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Communiqué: Soutien au peuple de Ayiti en lutte pour son auto-détermination!

🔴 UMOJA HABARI – COMMUNIQUÉ 🔴 SOUTIEN AU PEUPLE DE AYITI EN LUTTE POUR SON AUTO-DETERMINATION ! Terre de naissance du Panafricanisme et de la Négritude, première et unique révolution victorieuse menée par des Africains esclavagisés qui ont créé en 1804 le premier Etat de la Diaspora Africaine, la République d’Ayiti n’a jamais eu un seul instant de répit pour assumer pleinement sa souveraineté chèrement acquise. La situation présente d’Ayiti est essentiellement la même qu’elle a été depuis le lendemain de son indépendance, avec tous ses défis sociaux et ses enjeux politiques, géopolitiques et économiques. Depuis la dette imposée par la France en 1825 pour la reconnaissance de son indépendance, Ayiti n’a jamais cessé d’être une cible prioritaire et stratégique des forces impérialistes occidentales. Déchirée par une guerre de classe fratricidaire pour le pouvoir politique, victime d’une guerre économique et commerciale des puissances occidentales, Ayiti a défendu tout au long du 19ème siècle sa souveraineté avant de succomber à l’occupation américaine de 1915 à 1934. L’effet combiné des difficultés endogènes sous la période duvaliériste et de l’application des politiques économiques néocoloniales ont certainement contribué à l’instabilité globale du pays. Depuis le coup d’état du 29 Février 2004 menée par une coalition franco-américano-canadienne contre le président démocratiquement élu Jean-Bertrand Aristide, la République d’Ayiti s’est un peu plus assujettie à la dictature de la politique néolibérale des institutions financières et des oligarchies locales et internationales. De nombreux scandales impliquant les organismes internationaux ont mis à nu le vaste complexe industriel militaro-humanitaire qui contrôle notamment les secteurs stratégiques et vitaux du pays. Après le séisme de 2010, des milliards de dollars ont été levés par des organisations humanitaires au nom de la reconstruction d’Ayiti sans que ces sommes ne parviennent au peuple. Ayiti est ainsi devenu le paradis fiscal de la mort, une néocolonie où les puissances financières s’enrichissent sur la mort du peuple noir. Le néocolonialisme a fait de la misère une activité lucrative. L’actualité d’Ayiti, adorée par les médias en quête de misérabilisme, est aujourd’hui totalement ignorée. Et pour cause, le peuple s’est réuni et descend depuis plusieurs mois dans la rue pour exiger le départ d’une classe politique qui n’a fait que représenter ses propres intérêts et ceux de leurs maîtres au point de trahir les idéaux révolutionnaires à l’origine de cette nation. Ayiti est ainsi plongée depuis plus d’un an dans une crise politique qui avait été amorcée avec la hausse du prix de carburants en juillet 2018 et la révélation du scandale de PetroCaribe. L’affaire PetroCaribe n’est que l’arbre qui cache la forêt. Les institutions publiques ne fonctionnent plus, à l’instar du parlement dysfonctionnel et de la valse au poste de Premier ministre. La rentrée des classes a été renvoyée indéfiniment et les enseignants sont en grève. Les hôpitaux publics n’ont pas les moyens de répondre aux besoins de la population. Même la police a rejoint les rangs des protestataires pour demander des meilleures conditions de travail, une augmentation de salaires, une assurance de santé et le droit de s’organiser en syndicat. Le gouvernement réprime les manifestants en utilisant des groupes armés ainsi que des mercenaires américains qui assurent également la sécurité personnelle du président. Face aux vagues de manifestations populaires qui grandissent exponentiellement de jour en jour, le sort de l’administration du président Jovenel Moïse ne tient qu’au soutien d’une ploutocratie qui n’a fait que placer des marionnettes au pouvoir. Aujourd’hui, non seulement que le peuple Ayitien désigne et réclame la démission de la marionnette déguisée en président, mais bien plus important, il revendique la fin de l’oligarchie, et le démantèlement complet du système en place. Les mouvements de protestations ont atteint toutes les grandes villes du pays; les jeunes des quartiers populaires n’ont jamais été aussi actifs politiquement; et tous les secteurs de la société civile se sont engagés dans cette lutte pour la restitution de la souveraineté de l’Etat. C’est la mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation qui s’en prend à un système qui n’est plus à même de se réinventer. La conscience historique demeure encore très forte dans la population, malgré les influences aliénantes des médias hégémoniques, des institutions académiques et religieuses. C’est l’expérience d’un temps révolutionaire en Ayiti, et nombreuses sont les raisons d’être optimiste pour voir venir de nouvelles bases de développement de la nation, d’amélioration des conditions de vie, et d’organisation de l’Etat au service du peuple Ayitien. Le peuple d’Ayiti ne dispose d’aucune armée, d’aucune banque ni d’aucun média pour mener ce combat d’égal à égal avec ses agresseurs impérialistes, mais tous les peuples qui font face aux mêmes agressions criminelles doivent apporter leurs armes, leurs ressources et de la visibilité au peuple d’Ayiti dont le combat révolutionnaire est pionnier. La Ligue Panafricaine – UMOJA appelle les forces panafricanistes et progressistes à travers le monde à rejoindre les forces ayitiennes engagées dans la diaspora et à agir en solidarité avec le peuple d’Ayiti. L’Union fait la Force ! Umoja ni Nguvu ! Fait le 03 novembre 2019 à Cotonou, Paris et Silver Spring (Maryland, USA) Pour le Bureau Politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA Le président Diogène Henda Senny

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COMMUNIQUÉ: Un « état de la diaspora africaine » énième enfumade autour du panafricanisme

🔴 COMMUNIQUÉ 🔴 UN « ÉTAT DE LA DIASPORA AFRICAINE » ÉNIÈME ENFUMADE AUTOUR DU PANAFRICANISME A l’initiative de la Fondation Frantz Fanon – Officiel, Ligue Panafricaine-UMOJA (LP-Umoja), Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP 59/62), voici un appel d’organisations pour dénoncer la mise en place d’un Etat de la diaspora d’ascendance africaine initié de manière unilatérale et au nom d’un panafricanisme dévoyé; il s’agit d’un véritable coup d’état commis par Louis Georges Tin, auto proclamé premier ministre, qui a décidé de disposer à sa guise de millions et de millions d’Afro-descendants et d’Africains, en s’appuyant sur des entités multinationales et transnationales. De facto, il se comporte de la même façon que ceux qui avaient colonisé le continent africain. Il s’appuie sur le groupe GRAALEO https://graaleo.io , incluant de nombreuses banques qui mènent campagne pour une monnaie de type bitcoin avec l’objectif « de devenir une entité privée universelle » afin de « structurer et de donner sens à la data financière(…) » en Afrique, ce qui est bien éloigné des objectifs du panafricanisme visant à l’émancipation et à l’unité africaine. Ci-joint le communiqué à lire, à partager.⬇️ Umoja Ni Nguvu! L’union fait la force!

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Statement on the recent xenophobic attacks in South Africa : Pan-Africanism must fight the divide and rule policy !

The Pan African League – UMOJA through its delegation in the Federal Republic of Nigeria condemn with both sadness and anger the brutal xenophobic attacks launched in the last few days against our brothers in South Africa. We, at this juncture condole and sympathize with the affected families. The saddest fact is that today an African could be seen as a foreigner on a continent he considers his own, only because some aliens artificially created those boundaries which were never there before to distinguish his nationality from that of his very own brothers. Xenophobic attacks in South Africa have not only been destroying the properties of Africans but it has also been claiming their lives every year from as far back as 1994, shortly after the country broke free from the shackle of painful apartheid regime. Nigeria played a major role in the emancipation of South Africa from the white racist majority government. Soon after the emancipation, the two countries strengthened their bilateral ties and moved upward on the ranking of the fastest growing economy in Africa, ranked severally as first and second respectively. An achievement which is largely due to their collaborations for mutual economic gain. The withdrawal of Nigeria from the recent African economic summit in South Africa represents some threats on the future of this relationship. Also, recent attacks on Nigerian-based South African companies pose another threat but the symbolic gesture by the government of both parties in condemning these attacks and even commanding the arrest of the vandals is no doubt applaudable. This tragic occurrence can be ascribed to two facts : the fear of hegemony, and ascription of crime and moral decadence to foreigners.  South Africans often protested the immigration of Africans into their land, claiming that job opportunities are taken away. They perceive the success of foreign firms as a factor directly responsible for the increase in unemployment rate in their country to twenty-eight percent (28%) and also a hegemony or dominance which must be fought, not realizing that their own companies such as DSTV and MTN to mention a few, have excelled beyond competition in countries with relatively high unemployment rate such as Nigeria. It is quite unfortunate that South Africans have failed to understand that unemployment is not only peculiar to South Africa or caused by so called immigrants. They refuse to recognize it as a problem created by Neocolonization of Africa. No economy can become viable under the shadow of imperialism. No economy can develop without full sovereignty. We hereby argue that by investing in South Africa, Nigerians and other Africans are not competing with South Africans on their own soil but are only creating opportunities thereby reducing unemployment rate. Does it not sound unreasonable that white immigrants are positively considered investors while blacks are negatively considered competitors?  In South Africa today, foreigners are blamed largely for crimes, illegitimate trades and moral decadence. One cannot totally dispute that foreigners may have been abetting crimes like nationals also do, but one must on humanitarian ground condemn the arsons and brutalities on humans. Indeed, nothing can be more inhumane than setting a fellow mankind ablaze we must hereby question the citizens for taking law into their hands and South African security agencies for delayed actions as citizens revealed their plans prior to the attack. The problem of xenophobia as any other problem, cannot be considered beyond control.  The Pan African League – UMOJA therefore urge the government of South Africa to: 1) Use the media to educate the public on unity, tolerance and the dangers of xenophobia  a true pan-African vision ;  2) Draft laws that assures employment of a reasonable percentage of the Native peoples of South Africa (Azania) by foreign firms to avoid fear of hegemony and future attacks at large ; 3) Compensate the families of the dead victims and also surviving ones who lost their properties ; 4) Draft laws that prevent any form of attack on foreigners ;  5) Strictly enforce laws that ban all illegitimate trades which arouse the attackers anger as they so claim ; 6) Ensure that the arrested attackers are prosecuted to prevent future occurrence ;  7) Resolve to diplomatic strategies and reconsider some of its actions such as closing its embassy in Nigeria. This will help in maintaining south Africa’s position in the committee of nations and its ties with other African nations. As the government of South Africa take his responsibilities, it is important as well that we urge the distinguished government of all African countries to secure the lives and properties of South Africans within their jurisdiction from any group of violent protestors. The Pan African League UMOJA reminds that every African, national or not, can not be considered as a foreigner in any part of Africa. We believe that Africans are brothers for ever. We proved our solidarity during our struggles for the emancipation of Africa and above all during the campaign against the painful apartheid regime in South Africa. Africa stood against segregation which led to the establishment of a black majority government in South Africa. It is indeed commendable that many Africans in South Africa and the countries whose nationals were victimized by the xenophobic attack hold the view of unity as the solution to the problem. We must agree that we need one another at every point in time and we must see beyond those artificial boundaries that segregate us. We must firmly hold the view that if we are united, one day, together we will overcome. Umoja Ni Nguvu! Unity is strength ! Katsina, September, 23rd, 2019 Nigerian Delegation For The Political Bureau of the Pan African League – UMOJA

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Communiqué: La Ligue Panafricaine – Umoja dénonce « le terrorisme économique » des sanctions au Venezuela

LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA DENONCE LE « TERRORISME ECONOMIQUE » DES SANCTIONS AU VENEZUELA ! La Ligue Panafricaine – UMOJA exige la fin des sanctions économiques imposées par l’administration états-unienne à l’encontre de la République bolivarienne du Venezuela. Depuis août 2018 et la tentative d’assassinat contre le président Nicolas Maduro, les forces impérialistes redoublent d’effort pour renverser le pouvoir et mettre un terme au processus révolutionnaire lancé il y a vingt ans par le président Hugo Chávez. Les joutes diplomatiques, les menaces d’invasion militaire, l’utilisation de l’arme humanitaire, les appels à l’insurrection populaire ou les attaques électromagnétiques se succèdent sur fond de propagande médiatique. En soutenant les dernières sanctions américaines qui touchent en premier lieu une population asphyxiée par la crise économique, l’opposition vénézuélienne qui négociait avec le gouvernement une solution politique à La Barbade sous l’égide de la Norvège, prouve simplement qu’elle est l’enfant caché de l’impérialisme le plus cynique. Le Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves de pétrole au monde, refuse de devenir la colonie des Etats-Unis. Toutes les tentatives de déstabilisation ont échoué face à la résistance populaire et la loyauté de l’armée bolivarienne. Nous dénonçons le rôle habituel des pays occidentaux de la « communauté internationale » qui prétendent encore une fois donner des leçons de démocratie à Caracas alors qu’ils sont largement minoritaires face à plus de cent-cinquante gouvernements qui ont maintenu leur soutien au gouvernement légal et légitime de Nicolas Maduro. L’Organisation des Nations-Unies doit prendre acte de cette réalité et condamner la déclaration de guerre économique des Etats-Unis contre le Venezuela. Seul maître de son destin, le peuple vénézuélien aujourd’hui, comme le peuple africain de Libye hier, n’a jamais adhéré à la logique de guerre portée par les impérialistes. Victime d’une violation des droits humains liée aux sanctions, le peuple vénézuélien veut la paix et le respect de sa souveraineté. La Ligue Panafricaine – UMOJA exhorte l’Union Africaine à condamner les sanctions visant le Venezuela, sanctions qui vont paradoxalement à l’encontre de la logique de libre-échange voulue par les gouvernements africains lors du dernier sommet de Niamey. N’importe quel peuple africain peut se retrouver demain dans la situation du peuple vénézuélien, victime d’une guerre économique où une puissance, insatisfaite d’accéder aux ressources naturelles, déciderait d’imposer son droit de manière extraterritorial au-dessus du droit international dans le seul but d’éliminer des concurrents. La Russie et la Chine sont directement visés pour leur soutien au Venezuela et leur volonté de maintenir un ordre multipolaire. La solidarité internationale face à l’agression impérialiste soulève beaucoup d’espoir pour les peuples du monde entier, en particulier les peuples africains soumis depuis trop longtemps aux mêmes formes d’ingérence. Solidarité avec le Venezuela pour la fin des sanctions ! Non à l’impérialisme ! Peuples d’Amérique Latine, Caraïbes et d’Afrique, l’Union fait la Force ! Fait le 10 août 2019 à Cotonou, Abidjan, Brazzaville, Bruxelles, Dakar, Genève, Lomé, Londres, Niamey et Paris Le Bureau Politique Provisoire.   THE PAN-AFRICAN LEAGUE – UMOJA DENOUNCES « THE ECONOMIC TERRORISM » OF SANCTIONS IN VENEZUELA! The Pan-African League – UMOJA demands the end of economic sanctions imposed by the US administration against the Bolivarian Republic of Venezuela. Since August 2018 and the assassination attempt against President Nicolas Maduro, imperialist forces have redoubled their efforts to overthrow the power and put an end to the revolutionary process initiated twenty years ago by the late President Hugo Chávez. Diplomatic clashes, the threats of military invasion, the weaponization of humanitarian aid, calls for popular insurrection or electromagnetic attacks are following one another on the background of media propaganda. By supporting the latest US sanctions that primarily affect a population suffocated by the economic crisis, the Venezuelan opposition, which was negotiating a solution to the political crisis with the government in Barbados under the auspices of Norway, simply proves that it is the hidden child of the most cynical imperialism. Venezuela, which has the largest oil reserves in the world, refuses to become the colony of the United States. All attempts at destabilization failed in front of popular resistance and loyalty of the Bolivarian army. We are denouncing the usual role of the West and the “international community” who claim once again to give a lesson of democracy to Caracas while they are in minority against more than one hundred and fifty governments who have maintained their support to the legal and legitimate government of Nicolas Maduro. The United Nations must act upon this reality and condemn the declaration of economic war waged against Venezuela by the United States. Sole master of its own destiny, the Venezuelan people today, like the African people of Libya yesterday as never adhered to the logic of war embodied by the imperialists. Victim of human rights violation through sanctions, the Venezuelan people want peace and respect of its sovereignty. The Pan-African League – UMOJA urges the African Union to condemn sanctions targeting Venezuela, which paradoxically go against the logic of free trade sought by African governments at the last summit in Niamey. Any African people can find themselves tomorrow in the situation of the Venezuelan people, victim of an economic war where a power, dissatisfied of his access to natural resources, would decide to impose its law extraterritorially regardless of international law for the sole purpose of eliminating competitors. Russia and China are directly targeted for their support to Venezuela and their will to maintain a multipolar order. International solidarity in front of the imperialist aggression raises a lot hope for the peoples of the world, especially for African peoples who are subjected to the same types of meddling for far too long. Solidarity with Venezuela and the end of sanctions! No to imperialism! Peoples of Latin America, Caribbean and Africa, Unity is Strength! August 10th, 2019, in Cotonou, Abidjan, Brazzaville, Brussels, Dakar, Geneva, Lome, London, Niamey and Paris Provisional Political Bureau of the Pan-African League – UMOJA

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Thomas Sankara, héros de la Renaissance africaine

En mémoire de Thomas Sankara (1949-1987), héros de la Renaissance africaine La Ligue Panafricaine – UMOJA invite toutes les personnes qui se reconnaissent dans la vie et l’œuvre du président burkinabé Thomas Sankara à se mobiliser et à célébrer sa mémoire à l’occasion des trente ans de sa disparition brutale survenue le 15 octobre 1987 à Ouagadougou. Thomas Sankara reste un combattant panafricaniste inégalé et un héros de la libération des peuples opprimés en Afrique et dans le reste du monde. Lors de nos Universités tenues à Montpellier en 2014, Madame la Première Dame Mariam Serme SANKARA avait apporté son soutien à la Ligue Panafricaine – UMOJA en nous honorant de sa visite et de son adhésion publique. La LP – UMOJA réitère son amitié au Comité Thomas Sankara de Montpellier qui avait répondu présent et qui assure, avec d’autres structures comme le Comité International pour la Justice sur Sankara (CIJS), un travail de soutien moral et juridique auprès de la famille de l’ancien président du Burkina Faso. En 2014, le Burkina Faso connaissait une période « révolutionnaire » marquée par la chute du régime françafricain de Blaise Compaoré, emporté par un mouvement populaire et exfiltré par l’Élysée vers les bases arrière marocaine puis ivoirienne. Depuis, la transition a conduit au retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection de Roch Kaboré à la tête de l’État. De là où il nous regarde, le Président Thomas Isidore Noël Sankara doit être à la fois heureux et inquiet. Heureux de voir que des millions de personnes et une vague de mouvements de la société civile ont maintenu en vie sa pensée et son combat pour une Afrique émancipée, souveraine et solidaire. Inquiet de voir que les forces de recolonisation continuent à progresser en entretenant la confusion idéologique dans les objectifs et les priorités des peuples africains, confusion favorisée par la désertion des forces et des idées panafricanistes de l’arène politique. Aujourd’hui au Burkina Faso, dans la sous-région ou sur le continent, quel parti politique peut revendiquer un programme répondant aux défis identifiés par Sankara ? Quel dirigeant politique africain en responsabilité pourrait tenir et assumer un langage de vérité en présence directe de son homologue de l’Élysée ? Président du Burkina Faso du 4 août 1983 au 15 octobre 1987, Thomas Sankara s’était engagé sur tous les maux que nous déplorons encore trente ans après sa disparition : l’abolition inconditionnelle de la dette des « pays pauvres » et la fin du franc CFA ; le chantage environnemental des grandes puissances et le refus des multinationales de laisser l’Afrique s’industrialiser à sa manière ; le soutien à nos producteurs à travers une politique d’autosuffisance alimentaire ; l’émancipation des femmes d’un patriarcat obsolète et le soutien à la jeunesse à travers une politique pour l’éducation, la santé et l’emploi ; le droit des peuples notamment sahraouis, kanaks et palestiniens, à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources ; les luttes d’émancipation et de justice sociale, et plus globalement la lutte contre le néocolonialisme et l’impérialisme qui sévissent à l’intérieur et à l’extérieur de nos États berlinois. Partout où ces enjeux ont un sens, le nom de Thomas Sankara est populaire et résonne dans les cœurs. Pour tout ce qu’il a impulsé en un temps très court, Thomas Sankara fait partie d’une précieuse lignée de figures historiques auxquelles nous devons rendre un hommage appuyé et conséquent. Ainsi, la Ligue Panafricaine – UMOJA salue le lancement au Burkina Faso d’une souscription nationale pour construire le Mémorial Sankara. Bien entendu, cet acte d’engagement populaire et salvateur n’enlève pas la nécessité de faire la lumière sur le crime qui fonda le régime illégitime de Blaise Compaoré. L’assassinat de Thomas Sankara et de douze autres personnes dont les corps n’ont toujours pas été identifiés, dans le cadre d’un coup d’État sur lequel la France, au mieux coupable et au moins complice, refuse toujours d’ouvrir ses archives, cet assassinat-là rappelle ce qu’Amilcar Cabral définissait en parlant de « cancer de la trahison » lors de son éloge funéraire à Kwame Nkrumah. La réconciliation est impossible sans justice et toute récupération éventuelle d’une figure aussi idéale que celle de Sankara par des dirigeants qui privilégient des intérêts non-africains est inacceptable. La Ligue Panafricaine – UMOJA réclame la fin de l’impunité et que justice soit faite sur les assassinats de Thomas Sankara, ainsi que de l’indépendantiste kanak Éloi Machoro, de la militante sud-africaine Dulcie September, et de toutes les autres personnes victimes hier et aujourd’hui de la même arme néocoloniale. Nous invitons chaque personne éprise des valeurs de nos illustres ancêtres à se former et à s’engager politiquement pour que l’histoire arrête de bégayer et se remette en marche. C’est dans ce but que la Ligue Panafricaine – UMOJA, dans le respect de la souveraineté de l’Afrique, réclame : -la fermeture de toutes les installations et missions militaires étrangères sur le continent, la dénonciation de tous les accords de coopération militaire et une véritable réflexion constructive pour la mise en place d’une armée continentale panafricaine –la sortie de la Cour Pénale Internationale (CPI) des pays africains qui y sont encore, et la convocation anticipée par les pays qui n’y sont pas d’une convention de magistrats et juristes africains pour la mise en place d’un Tribunal Panafricain pour juger équitablement tous les crimes commis à l’encontre de nos populations, en commençant par celui qui a mis fin à la vie du président Thomas Sankara –la sortie immédiate de toutes les institutions financières néocoloniales telles que le FMI et la Banque mondiale, entraînant de facto la sortie du franc CFA pour les pays qui y sont soumis et la mise en place d’une politique et d’un système monétaire panafricain. –la garantie du droit pour la population de chaque région du continent de recevoir l’instruction dans sa langue maternelle, avec la création d’écoles et de centres de formation adaptés pour dispenser de tels enseignements, et la mise en place d’une politique linguistique africaine permettant d’en finir avec les tares mentales du néocolonialisme Ces points inscrits au programme politique de la Ligue Panafricaine – UMOJA, sont partagés par des millions d’hommes et

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La Ligue Panafricaine – UMOJA soutient les forces de résistance et de libération du Gabon et du Togo

L’histoire du pouvoir politique au Gabon et au Togo est marquée par de violentes crises systémiques dont nous voyons depuis plusieurs mois les dernières métastases. Depuis un demi-siècle, les deux pays sont gouvernés par deux dynasties, deux clans familiaux élargis à un groupe de profiteurs locaux et étrangers formant une oligarchie. Les régimes à Lomé et à Libreville se sont maintenus au pouvoir par la force, la ruse ou la fraude, mais également par le soutien affiché de l’Elysée. Plusieurs présidents français n’ont jamais caché la nature incestueuse et corrompue de leurs relations personnelles et financières avec leurs valets gabonais et togolais. Les présidents actuels, qui sont issus du même sérail biologique, incarnent une rupture générationnelle, mais une continuité idéologique et politique. Certes, la France a choisi de nuancer son soutien aux régimes de Faure Gnassingbé et d’Ali Bongo, mais elle le fait dans le but de préserver ses intérêts et ceux de ses multinationales face à de nouveaux impérialismes. De même que les rencontres UE-Afrique ou France-Afrique ne font que maintenir un vieux rapport de domination, la Ligue Panafricaine – UMOJA condamne l’organisation par le régime togolais d’un Sommet Afrique-Israël en octobre 2017. Une telle rencontre ne peut qu’entraîner un peu plus la division des pays africains sans assurer la moindre retombée positive en matière de souveraineté, de sécurité ou de développement. Un régime vivant sur la colonisation à l’égard du peuple palestinien et violant le droit international ne saurait apporter autre chose qu’une colonisation supplémentaire dans une Afrique déjà divisée par une absence de cohérence dans son rapport géopolitique aux pays du Moyen Orient. Tenues éloignées des enjeux géopolitiques qui règlent pourtant leur destin quotidien, les populations africaines constatent chaque jour la défaillance des services publics (administration, écoles, police, hôpitaux), pendant que les élites fréquentent les établissements scolaires ou hospitaliers des quartiers les plus huppés des capitales occidentales en dilapidant les ressources nationales. Le phosphate, le bois ou le pétrole, pour ne citer que quelques unes des richesses, alimentent des réseaux économiques et financiers drainant des sommes d’argent inimaginables pour le commun des mortels. Sur place, le chômage de masse favorise un climat de crise sociale perpétuelle, obligeant chaque Gabonais ou Togolais à se débrouiller par lui-même. Cette situation d’abandon a fait de la politique non plus le lieu de résolution des problèmes des populations, mais un moyen pour les dominants de rémunérer les allégeances en y inscrivant trop souvent un facteur ethnique et tribaliste à l’opposé du panafricanisme. La Ligue Panafricaine – UMOJA déplore l’amalgame qui a pu être fait dans les réseaux sociaux entre le panafricanisme et l’un ou l’autre des candidats à la dernière élection présidentielle gabonaise. Ni le vainqueur, ni le vaincu de cette élection ne remplissent les critères élémentaires du panafricanisme, quelles qu’aient pu être leurs fonctions antérieures. Ni le vainqueur, ni le vaincu, ne s’est engagé à rompre avec l’ingérence néocoloniale incarnée par le franc CFA, les accords de défense ou les privilèges accordés aux multinationales étrangères, quand bien même des mesures auraient été prises pour le redressement fiscal de l’une de ces multinationales phares de la Françafrique. La LP – UMOJA rappelle que le jeu des pouvoirs et des oppositions en Afrique ne vise qu’à maintenir un même système de pillage de nos richesses en place, sans proposer d’alternatives. La Ligue Panafricaine – UMOJA adresse un soutien franc et sincère à la résistance gabonaise qui se bat pour sa dignité et sa liberté. La résistance gabonaise, à travers une veille citoyenne au niveau du processus électoral, a clairement identifié le vainqueur des élections. Ce sentiment de frustration face à un coup de force électoral, trop de peuples africains, à commencer par les Togolais, en ont fait l’amère expérience. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) salue l’initiative du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam qui, avec d’autres structures, appelle le peuple togolais à manifester notamment les mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2017. Depuis le départ de Yaya Jammeh de Gambie, le Togo est le seul pays de l’espace CEDEAO à n’avoir jamais connu d’alternance. Ainsi, la LP-U partage les revendications portées par le PNP (retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992, révision du cadre électoral et instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, fin des persécutions et de l’impunité) et souhaite continuer à travailler avec les forces togolaises du Continent et de la Diaspora pour construire, au-delà d’une simple mais déjà difficile alternance, une véritable alternative panafricaniste faisant du Togo la fierté de toute l’Afrique. Comme le peuple gabonais, le peuple togolais, toutes catégories sociales confondues, a démontré qu’il n’avait plus confiance en les autorités. Des informations font régulièrement état de milices recrutées par les régimes pour supplanter des armées défaillantes. Des images authentiques montrent que les forces armées se livrent à des pratiques inhumaines et dégradantes sur les manifestants. Les forces armées du Gabon et du Togo, comme celles de tous les autres pays africains, doivent respecter leur devoir patriotique qui consiste à refuser de tirer sur le peuple et à se mettre en retrait. Sous prétexte de combattre l’anarchie, les régimes africains qui engagent les forces armées dans la répression des populations ne font que semer la désolation dans les cœurs et creuser leur propre tombeau. Ces régimes sont indignes de notre Histoire, et ont de surcroit l’outrecuidance de vouloir récupérer le deuil qu’ils ont provoqué. Semer le chaos pour organiser une phase politique de réconciliation nationale est malheureusement une pratique trop courante qui doit cesser. La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle les mots du Capitaine Thomas Sankara – « Un militaire sans formation politique est un criminel en puissance »  – pour inviter tous les hommes et femmes en treillis à faire leur examen de conscience et à mettre fin aux divisions entre forces armées et forces civiles, économiques et sociales africaines. Pour en finir avec près de soixante ans de renoncements, la Ligue Panafricaine – UMOJA en appelle aux peuples et organisations de tout le continent africain à s’organiser en forces politiques pour investir

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Non aux attentats xénophobes en AFRIQUE du SUD !

La Ligue Panafricaine – UMOJA dénonce avec la plus grande fermeté les attentats à la vie commis en Afrique du Sud par une majorité noire aliénée sur des ressortissants de la même couleur de peau, mais qui ont le malheur d’être d’une nationalité africaine autre que sud-africaine, et ce dans un contexte de violence systémique auquel les autorités nationales comme continentales refusent de mettre fin. Ce drame est l’occasion de rappeler brièvement l’évolution d’un pays qui s’est emparé du concept de la « Renaissance Africaine » mais qui n’a pas voulu faire du panafricanisme le cœur de son idéologie politique.

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LP-U – Déclaration du 22 avril 2016 – Congo-Brazzaville : Tragédie en Néocolonie

Déclaration du 22 avril 2016 Congo-Brazzaville : Tragédie en Néocolonie La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exprime son inquiétude et sa vive préoccupation face à la situation qui prévaut au Congo. En effet, depuis la tenue du scrutin présidentiel du 20 mars 2016, suivie du hold-up électoral par le candidat-président, un climat délétère créé et entretenu par le pouvoir règne dans le pays. Les candidats des partis d’opposition et leurs militants ont été intimidés, mis en résidence surveillée ou arrêtés. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) dénonce cette situation arbitraire et exige la libération de tous les prisonniers politiques sans condition. Aujourd’hui, le dictateur congolais tire sur son propre peuple. Le point culminant de ce climat de terreur a été certainement atteint avec l’organisation de raids aériens dans le département du Pool, sur fond de tribalisme et sous le prétexte fallacieux de procéder à l’arrestation du Pasteur Ntumi, naguère partenaire du même pouvoir. La Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) rappelle que ce qui est tantôt présenté comme une opération de police, tantôt comme une opération militaire, voire même nié par la propagande du pouvoir, ne s’inscrit dans aucun cadre judiciaire et n’a eu pour conséquence que de massacrer et traumatiser les populations de ce département déjà très éprouvées par les guerres successives de ces vingt dernières années. Nous, Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) exigeons du gouvernement congolais l’arrêt immédiat des bombardements, l’ouverture des corridors humanitaires afin de permettre l’évacuation et le soulagement des populations prises en otage, ainsi que la levée des menaces et des poursuites contre les militants et leaders de l’opposition. La perpétuation des régimes néocoloniaux au Congo depuis son accession formelle à la souveraineté internationale, le 15 aout 1960, fait des confrontations électorales notamment les élections présidentielles, des moments de vives tensions et des tragédies meurtrières. Il est incontestable que les événements insurrectionnels d’octobre 2015 relatifs au changement de la Constitution ont démontré que le vrai pouvoir se trouve à Paris et non à Brazzaville. Ainsi, entre le pouvoir et l’opposition, la France, en troisième acteur majeur et non l’arbitre du jeu politique, en fonction de ses intérêts, soutient le camp le plus sûr du moment. D’ailleurs, espérant l’appui de l’ancienne puissance coloniale, chaque camp opposé se garde bien de dénoncer clairement, le contrôle des ressources stratégiques du Congo, l’absence de souveraineté monétaire, les dettes odieuses et le contrôle des renseignements militaires qui font de ce pays une piteuse néocolonie en plein 21ème siècle. Au regard de ce qui précède, la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) rappelle cette évidence élémentaire que la Démocratie sans souveraineté est une dangereuse illusion vendue aux populations. Quand l’action politique n’est basée que sur la séduction du peuple, elle conduit à la démagogie et aux désillusions, alors que l’instruction élève les populations. Instruire au lieu de séduire, telle doit être la ligne noble des élites politiques. Les Congolais doivent conquérir leur Souveraineté dans un élan fédérateur afin d’exercer le contrôle démocratique sur leurs gouvernants. Le désordre, l’injustice, la discrimination, le chaos, tous ces éléments caractéristiques du sous-développement organisé, sont consubstantiels au Néocolonialisme ! Vive le Congo, Vive l’Afrique ! Paris, 22 avril 2016 Le Bureau Politique Provisoire PDF : Declaration_Congo_22 Avril 2016_LP-Umoja

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Vœux 2016 du Président aux Membres de la la Ligue Panafricaine-Umoja (L.P. – U.)

Vœux 2016 du Président aux membres de la Ligue Panafricaine – Umoja (L.P. – U.) Chères Sœurs, Chers Frères, En ce début d’année 2016, mes pensées et mes vœux vont vers vous, tous ceux qui contribuent à faire que la Ligue Panafricaine-UMOJA soit une réalité. Les défis sont multiples, et ces derniers mois ont été marqués par un travail de structuration, et de débats enrichissants pour chacun de nous. Je rappelle succinctement, ce pour quoi nous mettons tant d’efforts : Nous voulons les États-Unis d’Afrique ; Nous voulons une organisation dans chaque pays, et une même organisation pour tous les pays : la LP-U Nous voulons une économie puissante et prospère ; Nous voulons une armée puissante et respectée ; Nous voulons une culture rayonnante à travers le monde ; Nous voulons l’intégration Continent – Diaspora. Comme vous, je souhaite que notre organisation poursuive son expansion de façon harmonieuse, dans tous les domaines auxquels nous tenons. Notre implantation sur le Continent mère doit se poursuivre avec plus d’efficacité. Nos relations avec les autres organisations panafricanistes et panafricaines devront aussi se renforcer avec la mise en place de partenariats concrets. L’année dernière, nous avons constaté un nouveau dynamisme sur le plan des effectifs. Notre mouvement a enregistré de nouvelles adhésions envers qui je renouvèle mes remerciements en demandant à chacun de prendre entièrement la place qui est la sienne au sein du mouvement. Cela s’est vérifié au cours des dernières Universités du Mouvement tenues à Paris en novembre 2015. Le processus d’inscription de tous les membres dans les Commissions et Pôles de travail doit se poursuivre. Courant janvier, toutes les Commissions et les Pôles de travail accueilleront les nouveaux membres inscrits afin de réaliser les tâches y relatives. Je voudrais, pour terminer, vous renouveler à tous, mes Vœux de Paix et de Bonheur pour l’année 2016. Que cette année vous soit particulièrement prospère et vous apporte le succès dans toutes vos entreprises futures. Umoja Ni Nguvu. Paris, le 05 janvier 2016 Le Président, Pierre EBOUNDIT

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DÉCÈS du frère Osiris Issoufa SAWADOGO, Communiqué de presse de la L.P.-U

  DÉCÈS du frère Osiris Issoufa SAWADOGO, Communiqué de presse de la L.P.-U C’est avec une immense tristesse que la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a appris le décès du Frère Osiris Issoufa Sawadogo, journaliste et activiste panafricaniste ; décès survenu le 8 novembre 2015, à Wagadougou, au Burkina Faso. La Ligue Panafricaine – UMOJA présente ses sincères condoléances à la famille d’Osiris Issoufa Sawadogo, et à toute la famille panafricaniste. Osiris Issoufa Sawadogo se présentait lui-même comme un cheikhantalogue. Il fut le fondateur et le coordonnateur général de l’Association Génération Cheikh Anta Diop (GCAD créée en 1993 au Burkina Faso). En 1991, il était l’animateur d’une émission radiophonique « IPN à l’horizon » (IPN = Institut des peuples noirs). De cette date jusqu’à sa montée au ciel, il a toujours animé des émissions sur plusieurs chaines de la place. Sa passion pour les médias l’a conduit au CESTI (Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information) de Dakar pour sa formation journalistique. Il officiait à la RTB (Radio Télévision du Burkina) au moment où il a rejoint les valeureux ancêtres. Il taquinait ses collègues journalistes afin qu’ils soignent leur formation, il avait même un projet sur les nouvelles communications africaines qui lui tenait à cœur. Panafricain convaincu, convainquant et passionné, il ne ménageait aucun effort dans ce sens. Très humaniste et avec le contact facile, il s’est fait de nombreux amis à travers le monde, notamment dans le milieu Kamit conscient. Toujours à la traque de l’information, Osiris a influencé plusieurs jeunes, il a contribué au réveil de la conscience de la jeunesse burkinabè. Parti trop tôt, il laisse un grand vide, et des cœurs meurtris. Hor Osiris, que les ancêtres t’accueillent dans le champ de souchets.   Fait à Paris le 15 décembre 2015   Le Bureau Politique Provisoire de la LP-U   Umoja ni nguvu L’Union fait la force   Contact mail : contactlpu@lp-umoja.com Site internet : www.umoja-org.com

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