panafricaine –la sortie de la Cour Pénale Internationale (CPI) des pays africains qui y sont encore, et la convocation anticipée par les pays qui n’y sont pas d’une convention de magistrats et juristes africains pour la mise en place d’un Tribunal Panafricain pour juger équitablement tous les crimes commis à l’encontre de nos populations, en commençant par celui qui a mis fin à la vie du président Thomas Sankara –la sortie immédiate de toutes les institutions financières néocoloniales telles que le FMI et la Banque mondiale, entraînant de facto la sortie du franc CFA pour les pays qui y sont soumis et la mise en place d’une politique et d’un système monétaire panafricain. –la garantie du droit pour la population de chaque région du continent de recevoir l’instruction dans sa langue maternelle, avec la création d’écoles et de centres de formation adaptés pour dispenser de tels enseignements, et la mise en place d’une politique linguistique africaine permettant d’en finir avec les tares mentales du néocolonialisme Ces points inscrits au programme politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA, sont partagés par des millions d’hommes et

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Conférence : Afrique : luttes d’indépendances, hier et aujourd’hui ?

La Ligue Panafricaine – UMOJA vous invite à une conférence-débat le samedi 14 octobre 2017 à la Librairie Gibert Joseph, 15 boulevard Barbès, 75018 Paris (métro Barbès-Rochechouart) sur le thème suivant :   « Afrique : lutes d’indépendances, hier et aujourd’hui ? Démocratie aux ordres ou la reconquête de la souveraineté ? »  Elle sera animée en présence de : Paule Fioux, auteure du roman « Foudres d’Afrique : les impostures d’une révolution » aux éditions l’Harmattan Henda Diogène Senny, président de la Ligue Panafricaine – UMOJA  

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NIAMEY : CONFÉRENCE DE LA LP-U NIGER

La Section Niger de la Ligue Panafricaine – Umoja organise une conférence-débat sur le gazon de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Abdou Moumouni de Niamey le 26 septembre. Le thème : Panafricanisme Umojiste au Niger. Fin octobre, des rencontres de formation et de travail seront organisées en présence du secrétaire général et historien Amzat Boukari. Inscrivez-vous, ne ratez pas ces occasions de vous engager en remplissant le formulaire d’adhésion : https://lpufrance.wufoo.com/forms/fiche-dadhasion-ligue-panafricaine-umoja/

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Après Irma, la lutte pour la souveraineté continue

La Ligue Panafricaine – UMOJA exprime sa solidarité avec les populations sœurs de la Caraïbe qui ont été impactées par les cyclones Irma et José. La LP – UMOJA est consciente du caractère exceptionnel des intempéries survenues ces derniers jours dans les îles de la Caraïbe, notamment à Saint-Martin, et nous invitons chaque personne se sentant concernée par cette catastrophe à faire preuve du même élan d’empathie et de solidarité quand d’autres pays moins médiatisés comme la Sierra Leone subissent également des intempéries meurtrières. Outre que les victimes sont encore classées selon leur nationalité ou leur couleur de peau, le traitement de ces drames occasionne un fort décalage entre les informations données par les médias officiels et la colère des populations et de ceux en attente de nouvelles de leurs proches. De nombreux scandales ont fait surface sur des territoires qui, longtemps restés immergés dans le « paradis » de l’inconscient colonial et racial, découvrent de plein fouet et dans des circonstances tragiques, la réalité de leur dénuement économique et politique. La Ligue Panafricaine – UMOJA note que de nombreux témoignages ont pointé les défaillances des autorités préfectorales saint-martinoises qui appliquent visiblement les ordres venus de Paris plutôt que de s’appuyer sur la réalité du terrain et l’expérience première des populations. Les personnes disposant des pouvoirs régaliens dans les « Départements et Régions d’Outre-Mer », ainsi que leur hiérarchie à Paris, ont depuis trop longtemps, affiché leur désintérêt pour les populations qu’ils administrent comme au temps des colonies, et leur volonté d’en faire des laboratoires d’ajustement budgétaire, sanitaire et scientifique. Rappelant que les services de la base spatiale de Kourou en Guyane ont les moyens de calculer, à l’hectopascal près, la pression atmosphérique et l’humidité d’une masse nuageuse en mouvement, la LP – UMOJA s’interroge sur l’utilisation des données météorologiques par les services de l’Etat au profit de la technologie plutôt que de l’humain et de l’équilibre naturel. Comme disait déjà Thomas Sankara il y a trente ans, qu’est-ce qui ne nous dit pas que ces engins spatiaux perturbent l’équilibre de l’environnement ? Quelles sont les responsabilités de toutes ces « catastrophes naturelles » ? La Ligue Panafricaine – UMOJA souligne que la sécurité d’une population par rapport à toute forme de menace nécessite une dose de souveraineté réelle et de solidarité effective. Or, la citoyenneté française des ressortissants originaires des territoires administrativement connus sous le nom de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie et Réunion ne semble pas leur donner la moindre part de souveraineté réelle autre que le passeport, le vote et le drapeau. Certes, c’est toujours cela, mais l’assimilation des habitants de ces territoires à la République ne leur donne en réalité aucune indépendance effective. La France, si elle ne fut que l’une des principales puissances esclavagistes, se démarque nettement des autres par le fait que l’esclavage aboli en 1794 sous la pression de l’insurrection des Africains de Saint-Domingue, fut rétabli en 1802 par Napoléon dans l’objectif de reprendre le contrôle de la colonie la plus riche du monde. La résistance africaine a accompli sa mission historique et le 1er janvier 1804, la République Noire d’Haïti arrachait son indépendance tout en faisant l’objet d’un racket financier de l’ancien colon dont les conséquences sont pour Haïti l’équivalent de plusieurs Irma. En 1848, la France de la Seconde République abolit l’esclavage tout en indemnisant en argent et en terres les anciens esclavagistes dont les descendants, les békés, font encore la loi, et en accélérant le projet colonial pour créer une nouvelle forme d’esclavage à domicile cette fois-ci sur le sol africain. Depuis, les autorités sur ces territoires ont régulièrement rejeté et réprimé par tous les moyens possibles – y compris les plus folkloriques – toutes les valeurs, traditions et formes d’organisation qui relèvent de l’héritage africain, par crainte de voir advenir une véritable libération des peuples. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle que la décolonisation des territoires précités a toujours été inscrite à l’agenda historique du panafricanisme, et ce depuis les premières luttes menées par les populations déportées d’Afrique, engagement réitéré lors de tous les congrès panafricains. Le soutien de la LP – UMOJA est total envers les mouvements politiques, sociaux et culturels caribéens, kanaky et réunionnais qui luttent pour une meilleure formation et promotion professionnelle pour la jeunesse, la liberté d’expression, le respect de leurs droits syndicaux et la défense et la sauvegarde de leur culture. La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient les mouvements indépendantistes et travaillistes qui sont au premier rang des luttes. La répression à l’égard de ces mouvements, notamment du LKP et des organisations syndicales et paysannes caribéennes, doit être comprise comme un chapitre de la répression à l’encontre des forces panafricanistes. La Ligue Panafricaine – UMOJA considère, dans la pure tradition de résistance du panafricanisme, que les peuples ne renoncent jamais à la liberté sans qu’on leur impose la contrainte ou l’illusion. Plus le temps passe, plus l’illusion disparaît sous la contrainte. Ainsi, la LP – UMOJA rejette fermement les discours de groupes ou d’individus qui, au nom de l’illusion d’une mise à  niveau économique et sociale des territoires caribéens avec le reste de la France, encouragent la mise en place par l’Etat Français de mesures discriminatoires et policières envers les Haïtiens et autres populations demandant asile et protection dans la Caraïbe. Terre de naissance de l’ouragan panafricaniste, Haïti a apporté une contribution décisive à la libération des colonies espagnoles sud-américaines par Simon Bolivar. En cela, les projets d’indépendance inscrits dans le bolivarisme et le panafricanisme suscitent un mépris égal de la part des autorités politiques et médiatiques françaises qui voient dans cette alliance afro-bolivarienne celle des damnés de la terre. La Ligue Panafricaine – UMOJA entend concevoir avec les peuples en lutte d’Afrique, d’Amérique du Sud, de la Caraïbe, de l’Océan Indien et Pacifique, de nouveaux rapports politiques, juridiques, économiques, écologiques et sociaux, répondant en priorité aux besoins des populations pour une société radicalement décolonisée, profondément améliorée. Nous invitons toutes les forces se reconnaissant dans cet appel à travailler à l’unité. L’histoire, au-delà de toute tragédie, unit nos luttes.  

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La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient les forces de résistance et de libération du Gabon et du Togo

L’histoire du pouvoir politique au Gabon et au Togo est marquée par de violentes crises systémiques dont nous voyons depuis plusieurs mois les dernières métastases. Depuis un demi-siècle, les deux pays sont gouvernés par deux dynasties, deux clans familiaux élargis à un groupe de profiteurs locaux et étrangers formant une oligarchie. Les régimes à Lomé et à Libreville se sont maintenus au pouvoir par la force, la ruse ou la fraude, mais également par le soutien affiché de l’Elysée. Plusieurs présidents français n’ont jamais caché la nature incestueuse et corrompue de leurs relations personnelles et financières avec leurs valets gabonais et togolais. Les présidents actuels, qui sont issus du même sérail biologique, incarnent une rupture générationnelle, mais une continuité idéologique et politique. Certes, la France a choisi de nuancer son soutien aux régimes de Faure Gnassingbé et d’Ali Bongo, mais elle le fait dans le but de préserver ses intérêts et ceux de ses multinationales face à de nouveaux impérialismes. De même que les rencontres UE-Afrique ou France-Afrique ne font que maintenir un vieux rapport de domination, la Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’organisation par le régime togolais d’un Sommet Afrique-Israël en octobre 2017. Une telle rencontre ne peut qu’entraîner un peu plus la division des pays africains sans assurer la moindre retombée positive en matière de souveraineté, de sécurité ou de développement. Un régime vivant sur la colonisation à l’égard du peuple palestinien et violant le droit international ne saurait apporter autre chose qu’une colonisation supplémentaire dans une Afrique déjà divisée par une absence de cohérence dans son rapport géopolitique aux pays du Moyen Orient. Tenues éloignées des enjeux géopolitiques qui règlent pourtant leur destin quotidien, les populations africaines constatent chaque jour la défaillance des services publics (administration, écoles, police, hôpitaux), pendant que les élites fréquentent les établissements scolaires ou hospitaliers des quartiers les plus huppés des capitales occidentales en dilapidant les ressources nationales. Le phosphate, le bois ou le pétrole, pour ne citer que quelques unes des richesses, alimentent des réseaux économiques et financiers drainant des sommes d’argent inimaginables pour le commun des mortels. Sur place, le chômage de masse favorise un climat de crise sociale perpétuelle, obligeant chaque Gabonais ou Togolais à se débrouiller par lui-même. Cette situation d’abandon a fait de la politique non plus le lieu de résolution des problèmes des populations, mais un moyen pour les dominants de rémunérer les allégeances en y inscrivant trop souvent un facteur ethnique et tribaliste à l’opposé du panafricanisme. La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore l’amalgame qui a pu être fait dans les réseaux sociaux entre le panafricanisme et l’un ou l’autre des candidats à la dernière élection présidentielle gabonaise. Ni le vainqueur, ni le vaincu de cette élection ne remplissent les critères élémentaires du panafricanisme, quelles qu’aient pu être leurs fonctions antérieures. Ni le vainqueur, ni le vaincu, ne s’est engagé à rompre avec l’ingérence néocoloniale incarnée par le franc CFA, les accords de défense ou les privilèges accordés aux multinationales étrangères, quand bien même des mesures auraient été prises pour le redressement fiscal de l’une de ces multinationales phares de la Françafrique. La LP – UMOJA rappelle que le jeu des pouvoirs et des oppositions en Afrique ne vise qu’à maintenir un même système de pillage de nos richesses en place, sans proposer d’alternatives. La Ligue Panafricaine – UMOJA adresse un soutien franc et sincère à la résistance gabonaise qui se bat pour sa dignité et sa liberté. La résistance gabonaise, à travers une veille citoyenne au niveau du processus électoral, a clairement identifié le vainqueur des élections. Ce sentiment de frustration face à un coup de force électoral, trop de peuples africains, à commencer par les Togolais, en ont fait l’amère expérience. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) salue l’initiative du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam qui, avec d’autres structures, appelle le peuple togolais à manifester notamment les mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2017. Depuis le départ de Yaya Jammeh de Gambie, le Togo est le seul pays de l’espace CEDEAO à n’avoir jamais connu d’alternance. Ainsi, la LP-U partage les revendications portées par le PNP (retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992, révision du cadre électoral et instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, fin des persécutions et de l’impunité) et souhaite continuer à travailler avec les forces togolaises du Continent et de la Diaspora pour construire, au-delà d’une simple mais déjà difficile alternance, une véritable alternative panafricaniste faisant du Togo la fierté de toute l’Afrique. Comme le peuple gabonais, le peuple togolais, toutes catégories sociales confondues, a démontré qu’il n’avait plus confiance en les autorités. Des informations font régulièrement état de milices recrutées par les régimes pour supplanter des armées défaillantes. Des images authentiques montrent que les forces armées se livrent à des pratiques inhumaines et dégradantes sur les manifestants. Les forces armées du Gabon et du Togo, comme celles de tous les autres pays africains, doivent respecter leur devoir patriotique qui consiste à refuser de tirer sur le peuple et à se mettre en retrait. Sous prétexte de combattre l’anarchie, les régimes africains qui engagent les forces armées dans la répression des populations ne font que semer la désolation dans les cœurs et creuser leur propre tombeau. Ces régimes sont indignes de notre Histoire, et ont de surcroit l’outrecuidance de vouloir récupérer le deuil qu’ils ont provoqué. Semer le chaos pour organiser une phase politique de réconciliation nationale est malheureusement une pratique trop courante qui doit cesser. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle les mots du Capitaine Thomas Sankara – « Un militaire sans formation politique est un criminel en puissance »  – pour inviter tous les hommes et femmes en treillis à faire leur examen de conscience et à mettre fin aux divisions entre forces armées et forces civiles, économiques et sociales africaines. Pour en finir avec près de soixante ans de renoncements, la Ligue Panafricaine – UMOJA en appelle aux peuples et organisations de tout le continent africain à s’organiser en forces politiques pour investir

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Nous avons besoin d’infrastructures pour notre développement

Le nord de la Côte d’Ivoire avait avant 1939 une activité économique et une infrastructure vivantes et performantes. La transformation de son économie par l’administration coloniale en fait un réservoir de main-d’oeuvre pour les plantations forestières dont la mise en valeur monopolise (avec Abidjan) la quasi-totalité des investissements publics. Il en résulta, à la suite de l’essoufflement de l’économie de plantation, de la diversification des productions, des inégalités économiques, une situation qui désigna en 1974 le nord ivoirien comme région « à développer » devant bénéficier à son tour des investissements de l’Etat.

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