LP-U | Umoja ni nguvu !

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Panafrikan Magazine

Le magazine PANAFRIKAN est de retour !

Quand les peuples se lèvent, l’impérialisme tremble ! Cette phrase de Thomas Sankara rappelle que les peuples prennent chaque jour un peu plus conscience de leur pouvoir. De Haïti où le peuple est vent debout contre toute intervention militaire étrangère, au Soudan où la mobilisation populaire contre le pouvoir militaire ne faiblit pas, en passant par le Mali, le Burkina Faso ou le Tchad qui sont au cœur d’un combat anti-Françafrique, la génération qui s’est levée ces dernières années a repris l’ordre de Frantz Fanon demandant à chacun « d’identifier sa mission, la remplir ou la trahir ».Toutes ses informations et ses actualités font, qu’après deux ans et demi d’arrêt indépendant de notre volonté, nous sommes particulièrement heureux de ramener le magazine Panafrikan dans le paysage politico- médiatique panafricain. Aux abonnés, militants et sympathisants, qui n’ont cessé de nous relancer et de réclamer leur magazine, nous espérons être à la hauteur de l’attente. Aux frères Dans un contexte de guerre médiatique au panafricanisme, le retour du magazine PANAFRIKAN est une victoire et une arme de plus pour la conscientisation des peuples. Amzat BOUKARI-YABARA Directeur de publication En vente ici : https://lpumoja.gumroad.com/l/nzthgk

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Tchad : La Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’intensification de la répression contre l’opposition et la société civile

Au lendemain des conclusions du dialogue inclusif national qui s’est prononcé pour la prolongation de deux ans de la junte au pouvoir, la dissolution du Conseil Militaire de Transition (CMT) par un ersatz d’Assemblée nationale ainsi que le droit des membres de la junte à se présenter aux futures élections, le Tchad a connu le 20 octobre dernier une des journées les plus sanglantes de son histoire. En effet, à l’appel de l’opposition menée par le parti Les Transformateurs de Succès Masra, la plateforme citoyenne Wakit Tama et la société civile, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale N’Djamena et à travers tout le pays pour dénoncer le maintien au pouvoir de la junte militaire, réclamer la démission du général Mahamat Deby et la restitution du pouvoir aux civils. A ce jour, le bilan officiel fait état de 50 morts et 300 blessés, mais ce bilan est largement sous-estimé selon l’opposition. En outre, il est fait état d’arrestations arbitraires, d’enlèvements, d’assassinats et de détentions dans la prison de Koro Toro en plein désert. Si le pouvoir n’avait pas autorisé la manifestation, rien ne justifie un tel déchaînement de violence sur une population désarmée qui ne demande rien d’autre que le retour à l’ordre constitutionnel. Pour rappel, depuis la mort du Maréchal Idriss Deby Itno le 20 avril 2021, le pays en est déjà à son deuxième coup d’état constitutionnel. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes des massacres survenus au Tchad depuis le 20 octobre 2022, et assure le peuple tchadien de toute sa solidarité sans faille dans le drame qu’elle traverse. La LP-U condamne fermement les violences, les arrestations arbitraires et les enlèvements qui ont actuellement cours et exige la remise du pouvoir aux civils comme le prévoit la constitution, la fin du couvre-feu ainsi que la levée de l’interdiction de l’activité politique des partis et autres organisations de la société civile. En outre, La LP-U rappelle que la situation qui a cours au Tchad n’est que la résultante de la faiblesse des états africains post-coloniaux. Aussi, la LP-U appelle à la mobilisation des peuples africains et des forces panafricaines sur le continent comme dans la diaspora Pour rappel seule une Afrique forte et unie dans le cadre d’un projet fédéral pourra mettre fin à l’instabilité chronique qui mine nos états. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! 29 octobre 2022. Le Bureau Politique Provisoire

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«DE LA FORCE POUR NOUS » avec Laora, une maman-organisatrice de l’Afro Kids Day « L’idée de l’Afro Kids Day, c’est de s’ancrer dans une logique où chaque année on a un endroit, un salon, quel que soit la forme, où les parents se disent « Voilà, c’est le mois de septembre, on va pouvoir s’immerger dans tout ce qui se fait de mieux au niveau éducatif pour nos enfants » ». Les grands yeux de Laora avalent le monde avec le sourire. Et cet optimisme, cette maman de deux enfants, le transmet avec une énergie toujours directe : « L’objectif , c’est vraiment de nous redonner la force entre nous ». La conscientisation panafricaine a commencé pour elle aux premières heures du Covid. La grande pause du 1er Confinement lui a permis à elle aussi de faire une grande pause, et ainsi de pouvoir observer autour d’elle, prendre le temps de la réflexion pour se reconnecter : « J’ai commencé à découvrir certaines chaines Youtube, qui m’ont vraiment conscientisées sur des sujets divers et variés ». Et surtout, de sortir de son aliénation : « Comme on dit dans la communauté, je suis une Grande aliénée ! J’en suis au moins consciente : il faut se dire les choses, moi je me suis réveillée vraiment vraiment tardivement. ». Et pourtant, bien que tardif, ce réveil l’amènera à faire partie des organisateurs de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet. « Parce que nous n’avons pas grandi dans notre culture, inconscients des enjeux géostratégiques, peu conscients même de l’importance du rôle que nous avons à jouer et que nous devons jouer, alors nous sommes beaucoup à être étrangers à nous-mêmes. Et ça, ça se travaille à la base, tout petits. Nous faisons partie d’une génération qui été élevée hors sol, charge à nous maintenant, de mettre nos enfants dans un sol fier et fertile en connexion avec ce que nous sommes. Ensuite le travail se fait tout seul. Une fois qu’on a semé les graines, par la suite, qu’ils soient pré-ados, ados, un peu rebelles, on se rend compte qu’il y a des choses qu’on plante et qui subsistent pour prendre du sens à un âge un peu plus mûr. Ce n’est jamais perdu. Mais cette graine, il faut bien la semer un jour, et idéalement le plus tôt possible ». Laora a intégré le pôle Jeunesse-famille & Parentalité de la Ligue Panafricaine UMOJA : « Pour moi, ce sont les Générations futures qui comptent : parce que nos combats sont des combats qui se livrent sur plusieurs générations. Nous sommes sur des enjeux géostratégiques, toutes les forces vives doivent se mettre en marche vers un seul et même objectif : le respect de notre peuple, et ça commence encore une fois tout petit ». Ses enfants ont 9 et 13 ans. C’est d’abord pour eux qu’elle a préparé un power point autour des références africaines du film Black panther : « Enfin un héros dont on peut être fier ! On sort des rôles de victime, voleur, clown… ».  Puis, l’idée a fait son chemin :  « Faut vivre avec son temps » en connexion avec ses enfants. A nous d’être stratégique, avec une vision à long terme. Les studios américains n’hésitent pas à s’approprier notre Histoire, notre culture ; c’est à notre tour d’être tactique et de réutiliser leur production mais pour servir notre cause ». Toute l’équipe décide alors de centrer l’événement Afro Kids Day du samedi 24 septembre autour de l’exposition qui fera lelien entre le film, et le Black panther Party, entre Black Panther, et les valeurs défendues par l’organisation afro-américaine. Laora résume cette journée par le terme de communion. Pour elle, c’est ce mot qui résonne le mieux avec l’Afro Kids Day de ce samedi 24 septembre : « Communion avec nous-mêmes, notre Histoire, notre culture, et à la fois communion entre enfants et parents ». Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«SE CONTER POUR SE CONSIDERER » avec Binda Ngazolo, conteur Il était une fois un conteur, qui contait, qui contait, qui contait. 1, 2, 3 ; l’histoire raconte celle d’un panafricain engagé avec les mots, 4, 5, 6 ; un Africain du Cameroun qui déplore que le conte se soit retrouvé le bec dans l’eau ; 7, 8, 9 ; son nom de scène comme à la ville est Binda Ngazolo. Ses 50 années de scène, voire plus si on prend en compte qu’il contait déjà étant petit, ayant appris par ses mamans « à conter comme on apprend à marcher », n’ont pas changé au fil du temps son diagnostic de la situation déplorable du conte : Binda Ngazolo déplore la transmission des contes de certains parents africains à leurs enfants. En Europe, « le conte est à la périphérie des spectacles vivants (théâtre, danse, humour…), le conte est relativement déconsidéré »,  et, par le fait mimétique colonial, le conte est relativement déconsidéré en Afrique également. « A partir du moment où les Africains ont perdu le fil de leur récit, et cela court depuis quelques siècles déjà, les Africains ont été littéralement formatés. Ils sont devenus dépositaires des récits des autres. Dès lors, il ne restait plus beaucoup de place en nous, pour nous-mêmes ». « Le groupe dominé, colonisé, intègre l’idée du complexe d’infériorité et donc la déconsidération de tout ce qui vient de lui. » Les dégâts sont profonds : « Sous l’esclavagisme, pas le droit de lire. Un « bien meuble » n’a pas d’histoire : les meubles ne se racontent pas. Sous la colonisation, nous pouvions difficilement aller plus loin que le cycle primaire. Nous étions formés pour des tâches subalternes et il nous était interdit de parler nos langues au sein de l’établissement. Nous revenons de très loin. Au moment des Indépendances, les colons, sous la pression, préparent leur relève avec quelques Africains « évolués », ceux destinés à travailler pour les colons, (défendre les intérêts coloniaux). Et ces derniers reproduisent, par leur formatage, les mêmes schémas d’aliénation, de l’auto-dénigrement et de l’auto-déconsidération de soi : « Je vis chez moi comme un Blanc » était devenu l’expression usitée par ce formatage. Littéralement, « je suis de la classe du Blanc » ». Les imaginaires des Africains ont été contaminés par ce virus ? « Les seuls imaginaires que l’on considèrent chez nous, sont devenus les imaginaires du Blanc. Le conte étant déjà à la périphérie de ce qui est déconsidéré (par le Blanc) en Europe, par mimétisme colonial le conte subira le même sort en Afrique. Arrivant ici en Europe, certains Africains reproduisent cette forme d’aliénation, en estimant inutile pour eux de transmettre à leur descendance les récits hérités de nos ancêtres au mépris de nos propres imaginaires ».   « Il en va ainsi des humanités qui subissent une domination culturelle » poursuit-il en invoquant Cheick Anta Diop : « le poison culturel savamment inoculé dès la plus tendre enfance, est devenu partie intégrante de notre substance et se manifeste dans tous nos jugements ». Mais Binda Ngazolo résiste. Binda Ngazolo combat. Binda Ngazolo transmet. Et il le faut. 9, 8, 7 ; comme le répète le conteur : « chacun de nous est porteur de son récit. C’est le récit qui fait. C’est le récit qui défait. » 6, 5, 4 ; et ce samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, à l’occasion de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day, c’est ce qu’il propose de faire lors de l’atelier Conte qu’il animera : re-conter nos récits, raconter notre récit.3, 2, 1 ;« Tout passe par le récit. Rien n’échappe au récit. Même pas le silence ». Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«RETROUVER L’HARMONIE AFRICAINE NATURELLE » avec Ice Djo Ndjoko, membre de l’institut AfricaMaat « Apporter ma goutte à l’océan de la renaissance africaine », et avec cette phrase, nous voilà immergé.e.s dans l’esprit limpide d’un panafricaniste convaincu dont le maître-mot est « l’harmonie ». Ice Djo Ndjoko est ingénieur en science de la matière. Ce cerveau brillant est membre d’AfricaMaat. Cet institut promeut de façon dynamique : « l’étude pédagogique des Humanités Classiques Africaines, dans le cadre des travaux initiés par le professeur Cheikh Anta Diop, le fondateur de l’école panafricaine d’égyptologie. Sa mission est de permettre au grand public de découvrir la richesse de l’histoire scientifique panafricaine ». Ce samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, lors de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day, etauprès des Planteuses Marrones, Ice Djo animera l’atelier « Terrarium », où il s’agit en fait « d’une reconstitution des caractéristiques biologiques de la planète dans un bocal clos. ». Ca, c’est la définition. Mais au fond, l’expérience va plus loin : « Apprendre la patience ». Ice Djo enseignera ce jour-là aux enfants « à retrouver leur nature, à croitre de manière constante : la nature prend son temps (quand un arbre pousse, il ne fait pas de bruit). Chaque chose a son temps. Si tu respectes ton rythme naturel, il y a de fortes chances que tu réussisses dans la vie. L’harmonie à l’échelle du globe, les enfants pourront l’atteindre par leur terrarium, et repartir alimenter les racines, en harmonie avec l’univers. » « C’est un Accident de l’histoire de penser que l’on peut dominer la nature » poursuit Ice Djo, et pour « lutter contre les dégâts de cette éducation coloniale », il en appelle à Cheikh Anta Diop : « si tu fonctionnes sur un paradigme qui n’est pas le tien, ton destin sera biaisé. Pour fonctionner, notre peuple doit partir de ses propres paradigmes. Pour partager l’harmonie avec d’autres peuples, il faut d’abord se réapproprier notre histoire. » Il précise : « Il faut se rappeler de tout ce que l’Afrique a apporté : les bases de toutes les sciences, le socle des sciences humaines (astronomie, agriculture, architecture, mathématiques, théologie) ». Afin d’avoir comme il dit un « haut degrés de connaissance de soi », Ice Djo aimerait qu’on se pose ces questions : « Où est-ce qu’on a échoué ? Quelles sont les solutions à apporter ? Quelle est la meilleure manière d’apporter ma part pour atteindre l’harmonie ? ». Encore une fois, pour lui « la mission au-dessus de tout, c’est l’harmonie ». Avec une priorité : « les enfants ». A l’issue de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022, chaque enfant pourra repartir avec un « Afro Kid Kit ». Pour quelqu’un comme lui pour qui il s’agit « d’investir dans le futur », justement, la bonne idée de l’Afro Kid Kit (agendas d’événements de l’année, annuaire des structures ressources…), est une idée plus qu’excellente : « C’est un rappel. Cela permet de cristalliser les connaissances à l’intérieur de soi. C’est un bon souvenir. C’est tout l’esprit de l’événement. Où les enfants auront des connaissances utiles toute l’année, et toute la vie ces enfants auront le réflexe de prendre soin d’autres enfants ». Cet amateur de « Philosophie africaine, de Littérature de combat, de Musique consciente » n’a pas d’autres objectifs que le « Maat », l’harmonie, avec un processus pratique Universelle en deux temps : « On répare en se rééduquant. Entre nous, déjà, et ensuite avec le reste du monde. » Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«OKOYE, AU SERVICE DE L’AFRO KID DAY » avec Okoyé, une enfant afrodescendante aux supers-pouvoirs de bienveillance Okoyé a 20 ans, et elle n’a pas attendu d’avoir 20 ans pour connaitre son destin de super-héroïne. En tant qu’enfant afrodescendante, elle savait qu’un jour, et ce jour c’était le samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, qu’elle vivrait la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day. Cette adolescente ne porte pas vraiment le nom d’une des héroïnes du film Black panther : c’est un nom d’emprunt, une question d’anonymat pour cette interview. Comme les super-héros, elle connait la valeur du secret. « Okoyé » est un nom d’emprunt, certes, mais ce n’est pas un hasard non plus : elle adore ce film qu’elle a vu déjà deux fois, peut-être trois, peut-être… Ce qu’elle aime dans le film ? « Tout ». Je lui demande de préciser un peu : «les décors magnifiques ! Les costumes incroyables ! » Sa maman, juste à côté d’elle, aurait peut-être aimé qu’elle évoque le leadership féminin mis en avant dans le film ? Pour Okoyé, ces questions elle ne se les pose pas comme ça : ce n’est pas un manque pour elle. Son admiration du film porte également, justement sur ces « personnages de femmes… » et, à la veille de la sortie de la suite du film en novembre prochain, Okoyé a hâte de savoir « comment la sœur du héros disparu, alors que c’est une Femme Noire, comment elle va réussir à monter sur le trône ! ». C’est toute une histoire pour Okoyé et sa maman. Au cœur de l’engagement panafricain de la maman : le film préféré de sa fille. C’est tout naturellement que la maman l’a embarquée dans la préparation de l’événement de la Journée des Enfants Afrodescendants. Mais avant ça, ce n’est pas toujours facile d’être la maman d’une super-héroïne, me confie-t-elle à demi-mots. Il y a bientôt un an, la maman d’Okoyé avait diligenté à sa fille une mission. Ça allait être l’une de ses premières missions à Okoyé. Et au début, elle y allait à reculons : « au début, j’étais réticente ». Il faisait froid ? Ça demande du temps ? Nous étions en décembre. La mission que lui avait confiée sa maman, était « d’aider à préparer les repas pour les sans-abris, et à les distribuer ». Le contact humain, les échanges, le partage… Okoyé a fini par saisir un de ses super-pouvoirs : « la solidarité ». Ce fut une première mission réussie : « au final, j’ai été contente, j’ai pu me rendre compte de certaines réalités, et aussi… que j’aime bien rendre service ». Alors, quand il a s’agit de préparer l’événement, centré sur le lien entre Black Panther le film et le Black Panther Party, la maman d’Okoyé n’a pas hésité à demander à Okoyé de reprendre du service. «Ça a d’abord commencé par des conseils » m’explique Okoyé, « j’apportais le regard des enfants, le point de vue de l’Afro Kid. En fait, j’ai surtout aidé à la communication, c’est d’ailleurs ce que j’aime faire : aider à la communication ». Cet enfant Afro Kid, qui découvre son super-pouvoir au cœur d’un engagement panafricain, est le super-pouvoir de l’engagement : il fait grandir, il fait grandir serein, il fait grandir heureux. Et cela s’entend dans l’enthousiasme d’Okoyé : « J’étais contente d’aider ! Apprendre telle ou telle chose, comment faire du chocolat, mon propre jardin, plein de petits savoirs… j’ai hâte d’être au samedi 24 septembre : j’aimerai voir comment ça va se passer ! ». Mais nous, nous savons déjà que le film se termine bien : et apparemment, pour la suite du film de la lutte panafricaine, les futures super-héroïnes sont déjà dans la place. Shaman dolpi, journaliste.

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UMOJA AFRO KIDS DAY

Samedi 24 septembre « LA CONTINUITE HISTORIQUE AU SERVICE DE L’ENFANT AFRODESCENDANT » avec Jahlyssa Sekhmet, directrice des éditions AFRODYA « Avec la Ligue Panafricaine-Umoja, on a la même vision : le rapprochement de l’Afrique et de sa Diaspora ». C’est là-dedans que s’inscrit le travail de Jahlyssa Sekhmet, directrice de la Maison d’éditions AFRODYA, qui participera à la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet. Depuis plus de quinze ans, vous l’avez peut-être déjà vu, lu, et relu, sa maison d’édition publie des ouvrages « afin d’expliquer au plus grand nombre notre histoire, l’histoire africaine ». Au-delà du travail de vulgarisation, la mission de l’éditrice militante est très claire : « Ma colonne vertébrale idéologique, c’est la continuité historique ». Luttant contre les amnésies, comblant les failles… la stratégie de Jahlyssa est de prendre, à chaque fois, dans chacun des ouvrages publiés, l’histoire dans son ensemble, « dans sa continuité ». L’atelier qu’elle animera lors de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre, participe de cette logique : « l’Atelier Trop beaux nos cheveux afros » fait écho à sa nouvelle publication « Trop beaux mes cheveux afros » qui raconte « l’histoire du cheveu, de la préhistoire à nos jours ». Jahlyssa rappelle par exemple qu’une fois les Africaines déportées jusque l’autre côté de l’Atlantique, « le cheveu crêpu est devenu un problème : 400 ans sans peigne, sans ton huile… » et que finalement « les premières femmes Noires millionnaires ont fait leur business sur le cheveu ». Pour Jahlyssa, il s’agit de stimuler « la confiance et l’estime de soi ». Ce sont ces valeurs que l’enseignante qu’elle est, retrouve dans l’esprit de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet organisée par la Ligue panafricaine. Des valeurs essentielles pour la « jeune fille Noire, ou l’adolescente » et aussi pour l’enfant en général. « Ce qui est important, c’est la représentation » précise-t-elle, notamment avec l’association de Black Panther (le film) et Black Panther Party (l’organisation militante), mise en œuvre au cœur de l’AFRO KIDS DAY. « Dans le film, on voit des héroïnes Noires, des femmes Noires scientifiques, un travail exemplaire sur les costumes, les coiffures… Tout cela est positif, ça permet aux enfants de s’approprier et de se projeter ». Et pendant ce temps-là, « cela permet aux parents de se rencontrer de temps en temps, de faire le point, de savoir qui est qui ». Au fond, cette journée, cet AFRO KIDS DAY du samedi 24 septembre, c’est l’histoire d’une « Black Therapy », constructive.   Shaman dolpi, journaliste.

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UMOJA AFRO KIDS DAY – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

« FAIRE GRANDIR LA DIGNITE », avec Goundo Diawara, co-secrétaire nationale et porte-parole de FRONT de MERES « Construire ce qui favorise la fierté et la dignité ! ». Le leitmotive de Front de Mères est clair. « Si à l’issue de La Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet j’entends un enfant me dire : « Purée ! Notre histoire est magnifique… Voilà ce que j’ai appris, et je suis fier d’être ce que je suis ! » alors la mission sera accomplie ! ». Ces mots pleins d’enthousiasme sont de Goundo Diawara, pas seulement CPE dans un collège, mais aussiporte-parole de Front de Mères, et co-secrétaire nationale de ce syndicat de parents, principal partenaire auprès de la Ligue Panafricaine-UMOJA, de l’événement consacré à l’enfant afrodescendant ; et à en comprendre Goundo : un événement consacré « à la dignité ». C’est le mot qui revient sans cesse dans sa bouche, et c’est aussi le mot qui symbolise le plus l’esprit du « premier syndicat de parents ». La dignité. Dans les 5 axes de luttes de Front de Mères, la dignité est la raison, le moyen, et l’objectif. C’est en effet le mot « dignité » qu’il faut entendre dans leur « lutte contre les inégalités scolaires », ou dans « la justice climatique, écologique et sociale » que les parents du syndicat, majoritairement des mères, mènent au sein de quartiers populaires qui sont les espaces publiques « les plus bétonnés qui soient », tout comme dans « la lutte contre les violences interquartiers », et aussi dans « la lutte contre les violences policières », ou encore dans « la transmission des langues, des mémoires, et des héritages culturels », où là encore, c’est cette recherche de la dignité qui est le cœur du projet de cette structure d’actions populaires qui existe depuis 2017. Il y a beaucoup à dire sur Front de Mères. Que ce soit leur esprit fédéraliste ou leur méthode d’interventions. « A chaque fois, tout part du local : de nos collectifs locaux » précise Goundo, et le syndicat fait comprendre à chaque parent de nos quartiers populaires qu’il est « légitime » — à s’engager, à lutter, à gagner. « Il n’y a pas de question qui ne soit politique » souligne-t-elle. Les premières victoires du syndicat sont venues rapidement, sur tous les fronts, de « l’ascenseur en panne, où on a réussi à faire plier un bailleur, en l’obligeant dorénavant à associer les locataires au nouveau cahier des charges » à l’obtention d’un espace mis à disposition pour leurs activités « d’aides aux devoirs, d’ateliers pour les enfants et les familles, d’expositions, comme celle de Rocé sur les pochettes de disques qui retrace l’histoire panafricaine… c’est la reconnaissance de notre légitimité ». Ce lieu obtenu, c’est « Verdragon », le lieu où se déroulera La Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet. Pour Goundo, cette journée permettra « de renforcer la fierté issue de l’immigration afrodescendante : c’est une bonne raison de nous fêter ». Et elle a bien raison.Parce que la dignité, ça se partage, ça s’encourage, et, ça se fête. Shaman dolpi, journaliste.

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« UMOJA AFRO KIDS DAY » – SAMEDI 24 SEPTEMBRE

«UN TERRARIUM POUR L’AFRO KID, POUR SE RECONNECTER A LA BEAUTE DE SA NATURE» avec Thaly, fondatrice des Planteuses Marronnes « Pour une justice sociale, environnementale, et réparationniste ! » Thaly est de formation urbaniste. Côté engagement, Thaly est une militante afroféministe profondément écologiste, marquée par le racisme : « Le racisme, ce n’est pas bête. Ça tue socialement, économiquement, culturellement. Le racisme, ça répond à une logique très structurée ». Et ce qu’elle a vécu en tant qu’enfant, elle ne souhaite pas le reproduire : « je suis de la seconde génération du BUMIDOM, selon moi une sorte de déportation de la population caribéenne vers la Métropole sans qu’ils s’en aperçoivent. Quelle violence. Ma famille est venue dans l’esprit du BUMIDOM où le discours dominant est de laisser croire que nous serons mieux ailleurs. J’étais alors dans une logique d’intégration culturelle, éducative, pour le parler, le manger, le vêtir, une intégration parisienne : ma mère m’envoyait chez le coiffeur pour me lisser les cheveux : « je n’étais coiffée que si j’étais lissée ». Quelle violence. Aujourd’hui, la prise de conscience est claire : à moi, envers ma propre descendance, d’exprimer notre beauté. De nous reconnecter à ce que nous sommes. » Thaly a alors créé Planteuses Marrones, une structure écologiste qui rappelle le lien indéfectible entre les afrodescendants et la nature. Avec deux ateliers vivants de reconnexion à la Terre : des promenades-visites dans les bois où il s’agit de reconnaitre les différents écosystèmes « et faire la cueillette dans le respect du vivant », et d’autre part l’agriculture urbaine : « Mon objectif avec Planteuses Marronnes, c’est d’offrir aux Noirs la possibilité d’être dans les Jardins partagés. Pour être plus précis, dans les Jardins Caribéens : petit espace de terre pour se nourrir et se soigner où on cultive plantes comestibles et médicinales… ». Lors de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet, Planteuses Marrones proposera aux enfants l’atelier Terrarium : « Une reconstitution de l’écosystème, du cycle de l’eau. La planète est une grande bulle en cycle fermé. Sous les yeux de l’enfant : un petit jardin intérieur où les enfants vont reproduire un écosystème qu’ils verront grandir, sans rien faire, c’est magique. Grâce à une structure partenaire, Africamaat, on va donner aussi du sens : l’enfant va savoir que ses ancêtres sont toujours présents, et qu’il marche dans les pas de ses ancêtres ». Pour la fondatrice de Planteuses Marrones, l’action de la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi du 24 septembre, c’est l’opportunité d’une « autoréparation » et de justice pour la dignité de l’enfant : « Ce n’est que justice de donner à nos enfants à percevoir la Terre dans une logique afrodescendante. On ne peut pas laisser croire à nos enfants d’Afrique, des Caraïbes, que « tout va s’inonder, qu’on est trop nombreux… » ; discours de ceux qui dominent actuellement le monde, ce n’est pas un discours afrodescendant, juste. Nos enfantsméritent qu’on leur donne un autre discours pour leur montrer que les grandes personnes s’occupent d’eux, avec leurs valeurs et leurs racines ». Pour finir de planter sa parole, Thaly ajoute : « à la fin de la journée, nos enfants pourront repartir en sachant qu’être afrodescendant, c’est être beau ». Shaman dolpi, journaliste

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UMOJA – AFRO KIDS DAY SAMEDI 24 SEPTEMBRE

« UN PARENT BLACK PANTHER, UN PARENT EN MISSION POUR LE FUTUR ! » avec Vanogodé Dosso, parent d’un enfant de 12 ans « C’est ma mission de parent d’amener mon enfant à comprendre que la famille Afro est une Grande Famille ! ». Voilà pourquoi Vanogodé Dosso, père d’un enfant âgé de 12 ans, poursuivant l’idéal Black Panther, participera à la Journée des Enfants Afrodescendants – UMOJA Afro Kids Day du samedi 24 septembre 2022 à Paris-Bagnolet : pour l’éveiller aux valeurs de la « Grande Famille panafricaine » comme dit Vanogodé avec fierté. Au premier rang desquels : « la Parole » doit être le vecteur d’une « communication constructive », une parole qui se veut « bienveillante ». Vanogodé « père » met un point d’honneur au sujet de la « valeur Parole ». En tant que parent, il le sait que trop bien. Pour lui, est une valeur africaine voire panafricaine « la parole qui s’exprime » quand et seulement quand « elle sert à transmettre quelque chose ». La mission est importante. Mission du passé, mission du futur. Pour mettre avec intelligence au cœur de l’événement l’enfant, Vanogodé est conscient de la stratégie mise en œuvre par les organisateurs autour de ce lien, du lien qui sera fait entre le film Black Panther et le mouvement du Black Panther party : « il y a le monde Black Panther virtuel, et il y a le monde Black Panther concret, qu’on peut toucher ». Les ateliers, tout le long de la journée du samedi 24 septembre, comme « un rappel » insiste-t-il, reprennent là l’esprit de transmission éducative et pédagogique de l’organisation militante illustre : « l’histoire vraie n’est pas une histoire virtuelle » précise Vanogodé, qui est par ailleurs un juriste engagé : « toute organisation politique qui ne met pas au cœur de son organisation les enfants, ne pourra pas durer ». A l’issue de la journée du samedi 24 septembre, chacun pourra repartir avec un « Afro Kids Kit ». Là aussi Vanogodé en voit toute l’utilité : « Je félicite les organisateurs : c’est une initiative des plus avisées. Dans la vie de tous les jours, nous utilisons des outils ». L’idée-même d’intégrer un Afro Kids kit, avec les adresses utiles, les agendas de l’année à venir, les structures, ressources… fait dire à Vanogodé : « sans chaussures, tu ne marches pas. Sans voiture, tu ne roules pas. Tout ça ce sont des outils. » Et sans Afro Kit, tu n’avances pas sereinement : « Il faut préparer nos enfants. Et qui dit enfant, dit parent. Il faut intégrer dans nos esprits que c’est la journée des enfants ET des parents. Pour reconstruire la Grande Famille Afro ». Shaman dolpi, journaliste.

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