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SUDAN: A FRATRICIDAL WAR WITH GEOPOLITICAL OVERTONES

[Statement of the Political Bureau of the Pan-African League UMOJA] April 15th 2023 sounds like yet another blow in Sudan’s turbulent political history. Since its independence in 1956, the history of Sudan has been nothing but a succession of internal conflicts. From civil wars (1955-1972 /1983-2005) to the Darfur crisis (2003-2010) which led to the country’s partition and the creation of South Sudan (2011), via the overthrow of Omar Al-Bashir (2019) to the current political turmoil, the country is sinking a little bit more each day into chronic instability which reinforces its status as a failed state. The Pan-African League – UMOJA (PL-U), expresses grave concern over the ongoing political and military unrest in Sudan and its capital Khartoum in particular, where civilians are being held hostage in a fratricidal crossfire. Moreover, the LP-U is deeply concerned about the geostrategic implications that such a conflict could have for the Horn of Africa and the continent as a whole; as it could constitute a new destabilising factor likely to spread beyond its borders on a continent already plagued by endless outbreaks of war. Although it is not yet possible to have an accurate account, the conflict would have already caused more than 400 deaths, 3,700 wounded and an undetermined number of refugees fleeing the violence to neighbouring countries (Egypt, Chad or South Sudan). At the root of this conflict are two men, two militaries. On the one hand, General Abdel Fattah al-Burhan, responsible for the 25 October 2021 coup and self-proclaimed president of the Sudanese Transitional Sovereignty Council. And on the other hand, General Mohamed Hamdan Dagalo, also known as « Hemetti », Commander of the Rapid Support Forces (RSF), and a major figure in the repression during the Darfur war. Since former president Omar Al-Bashir’s overthrow in 2019, the regular army and paramilitaries have seized power, despite numerous protests and calls to order (often repressed in blood) by civil society actors. The PL-U denounces the hostage-taking of civilian populations by military and paramilitary forces, stands in solidarity with the Sudanese people and calls for an end to the current crisis. Furthermore, the PL-U calls on the African Union (AU) which once again is not up to the challenge when it comes to serving the interests of the African people and Africa at large to take swift action to prevent the seizure of power by the military and hold them accountable for their actions. The PL-U demands power be returned to civilians, and warns against foreign interference in African affairs to prevent further damage. Furthermore, the PL-U insists and urges, once again, the global African family (on the continent as well as in the Diaspora), to invest and take its destiny into its own hands by rallying its ranks in order to initiate the Pan-African revolution that will liberate Africa and its children from neo-colonialism, imperialism and the ills that undermine African societies. Unity is Strength! Umoja ni Nguvu !

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Journée des Enfants Afrodescendants & Africains JDEAA 2023 ! Samedi 17 Juin (Paris), 24 Juin (Toulouse) et 1er Juillet (Grenoble)

 Face au succès de la JDEA 2022, La Ligue Panafricaine Umoja s’est à nouveau mobilisée pour concocter une journée inoubliable pour vos enfants : 1 concept, 3 dates, 3 villes : PARIS, TOULOUSE, GRENOBLE. L’occasion de célébrer la force, la grandeur et la fierté de la culture africaine. Notre objectif : la vivre et la faire briller. Au programme, ateliers expérienciels & ludiques, jeu/lecture, sport, musique, danse, nature, éducation, histoire, exposition, table ronde, conférence…Nous avons conçu cette journée pour vous, autour des valeurs de Fierté, de Transmission et de Partage.  Cette année, nous mettrons en lumière nos aînés et aussi les étudiants pour célébrer la valeur des Seniors et de la Jeunesse. Et bien sûr, cerise sur le gâteau, une EXPOSITION en libre accès à nouveau pensée et conçue pour les enfants sur les 10 contre-vérités sur l’AFRIQUE à dévoiler à nos enfants. Ça promet d’être croustillant   Un tableau de bord attend les enfants. Bloquez vos Agendas ! Partagez cette bonne nouvelle avec vos proches ! Inscrivez-vous dès maintenant pour être tenu au courant dès l’ouverture d’inscription aux ateliers enfants/parents (courant MAI). Les places seront limitées. Gratuit sur Pré-inscription sur https://www.helloasso.com/…/umoja-afro-kids-day-2023 Email : journeedelenfantafro@outlook.com pour poser vos questions ! Asante Sana – Umoja ni nguvu !

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Panafrikan n°24

Le numéro 24 est enfin DISPONIBLE Vous êtes nombreux à l’avoir plébiscité et le voilà qui arrive en grande pompe avec des dossiers d’une grande profondeur sur les thèmes d’actualité: La grande interview de Aminata Traoré, femme politique, activiste malienne, l’interview de Rocé, musicien, rappeur qui revient sur la carrière de son père Adolfo Kaminsky… Soyez les premiers à le télécharger* (prix 4,80€) : https://lpumoja.gumroad.com/l/iinnl Pour vous abonner, c’est par ici 18€ pour 4 numéros/lpumoja.gumroad.com/l/spbxv parrainer jusqu’à 8 personnes et tenter de gagner 1 abonnement gratuit d’un an pour 4 numéros avec #panafrikan24 et #lpumoja#lpufrance (valable jusqu’au 13 mai 2023) *magazine en ligne pour votre soutien

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Appel à dons : soutenir la LP-U, c’est soutenir la renaissance africaine sur le continent et dans la diaspora !

Soutenir la Ligue Panafricaine – UMOJA, c’est soutenir le travail mené en Afrique et dans les diasporas pour la renaissance africaine ! Depuis sa refondation en 2012, la Ligue Panafricaine – UMOJA mène un travail de conscientisation autour d’un double objectif : la Renaissance Africaine par le biais d’actions culturelles autour de la réappropriation de notre conscience historique (identité, patrimoine, équilibre socioculturel) et l’Unité Africaine par le biais d’actions visant à créer un Etat Fédéral Africain, solution politique idéale pour libérer le potentiel de notre Continent après des siècles d’esclavage, de colonialisme et de néocolonialisme. Ce travail est mené par nos militants actifs dans le cadre de sections territoriales qui forment aujourd’hui un réseau à l’intérieur du continent ainsi que dans les diasporas d’Europe, des Amériques et Caraïbes. C’est la force fédératrice de ce réseau présent dans une vingtaine de pays qui nous a permis de surmonter les dernières crises dont celle du Covid-19 et de repartir sur une nouvelle dynamique. Celle-ci s’est traduite en 2022 par quelques points comme : • Notre ligne diplomatique pour que des solutions africaines aux problèmes africains émergent dans le cadre du respect de la souveraineté, de l’intégrité et de l’unité africaine. Dans un cas concret, celui de la République démocratique fédérale d’Ethiopie confrontée à des déstabilisations internes et externes, nous avons été invités à plusieurs événements officiels (commémoration de la bataille d’Adwa, Nouvel An Ethiopien) pour rappeler la nécessité de préserver la paix, de soutenir les populations endeuillées par le conflit et de travailler pour que l’Ethiopie, siège de l’Union Africaine, demeure une référence pour le panafricanisme. • Notre soutien total au Mali confronté à des agressions multiples et à l’obligation de réussir sa transition : notre section au Sénégal a fait partie de la délégation qui a rencontré à Bamako le Premier Ministre de l’époque, M. Choguel Maïga. Notre Section en Belgique a rencontré le ministre des Affaires étrangères du Mali M. Abdoulaye Diop. Nos militants et sympathisants ont marché sur Bamako depuis Dakar et Conakry, tandis que plusieurs sections LP – UMOJA du Continent et de la Diaspora ont manifesté en solidarité avec le peuple malien. • Notre dénonciation d’un nouveau « pacte colonial » découlant, d’une part du « Nouveau Sommet Afrique-France » organisé en octobre 2021 à Montpellier par le président français Emmanuel Macron, d’autre part des modalités du Sommet UE-Afrique tenu à Bruxelles en février 2022 • Notre solidarité avec les étudiants africains fuyant l’Ukraine par le biais d’un communiqué et d’une mise à disposition sur nos plateformes de contacts pouvant aider à l’évacuation et à la prise en charge des réfugiés • Notre soutien à de nombreuses initiatives populaires et citoyennes, à l’instar du Festival Panafricain de Nguekokh tenu du 1er au 20 octobre 2022 au Sénégal, des activités régulières au niveau de la section Togo (Feuille et Papier, CinéRéflex), ainsi que notre participation à des rencontres panafricaines tenues en Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Est. • Notre organisation de la Journée des Enfants Afrodescendants à Grenoble, Toulouse et Bagnolet. Cet événement gratuit a réuni plusieurs dizaines d’intervenants et d’exposants, ainsi que des centaines d’enfants et adolescents accompagnés de leurs parents autour d’animations valorisant plusieurs aspects des cultures africaines (sciences, littérature, patrimoine, art culinaire, musiques, danses, contes, hip hop…). Une exposition autour des Black Panthers (le parti et le film) a été construite pour cette occasion. En 2023, nous avons pour objectif : • De poursuivre le travail d’implantation de la LP-U sur tout le continent africain et dans toute la diaspora en améliorant nos actions et notre communication • De renforcer par des partenariats stratégiques toutes les actions au service de la défense des intérêts des Africains du Continent et de la Diaspora ; • De réaliser dans chaque section un calendrier d’activités incluant notamment les Universités de la LP-U, la Journée de l’Enfant Africain, la Journée de la Libération de l’Afrique ou encore la Journée Internationale de la Femme Africaine, autant de moments de convivialité, d’informations et de débats sur les enjeux et les luttes en cours. • De recentrer notre activité scientifique et éditoriale d’une part autour de PANAFRIKAN qui réunit à la fois notre magazine dont nous voulons faire une référence dans la presse internationale, et notre maison d’éditions qui s’engage à publier de nouveaux ouvrages, et d’autre part, autour de la constitution d’un fonds documentaire dans le cadre d’une bibliothèque panafricaine qui a vocation à être installée dans l’une de nos sections en Afrique ; • De développer le volet de la formation au-delà du partenariat réalisé avec l’Ecole Politique Africaine, en déployant un apprentissage de la langue swahili ; • De contribuer au combat politique et juridique des Réparations liées au crime contre l’humanité de la traite et de l’esclavage colonial, en portant aussi une attention spéciale à Ayiti dont la dette illégale et illégitime imposée à l’indépendance par la France est à la base du système néocolonial Toutes ces activités nécessitent des ressources ! Vous pouvez nous rejoindre en adhérant et/ou en effectuant un don de soutien à notre organisation ! Soutenez-nous en faisant un don, déductible à 66% La Ligue Panafricaine – UMOJA est indépendante financièrement et politiquement. Chaque don est important, quelque soit son montant ! Si vous êtes imposable, en faisant un don avant la fin décembre, vous bénéficiez dès l’année prochaine d’une réduction d’impôts à hauteur de 66%. Moyens de paiement possibles :           • Chèque à l’ordre de la Ligue Panafricaine – UMOJA, à envoyer avec nom, prénom et coordonnées à : 22 rue Louis Le Nain, 51100 Reims           • Virement bancaire Ligue Panafricaine – UMOJA , FR 53 2004 1010 0207 000 15 L 023 86, Banque Postale (BIC PSSTFRPPCHA)           • Virement Paypal ou formulaire de prélèvement automatique sur le site de la LP–U. Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter directement (sg@lp-umoja.com – +33.7.83.60.31.86.)

Panafrikan Magazine

Le magazine PANAFRIKAN est de retour !

Quand les peuples se lèvent, l’impérialisme tremble ! Cette phrase de Thomas Sankara rappelle que les peuples prennent chaque jour un peu plus conscience de leur pouvoir. De Haïti où le peuple est vent debout contre toute intervention militaire étrangère, au Soudan où la mobilisation populaire contre le pouvoir militaire ne faiblit pas, en passant par le Mali, le Burkina Faso ou le Tchad qui sont au cœur d’un combat anti-Françafrique, la génération qui s’est levée ces dernières années a repris l’ordre de Frantz Fanon demandant à chacun « d’identifier sa mission, la remplir ou la trahir ».Toutes ses informations et ses actualités font, qu’après deux ans et demi d’arrêt indépendant de notre volonté, nous sommes particulièrement heureux de ramener le magazine Panafrikan dans le paysage politico- médiatique panafricain. Aux abonnés, militants et sympathisants, qui n’ont cessé de nous relancer et de réclamer leur magazine, nous espérons être à la hauteur de l’attente. Aux frères Dans un contexte de guerre médiatique au panafricanisme, le retour du magazine PANAFRIKAN est une victoire et une arme de plus pour la conscientisation des peuples. Amzat BOUKARI-YABARA Directeur de publication En vente ici : https://lpumoja.gumroad.com/l/nzthgk

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Tchad : La Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’intensification de la répression contre l’opposition et la société civile

Au lendemain des conclusions du dialogue inclusif national qui s’est prononcé pour la prolongation de deux ans de la junte au pouvoir, la dissolution du Conseil Militaire de Transition (CMT) par un ersatz d’Assemblée nationale ainsi que le droit des membres de la junte à se présenter aux futures élections, le Tchad a connu le 20 octobre dernier une des journées les plus sanglantes de son histoire. En effet, à l’appel de l’opposition menée par le parti Les Transformateurs de Succès Masra, la plateforme citoyenne Wakit Tama et la société civile, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale N’Djamena et à travers tout le pays pour dénoncer le maintien au pouvoir de la junte militaire, réclamer la démission du général Mahamat Deby et la restitution du pouvoir aux civils. A ce jour, le bilan officiel fait état de 50 morts et 300 blessés, mais ce bilan est largement sous-estimé selon l’opposition. En outre, il est fait état d’arrestations arbitraires, d’enlèvements, d’assassinats et de détentions dans la prison de Koro Toro en plein désert. Si le pouvoir n’avait pas autorisé la manifestation, rien ne justifie un tel déchaînement de violence sur une population désarmée qui ne demande rien d’autre que le retour à l’ordre constitutionnel. Pour rappel, depuis la mort du Maréchal Idriss Deby Itno le 20 avril 2021, le pays en est déjà à son deuxième coup d’état constitutionnel. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes des massacres survenus au Tchad depuis le 20 octobre 2022, et assure le peuple tchadien de toute sa solidarité sans faille dans le drame qu’elle traverse. La LP-U condamne fermement les violences, les arrestations arbitraires et les enlèvements qui ont actuellement cours et exige la remise du pouvoir aux civils comme le prévoit la constitution, la fin du couvre-feu ainsi que la levée de l’interdiction de l’activité politique des partis et autres organisations de la société civile. En outre, La LP-U rappelle que la situation qui a cours au Tchad n’est que la résultante de la faiblesse des états africains post-coloniaux. Aussi, la LP-U appelle à la mobilisation des peuples africains et des forces panafricaines sur le continent comme dans la diaspora Pour rappel seule une Afrique forte et unie dans le cadre d’un projet fédéral pourra mettre fin à l’instabilité chronique qui mine nos états. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! 29 octobre 2022. Le Bureau Politique Provisoire

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«DE LA FORCE POUR NOUS » avec Laora, une maman-organisatrice de l’Afro Kids Day « L’idée de l’Afro Kids Day, c’est de s’ancrer dans une logique où chaque année on a un endroit, un salon, quel que soit la forme, où les parents se disent « Voilà, c’est le mois de septembre, on va pouvoir s’immerger dans tout ce qui se fait de mieux au niveau éducatif pour nos enfants » ». Les grands yeux de Laora avalent le monde avec le sourire. Et cet optimisme, cette maman de deux enfants, le transmet avec une énergie toujours directe : « L’objectif , c’est vraiment de nous redonner la force entre nous ». La conscientisation panafricaine a commencé pour elle aux premières heures du Covid. La grande pause du 1er Confinement lui a permis à elle aussi de faire une grande pause, et ainsi de pouvoir observer autour d’elle, prendre le temps de la réflexion pour se reconnecter : « J’ai commencé à découvrir certaines chaines Youtube, qui m’ont vraiment conscientisées sur des sujets divers et variés ». Et surtout, de sortir de son aliénation : « Comme on dit dans la communauté, je suis une Grande aliénée ! J’en suis au moins consciente : il faut se dire les choses, moi je me suis réveillée vraiment vraiment tardivement. ». Et pourtant, bien que tardif, ce réveil l’amènera à faire partie des organisateurs de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet. « Parce que nous n’avons pas grandi dans notre culture, inconscients des enjeux géostratégiques, peu conscients même de l’importance du rôle que nous avons à jouer et que nous devons jouer, alors nous sommes beaucoup à être étrangers à nous-mêmes. Et ça, ça se travaille à la base, tout petits. Nous faisons partie d’une génération qui été élevée hors sol, charge à nous maintenant, de mettre nos enfants dans un sol fier et fertile en connexion avec ce que nous sommes. Ensuite le travail se fait tout seul. Une fois qu’on a semé les graines, par la suite, qu’ils soient pré-ados, ados, un peu rebelles, on se rend compte qu’il y a des choses qu’on plante et qui subsistent pour prendre du sens à un âge un peu plus mûr. Ce n’est jamais perdu. Mais cette graine, il faut bien la semer un jour, et idéalement le plus tôt possible ». Laora a intégré le pôle Jeunesse-famille & Parentalité de la Ligue Panafricaine UMOJA : « Pour moi, ce sont les Générations futures qui comptent : parce que nos combats sont des combats qui se livrent sur plusieurs générations. Nous sommes sur des enjeux géostratégiques, toutes les forces vives doivent se mettre en marche vers un seul et même objectif : le respect de notre peuple, et ça commence encore une fois tout petit ». Ses enfants ont 9 et 13 ans. C’est d’abord pour eux qu’elle a préparé un power point autour des références africaines du film Black panther : « Enfin un héros dont on peut être fier ! On sort des rôles de victime, voleur, clown… ».  Puis, l’idée a fait son chemin :  « Faut vivre avec son temps » en connexion avec ses enfants. A nous d’être stratégique, avec une vision à long terme. Les studios américains n’hésitent pas à s’approprier notre Histoire, notre culture ; c’est à notre tour d’être tactique et de réutiliser leur production mais pour servir notre cause ». Toute l’équipe décide alors de centrer l’événement Afro Kids Day du samedi 24 septembre autour de l’exposition qui fera lelien entre le film, et le Black panther Party, entre Black Panther, et les valeurs défendues par l’organisation afro-américaine. Laora résume cette journée par le terme de communion. Pour elle, c’est ce mot qui résonne le mieux avec l’Afro Kids Day de ce samedi 24 septembre : « Communion avec nous-mêmes, notre Histoire, notre culture, et à la fois communion entre enfants et parents ». Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«SE CONTER POUR SE CONSIDERER » avec Binda Ngazolo, conteur Il était une fois un conteur, qui contait, qui contait, qui contait. 1, 2, 3 ; l’histoire raconte celle d’un panafricain engagé avec les mots, 4, 5, 6 ; un Africain du Cameroun qui déplore que le conte se soit retrouvé le bec dans l’eau ; 7, 8, 9 ; son nom de scène comme à la ville est Binda Ngazolo. Ses 50 années de scène, voire plus si on prend en compte qu’il contait déjà étant petit, ayant appris par ses mamans « à conter comme on apprend à marcher », n’ont pas changé au fil du temps son diagnostic de la situation déplorable du conte : Binda Ngazolo déplore la transmission des contes de certains parents africains à leurs enfants. En Europe, « le conte est à la périphérie des spectacles vivants (théâtre, danse, humour…), le conte est relativement déconsidéré »,  et, par le fait mimétique colonial, le conte est relativement déconsidéré en Afrique également. « A partir du moment où les Africains ont perdu le fil de leur récit, et cela court depuis quelques siècles déjà, les Africains ont été littéralement formatés. Ils sont devenus dépositaires des récits des autres. Dès lors, il ne restait plus beaucoup de place en nous, pour nous-mêmes ». « Le groupe dominé, colonisé, intègre l’idée du complexe d’infériorité et donc la déconsidération de tout ce qui vient de lui. » Les dégâts sont profonds : « Sous l’esclavagisme, pas le droit de lire. Un « bien meuble » n’a pas d’histoire : les meubles ne se racontent pas. Sous la colonisation, nous pouvions difficilement aller plus loin que le cycle primaire. Nous étions formés pour des tâches subalternes et il nous était interdit de parler nos langues au sein de l’établissement. Nous revenons de très loin. Au moment des Indépendances, les colons, sous la pression, préparent leur relève avec quelques Africains « évolués », ceux destinés à travailler pour les colons, (défendre les intérêts coloniaux). Et ces derniers reproduisent, par leur formatage, les mêmes schémas d’aliénation, de l’auto-dénigrement et de l’auto-déconsidération de soi : « Je vis chez moi comme un Blanc » était devenu l’expression usitée par ce formatage. Littéralement, « je suis de la classe du Blanc » ». Les imaginaires des Africains ont été contaminés par ce virus ? « Les seuls imaginaires que l’on considèrent chez nous, sont devenus les imaginaires du Blanc. Le conte étant déjà à la périphérie de ce qui est déconsidéré (par le Blanc) en Europe, par mimétisme colonial le conte subira le même sort en Afrique. Arrivant ici en Europe, certains Africains reproduisent cette forme d’aliénation, en estimant inutile pour eux de transmettre à leur descendance les récits hérités de nos ancêtres au mépris de nos propres imaginaires ».   « Il en va ainsi des humanités qui subissent une domination culturelle » poursuit-il en invoquant Cheick Anta Diop : « le poison culturel savamment inoculé dès la plus tendre enfance, est devenu partie intégrante de notre substance et se manifeste dans tous nos jugements ». Mais Binda Ngazolo résiste. Binda Ngazolo combat. Binda Ngazolo transmet. Et il le faut. 9, 8, 7 ; comme le répète le conteur : « chacun de nous est porteur de son récit. C’est le récit qui fait. C’est le récit qui défait. » 6, 5, 4 ; et ce samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, à l’occasion de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day, c’est ce qu’il propose de faire lors de l’atelier Conte qu’il animera : re-conter nos récits, raconter notre récit.3, 2, 1 ;« Tout passe par le récit. Rien n’échappe au récit. Même pas le silence ». Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«RETROUVER L’HARMONIE AFRICAINE NATURELLE » avec Ice Djo Ndjoko, membre de l’institut AfricaMaat « Apporter ma goutte à l’océan de la renaissance africaine », et avec cette phrase, nous voilà immergé.e.s dans l’esprit limpide d’un panafricaniste convaincu dont le maître-mot est « l’harmonie ». Ice Djo Ndjoko est ingénieur en science de la matière. Ce cerveau brillant est membre d’AfricaMaat. Cet institut promeut de façon dynamique : « l’étude pédagogique des Humanités Classiques Africaines, dans le cadre des travaux initiés par le professeur Cheikh Anta Diop, le fondateur de l’école panafricaine d’égyptologie. Sa mission est de permettre au grand public de découvrir la richesse de l’histoire scientifique panafricaine ». Ce samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, lors de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day, etauprès des Planteuses Marrones, Ice Djo animera l’atelier « Terrarium », où il s’agit en fait « d’une reconstitution des caractéristiques biologiques de la planète dans un bocal clos. ». Ca, c’est la définition. Mais au fond, l’expérience va plus loin : « Apprendre la patience ». Ice Djo enseignera ce jour-là aux enfants « à retrouver leur nature, à croitre de manière constante : la nature prend son temps (quand un arbre pousse, il ne fait pas de bruit). Chaque chose a son temps. Si tu respectes ton rythme naturel, il y a de fortes chances que tu réussisses dans la vie. L’harmonie à l’échelle du globe, les enfants pourront l’atteindre par leur terrarium, et repartir alimenter les racines, en harmonie avec l’univers. » « C’est un Accident de l’histoire de penser que l’on peut dominer la nature » poursuit Ice Djo, et pour « lutter contre les dégâts de cette éducation coloniale », il en appelle à Cheikh Anta Diop : « si tu fonctionnes sur un paradigme qui n’est pas le tien, ton destin sera biaisé. Pour fonctionner, notre peuple doit partir de ses propres paradigmes. Pour partager l’harmonie avec d’autres peuples, il faut d’abord se réapproprier notre histoire. » Il précise : « Il faut se rappeler de tout ce que l’Afrique a apporté : les bases de toutes les sciences, le socle des sciences humaines (astronomie, agriculture, architecture, mathématiques, théologie) ». Afin d’avoir comme il dit un « haut degrés de connaissance de soi », Ice Djo aimerait qu’on se pose ces questions : « Où est-ce qu’on a échoué ? Quelles sont les solutions à apporter ? Quelle est la meilleure manière d’apporter ma part pour atteindre l’harmonie ? ». Encore une fois, pour lui « la mission au-dessus de tout, c’est l’harmonie ». Avec une priorité : « les enfants ». A l’issue de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022, chaque enfant pourra repartir avec un « Afro Kid Kit ». Pour quelqu’un comme lui pour qui il s’agit « d’investir dans le futur », justement, la bonne idée de l’Afro Kid Kit (agendas d’événements de l’année, annuaire des structures ressources…), est une idée plus qu’excellente : « C’est un rappel. Cela permet de cristalliser les connaissances à l’intérieur de soi. C’est un bon souvenir. C’est tout l’esprit de l’événement. Où les enfants auront des connaissances utiles toute l’année, et toute la vie ces enfants auront le réflexe de prendre soin d’autres enfants ». Cet amateur de « Philosophie africaine, de Littérature de combat, de Musique consciente » n’a pas d’autres objectifs que le « Maat », l’harmonie, avec un processus pratique Universelle en deux temps : « On répare en se rééduquant. Entre nous, déjà, et ensuite avec le reste du monde. » Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«OKOYE, AU SERVICE DE L’AFRO KID DAY » avec Okoyé, une enfant afrodescendante aux supers-pouvoirs de bienveillance Okoyé a 20 ans, et elle n’a pas attendu d’avoir 20 ans pour connaitre son destin de super-héroïne. En tant qu’enfant afrodescendante, elle savait qu’un jour, et ce jour c’était le samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, qu’elle vivrait la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day. Cette adolescente ne porte pas vraiment le nom d’une des héroïnes du film Black panther : c’est un nom d’emprunt, une question d’anonymat pour cette interview. Comme les super-héros, elle connait la valeur du secret. « Okoyé » est un nom d’emprunt, certes, mais ce n’est pas un hasard non plus : elle adore ce film qu’elle a vu déjà deux fois, peut-être trois, peut-être… Ce qu’elle aime dans le film ? « Tout ». Je lui demande de préciser un peu : «les décors magnifiques ! Les costumes incroyables ! » Sa maman, juste à côté d’elle, aurait peut-être aimé qu’elle évoque le leadership féminin mis en avant dans le film ? Pour Okoyé, ces questions elle ne se les pose pas comme ça : ce n’est pas un manque pour elle. Son admiration du film porte également, justement sur ces « personnages de femmes… » et, à la veille de la sortie de la suite du film en novembre prochain, Okoyé a hâte de savoir « comment la sœur du héros disparu, alors que c’est une Femme Noire, comment elle va réussir à monter sur le trône ! ». C’est toute une histoire pour Okoyé et sa maman. Au cœur de l’engagement panafricain de la maman : le film préféré de sa fille. C’est tout naturellement que la maman l’a embarquée dans la préparation de l’événement de la Journée des Enfants Afrodescendants. Mais avant ça, ce n’est pas toujours facile d’être la maman d’une super-héroïne, me confie-t-elle à demi-mots. Il y a bientôt un an, la maman d’Okoyé avait diligenté à sa fille une mission. Ça allait être l’une de ses premières missions à Okoyé. Et au début, elle y allait à reculons : « au début, j’étais réticente ». Il faisait froid ? Ça demande du temps ? Nous étions en décembre. La mission que lui avait confiée sa maman, était « d’aider à préparer les repas pour les sans-abris, et à les distribuer ». Le contact humain, les échanges, le partage… Okoyé a fini par saisir un de ses super-pouvoirs : « la solidarité ». Ce fut une première mission réussie : « au final, j’ai été contente, j’ai pu me rendre compte de certaines réalités, et aussi… que j’aime bien rendre service ». Alors, quand il a s’agit de préparer l’événement, centré sur le lien entre Black Panther le film et le Black Panther Party, la maman d’Okoyé n’a pas hésité à demander à Okoyé de reprendre du service. «Ça a d’abord commencé par des conseils » m’explique Okoyé, « j’apportais le regard des enfants, le point de vue de l’Afro Kid. En fait, j’ai surtout aidé à la communication, c’est d’ailleurs ce que j’aime faire : aider à la communication ». Cet enfant Afro Kid, qui découvre son super-pouvoir au cœur d’un engagement panafricain, est le super-pouvoir de l’engagement : il fait grandir, il fait grandir serein, il fait grandir heureux. Et cela s’entend dans l’enthousiasme d’Okoyé : « J’étais contente d’aider ! Apprendre telle ou telle chose, comment faire du chocolat, mon propre jardin, plein de petits savoirs… j’ai hâte d’être au samedi 24 septembre : j’aimerai voir comment ça va se passer ! ». Mais nous, nous savons déjà que le film se termine bien : et apparemment, pour la suite du film de la lutte panafricaine, les futures super-héroïnes sont déjà dans la place. Shaman dolpi, journaliste.

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